Bonnets rouges : je suis fier d’avoir été à Pont de Buis et à Quimper

Mobilisation du Samedi 26 Octobre à Pont De Buis

C’est décidé, Laurent et moi allons nous rendre à la manifestation de Pont De Buis en ce jour du 26 Octobre. Nous avons de notre propre chef décidé d’emporter des programmes de Marine Le Pen, espérant par là susciter une prise de conscience au vu de la situation sociale, économique et politique, dictature molle en vigueur depuis deux septennats (au moins). Ils en sont arrivés au point de « gouverner » par associations interposées pour faire taire toute contestation citoyenne, aidés en cela par une frange politiquement indigente de la population Française : lumpen prolétariat, antifas. Ceux-ci, reconvertis en police politique dont le but est de recourir sans cesse à la violence, sous couvert de lutter contre une soi-disant menace « fasciste », pour contrer toute contestation du système oligarchique UMPS Vert en place dans notre pays.  Et à la terreur judiciaire par juges affiliés au syndicat de la Magistrature, instrument pro gouvernement anti-Français chronique !

Nous abordons donc sous un beau soleil cette voie Express (165) interdite à la circulation en aval et en amont du fameux portique tant dénoncé par les entreprises de transports. Nous progressons vers le lieu des combats sur cette voie, désertée de circulation mais cependant bordée de camions de tous gabarits dont les chauffeurs se font entendre au cœur de l’action  500 mètres plus loin où une fumée noire s’élève vers le ciel tout en étant rabattue vers notre direction par un vent assez fort 40-60 Kms/heure. Ce qui aura, nous le verrons plus tard, une incidence désagréable sur l’efficacité du mouvement. Dans le ciel, on peut apercevoir la présence d’un hélicoptère armé de caméras filmant à une centaine de mètres la manifestation, et donnant des indications stratégiques aux troupes de gendarmerie au sujet des mouvements de manifestants se déplaçant sans arrêt et rendant de fait l’efficacité des forces de gendarmerie compliquée ! Nous abordons donc les premières lignes dont certains de ses occupants se remettent de blessures suite aux balles en caoutchouc et de personnes aux yeux rougis par les gaz employés par les gendarmes.

Très vite nous nous présentons et diffusons avec tact nos programmes de Marine. Nous sommes d’ailleurs bien accueillis et le dialogue s’installe visiblement bien avec ces gens dont le bonnet rouge et les signes d’appartenance à la Bretagne sont omniprésents. Nous arrivons vers le milieu du cortège, un groupe de gens où les femmes sont majoritaires, et notre action suscite une contestation de la part de quelques unes d’entre elles. On ne parle pas  de politique ici, vous n’avez pas à essayer de nous récupérer (sic). Ce que je démens avec spontanéité, et un début de dialogue s’installe entre nous. Elles sont très remontées par la situation économique et ce sont de véritables tigresses qui, soucieuses de ne pas finir sur le carreau, sont là, certaines avec leurs grands enfants, éparpillés ici et là face aux forces de l’ordre. Nous apprenons dans ce dialogue animé que des alarmes avaient été placées sur les boulons du portique et qu’il se trouvait un gardien pour avertir la gendarmerie en cas de déclenchement de la dite alarme !

Je reste agréablement surpris par l’importance de ces femmes venues avec leurs compagnons pour lutter contre cette fameuse écotaxe tant décriée ! Il se trouve aussi des employés d’entreprises du secteur agroalimentaire Gad, Doux, de petites exploitations qui s’inquiètent visiblement, d’employés de ce secteur mis en coupe réglée par cet état anti-économique mais pro-mondialiste libéral. Beaucoup de jeunes gens au visage noir en bleu de travail et toussant de « bon cœur » remontent reprendre un peu l’air vers l’arrière !  Nous progressons courageusement avec une sourde angoisse car les regards deviennent là dubitatifs, nous nous trouvons à 150 mètres des forces de l’ordre lorsque soudain deux grand gaillards nous intiment l’ordre de cesser de tracter (autrement cela va barder…). A cette recommandation virile, nous obtempérons et acquiesçons tout en nous excusant de notre maladresse,  avec le recul je le comprends tout à fait justifiée !  Les nerfs sont à vif de la part des manifestants mis en coupe réglée par la mafia siégeant au cœur de l’Élysée. C’est donc avec nos sacs en bandoulière que nous participerons par capillarité au harcèlement des forces de l’ordre sur la partie droite dans les champs face aux lignes de CRS obligés de facto de se déplier et par-là même, de dégager numériquement un peu leur emprise stratégique du portique.

Nous escaladons donc un champ sous les lacrymos qui explosent à 10 mètres au dessus de nous et se répandent sur un diamètre de 5 à 10 mètres. Cela devient intenable, et nous devons reculer ou nous éparpiller, d’autant plus que nous sommes sous les vents scélérats qui nous fragilisent. Certains des manifestants sont équipés de masques sophistiqués et un homme possède même une combinaison étanche avec bouteille d’air ! Soudain une explosion attirera notre attention suivie des cris des manifestants nous enjoignant de filmer sur le sol un gant de soudeur complètement déchiqueté avec aux alentours des morceaux de chair, du sang coagulé et plus loin à 5 mètres, un morceau d’ossement. Le jeune Mickaël, 18 ans, mécanicien dans une entreprise locale y a laissé sa main droite.

PontdebuisgantarrachéOn nous explique que le projectile se serait infiltré à l’intérieur de la partie supérieure de son gant puis a explosé !  A une cinquantaines de mètres derrière les lignes de police, il sera pris en charge par des secouristes mais l’hélicoptère devant l’orienter vers un hôpital mettra près d’une heure à intervenir pour l’emmener. C’est donc sous les explosions puis les fumées noires (pneus brûlés) que nous réorientons notre progression vers le cœur de l’action sous le portique tant décrié, aidés de tracteurs poussant des tonnes de choux-fleurs vers les CRS, protégés par des grillage de trois mètres de haut. Des palettes d’œufs sont mises à la disposition des manifestants pour faire une omelette géante de forces de l’ordre. Rien de bien méchant somme toute. La journée tire à sa fin, cela fait deux heures que nous sommes présents sur les lieux et sous les vents qui jouent contre nous, les fumées noires accompagnées des émanations de gaz nous font reculer quelques dizaines de mètres en arrière !

Que penser de cette journée ? Le mouvement est puissant et conscient que toute une partie des entreprises Bretonnes y joue sa survie ; Ils ne peuvent lâcher l’affaire car il n’y plus de réserves qui leur permettraient de tenir professionnellement si cette écotaxe passe. Ils sont d’ores et déjà à flux tendu économique et donc social, et ce gouvernement illégitime joue visiblement le pourrissement de la situation.  Il est à noter que les slogans typiquement pro-Bretons entendus ne sont que les cris de survie du quant à soi qu’ils placent sur le plan de la proximité géographique ! L’avenir de la France est en jeu ! Je n’ai plus depuis nombre d’années des états d’âme de jouvenceau gauchiste mondialiste ! Le feu est dans la maison. Chassons ces intrus qui squattent l’Élysée et soyons fiers de notre Pays, de son histoire, de ses diversités économiques !

Mobilisation du samedi 2 Novembre à Quimper

Ce jour du 2 novembre, je me suis rendu à la manifestation des Bonnets rouges avec des compagnons de Marine à Quimper, ville dont le maire a pris la précaution en vue de l’évènement de déboulonner tout ce qui pouvait être détérioré sur la grand place, lieu du rassemblement. Vif succès des organisateurs puisque la foule présente était estimée entre 20 à 30000 personnes.

Il est vrai que cette foule plutôt débonnaire avait envahi l’espace public accompagnée de chants Bretons. J’y ai d’ailleurs fortuitement rencontré les jeunes femmes avec qui j’avais eu un échange courtois lors de ma présence sur la manifestation du 26 Octobre à Pont De Buis. Coucou… Vous revoilà ici de nouveau avec nous ? C’est bien, on est contente de vous voir ici ; Mais vous savez nous partageons tout à fait vos idées ! Je suis ravi de les rencontrer de nouveau. Plus nous sommes nombreux mieux c’est, malgré des divergences minimes au vu de la situation politique de la France. Ne soyons pas dupes des slogans principalement bretonnants dans ce genre de manifestation régionale ou locale. Les gens veulent sans aucun doute éviter toute connotation politique nationale et ses sujets de discorde. Le bon sens n’est pas exclu malgré la sensibilité identitaire de ces slogans !

bonnetsrougesquimperAu sein de la manifestation, tout se passe pour le mieux mis à part un petit groupe de jeunes et moins jeunes « punk à chiens » alliés à des « djeunes » singeant jusqu’à la gestuelle les racailles qui s’entêtent à défaire un mur de pierres pour le jeter sur les CRS retranchés dans la Préfecture avec canons à eaux et lacrymos de circonstances…

Tout y passe, pots de fleurs chrysanthèmes par centaines que la ville a laissés sur la place sans doute surplus de la fête des morts (je pense). Hé bien cela vole dans tous les sens, côté gauche de la manifestation, barrières en métal, palettes ! Il faudra donc une douche bien glacée à ces manifestants par canons à eaux interposés pour refroidir les ardeurs guerrières que je conçois, mais qui resteront stériles.

Nous venons d’apprendre le « démontage » d’une autre structure écotaxe  sur le Morbihan par la sono de l’organisation. A cet instant de la manifestation, plus de deux heures tout de même plantée sur place, une foule hurle sa liesse quand se déploie sur les hauteurs à gauche épaulant la Préfecture une énorme et belle banderole d’à peu près 20 mètres de long sur deux mètres de haut avec l’inscription Hollande démission ! Résultat je crois savoir des Identitaires. Si tel est le cas, alors bravo à vous, car l’effet fut grandiose !

La foule se libère et se lâche avec délectation : Hollande démission ! C’est l’ivresse !

Joël Roma

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