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Bourdin se vante de ne pas payer ses excès de vitesse

D’une façon générale, il est fort rare que les flics de la route déclenchent leur gyrophare et entament une poursuite pour autre chose que de la « grande vitesse ». En gros, c’est plus de 160 sur l’autoroute, 90 en ville et 60 devant une école.

Mais voyez-vous, le citoyen Jean-Jacques Bourdin, « l’homme libre » de la radio la plus vociférante du PAF, est capable, à lui seul, de « rouler un peu vite » et de déclencher la procédure motorisée. Quel homme en effet. Libre ? Hummmmm. Nous verrons.

« Un peu vite… « . Soit. On tue à moins que cela, avec simplement un volant et quelques cylindres sous un capot.

https://fr.news.yahoo.com/jean-jacques-bourdin-arr%C3%AAt%C3%A9-exc%C3%A8s-164611437.html

Jean-Jacques Bourdin nous signifie sa supériorité sur le reste de l’espèce humaine. Le flic qui a fait clignoter le signal « Suivez nous » s’est avéré « génial« . Ah bon ? Pour le citoyen lambda, c’et 130 euros et deux points. Mais à Jean-Jacques Bourdin, gratuit est le picotin. « Sauvez vous, vous allez être en retard« . On croit rêver. La Police française est médiatiquement mûre pour passer à la charia.

Jean-Jacques Bourdin est de toute façon au-dessus de ces basses contingences, et il s’en vante. Il est par auto-définition important. Très important. Il distille chaque matin, pendant deux heures, de sa façon faussement indignée, faussement sincère mais très hautement tarifée et dûment putassière, son petit venin conformiste à l’usage de la France profonde dont se nourrit son canal monégasque. Il caresse sur ordre et guillotine sur prescription. Il est à la fois, assez habilement pour tromper la masse, l’informateur et le commentateur, l’avocat et le juge, le prêtre et le bourreau. Tout en un, comme l’huile pour glissières, la glu qui colle les doigts et même le suppositoire qui vous fait des guilis sur la muqueuse anale en même temps qu’il vous soigne.

Assez ri. Jean-Jacques Bourdin est le négatif de sa carte professionnelle. Il vit à Versailles en Juin 1789. Il fait sauter son PV par sa seule bobine de jésuite constipé quand la barbarie frappe à la porte capitonnée de son studio d’enregistrement, exactement comme le Bourdin de garde à Constantinople le 23 Mai 1453 retransmit, par pigeon voyageur, le débat sur le sexe des anges au moment où les Turcs enfonçaient pour toujours les murailles de la ville.

Jean-Jacques Bourdin est un point omega de notre collective déliquescence, un moment parmi d’autres de notre plongée vers les abysses. Il est ce que l’on peut légitimement mépriser, sans crainte de se déshonorer, dans une société en perdition : la suffisance et la bêtise, l’impéritie et la désinvolture, l’ignorance et la prétention de comprendre ce qui lui échappe. Je confirme : Juin 1789.

Jean-Jacques Bourdin est trait pour trait, en Janvier 2018, le reflet en même temps que le porte-coton d’Emmanuel 1er, roi des Macrons, comme il le fut de son prédécesseur, vous vous souvenez, ce bradeur de la patrie et grand baiseur de ces dames, disparu de la circulation (à petite vitesse) sous le faux-nom de Paf-gadget.

Servi par un Bourdin en livrée rose fuchsia, un magnifique duo pour en finir avec deux mille ans d’Histoire.

Jean Sobieski