Bleus à l’âme

Ma parole, Macron Premier en voit de toutes les couleurs cette dernière semaine ! Le bleu des footeux, le bleu, blanc, rouge de la cocarde qu’il brandit triomphalement au-dessus des foules abruties par la victoire de Deschamps et de son équipe.

Peu de temps après, Macron prend un sacré cocard bleu, blanc, noir dans l’œil de son prestige avec l’affaire « Benalla dans le mur ».

Lui son pote avec qui il était cul et chemise, son barbouze, son garde du corps, sa brosse à reluire, vient de lui jouer un bien mauvais tour : il a trahi la confiance de l’Empereur en se déguisant en un Zorro de fête foraine pour aller tabasser quelques passants dans la manifestation du premier mai, célébration du vert et blanc du muguet. En étranglant presque une femme qui semblait passive, en la forçant à se mettre à genoux comme pour une fellation puis en tirant un mec par le cou et le cognant à coups de poings,  Benalla venait de révéler au grand jour ce qu’est la politique de son patron : brutale, sans compassion, humiliante et surtout se croyant hors de toute atteinte. Et pour dissimuler son acte barbare, le barbouze a cru faire appel à de nombreux complices dans la police, au gouvernement en premier lieu, Collomb, le ministre de l’Intérieur.

En réalité, l’impunité semblait tellement de règle sous Macron qui, tous les jours, s’en montrait le grand Maître, que Benalla pensait que toutes ces vidéos ressemblaient plus à des jeux de rôles qu’à de l’information possible. Vraiment débile ce type de croire qu’il n’y aurait pas de témoins à son forfait. Mais tout badaud peut en quelques secondes se transformer en grand reporter, ce qui fut le cas ce premier mai. Et la scène de circuler sur les réseaux, impossible de l’arrêter.

Evidemment avec son casque sur le crâne et sa visière baissée, le loubard ne pensait pas être reconnu, un «  faux flic » parmi les vrais. On condamne sévèrement les exactions des casseurs mais on allait laisser filer ce sinistre scénario d’un proche de Macron, déguisé en voyou, prêt à faire le coup de pied et l’arrachage de cheveux pour s’amuser.

Maintenant Macron voit passer devant ses yeux vitreux toutes les couleurs de l’arc en ciel : le rouge de la honte d’avoir fait bisounours avec ce grizzly, vert de rage de se voir acculé au fond de son palais doré, jaune de peur d’avoir à révéler une relation plutôt ambiguë, noir de sentiment d’être ainsi poussé au fond des sondages, bleu de l’âme de se voir nu devant le grand public et enfin blanc de tristesse profonde de chuter du haut de l’Olympe avec la victoire en coupe du monde dans les égouts de sa popularité piétinée.

Le jeunot de président, malgré les multiples conseils bienveillants de son ancienne prof, vient d’apprendre à ses dépens que la notoriété et le pouvoir peuvent facilement glisser entre les doigts. La fatalité est toujours là cachée à surprendre qui n’est pas préparé et Macron est certainement le président le moins apte à prendre des coups du sort, d’où son silence. Il ne sait pas à quel saint ministre se confier, il ne comprend pas ce qui lui tombe sur la tête, lui à qui tout semblait réussir. Leçon d’humilité, ce dont il avait besoin ? Exemple de trahison personnelle dont il était pourtant passé maître ? Cours d’intimité qu’il avait semblé perfectionner et qui le fait basculer vers l’horreur ?

Dans tous les cas, nous assistons à une formidable corrida et les banderilles plantées dans le dos de l’exécutif se multiplient au fur et à mesure des révélations. Les toréadors de l’opposition s’en donnent à cœur joie et l’animal qui renâcle et donne des coups de sabots sait très bien qu’il a été piégé non seulement par la vidéo mais aussi par quelques policiers qui ne pouvaient pas blairer Benalla. Petite vengeance en douce en faisant circuler ces quelques minutes de forfait et le scandale d’état éclate sur tous les écrans.

Il n’en faut pas beaucoup pour dézinguer un politique, n’est-ce pas Fillon !

La suite va devenir un feuilleton palpitant que l’on va regarder avec beaucoup d’attention et même d’admiration de voir toute cette mise en scène si bien réalisée.

Qui avait dit que l’on s’ennuierait avec notre président Miracle : il voulait sauver la France peut-être maintenant peut-il sauver sa réputation ?

André Girod

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12 Commentaires

  1. Ca sent de plus en plus la guillotine , hein Manu ? T’as beau nous restreindre l’accès aux armes , nous faire crouler sous le poids des heures de travail , nous gaver de bien-pensance , etc … mais ton heure arrive . Rassures-toi , tes amis t’accompagneront , tu ne seras pas seul . Tu es tellement vaniteux et orgueilleux que tu ne prête pas la moindre attention à l’ennemi que tu combat depuis toujours : nous , le peuple de France . Et tout ça va bientôt te péter à la figure !

  2. Au fait,on n’a jamais su par qui,ni comment la campagne électorale de Macron a été
    financée .Au cours du débat,MLP n’a même pas trouvé l’occasion de lui poser la question.

  3. Mon amour est parti avec le loup dans les grottes de Rocamadour.
    Députés, faites le sortir de sa tanière .

  4. Espérons seulement que l’affaire aille jusqu’à son terme : La démission du Président.

  5. Excellente analyse: voilà la vérité! A faire lire « aux foules abruties par la victoire de Deschamps »; peut-être un jour vont- elles se réveiller!

  6. Maintenant, allez, les merdias, régalez-vous et retournez vos vestes comme vous savez si bien le faire. A la curée ! Faites votre sale boulot et dévoilez les autres affaires de ce peigne-cul. Pour une fois que vous ferez votre travail et que vous mériterez vos salaires, ça vous changera, bande de tarés ! Mais, même sans vous, sans vos coups foireux, le macron va tomber de toute façon.

  7. Pourquoi tenter de faire prendre conscience à Macron qu’il faut prendre en compte des composantes humaines et morales: on ne raisonne pas un psychopathe, cet état supprimant toute empathie et toute notion de culpabilité. Il ne reste que l’isolement du malade.

  8. -(…) notre président Miracle : il voulait sauver la France peut-être maintenant peut-il sauver sa réputation ?

    Freluquet (et sa déniaiseuse) n’a jamais dit ni laissé penser qu’il voulait « sauver la France ».
    Il a, au contraire, prévenu : « je suis Jupiter, je m’assieds sur le toit du monde pour vous chier dessus en 1er de cordée et que le ruissellement se répande sur vous tous (illettrés, soulards, gens de rien, fainéants, lépreux, vieux) jusqu’au pôle d’en face !

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