Bordeaux-Strasbourg-Nogent : la guerre de l’islam contre notre civilisation

Les manoeuvres en cours sur le front électoral sont pour les « observateurs » de l’offensive musulmane, l’occasion de mesurer les forces réelles de ce parti, ainsi que celles de ses associés, compagnons, comparses et complices, tous experts en arithmétique et, gageons le, en maniement des bouliers chinois et des calculettes électroniques.

Reptations et accommodements, parades nuptiales et nirvanas musicaux sous voiles sont au menu de ces agapes au sortir desquelles le peuple français soigneusement tenu à l’écart des vrais problèmes s’éveillera face à une donne politique sans doute nouvelle. Trois cas de figure se présentent concernant le sujet qui nous intéresse ici : l’emprise de l’Islam sur notre société, et les moyens qu’il met pour parvenir à ses fins.

Bordeaux. Monsieur Juppé peut dormir sur ses deux oreilles, au calme d’une ville où il n’est nul besoin de boules Quiès pour passer paisiblement d’un jour à l’autre. Sa ré-élection ne fait aucun doute, au premier tour, par la seule volonté de ses concitoyens « ordinaires », j’entends par là épargnés par la communautarisation du vote. Des gens libres, en quelque sorte, doués d’une fort ancienne conscience républicaine, donc capables de faire des choix. Fort de cela, Monsieur Juppé peut traiter en seigneur l’accueil dans sa cité d’un projet de mosquée piloté par les Frères Musulmans. Il a pour ami l’imam Oubrou, dont il fut assez largement question sur ce site pour que je n’ai pas besoin de revenir sur ses immenses qualités de féministe, d’ami des enfants, de promoteur de printemps arabes et de négociant en viandes sacrées. N’ayant aucun besoin immédiat de ses voix rassemblées dans les isoloirs, Monsieur Juppé installe ainsi sans discussion, sur 7000 m2 et au prix de la pastèque en saison, le système qui fera de sa ville un phare de « l’Islam de France », chimère à laquelle il finira par être parmi les derniers à avoir cru.

Strasbourg. On s’y précipite pour creuser les fondations de la future première religion du pays. À l’insolente réussite du plan marocain d’occupation des sols, sous les traits d’une méga-mosquée, répond aujourd’hui la demande pressante des Turcs, ces fameux laïcs prêts à enfoncer la porte de l’Europe pour y planter leur jolie graine de paix, d’amour et de tolérance sur fond millénaire de fraternité avec le christianisme. « Mais entrez donc, chers amis ! Vous voulez un terrain, pas de problème. Un centre culturel recélant une seconde méga-mosquée, c’est donné. Une école coranique pour l’ouverture d’esprit des petits Français du siècle 21, banco. Baissez-vous et ramassez, c’est payé par le contribuable, sur les gravats de monuments historiques dont il ne sait plus que faire. Plus vite vous nous débarrasserez des uns comme des autres, mieux ça vaudra pour la finance publique. Et par avance, merci. »

Nogent sur Seine. Ah, tiens, là, recul de l’Ottoman devant la fermeté d’un maire soudain inquiet de voir ses administrés froncer les sourcils. Il se dit, ce brave homme : « Déjà une mosquée ici, maroco-quelque chose, et voilà les Turcs qui veulent la leur. Si je la leur donne, je vais me taper les Tunisiens, les Qataris, les Kurdes, les Albano-Kosovars, les Yéménites, Al-Nosra et ses Syriens, Tarik Ramadan, Caroline Fourest, maman, sors moi de ce cauchemar, dix, douze, vingt mosquées se tirant un jour dessus à balles réelles par-dessus les toits de Nogent. Un petit Strasbourg mais sans « Juppé-60%-premier-tour » pour maîtriser, droit-sans-ses-bottes, la situation. Je n’ai déjà plus que de la boucherie halal chez moi. L’autochtone se fait rare, il rase les murs. Capable de me virer, dans un dernier spasme. Ca craint ».

Comme on le voit, rien n’est univoque dans cette affaire. Sauf bien sûr la pénétration continue, obstinée, mécanique, de l’Islam dans le tissu social français. Turc ou mongol, algérien ou barheini, chiite ou sunnite, frère ou cousin, modéré ou extrême, il avance et enfonce l’une après l’autre les défenses que lui oppose une démocratie fatiguée, pressée d’en finir avec sa propre culture, prête, par le coeur et l’esprit de ses maîtres, à se voir remplacée par autre chose, par du flou, de l’imprévu, du surprenant susceptible de la ranimer un peu avant extinction des feux.

Tel est le seul défi de civilisation qui vaille la peine d’être relevé. Le reste se dilue ces jours-ci dans la coalescence des colères, s’affaiblissant à mesure que le nombre de celles-ci s’accroit. Illusoire paravent derrière lequel se joue la vraie partie.

Alain Dubos

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