Bourdin-Aphatie-Stasi-Pulvar : les nouveaux policiers du goulag français

Dans les années 1980, il était fréquent, lors des vives polémiques qui opposaient les gauchistes et les communistes, que les premiers qualifient, à juste titre d’ailleurs, les seconds de « policiers du goulag », tant ils défendaient bec et ongles le modèle stalinien, ses camps de rééducation et ses hôpitaux psychiatriques.

Comment ne pas penser, 40 ans plus tard, à cette formule assassine, quand on voit les dernières péripéties autour d’Éric Zemmour. D’abord, remarquons que l’Histoire se répète, à chaque sortie d’un livre du journaliste du Figaro. Il est invité sur tous les plateaux de télévision, parce qu’il fait de l’audience. Chaque petit marquis de la chaîne rêve de se le faire, pour sa petite gloire, et donc le provoque et l’allume. Et comme en face il y a du répondant et qu’ils n’ont pas affaire à un ingrat, la plupart du temps, l’agresseur finit ridiculisé. Et naturellement, par solidarité, toute la caste accuse le très méchant Éric d’avoir agressé le très gentil journaleux… Résultat, ne leur en déplaise, les livres du talentueux journaliste sont les plus vendus en France, « Le Suicide français » ayant atteint les 500 000 exemplaires.

Ce qui vient de se passer avec la sortie du dernier ouvrage, « Destin français », est dans le même schéma mais, cette fois, on passe à la vitesse supérieure. Sur le plateau de Thierry Ardisson, une obscure chro-niqueuse, dont personne n’avait jamais entendu parler, décide de se faire un nom en allumant Zemmour. Elle n’a même pas lu son livre mais elle l’agresse d’entrée. Il est vrai que la donzelle a 350 000 euros d’arriérés d’impôts et qu’il lui faut exister. Éric vient pour parler de son livre et Ardisson met cent balles sur l’histoire des prénoms. Et comme la pleureuse franco-sénégalaise (qui, quelques mois auparavant, disait que son vrai pays, c’est le Sénégal) vient faire le coup de l’enfant de la République et qu’elle se dit fière de son prénom, Hapsatou, forcément elle se fait ramasser et pleurniche. Et son heure de gloire arrive, elle fait toutes les télés et lance une pétition demandant l’interdiction du journaliste sur tous les plateaux de télévision, que signent 200 000 fascistes en herbe !

Alors, tout s’emballe et les nouveaux « policiers du goulag » français montent au créneau. À signaler qu’ils n’ont rien inventé. Le premier à avoir demandé l’interdiction de plateau pour Éric est un obscur syndicaliste CGT de France Télévisions, Téaldi, par ailleurs encarté au PC, qui, suite à la scandaleuse condamnation de l’auteur de « Destin français » en 2011 pour incitation à la haine, avait fait une démarche auprès de la direction de France Télévisions pour que le condamné soit viré des chaînes publiques, rien de moins. Nous, on croyait que les syndicalistes défendaient l’emploi, mais les crapules staliniennes, elles, défendent le licenciement des mal-pensants.

Le premier à monter au créneau sera l’ineffable Aphatie. Le visage déformé par la haine, il qualifiera de « merde », rien de moins, le dernier livre de Zemmour, pourtant d’une qualité rédactionnelle et historique exceptionnelle. D’abord, sans faire de morphopsychologie de bas étage, on voit clairement que ce mec, Aphatie, a un problème : il n’est pas épanoui, il ne sourit jamais franchement, il a une gueule de rapace et de protestant constipé, et il a la haine gravée sur tous les traits de son visage. C’est un mal-baisé. Il suffit de regarder cette vidéo au bout de cinq minutes : tout y passe. D’abord, ce blaireau affirme qu’il n’a pas lu l’ouvrage mais le qualifie quand même de « merde ». Ensuite, il reproche carrément à Albin Michel d’avoir édité ce livre, rien de moins. Enfin, il nous fait le coup de la folie pour qualifier un homme dont il ne partage pas le point de vue. S’il s’était appelé Aphatoff et avait vécu en URSS dans les années 1980, le sort du malheureux Éric était plié : en hôpital psychiatrique. Et si Aphatie avait sévi au Cambodge entre 1976 et 1979, Éric aurait eu droit au camp de rééducation.

Il est vrai qu’il n’est pas sympa, Zemmour, de vendre plein de bouquins, quand l’obscur Aphatie publie « La liberté de ma mère » et que tout le monde s’en fout. Le malheureux sera même obligé, toute honte bue, d’aller faire la promotion de son navet sur TV Libertés, interviewé par Gilbert Collard qui a dû savourer ce moment comme il se devait. Aphatie incarne la haine des médiocres arrivistes qui ne supportent pas le talent et le panache de quelqu’un à qui ils n’arrivent pas à la cheville. Il aurait fait merveille dans tous les régimes totalitaires, léchant les bottes des vainqueurs et se prostituant à eux. Un parfait petit policier du goulag français.

Naturellement, l’ineffable Bourdin ne pouvait pas être en reste. Il lui fallait, lui aussi, participer à la lapidation. Et donc, celui qui frétille quand les Français l’appellent Jean-Jacques, celui qui, tous les matins, nous fait le coup de la liberté d’expression qu’il affirme défendre et garantir sur son antenne, dégoupilla à son tour. « Celui qui devrait faire un examen psychiatrique, c’est Zemmour, hein. C’est mon avis ! Et ceux qui lui donnent la parole devraient aussi subir une expertise psychiatrique ! ». C’est curieux, ces gens qui veulent à tout prix psychanalyser leurs adversaires pour les discréditer parce qu’incapables de les affronter en tête à tête. Bourdin, manifestement à bout de nerfs, ne se rendra même pas compte de son double ridicule : quelques minutes après sa diatribe, les Grandes Gueules, qui sévissent comme lui sur RMC, invitaient Zemmour ! Et le même Bourdin avait lui aussi invité le journaliste du Figaro il y a moins de deux ans.

Ah Bourdin ! La serpillière idéale pour tous les systèmes politiques. Faible avec les forts et fort avec les faibles. Agressif avec les représentants de la « Bête Immonde » et conciliant avec Macron et les siens, qu’il a largement contribué à faire élire. Le coup de l’immunité parlementaire de Marine et de Collard, c’est lui, Bourdin, bon caniche du chenil de l’Élysée. Une petite phrase particulièrement dégueulasse, en pleine campagne, faisant le parallèle entre Daech et le FN, Marine qui répond en tweetant, les juges qui entrent en action, et c’est gagné, il a bien mérité sa pâtée du jour. Il a bien mérité, avec son copain Plenel, d’être choisi par Macron pour lui passer la brosse à reluire en faisant semblant d’être percutant et offensif. Bourdin aurait été parfait en journaliste polonais en uniforme, annonçant avec des louanges le coup d’État de Jaruzelski, en Pologne, en décembre 1981, contre Solidarnosc et le peuple polonais. Un parfait petit policier du goulag français, lui aussi.

La Licra et son président, Mario Stasi, ne pouvaient pas demeurer en reste. Il fallait que Mario soit digne de son nom ! Neveu de Bernard Stasi, centriste auteur de l’inoubliable « L’immigration, une chance pour la France », Mario est un homme engagé, si, si, il a des convictions, malgré sa tête de premier de la classe et son apparence lisse, pour ne pas dire insignifiante. Le gendre idéal, Mario, surtout depuis que cet avocat de la Licra, ancien vice-président – qui plaidait pour l’association qu’il co-présidait, n’y voyant aucun conflit d’intérêts – est devenu le grand chef, le numéro un, suite à un petit coup d’État interne ayant viré Jakubowicz, ce qui n’a pas fait pleurer grand-monde.

Petit Mario ne pouvait donc pas passer à côté d’une telle opportunité, il lui fallait montrer qu’il était un grand chef et jeter, lui aussi, sa pierre dans la lapidation générale décrétée contre le mal-pensant. Alors, il a commis ce torchon que la Licra, bien sûr, a mis en tête de son site.

Contre Zemmour

Les grands moments du texte de Mario. Zemmour serait un troll. Il est à combattre parce qu’il a le culot de défendre une France qui, selon lui, n’aurait jamais existé. Bien sûr, les amalgames de type stalinien (il lui faut bien mériter son nom) sur le racisme, les juifs, la haine et, bien évidemment, un dernier couplet (avec quelques erreurs historiques) sur ces héros qui avaient un prénom étranger. Connaissant les pratiques de la Licra, qui est à la liberté d’expression ce que Dutroux est aux droits de l’enfant, il nous étonnerait fort qu’elle ne traîne pas devant les tribunaux, une fois encore, le journaliste du Figaro pour, évidemment, « incitation à la haine ».

Le pire est que Stasi, comme tous les dirigeants de la Licra, est juif. Il a une petite résidence secondaire à La Baule et vit dans les beaux quartiers parisiens. Il est immigrationniste et milite donc pour que davantage de clandestins encore, qu’il sait être musulmans, viennent en France. Pourtant, il ne peut ignorer que plus il y a de musulmans en France, plus les juifs seront menacés et agressés. Il ne peut pas ignorer ce que Zemmour lui-même rappelle systématiquement : il n’y a plus un juif dans les écoles publiques françaises du 93. Mais, plutôt que d’affronter cette réalité, un peu dérangeante quand on se vautre dans un universalisme à deux balles dont on ne subit pas les conséquences, Mario Stasi se transforme en commissaire politique et traîne, avec ses hordes d’avocats (payés par nos impôts), tous les déviants devant les tribunaux de la bien-pensance. C’est la Licra qui nous a fait le plus de procès. Espèrent-ils que cette attitude de dhimmis collabos leur vaudra la grâce des adeptes de la charia ? D’habitude, ce sont les militants de gauche qui se comportent en juifs honteux pro-palestiniens, Mario Stasi, vaillant centriste, est l’exception qui confirme la règle. Ces petits vopos de l’antiracisme auraient fait merveille dans l’URSS de Staline pour rééduquer les dangereux déviationnistes. Mario Stasi, un parfait petit policier du goulag français, lui aussi.

Il fallait bien une femme pour compléter le tableau. Audrey Pulvar ne pouvait pas ne pas en être. Aux côtés de la pauvre Hapsatou Sy. Solidarité des victimes du colonialisme et de l’esclavage contre les sales Blancs racistes, bien évidemment. Il paraît que la gauche, c’est la liberté, et que la droite, c’est le contraire. Et donc cette femme de gôche, fille d’indépendantistes martiniquais, contente de profiter des avantages de la France qui lui permettait, à elle femme de gauche, de se payer des lunettes à 12 000 euros – rappelons qu’elle fut la compagne d’Arnaud Montebourg tout en continuant à bosser à la télévision, en toute indépendance bien sûr –, demande à son tour l’interdiction d’antenne pour Éric Zemmour, rien de moins.

https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/news/articles/audrey-pulvar-demande-aux-chaines-de-television-darreter-dinviter-eric-zemmour/68953

L’ancienne chro-niqueuse de Ruquier s’est spécialisée depuis longtemps dans les entorses graves à la déontologie professionnelle. Elle n’est journaliste que de nom et se comporte en militante, toujours prête à cracher sur la France, dont elle profite bien pourtant, comme sa nouvelle copine Hapsatou 1re, et sur les Français, forcément racistes, ce que ne sont pas, bien évidemment, ses copains noirs. Elle s’est à peu près fait virer de partout, quand elle est passée aux Inrocks, cela a été une catastrophe et elle a réussi à se faire suspendre de CNews parce que, journaliste, elle avait signé, entre les deux tours de la présidentielle, une pétition dite féministe hostile à Marine. Eh oui, Audrey, cela ne se fait pas, il faut être plus maligne et rouler pour Macron discrètement, comme Ruth Elkrief, mais ne pas signer de pétition quand on est journaliste. Personne n’a oublié le coup tordu qu’elle avait monté avec son copain de l’époque, Montebourg, lors d’une prétendue agression de skins dans le 16e arrondissement (bien sûr) qu’elle médiatisa, en pleine campagne, en voulant mouiller le FN. Bref, la haineuse, arrogante, méprisante, opportuniste Audrey Pulvar, qui a réussi à se faire bombarder « présidente de la Fondation pour la nature et l’homme » (défense d’éclater de rire), sera toujours, elle aussi, du côté du manche et crachera sa haine contre « l’homme blanc raciste de droite » qu’est forcément Éric Zemmour. Encore une excellente policière du goulag français, elle aussi.

Bien sûr, la concurrence est rude et j’aurais pu vous en citer quelques autres. Le grand ami de Martin Moisan, Brossette dit Brossat, a lui aussi jeté sa pierre sur le lapidé Zemmour. Maurice Szafran, ce grand démocrate qui a sabordé le Marianne de Jean-François Kahn, se vante, lui, de ne pas faire la promotion du livre « Destin français » pour punir le journaliste du Figaro. Les maîtres-censeurs du CSA, qui multiplient blâmes, amendes et avertissements contre les chaînes qui invitent l’hérétique, dont Paris Première. Je pourrais citer tous les collabos qui viennent toucher leur jeton de présence sur les plateaux et crachent à qui mieux mieux, surtout en son absence, sur un homme coupable d’être plus courageux et talentueux qu’eux.

Mais j’ai envie de rendre hommage aussi, en dépassant le cas du seul Éric Zemmour, à la vaillante juge Carole Booster qui, pour « booster » sa carrière (facile), a osé demander à Marine Le Pen de se soumettre à une expertise psychiatrique. Policière d’honneur du goulag français !

Je ne peux oublier, dans le registre des collabos de compétition, l’ineffable Gilles Verdez (surnommé Gillou par Jean Sobieski) qui, lui, a menacé de gifler Éric Zemmour. Il aurait dû se rappeler qu’à ce jeu-là il n’est pas très bon puisque, avec ses épaules de serpent, il s’était pris une baffe par Joey Starr. Mais comme Verdez est maqué avec une Africaine qu’il a demandée en mariage de manière minable sur un plateau de télévision, il a cru bon de fayoter pour se faire bien voir par madame. Policier d’honneur du goulag !

Et puis, hommage aussi au vaillant trio constitué de la députée Laetitia Avia (celle qui mord les chauffeurs de taxi), de l’écrivain Karim Amellal et du vice-président du Crif, Gil Taieb, qui viennent de remettre un rapport au Premier ministre pour lutter contre la haine sur Internet, considérant que les lois Pleven-Gayssot-Taubira ne suffisaient plus ! Parmi les perles de ce rapport, il paraît que nos sites seraient aussi dangereux que ceux qui prônent la pédo-pornographie et que, même si nous disons des choses qui ne sont pas illégales, il faut que les prétendus diffuseurs de haine soient punis, eux aussi, comme l’explique fort bien cet article de nos amis de Breizh Info. Policiers d’honneur du goulag français, eux aussi !

Internet. La censure, les amendes et la rééducation pour contrer « le racisme et l’antisémitisme » ?

Enfin, je sais que notre ami Richard Roudier considérerait comme un casus belli le fait d’avoir oublié sa grande amie, Muriel Ressiguier, qu’il surnomme « miss Goulag », dans cette liste. Elle demande, avec une pugnacité qui interpelle, la dissolution de la Ligue du Midi. Ils sont comme cela, les Insoumis. Quand quelque chose ne leur plaît pas, ils ne discutent pas, ils veulent interdire. Mélenchon n’aimait pas le FN, il pétitionnait pour le faire interdire même quand il pesait 15 % de la population. L’islamo-collabo Corbière n’aimait pas les Assises contre l’islamisation de nos pays ni le fait que Pierre et Christine puissent signer des livres à un salon littéraire, il en demande l’interdiction. Leur copine Bénédicte Taurine, vexée qu’on ait brocardé sa tenue de pouilleuse lors d’un hommage rendu à un gendarme, veut qu’on lui balance les noms de ceux qui, dans les commentaires, se sont foutus de sa gueule. Muriel, c’est pareil. Elle n’a pas le statut de Raquel Garrido, chro-niqueuse chez Ardisson. C’est injuste, en effet, mais personne ne veut chro-niquer avec elle. Donc, sans doute aigrie, elle veut faire dissoudre la Ligue du Midi, c’est son fantasme, à Muriel. Nous lui attribuons donc, à elle aussi, le titre de « policière d’honneur du goulag ». Et nous décernons cette décoration à tous les Insoumis.

Par un pied de nez de l’Histoire, 40 ans après les années 1980, le journaliste Frédéric Taddeï, coupable de permettre de vrais débats sur la télévision publique en invitant ce que cet autre policier du goulag, Patrick Cohen, appelait des cerveaux malades, officie à présent sur une chaîne russe, Russia Today, où on lui fiche une paix royale, quand les héritiers de Beria musellent la liberté d’expression qui était un fleuron de la culture française.

Bien sûr, aucun de ces vaillants lapidateurs n’a bougé une fesse pour s’opposer à la venue de Médine au Bataclan.

Je vais vous faire une dernière confidence, d’une vulgarité que je vous demande de me pardonner : on les emmerde !

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