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BHL échappe de justesse à la Kurde assise

Un soldat de Napoléon, accédant à une étagère hors de portée de son patron, de petite taille :
– Je suis plus grand que vous
РNon, vous ̻tes plus haut .

Réflexion laissant pressentir chez l’Empereur un sens des nuances certain, lequel pourtant semble avoir échappé au Phare des temps modernes, sans lequel nous ne serions pas ce que nous sommes et n’aurions pas ce que nous avons. Entre autres, le déferlement migratoire en partance de Libye.
Mais notre BHL national, puisque c’est de lui qu’il s’agit, paraît de pas vouloir se contenter d’un auto-agrandissement en largeur et de profil provoqué par ses bouffissures d’orgueil, le gonflant dans les sens transversal et longitudinal, comme un paon sans queue.
Il lui faut aussi du vertical.
L’occasion était belle, suite à la rencontre médiatisée avec quelques dirigeants kurdes, pour lesquels le Sauveur a pris fait et cause.

Cause empreinte d’une noblesse dont l’âme de BHL ne se départit jamais.
Un peu comme cette belle jeunesse idéaliste, pétrie dans la fibre écologique mais aussi dans un consumérisme particulièrement pourvoyeur de CO2.
Donc, ayant définitivement opté pour la postérité, la Lumière prend la pose, entourée de valeureux combattants.
Une photo tous assis par terre, y compris la dame, aurait pu faire couleur locale.
Mais se faire faire la courte échelle par un type au niveau du sol, c’est pas gagné.
Combien mesure-t-il, au fait ?
Bien que la question ne taraude probablement pas l’ensemble des résidents de notre beau pays, une petite recherche le « donne » à 1,76 m, mais le plus souvent à 1,64.

http://www.lataille.fr/bernard-henri-levy/

Ce qui, sans le faire vraiment entrer dans la catégorie nanisme, le rapproche davantage du « Maître et talons » que du pivot de N.B.A.
D’ordinaire, « arriver sur la pointe des pieds » serait un gage de discrétion, n’est-il pas ?
Ben pas pour lui, qui ne fait rien comme les autres. Ça doit être pour ça qu’on l’aime.
« Grand » amateur de mises en scène foirées – on se rappelle (ou pas) le bide monumental de son film « le jour et la nuit » ainsi que les clichés de guerre pris sur le vif en studio – il nous octroie une salve supplémentaire en jouant le dindon qui se prend pour un échassier.
Il pourra nous être objecté que l’on n’attaque pas quelqu’un sur son physique.
Certes… sauf quand le détenteur dudit physique, prenant une posture grotesque et pathétique, s’appuie de lui-même sur les épaules de ses compagnons pour se rehausser… ou les rabaisser, au choix.
Nanard, pour t’élever, essaie donc la Lévytation.

Jacques Vinent