Boualem Sansal est un véritable ami de la France

Publié le 19 septembre 2015 - par - 10 commentaires - 2 092 vues

BoualemSansalMon propos n’est pas de faire de la publicité pour le nouveau livre de Boualem Sansal (2084) ni de jouer une fois de plus à CASSANDRE.

C’est d’abord par curiosité, et parce que son nom ne me disait rien, que j’ai lu l’article qu’il a publié dans le FIGARO le 16 septembre. En dernière page, j’y ai découvert sa lettre intitulée “lettre à un Français sur le monde qui vient”.

Première surprise, qui m’a convaincue de persévérer dans ma lecture : il s’adresse au lecteur comme à un ami. J’ai ainsi pu  me rendre compte à quel point je souffrais des remontrances médiatiques récurrentes adressées à mon petit monde, qualifié de coupable et d’égoïste. Etre traité en ami (e), c’est être accepté en tant que tel, avec défauts et qualités, sans condamnation préalable.  Ce terme m’a fait d’autant plus de bien, qu’il émanait d’un habitant du Dar El Islam, la méditerranée du sud, l’autre coté où je ne mets plus les pieds depuis plus de 20 ans.

Et puis, seconde surprise : il parle de l’état de son pays, l’Algérie. Il y a à la fois de la rigueur et de l’émotion dans sa lettre et j’y perçois aussitôt ce petit souffle unique qui ressemble à la vérité et qui me manque si souvent et si cruellement. L’Algérie qu’il décrit est une annonce de désolation totale, pire que ce qui est arrivé pendant les années 1990. Les barbus sont là, multipliés, en pleine forme et en pleine activité, prêts à sortir de la pénombre dès que l’occasion se présentera, comme un virus mortel, qui ne se découvre que lorsque l’organisme est déjà fatigué.

Je continue ma lecture, comme une prisonnière affamée qui a découvert un filet de miel inespéré. L’ami m’annonce que son pays – auquel il reste manifestement attaché comme un vieux couple – va sombrer, ce qui va entraîner le chaos dans toute l’Afrique du Nord et un tsunami sur la Méditerranée du nord, l’Europe.

Il est compatissant et attentionné, il sait les difficultés actuelles mais, en ami, il veut me ou nous prévenir : ce qui se passe maintenant n’est rien en regard de ce qui va advenir. Et il désigne l’ennemi et son voile  ou son armure : la taquiya. Elle est évoquée en pleine page du FIGARO. C’est tout simplement remarquable.

Il n’a pas fini de désigner les coupables. Ils ont des complices en EUROPE. Ce sont nos dirigeants politiques (ou nombre d’entre eux quelle que soit leur sensibilité), qui ne veulent surtout pas désigner l’ennemi parce que nos pauvres sociétés en seraient ébranlées, tellement elles sont fragiles. Il est d’ailleurs inutile de combattre et d’envoyer nos enfants défendre nos valeurs si l’ennemi ne peut être désigné.

Nous avons doublement perdu en AFGHANISTAN : nos enfants y sont morts courageusement mais pour rien et nous accueillons maintenant des réfugiés Afghans. Le copier-coller se prépare au MALI et au CENTRE AFRIQUE.

BOUALEM SANSAL est un véritable ami car il nous donne une grille de lecture qui permet d’identifier l’ennemi, cet ennemi polymorphe qui joue, selon les moments et les endroits, de la tolérance ou du sabre. Cet ennemi qui a figé l’ancien cœur de la civilisation depuis plus de 1000 ans et qui marche déjà vers le nord.

Paradoxalement, cette lettre m’a rassurée car j’ai parfois l’impression d’être seule à percevoir certaines évolutions sinistres.  En véritable intellectuel, il a décuplé ma curiosité. J’ai donc été sur le site du nouvel observateur qui a mis en ligne plusieurs pages de son nouveau livre. En lisant ces quelques pages, j’ai retrouvé le mur “mental”, auquel je me heurte quand je veux discuter de la religion d’amour de tolérance et de paix, que ce soit avec des adeptes ou des gens totalement extérieurs à cette religion (dont la réflexion se limite à “toutes les religions se valent”).  Dans son livre, en ancien scientifique, il décortique ce processus mental qui est un véritable linceul de l’esprit (pour les adeptes)  en ce qu’il annihile toute curiosité et admiration vers les autres et partant tout esprit critique.  C’est une description qui n’est pas forcément aisée à lire mais c’est extraordinaire lorsqu’on a soi-même rencontré cet obstacle qui n’a pas de nom.  Il montre l’œuvre destructrice du virus, à l’œuvre chez Monsieur ou Madame tout le monde.  C’est brillant et j’imagine qu’une part de l’œuvre doit certainement beaucoup à la souffrance.

HOUELLEBECQ décrit le processus de décrépitude interne qui frappe les élites françaises.

BOUALEM SANSAL décrit le virus à l’intérieur de sa victime première, qui est l’être humain voué à la soumission.

Ce n’est pas tout : il livre encore un message d’espoir en nous disant que nous allons combattre.

Nous avons en effet quelque chose que les populations conquises dans les siècles passés n’avaient pas : nous avons l’information si nous voulons bien la chercher et la faire circuler.

Cette information, au delà des armes, est le joker de l’avenir.

Isabelle Hamedine

Print Friendly, PDF & Email
Notifiez de
Hocinov

Sansal taquiyiste?C’est une blague!Cet écrivain n’a absolument rien d’islamique,c’est mal le connaitre et c’est une insulte envers cet homme d’une honnêteté limpide.

Herbert Sogno

@ Hocinov

Dans Wikipédia le concernant, on lui attribue des propos qui le font affirmer qu’il faudrait “socialiser” l’islam. Désolé, mais la seule chose à faire avec l’islam, c’est l’éradiquer. Il ne peut pas y avoir de demi-mesure. Soit on condamne l’islam unilatéralement et sans équivoque, soit on participe, même malgré soi, à la confusion dans les esprits qui entretient le mythe de la possibilité d’un islam doux et calme. C’est un leurre inextinguible. Il n’y a qu’un seul islam, celui du coran, qui est parfaitement explicite dans ses appels au crime perpétrés dans les versets abrogeants du coran médinois. Il n’y a pas de tergiversation possible. Un seul message à véhiculer : condamner l’islam sans mesure ni répit. C’est la seule issue possible. Et lui, il ne l’a pas fait, peut-être par peur, parce qu’il n’a pas renoncé à vivre en Algérie ou que sais-je, mais si c’est par peur, qu’il renonce à l’Algérie, s’installe ici et devienne le premier ( au sens le meilleur ) militant contre l’islam ; pas l’islamisme, l’islam. Assez d’entretenir la confusion dans les esprits !

Herbert Sogno

L’auteur sans ( e pour faire plaisir à la mécréante qui doit avoir une bonne raison de proclamer qu’il n’en faut pas ) ne prononce pas une seule fois le mot islam ( sauf dans dar-el-islam ) pour désigner le virus qu’elle évoque.

Nous avions eu une discussion dans un autre article sur Sansal suite à ses propres déclarations sur son livre laissant à penser qu’il considérait l’islam comme une bonne religion, seulement déformée par des fanatiques qui en auraient fait régner une version totalitaire différente de l’originale sur le monde décrit par son roman.

La discussion avait été interrompue faute de discuttants avant qu’on puisse faire le tour de la question sur sa sincérité.

Cet homme est-il oui ou non un musulman ? C’est la seule question qui m’intéresse à son sujet. Parce que si c’est le cas, alors de la takkyia, c’est lui le maître !

La Mécréante !

@l’auteur, (sans “e”, je refuse le Français déformé par les cons-incultes et je ne suis pas féministe !)

Vous devriez lire toute l’oeuvre de Boualem SANSAL et vous intéresser à sa biographie.

Chambon

L’emprise néfaste parfois de notre bonne église catholique apostolique et romaine est en passe de presque disparaitre et ce serait faire un grand bon en arrière que de se soumettre à l’emprise de l’islam,pour ce motif tout doit être mis en oeuvre pour s’en débarrasser au plus vite par tous les moyens du plus doux au plus radical.

Samovar

« L’emprise néfaste de … église catholique … » ??? Où habitez vous pour ne pas savoir que c’est la chrétienté qui a fait notre pays !

lommel

l’islam est malheureusement une maladie mentale en latence succeptible de se reveiller a tout instant.on n’echappe pas a sa condition : Voltaire ,lui-même a l’article de la mort reclama un prétre !

numa

les derniers instants des hommes illustres sont avidement réinterprétés selon les intérêts de ceux qui les rapportent. Voltaire aurait aussi déclaré à ce moment “écrasons l’infâme” à propos du fanatisme.

archipapi

Face a la mort les idees se ramolissent et Voltaire s’est probablement dit comme beaucoup de non-croyants que si l’extreme-onction ne faisait pas de bien, elle ne pouvait pas faire de mal..

Diogène

Merci devrait-on dire pour cet article et ces vignes qui nous avertissent du danger depuis le ventre de la bête.

Lire Aussi