Brignoles, Ghali, Leonarda : la révolte des créatures de la gauche

Publié le 24 octobre 2013 - par - 2 640 vues
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Le Parti socialiste et le gouvernement viennent de vivre deux week-ends épouvantables : élection partielle de Brignoles, primaires socialistes à Marseille, affaire Leonarda. Mais il y a un point commun entre tous ces empêcheurs de politiquer en rond : la gauche est punie par là où elle a péché.

Ainsi donc, à Brignoles, un candidat Front national gagne une élection cantonale partielle avec 54% des voix face à sa rivale UMP soutenue non seulement par la droite, mais également par le PCF, le PS, EELV, le Modem et compagnie. Le candidat communiste « unitaire » de la gauche a été éliminé dès le premier tour.

Laurent Lopez fait la démonstration que le FN peut remporter un scrutin uninominal à deux tours pas seulement dans une triangulaire, mais dans un duel. D’autres élections partielles ont démontré que le parti de Marine Le Pen a désormais fait sauter ce plafond de verre.

C’est l’échec d’une entente entre gauche et droite pour éliminer le Front national de ce type de scrutin. Souvenons-nous que très discrètement, sous Nicolas Sarkozy, l’UMPS avait discrètement relevé le seuil pour se maintenir au second tour de 10 à 12,5% des inscrits. Ce tripatouillage se retourne contre ses auteurs, puisque ce sont désormais leurs candidats qui sont éliminés par la règle qu’ils ont édictée.

On se rappelle aussi le jeu trouble du très calculateur François Mitterrand, poussant médiatiquement le Front national tout en allumant des contre-feux (SOS-Racisme, affaire Carpentras…) Le FN devait servir à diviser la droite et à diaboliser tout discours sur l’immigration à gauche. Mais l’élection de Brignoles montre le double échec de cette stratégie : d’une part c’est l’UMP qui se retrouve face au FN sur une terre de gauche, d’autre part les électeurs traditionnels de la gauche se tournent de plus en plus vers Marine Le Pen et son parti.

Quand le  maire communiste de Brignoles souffre devant des supporters du FN :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K_eklrKtYPI[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=K_eklrKtYPI

Ainsi, la gauche – et particulièrement le Parti socialiste – a perdu sa base électorale ouvrière. Les raisons en sont multiples : boboïsation, baronisation, préférence étrangère… On retrouve ces mêmes erreurs dans les primaires socialistes de Marseille. Samia Ghali, pourtant pur produit du système socialo-guériniste, y réalise tout de même 43% des suffrages contre le candidat de l’appareil du Parti socialiste parisien et du gouvernement.

Le clivage de gauche entre le nord et le sud de la ville est patent. Mais aussi entre les gens issus de l’immigration maghrébine et les « bobos ». La gauche avait pourtant encensé le prétendu apport « multiculturel » de cette immigration, le « vivre-ensemble » à Marseille et ailleurs, mais là encore la propagande échoue. Samia Ghali qui ne devait servir que de rabatteuse pour la chair à voter maghrébine en devient l’icône et le maître, et force Patrick Mennucci à se mettre à genoux pour implorer pardon. La diva des quartiers nord sait que son électorat la suivra et elle exigera le maximum pour lui : sans doute une place de première adjointe, mais aussi un vaste programme d’aide et d’assistanat à ces « quartiers populaires ».

Ainsi, cette immigration encensée par le Parti socialiste – à tel point que Terra Nova proposait d’en faire encore plus un terrain de chasse électoral pour remplacer les ouvriers et les employés qui fuient la gauche – apporte maintenant l’addition. Vous voulez nos voix ? Alors payez, et payez encore plus pour nous.

La gauche a refusé l’assimilation de ces populations et les a parquées dans des réserves à suffrages, dans les banlieues de Paris et de Lyon, dans le nord de Marseille. Le communautarisme anti-républicain s’y est développé et en particulier une ré-islamisation ostentatoire voire radicale. Dans son aveuglement réel ou feint, dans son immigrationnisme forcené, la gauche a nourri cet auto-apartheid ethnique et religieux, et maintenant il lui saute à la figure. La fable d’une France terre d’accueil capable d’intégrer des populations à haute dose au lieu d’assimiler parcimonieusement des individus a vécu.

Quand Patrick Mennucci demande à Samia Ghali boudeuse de sourire devant les caméras :

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On retrouve le même angélisme ravageur dans l’affaire de Leonarda et de sa famille. Le logiciel idéologique de la gauche compassionnelle et droits-de-lhommiste est touché en plein cœur. Au Front de gauche, à EELV et même au sein du Parti socialiste, les bonnes âmes réclament le retour de l’adolescente et de sa famille. Cela devient une pitoyable affaire d’Etat : le ministre de l’Intérieur obligé d’écourter sa tournée aux Antilles, le Président de la République en personne qui rend un jugement de Salomon parfaitement stupide devant les caméras de télévision un samedi à midi.

L’adolescente italo-kosovare discute d’égal à égal avec le chef de l’Etat français par médias interposés. La fonction et le prestige présidentiels sont ridiculisés. Leonarda répète à l’envi le catéchisme que lui ont enseigné les associations créées par la gauche et financées par le contribuable : la France doit être une « terre d’asile » sans limites et sans frontières, où chaque étranger – en situation régulière ou non – peut se servir de la manne des avantages sociaux comme d’un droit sans devoirs. Pour les Dibrani, la France n’était qu’un « hôtel » et doit le rester. Mais n’est-ce pas l’expression qu’utilisait le sans-frontiériste socialiste Jacques Attali au service du grand patronat ?

Quand Leonarda veut revenir en France pour y faire la loi :

http://www.wat.tv/video/leonarda-jour-ou-autre-je-6hfnx_2exyh_.html

Et les lycéens et étudiants matraqués de cette idéologie compassionnelle promettent de descendre dans la rue pour exiger le retour de Leonarda et de sa famille. La gauche ne contrôle plus ses enfants qu’elle a abreuvés de propagande. Les élèves dépassent le maître et le contestent quand il essaie de siffler la fin de la récréation.

Electeurs « ouvriers et paysans », immigrés afro-maghrébins de seconde ou troisième génération, « sans-papiers », bobos droits-de-hommistes et « citoyens du Monde » : toutes ces espèces protégées et choyées par la gauche se révoltent tour à tour contre leurs gourous. La « France apaisée » de François Hollande se fracture de partout au sein même de son clan, à la base comme au sommet.

La gauche française paie très cher des décennies d’intoxication et d’auto-intoxication purement idéologiques. L’heure est au sevrage et ni le gouvernement, ni le Parti socialiste n’ont de produits de substitution. La souffrance des drogués endoctrinés va être terrifiante. Ils n’ont pas fini de constater la montée inexorable du Front national, ils n’ont pas fini de goûter aux conflits ethniques et religieux, ils n’ont pas fini de voir s’effondrer avec effroi leurs dogmes théoriques face aux réalités douloureuses.

Quand Christine Angot se tordait de douleur face à Eric Zemmour :

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xeibo_christine-angot-craque-apres-zemmou_news[/dailymotion]

http://www.dailymotion.com/video/xeibo_christine-angot-craque-apres-zemmou_news

Djamila GERARD

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