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BHL, ou la haine inextinguible de la France charnelle

 

Bernard-Henri Lévy est une supercherie intellectuelle qui, comme la pile Duracell, dure longtemps, trop longtemps…

Mais il est pire que ça : il est le penseur de la haine anti-France et cela, aussi, depuis longtemps. Depuis au moins 1981 et son ignoble pamphlet L’Idéologie française, infamie où l’on peut lire, entre autres, que nous autres Français serions à l’origine même du racisme, « cette marée de fiente dont on vient de voir comment, en 1940, elle manqua submerger nos terres de mesure et d’humanisme. Ce vent de haine glacée qui, une fois déjà, au moment de l’affaire Dreyfus, avait failli – fait unique dans toute l’Europe – les plonger dans une véritable et sanglante guerre civile. Cet antisémitisme larvé, discret, et puis parfois, tout d’un coup, sauvagement meurtrier, qui n’a jamais vraiment cessé – nous commençons de le savoir – de hanter les têtes françaises. […] Nous ne pouvons plus continuer de tenir tout cela, toute cette régulière abomination, pour des accidents de parcours ou des péripéties de notre histoire. C’est qu’elle n’est plus supportable, cette bonne conscience béate qui, chaque fois, nous assure qu’il y a maldonne, que l’horreur n’a pas de place chez nous, dans la patrie des Lumières, des droits de l’homme ou de l’émancipation des juifs. C’est que la plaisanterie a assez duré d’un virus étranger, d’une greffe superficielle qui, parfois, bien sûr, nous contamineraient mais auxquels notre génie, en ses profondeurs, résisterait de toute son âme. Je crois, moi, que c’est l’inverse ; que c’est le contraire qu’oblige à constater l’histoire réelle ; qu’il n’y aura pas un Juif, pas un Noir, pas un Arabe, réellement libres dans ce pays tant que nous nous refuserons à reconnaître l’évidence : et, pour commencer, la place éminente qu’occupe la culture française – avec d’autres certes, mais bien souvent en avant-garde – dans la formation, l’élaboration, les déplacements du concept moderne de race ».

Cette pensée – qui a motivé de nombreuses haines meurtrières à l’encontre de la France, j’en suis convaincu –, BHL la déverse depuis des décennies avec succès ; car, hélas, ce dangereux personnage est écouté des puissants. Encore récemment, sur le plateau de CNews, BHL a , à nouveau, souillé la France, quitte à en faire une simple émanation de la culture juive : « Moi je suis fier de ce que le judaïsme a apporté à la France. […] Sur des points essentiels, la culture juive a enrichi, a fécondé la France. Les rois de France, le manteau fleurdelisé – et pas « fleurdelissé » ! – qu’il portaient le jour de leur sacre, c’était un hommage à leur filiation davidienne. » Faux !

Le sacre des rois de France n’est pas une invention juive, pas plus qu’il ne fait référence au roi David. Voici, pour s’en convaincre, comment se déroulait la cérémonie dans les grandes lignes et quelle en était la symbolique : le futur roi prêtait d’abord serment, baisait ensuite les Évangiles, promettait de gouverner au nom du Dieu chrétien, déposait son épée sur l’Autel, était oint des Saintes Huiles sanctifiées, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Là, il devenait roi. Il revêtait alors les attributs suivants : une tunique, un dalmatique, un manteau royal, les gants de sacre, l’anneau royal béni et placé à l’annulaire droit. Enfin, il recevait le sceptre royal et la main de justice. Dès lors, le roi était roi de droit divin et devenait l’image de Dieu sur Terre.

Tout cela n’a pas grand-chose à voir avec le roi David et la tradition juive en général. Cela dit sans ignorer un instant l’apport effectivement très important du judaïsme dans la culture chrétienne, ne serait-ce que dans l’Art. Michel-Ange – pour ne citer que lui – en atteste avec le plafond de la Chapelle Sixtine et ses sublimes sculptures de David et Moïse.

(http://jesuschristenfrance.fr/royaute-francaise-au-service-du/article/le-sacre-des-rois-de-france)

BHL semble aussi ignorer – ou feindre – que la symbolique des sacres remonte à la Haute Antiquité, tout comme le monothéisme n’est pas une « invention » juive puisqu’on en voit déjà les prémisses dans l’Égypte antique avec le culte d’Aton. Et l’on pourrait même avancer, en forçant le trait, que le monothéisme est né au Paléolithique avec la Déesse-Mère. Mais là n’est pas la question. BHL, une fois de plus, tend à inférioriser la civilisation chrétienne et particulièrement l’Histoire de France. M’est avis que Marc Bloch – grand historien français juif et patriote – l’aurait vertement remis à sa place…

Du côté du « contrat social républicain », les origines gréco-romaines de la France sont jetées elles aussi aux oubliettes car il ne s’agirait là que d’un « hommage à l’Ancien Testament ». Il suffit d’étudier un tant soit peu notre Histoire pour balayer ces affirmations péremptoires.

BHL va encore plus loin : il nie à la France le droit de se défendre, contrairement à Israël ; Nation effectivement « menacée, diabolisée, démonisée », mais toutes choses que BHL pratique à l’encontre de notre pays, pourtant au moins autant « en péril » que l’État hébreu, dont je tiens à préciser que je défends l’existence et ce, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Pauvres Juifs cependant, que BHL défend si mal en les mettant à l’écart de l’humanité, en leur conférant une supériorité morale dont ils ne veulent pas, eux qui, pour une écrasante majorité, ne rêvent que de vivre en paix, loin de cet antisémitisme islamique. Mais il est vrai que le puissant et nanti BHL ne connaît rien de Sarcelles ou Créteil, là où les prolétaires juifs ont à subir l’ire du Croissant bien plus que de la Croix…

BHL nous offre même un superbe oxymore à propos de la France : « Quand elle est capable de grandeur », dit-il, en évoquant l’humiliation que Jacques Chirac infligea à notre pays lors de son discours du Vel d’Hiv’, en juillet 1995. Discours qui omettait une réalité : la France était, à l’époque de la Rafle, sous domination allemande et maigrement gouvernée par des traîtres, dont beaucoup sortaient des rangs de la Gauche !

Côté Maurice Barrès – l’un de plus grands écrivains français –, BHL le vomit à nouveau, « l’un des pires antisémites français, qui est l’un des fondateurs de l’antisémitisme moderne ». Alors oui, sans être Édouard Drumont, Barrès fut antisémite. Toutefois, BHL met commodément sous le tapis le fait que, face à l’héroïsme des quelque 16 000 soldats français (ainsi que des étrangers volontaires) israélites pendant la Première Guerre mondiale, le même Barrès s’inclinera devant leur courage et repensera son nationalisme en ces termes : « Barrès est tourmenté par l’idée que ce sacrifice [des soldats français, toutes origines confondues] pourrait être rendu vain par la résurgence, après la guerre, des antagonismes opposant les Français entre eux. Il développe donc, fin 1916, dans son livre Les  diverses familles spirituelles de la France, une nouvelle vision de la communauté nationale où sont notamment réintégrés les Juifs et les protestants. »

(https://www.larevuetoudi.org/fr/story/barr%C3%A8s-un-nationalisme-%C3%A0-condamner-mais-complexe)

Il écrira alors cette magnifique définition de l’assimilation en général : « Une grande affaire d’Israël dans son éternelle pérégrination, c’est de se choisir une patrie. Il ne la tient pas toujours de ses aïeux ; il l’acquiert alors par un acte de volonté, et sa nationalité est sur lui comme une qualité dont il se préoccupe de prouver qu’il en est digne. Beaucoup d’Israélites, fixés parmi nous depuis des générations et des siècles, sont membres naturels du corps national, mais ils sont préoccupés que leurs coreligionnaires nouvellement venus fassent leurs preuves de loyalisme. […] Voilà des Israélites nouvellement venus parmi nous et chez qui la part irraisonnée, quasi animale qu’il y a dans notre amour de la patrie (comme dans notre attachement à notre mère), n’existe pas. Leur patriotisme est tout spirituel, acte de volonté, décision, choix de l’esprit. Ils préfèrent la France : la patrie leur apparaît comme une association librement consentie. »

Et si, selon Zemmour, BHL est « le traître absolu », il est surtout l’inventeur moderne du dégoût de la France, avec toutes les conséquences abominables que cela implique, depuis plus de quarante ans que cet individu sévit. Moi, je prétends qu’il n’est pas français…

Vive le biniou et le béret franchouillards !

(https://www.youtube.com/watch?v=isyypwOYNIE)

Charles Demassieux