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Borloo débarque et sonne l’alarme

On l’avait oublié et voici qu’il débarque en fin de campagne, en sonnant l’alarme. Nul ne lui demandait rien et surtout pas Macron qui, en 2018, avait jeté son plan banlieue avec mépris, déclarant que « deux mâles blancs n’étaient pas légitime en la matière »… Borloo avait alors répliqué, disant que si l’État ne faisait rien pour les banlieues, il maintiendrait la pression en créant sa propre fondation, soutenue par douze anciens ministres de la Ville, de droite comme de gauche. Vœu pieux qui ne déboucha sur rien.
 
Après avoir grenouillé dans divers pays dAfrique et sêtre mis au service dHuawei, il aurait cessé toute activité affairiste en 2020.
 
Son nom avait circulé pour remplacer Édouard Philippe. Manu qui ne semble pas l’apprécier lui préféra Castex. Devant aspirer à un complément de retraite gouvernemental, le septuagénaire revient donc un peu dans les médias, avec L’alarme, 92 pages de conseils pour réformer la France, auxquels Foutriquet devrait réserver le même sort qu’au rapport sur la banlieue…
 
Se posant en vieux sage, il met en garde le jeunot : « Ça peut mal finir » et liste les six urgences à traiter : justice et ordre républicain, réconciliation nationale, jeunesse, santé, habitat, énergie et lutte contre le dérèglement climatique. Jean-Louis Borloo suggère la création d’un « Conseil national de la République » pour réfléchir à la réorganisation des pouvoirs publics, « un capharnaüm, avec des doublons incohérents et ruineux ».

Jean-Louis Borloo confie vouloir peser sur le prochain quinquennat, il « attend un souffle et la mise en mouvement de toute la société ».  En 2017, il avait apporté son soutien à Macron, « plus brillant que les autres » ; en 2022, il devrait réitérer. 

Mitrophane Crapoussin

Lire L’alarme, texte en ligne

https://drive.google.com/file/d/13cYxzRGnMXg7aZTbhnQ8VmJnA7Lgs4Rf/view