Blanquer prend le relais de Belkacem pour tuer les écoles hors contrat

Publié le 2 mars 2018 - par - 19 commentaires - 1 786 vues
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« L’esprit qui nous anime, c’est l’esprit de liberté » dit Jean-Michel Blanquer.
Qui l’eut cru ? Au moment même où il « veut en finir avec les écoles hors contrat » (sic), écoles entièrement privées, entièrement libres, ne bénéficiant à ce titre d’aucune subvention de l’Etat ou des collectivités territoriales, écoles reconnaissant seulement devoir répondre à une obligation de résultat académique pré-établie et s’y soumettant d’autant plus volontiers que leur but est précisément de cultiver l’excellence.

Pour cette raison, elles refusent de devoir se calquer sur les délires anti-pédagogiques de l’Education nationale dont l’indigence des programmes et la nocivité des méthodes n’est destinée qu’à produire des citoyens incultes et manipulables au gré de ceux qui nous détruisent.
Au nombre de 1300 en France, scolarisant environ 65 000 élèves – alors que les dispositifs d’« éducation prioritaire » qui cultivent également l’excellence mais pour les élèves issus de l’immigration, scolarisent 1 200 000 élèves – le gouvernement a entrepris de mettre la main sur ces écoles hors contrat.

Raisons invoquées de la main-mise

Mais… pourquoi vouloir mettre la main sur des écoles qui se développent chaque année davantage et qui, dans l’immense majorité des cas, satisfont pleinement les parents ?
La raison officielle est celle de « lutter contre la radicalisation » en clair, de vouloir contrôler les écoles islamiques !
C’est clairement se moquer du monde, jouant sur la peur des Français pour les abuser de la façon la plus éhontée, leur faisant croire que la lutte contre la radicalisation passe par là alors que…
… l’Etat a déjà tous pouvoirs pour faire fermer une école islamiste et qu’elle ne le fait pas,
… les principaux foyers de radicalisation se situent essentiellement dans les lieux d’enseignement non déclarés en lien avec des lieux de prières eux-mêmes non répertoriés, que prévoit le ministère pour les détecter quand il suffirait de contrôler tous azimuts et les lieux de prière et les écoles coraniques ?
Rien ne peut justifier la main-mise sur toutes les écoles hors contrat sous ce prétexte.

Par ailleurs, pour apporter une justification supplémentaire au renforcement du contrôle des écoles hors contrat, est évoqué le constat de « vraies failles pédagogiques » dans ces écoles : il ne faut pas manquer d’aplomb quand l’Education Nationale est la première à faillir, à fournir à tour de bras des illettrés et des incultes et que Jean-Michel Blanquer – grand enfumeur devant l’Eternel – n’a pas du tout l’intention de changer de braquet contrairement à ce que ses déclarations pourraient laisser à penser et s’il y a un lieu où nos enfants sont réellement en danger, c’est bien à l’Education Nationale, ce qui explique d’ailleurs le succès grandissant des écoles hors contrat qui contrarie la politique destructrice de Monsieur Blanquer.

Raisons réelles de la main-mise

Mais… ne nous laissons pas abuser.
« En toutes choses il faut considérer la fin » concluait Jean de la Fontaine dans la fable « le renard et le bouc ». Quelle fin considère le renard Blanquer ?
Mondialiste et immigrationniste impénitent comme son maître MACRON, il entend, à la suite de Najat Vallaud-Belkacem, « mettre au pas » de l’Ecole de la république les écoles hors contrat afin d’empêcher la transmission de la culture française et l’émergence d’une élite française et ce, au bénéfice de l’émergence d’une élite issue de l’immigration formée dans les R.E.P. (réseaux d’éducation prioritaire) et autres structures qui leur sont réservées, voulant contraindre ces écoles hors contrat à suivre les mêmes « programmes » et les mêmes délires anti-pédagogiques de l’Education Nationale que les parents fuient de plus en plus et que les professeurs – les vrais – supportent de moins en moins malgré le silence-radio des syndicats complices.

Moyens de la main-mise

Jusqu’à ce jour, une école hors contrat pouvait être créée librement par simple déclaration avec possibilité d’opposition de la part de l’administration mais pour des raisons non pédagogiques, une entière liberté étant laissée aux créateurs d’écoles à cet égard.
Le gouvernement précédent représenté par Najat Vallaud-Belkacem a voulu restreindre la liberté de créer des écoles hors contrat en faisant voter une loi substituant au régime de déclaration, un régime d’autorisation ; cette loi a été invalidée par le conseil constitutionnel le 25 janvier 2017.
Jean-Michel Blanquer prend le relais de Najat Vallaud-Belkacem poursuivant le même objectif mais en s’y prenant autrement.
Une loi votée par les sénateurs le 21 février 2018 par 240 voix contre 94 voix vise à restreindre la liberté de création et de fonctionnement des écoles hors contrat. Bien que proposée par une sénatrice UDI Françoise Gatel, les négociations se sont en réalité faites directement avec Jean-Michel Blanquer qui a confié être « très attaché à cette loi ».

Le texte va être soumis au vote de l’assemblée nationale.

Contenu de la loi

Dans le Figaro du 11/02/18, Anne Coffinier souligne que « l’hostilité des services du ministère de l’Education Nationale envers les écoles hors contrat est en contradiction totale avec les déclarations publiques du ministre ».
En effet ! ne soyons pas dupes !
L’apparence de simplification pour présenter un dossier de création d’école ne signifie pas pour autant une plus grande facilité de création, bien au contraire !

Par ailleurs, le texte de loi révèle ce qui était le plus à redouter : un obligatoire alignement des écoles hors contrat sur les contenus et les méthodes de l’Education Nationale, autrement dit, ce texte signe la mort des écoles hors contrat.
Le « diable étant dans les détails », il a fallu aller « à la pêche » dans l’article 4 nouveau de la loi qui fait référence à l’article 227-1-1 du code pénal mais n’en énonce que la partie modifiée, et c’est précisément là que le bât blesse.

Désormais, l’article 227-1-1 du code pénal stipule :
« Le fait, par un directeur d’établissement privé accueillant des classes hors contrat, de n’avoir pas pris, malgré la mise en demeure de l’autorité de l’Etat compétente en matière d’éducation, les dispositions nécessaires pour que l’enseignement qui y est dispensé soit conforme à l’objet de l’instruction obligatoire, tel que celui-ci est défini par l’article L. 131-1-1  du code de l’éducation et permette aux élèves concernés l’acquisition progressive du socle commun défini à l’article 122-1-1 du même code (partie du texte modifiée par la proposition de loi) et de n’avoir pas procédé à la fermeture de ces classes est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. En outre, le tribunal peut ordonner à l’encontre de celui-ci l’interdiction de diriger ou d’enseigner ainsi que la fermeture de l’établissement ».

La loi votée par le sénat renforçant les contrôles des établissements hors contrat par un contrôle systématique la première année d’exercice et des contrôles inopinés par la suite, cela signifie que ces contrôles s’effectueront forcément en référence à l’« acquisition progressive du socle commun » et donc, les écoles hors contrat devront calquer méthodes et contenus sur ceux, désastreux de l’Education nationale dont nous savons que, dans le cadre de la refondation de l’Ecole pour nos enfants, l’axe principal est l’acquisition et la soumission aux valeurs dites de la République.
Ce n’est pas recevable !
Comme vient de souligner le rapport de la Cour des Comptes  : « …L’évaluation n’a pas été conçue au sein de l’Education nationale pour qu’elle devienne grâce à elle, une organisation « apprenante » tirant les enseignements de ses succès comme de ses échecs appréhendés selon des méthodes clarifiées, validées et fondées sur le recueil de données sur les acquis et les besoins des élèves… »

Conclusion

En réalité, la volonté diabolique de Jean-Michel Blanquer de tuer l’enseignement privé hors contrat est manifeste et s’inscrit dans une logique engagée par ses prédécesseurs.
De plus, dans le dernier projet de loi de finances, le ministre de l’Education a également « gelé » les postes financés dans l’enseignement privé sous contrat : aucun poste ne lui a été attribué, contrairement à l’accord conclu en 1992 qui astreint l’Etat à assurer 20% dans le privé et 80% dans le public.

Pour conclure, notons le cynisme sans cesse renouvelé de Jean-Michel Blanquer devant le Sénat au moment de la présentation du texte :
«… Ce qui se passe à travers cette proposition de loi, c’est tout simplement de conforter la liberté d’enseignement (!!!) en évitant, comme pour toute liberté, que l’abus de cette liberté ne vienne abîmer cette liberté… (applaudissements !… à croire que les sénateurs sont totalement décérébrés !)…toute liberté en effet, peut comporter des abus, et c’est en étant soigneux vis-à-vis de ces abus qu’on est soigneux vis-à-vis de ces libertés… »
Le choix des mots est « soigneusement » choisi pour apparaître protecteur. « …Conforter la liberté d’enseignement… » autrement dit « davantage contrôler pour plus de liberté », nous avons déjà entendu cela avec Najat Vallaud-Belkacem, ce qui est d’autant plus compréhensible que l’un et l’autre s’abreuvent à la même source !
Mais ne nous laissons pas abuser !

Notre volonté à nous, défenseurs de l’avenir de nos enfants, est au contraire celle de libérer tous les enfants, tous les jeunes, du joug destructeur de l’Education nationale et nous devons nous y employer.

Claude Meunier-Berthelot

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Notifiez de
béret vert

Au fait le taré les premiers à qui s’en ait pris micron sont les écoles juives regarde sur internet avant de trop délirer

béret vert

Tu vas pas mieux c’est une monomanie délirante

gael reffo

il veulent detruire l’éducation nationale

André Léo

L’Instruction Publique meurt de cette guerre entre les tenants de l’enseignement laïc et cette arrière-garde des écoles du temps de la royauté « fille aînée de l’église ». Au milieu de cette foire d’empoigne, les sociologues bobos de gôche ont donné les fausses pistes : loisirs et non plus transmission des savoirs et les ministres incompétents ont achevé le travail de destruction. L’avenir de la France dépend de l’éducation, de l’instruction, de la culture, c’est ce qu’avaient compris Ferry, Clemenceau et autres fondateurs de l’école publique et Laïque. Depuis Dolto, gouroue autoproclamée, les maîtres ne servent à rien, ce sont les élèves qui décident de ce qui est bon pour eux. Si Blanquer réorganise l’école publique en imposant de nouveau la laïcité, aucun Citoyen ne le lui reprochera.

dufaitrez

Je pense que cet article est bien pessimiste ! Explications !
De notre temps, la « stigmatisation » est interdite, hélas !
Il faut donc mettre chacun au même niveau, re-hélas !
Belkacem jouait l’arabisation, Blanquer, le « Contournement » habile !
Ex Patron de l’ESSEC, il sait ce qu’il fait !

Marie d\'Aragon

Et vous bien optimiste !
Que Dieu vous entende mon ami !
Bien à vous,

Matthieu Dubois

Et bien moi je suis pour la fermeture de ces écoles hors contrat. Surtout les écoles de la Fraternité sacerdotale saint Pie. La France est laïque point barre. Pas de secte religieuse de catho tradi ou d’islamiste. Laïcité totale.

Balourdet

Dans ce cas, il va aussi s’attaquer aux écoles coraniques???? A suivre!!!!

inconnue

sûrement pas, ils sont tellement faux-jetons, « pêteux » et que sais-je, liste est on gue

barnabé

L’objectif des écoles islamiques n’est certainement pas de cultiver l’excellence mais de propager encore plus d’islam obscurantiste. Un contrôle beaucoup plus strict de ces « établissements » est nécessaire. Ce qui est inadmissible c’est que la loi s’attaque aux autres écoles privées hors contrat, laïque ou chrétiennes, qui délivrent cet enseignement d’excellence plutôt que l’apprentissage du vivre-ensemble destructeur de notre civilisation occidentale. Et, connaissant la soumission de nos élites dirigeantes, nous ne doutons pas que ce sont ces dernières écoles qui sont visées.

Joël

Au lieu de perdre son temps à vouloir pénaliser une minorité qui fonctionne bien, il ferait mieux de nettoyer sa boutique gangrenée depuis mai 68. Quant à vouloir contrôler les écoles islamiques (et non supprimer), il va envoyer qui au carton pour contrôler justement ? Des volontaires chez les enseignants ? On prévient les écoles de la visite 1 mois avant pour qu’elles aient le temps de planquer tout ce qui est compromettant ?
Une fois de plus on nous enfume, et même certains élus vont lui barrer la route comme à Trappes : http://www.fdesouche.com/963289-trappes-78-mairie-ps-finance-locaux-dune-association-musulmane-abritant-ecole-coranique-ouverte-aux-enfants-3-ans
Qu’il tente plutôt de gérer son E.N., il est payé pour ça.

Lionel

Je ne comprends pas comment on peut être aussi critique envers l’éducation nationale (« joug destructeur ») alors qu’on y a passé toute sa carrière (dixit le blog de l’auteur). Si CMB était aussi éprise de liberté, pourquoi ne l’a-t-elle pas quittée?

Quelle hypocrisie!

Joël

Étant à l’intérieur du système, elle est peut-être mieux placée pour en parler, non ?

Lionel

Faudrait-il donc voir CMB comme une martyre qui s’est « sacrifiée » toute sa vie (emploi protégé, vacances, salaire décent…)? Quel courage et quelle honnêteté intellectuelle!

André Léo

Avec l’explosion des madrassas « hors contrat » et l’insupportable et anti-laïc « caractère propre »(sic) des écoles catholiques financées par l’état, voilà une enseignante qui prône le retour de la loi Falloux. Le Citoyen ose espérer que Blanquer passera outre ces injonctions de retour aux écoles confessionnelles.
Décidément, la laïcité est bien morte… et nos Libertés Républicaines avec.
Après les écoles de magistrature et de journalisme, un essai réussi au delà des espérances des « think tanks » mondialistes,la catéchèse ultra libérale gagne l’enseignement de masse. Sombre avenir pour la France de Clemenceau et de Jules Ferry!

Francois Desvignes

Le totalitarisme républicain est chez lui en France puisque c’est de France qu’il l’a enseigné au monde.
Le monde en a donc été victime, mais a toujours su s’en délivrer.
Par exemple, quand Mao a fait son O.P.A. sur l’Education en Chine lors de la révolution des cent fleurs, (même discours que Blanquer) , les chinois ont émigré leurs enfants.
Oui absolument : nous devons construire nos écoles libres tout autour de la frontière, là où la république n’est plus totalitaire pour n’y avoir plus aucune juridiction.

Dunois

Si on comprend bien, ce type est un assassin. Il devrait être traduit devant un tribunal et jugé coupable. Mais cele ne se fera pas, grâce à macrouille, la petite lopette qui protège les assassins. Il faut attendre encore un peu, que la justice du peuple fasse le travail des juges traîtres. Un coupable de plus sur la Liste.

jean-marc

Encore une chronique anti-Blanquer.Décidément,madame Meunier-Berthelot,vous

n’êtes bonne qu’à çà.Il est vrai que votre blog n’est qu’un ramassis de billets le

concernant.Mais peut-être avez-vous un compte personnel à régler avec lui?Votre

photo oriente la réflexion dans ce sens.Dans tous les cas,j’espère que Riposte Laïque

n’acceptera un énième billet sur ce Monsieur.