Boston ? La ville la plus brexitienne de Grande-Bretagne


Boston, ville jumelée à Laval en Mayenne. Franchement, le jumeau français est plus présentable !
Ville de 40 000 habitants avec petit port sur la côte est de l’Angleterre, Boston Lincolnshire est en tête des villes anglaises brexitiennes. Mais pas vraiment pour des raisons de rejet de la religion de paix et d’amour…

Ouverture de l’autoroute E-2004 ou voie migratoire express est-ouest
Durant la décennie 2004-2014, l’immigration intracom vers Boston augmente de 460 %.
Le « ressenti » des habitants est que Polonais, Lettons, Lituaniens, Bulgares et Roumains ne se sont pas réellement intégrés à la vie locale mais y ont plutôt créé maintes mini-communautés éparses disposant de leurs propres points de vente. En rue, on y entend de moins en moins un anglais supplanté par un slavisme aux sonorités bizarres…
Ajoutez-y une petite criminalité élevée et la boucle brexitienne est bouclée avec un soutien record pour le Brexit : 76 % !
À Boston, ces « intra-migrants » sont embauchés dans l’industrie de transformation et les services. Le secteur agricole est également demandeur, ce qui renforce la migration saisonnière façon « 6 mois Boston, 6 mois Bucarest ».

Boston : le coin des Lithuaniens et des Roumains

Boston : le coin des Polonais
Michael Cheyne, le brexitien middle class
Cet ingénieur bostonien dit : « Nous ne sommes pas xénophobes envers les ressortissants UE mais depuis qu’ils sont arrivés en masse à Boston, j’ai vu des scènes terribles : ivrognerie publique et sans-abris sur le trottoir. Je sais que c’est un pourcentage marginal mais ce sont eux qui façonnent la mauvaise réputation de l’ensemble pourtant sérieux et travailleur ».
Michael n’a pas tort de pointer cette minorité, même si les Britanniques excellent eux-mêmes au levage de coude.
Michael est optimiste : « Nous pourrons maintenant négocier nos traités commerciaux de manière autonome sans nous adapter aux contraintes de Bruxelles. Nous pourrons rejeter certaines régulations contraignantes liées à la protection de l’environnement et reconstruire notre métallurgie ».
Michael est moralisateur (aucune connotation péjorative) : « En 1975 j’ai voté contre l’adhésion à l’Europe mais j’ai accepté le choix de la majorité. Maintenant la majorité a changé de camp. Je suis heureux que le gouvernement n’ait pas cédé depuis 2016 ».
Boston, faible pourcentage musulman, dangerosité inversement proportionnelle au nombre
Je ne considère pas Boston comme un cas d’école mais comme un cas particulier. L’immigration intracommunautaire ne représentera jamais un péril pour la civilisation occidentale et l’église restera toujours au milieu du village surtout dans le cas des expat’ polonais résidant en Grande-Bretagne. Ils sont nombreux à y avoir dynamisé une vie paroissiale parfois agonisante. C’est de l’intégration et non de la désintégration comme présentée ci-dessous.

Mosquée et Centre islamique UKIM, Boston • https://bostonmosque.org/

Mosquée de Lincoln, Lincolnshire. On ne se refuse décidément rien

Islamophobia not welcome. Sans commentaire polonais
Boston USA
Les ancêtres des Bostoniens du Lincolnshire furent également migrants, c’est ainsi que naquit l’actuelle capitale du Massachusetts. Ironie du sort, les descendants des migrants d’Europe de l’Est y forment actuellement une communauté orthodoxe importante, le judaïsme étant également de la partie.
Richard Mil
Addendum
Jeyda Heselton : Brexhibition
Selon Jeyda, le Brexit suscite autant de controverses en son pays que la pornographie. Elle découpe donc des fragments copulatoires ci et là pour remodeler les divers intervenants brexitiens. BoJo se voit ainsi affublé d’un membre viril nasal cependant que Cummings se délecte visiblement d’une paire de loloches. Arts visuels pour certains, vulgaire collage de bric et de broc pour d’autres.
Jeyda est pro-UE et espère que la période Brexit n’est qu’un simple élément disruptif de l’Histoire du Royaume-Uni, rejoignant ici l’avis de 65 % des Écossais.
Jeyda est une Européenne moderne : un blog cuculinaire, une adoration du non-polluant Gretolo, une vénération du Robinson écolo, une détestation du Johnson diabolo.

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6 Commentaires

  1. Je partage totalement le rejet des Anglais envers le trop plein d’âmes étrangères.
    Cependant, cela n’empêche pas de se poser quelques questions sur la nature des Anglais : le fils de mes voisins travaille à Londres depuis 4 ans.
    Il travaille dans une ambiance conviviale où se côtoient plusieurs nationalités, mais pas d’Anglais de souche. Comme sa femme et lui refusent l’entre soi et veulent absolument rentrer en contact avec les Anglais, ils sortent, vont dans les pubs, essaient de communiquer avec d’autres jeunes, mais le résultat est décevant. Les Anglais, bien que très courtois ne vont pas au delà de la conversation sympa.
    On peut donc se demander si toutes ces nationalités ne se sont pas repliées sur elles entre autres par incompatibilité culturelle.

  2. La mosquée de Boston, elle est en bois apparemment ? C’est un bon renseignement.

  3. Décidément, nos cousins anglo-normands sont des râleurs nés…. les voilà qui se plaignent des migrants d’ Europe de l’ Est… voici le deal, nous leurs prenons leurs migrants d’ Europe de l’ Est et ils nous prennent nos migrants afro-arabo-mahométans… chiche?
    Félicitations au germanophile Richard MIL pour cet article original nous rendant sympathiques ces Anglo-normands-saxons qui nous surprendront toujours.

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