Boubakeur, Chebel, Ben Jelloun : vos mensonges ont entraîné l’égorgement d’Hervé Gourdel

Publié le 13 octobre 2014 - par - 2 370 vues
Share

http://www.infobae.com/2014/09/24/1597081-video-asi-decapitaron-al-rehen-frances-argelia

J’avoue n’avoir pu regarder ça jusqu’au bout. Du fond de mon ventre est montée une nausée irrépressible, un besoin de me lever de ma chaise, de quitter cette scène de théâtre où, comme dans les abattoirs de l’Aïd, on va égorger pour de bon. Par centaines, par millions, des bêtes ont été saignées, pattes liées, à même la terre d’un désert oriental, le carrelage d’un patio marocain, la salle de bain d’un F4 de la banlieue française. Holocauste à propos duquel, cette année, l’on entend nettement moins d’échos. Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre.

C’est que l’on égorge aussi des hommes, compagnons d’infortune des femmes lapidées, à-demi enterrées, par des salauds nazis déguisés en justiciers pour cauchemar exotique. Gourdel. Sa souffrance est indicible, pourtant, sa dignité de condamné écrase la statuaire dressée derrière lui, cette glaise sortie d’un cloaque millénaire, pétrie dans près de soixante pays par une humanité décérébrée, soumise, par là caduque. Tribunal d’apocalypse. D’exception, certes. Mais du peuple musulman, qu’on le veuille ou non.

Tous dans le même sac que noue le terrifiant silence de la masse, son acceptation par avance, ses timides bêlements d’ovins promis au sacrifice. « Le meilleur des peuples« , nous martèle la sourate. Tu parles ! À d’autres, la litanie des vertus coraniques. Ca ne prend plus. Assommés, groggys, incrédules, les Français, et d’autres de par le monde, s’éveillent à la réalité des choses, à l’obstination des faits vingt quatre mille fois répétés depuis treize ans. On tue, et de quelle manière, au nom d’un Dieu unique, intangible, dont on a peur, jour et nuit, de la maison d’édition du 6è arrondissement aux confins du Yemen, de la Malaisie, des Philippines ou de la Centrafrique !

Ri7Boubakeur-pinocchioÀ d’autres, Malek Chebel clone de Ben Jelloun et d’un paquet de morfales attablés à l’Auberge des Démocraties, la suave explication de ton bouquin sacré à l’usage des enfants, des séniles précoces et des dromadaires. Ceux qui, hors de ta coterie non-intégrable non-assimilable, y croient encore, le font par cette paresse intellectuelle que tu goûtes à ta manière, vautré dans le confort d’Occident quand ta voix serait si utile à la Réforme, là-bas, dans l’un de ces sanctuaires où tu te gardes bien de risquer ce qui te reste de prépuce.

À d’autres, Dalil Boubakeur, ton discours en boucle sur la paix, la tolérance, et l’amour dont il n’est même pas question une seule fois dans la Constitution de ton État futur, tu sais, la planète enfin débarrassée de ses miasmes guerriers sous la divine férule de ton maître à poncer les parquets des pays conquis l’un après l’autre. Sais-tu que si tu soustrais du Coran tout ce qui concerne la manière de tuer au mieux ceux qui entravent cette marche-là, tu découvres rien moins que les Évangiles pompés par tes devanciers pire qu’une épreuve de physique par d’improbables bacheliers ? Et sais-tu que dans ces textes-là, gitent pour de bon la Paix, la Tolérance et l’Amour ? « Étonnant, non ? » eut dit Desproges.

À d’autres, imams et prêcheurs en eau trouble, Frères de ceci et Cousins de cela, Tariks et Tareks lécheurs de Juppés, Dupond et Dupont des épandages de brouillards sur le pauvre monde, la nécessité d' »endroits dignes » pour vivre une foi du genre cirrhotique, à montrer aux étudiants en deuxième année de médecine, sur table de dissection. Allez vous faire voir ailleurs, par exemple dans ces lieux de plus en plus nombreux, de plus en plus armés, où l’on abrège des existences que vous êtes, tous, incapables de protéger.

Rendez vous utiles là où notre misérable siècle saigne par votre faute de démissionnaires. Battez vous pour que triomphe la lumière quand vous nous vendez des avenirs de pénombre, de géhenne et d’ennui. Vous avez l’embarras du choix concernant les lieux. Et puis, encore une fois, disparaissez de mon paysage, de mon décor lui aussi millénaire. Hervé Gourdel en faisait partie. Vous n’avez strictement rien fait pour lui éviter son destin. Votre lâcheté vous inonde. Séchez vous et partez pour la vraie guerre de notre temps. Elle s’appelle Jihad. Elle est vôtre, dont vous déléguez la charge à nos pays fatigués.  Plutôt que vos mensonges sur la tombe des trépassés, faites silence sur vos orgueils de vierges outragées. Affrontez, debout, dos tourné aux sanctuaires qui vous annihilent, votre devoir d’hommes.

Jean Sobieski

 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.