1

Bruno Le Maire prépare aux Français un scénario à la grecque

Et c’est ce génie qui prétend mettre la Russie à genoux !

Avec 3000 milliards de dette publique, dont la moitié est détenue par des créanciers étrangers, il serait temps pour la France de s’inquiéter ! Voilà des années que la charge de la dette absorbe toute la croissance, mais tout a été fait pour vivre à crédit et détruire le peu de secteurs économiques qui ne sont pas encore en lambeaux. Tout par en vrille, finances, sécurité, école, santé, armée, services publics…

https://lenouveaujournal.fr/france/dette-bis/les-vrais-chiffres-de-la-faillite-virtuelle-de-la-france.html

Bruno Le Maire, c’est le virtuose de Bercy qui nous a mis 600 milliards de dettes supplémentaires sur le dos en cinq ans, un record, équivalent à 15 ans de budget Défense alors que nos armées sont exsangues. Le Maire, c’est un pur littéraire qui se dit nul en maths, mais qui tient la caisse et distribue les centaines de milliards sans trop savoir à quoi cela correspond. On le surnomme « Nono le neuneu » sur les réseaux car on comprend qu’il n’a pas inventé l’eau chaude.

Il est vrai qu’en tant que ministre de l’Agriculture, cette lumière ne connaissait pas la surface d’un hectare ! C’est tout dire. Il est vrai aussi qu’avec Macron, il vaut mieux être nul en son domaine pour être reconduit dans ses fonctions de bon à rien.

La faillite approche, la France est un coupe-gorge, les prisons sont le paradis des malfrats, ce qui n’a pas empêché Le Maire, Darmanin et Dupond-Moretti d’être remis en selle par Macron, pour mieux couler le pays.

Bruno Le Maire, c’est le pyromane qui crie « au feu » quand le brasier devient incontrôlable.

C’est le type qui nous affirmait il y a peu qu’on pouvait emprunter allègrement, car les finances de la France étaient saines !

Et le même charlatan, le roi de l’argent magique, nous annonce aujourd’hui sans rougir  « Nous avons atteint la cote d’alerte » !

C’est ce finaud de l’emprunt perpétuel qui a cru naïvement que les taux à zéro seraient éternels et a donc augmenté la part d’emprunts indexés sur l’inflation. Tout le monde sait que quand les taux d’emprunt sont à zéro, c’est qu’ils ne peuvent que remonter dans un futur plus ou moins proche. Tout le monde le sait, sauf Le Maire.

C’est ainsi que la France emprunte dorénavant à 2 % et que nos emprunts indexés sur l’inflation plombent la charge de la dette, qui va augmenter de 15 milliards en 2022 ! Et ce n’est que le début, car avec 8 % d’inflation, cela promet !

C’est donc une bombe à retardement que notre ministre de la gabegie a amorcée, en faisant passer le montant des obligations indexées sur l’inflation de 207 à 267 milliards en cinq ans.

https://qg.media/2022/08/25/la-bombe-a-retardement-des-emprunts-indexes-sur-linflation/

Par conséquent, après les années cigale, il est permis de se demander si Macron et son calamiteux ministre de l’Économie ne nous conduisent pas vers un scénario à la grecque. Marc Touati tire la sonnette d’alarme.

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-france-est-elle-menacee-par-une-crise-a-la-grecque-1439963

Aucune réforme sérieuse n’a été engagée pour sauver l’industrie, diminuer les dépenses et la fiscalité. Tout n’a été que replâtrage sans effet, bricolage sans lendemain. La France vit à crédit, emprunte pour rembourser ses dettes et ne crée plus de richesses. Tout empire au point qu’on a  l’impression que cette descente aux enfers est voulue et sciemment programmée, avec la complicité de tous les partis. Car de droite comme de gauche, ils ont tous menti et vécu à crédit. Leur mode de gouvernance se résume à « augmenter les dépenses publiques, les impôts et bien sûr la dette publique qui se rapproche de plus en plus des 120 % du PIB. »

Et depuis des années, l’argent magique de la BCE  creuse  le lit de l’inflation alors que la croissance est en berne. Nous sommes coincés entre le marteau et l’enclume. Faut-il augmenter les taux pour briser l’inflation mais casser la croissance, ou ne rien faire ?

Qui dit inflation dit hausse des taux d’intérêt et récession. Qui dit récession dit hausse du chômage. Et avec 3000 milliards de dettes, la France est mal partie.

Au lieu de réformer et de désendetter le pays durant les années fastes à taux zéro, Macron et Le Maire ont joué au contraire la facilité de l’argent gratuit. Et la hausse des taux va nous étrangler. Mais Macron étant réélu, ce n’est plus son problème.

Pour appréhender le risque de faillite, il faut mesurer l’actif net de la France.

Notre dette étant supérieure à nos actifs nets, nous sommes dans le rouge de 1800 milliards.

« Les chiffres de l’INSEE sont imparables. En 1995, l’actif net de l’État était déjà de -181,6 milliards d’euros. En 2020, toujours selon les statistiques très officielles de l’INSEE, il était de -1 832 milliards d’euros. À l’évidence, cela fait froid dans le dos. »

Si on ajoute les actifs nets de l’État + les collectivités locales et sociales, l’actif net de la puissance publique était encore de + 192 milliards d’euros en 2000. Mais cet actif net est devenu négatif en 2022. Depuis que Macron et Le Maire tiennent la caisse, la puissance publique a plus de dettes que d’avoirs.

Et comme la France est déjà le pays de l’OCDE le plus écrasé d’impôts, il est difficile de jouer sur le levier fiscal.

Avec un gouvernement qui refuse de réformer, qui ouvre les frontières à une immigration de basse qualité insuffisamment productive, qui refuse de diminuer les dépenses et qui distribue de l’argent qu’il n’a pas, la défiance va s’installer chez nos créanciers et les taux d’emprunt vont exploser.

Nous connaîtrons alors une faillite à la grecque par perte de confiance des investisseurs et des créanciers. Le FMI prendra les commandes, l’euro et l’UE  exploseront et ce sera le retour à la dure réalité économique, la fin de l’État providence, à des années-lumière de l’argent magique et de l’emprunt perpétuel pour donner l’illusion de la croissance sans effort.

Les Français vont payer cash des décennies de mensonges et de gabegie.

Rappelons que la Grèce a obtenu 300 milliards d’aides, a vu son chômage grimper à 30 % et a dû effectuer des centaines de réformes sous la pression des créanciers.

Mais la France n’est pas la Grèce. Qui paiera 2000 ou 3000 milliards pour la sortir du bourbier ? Ce sera la fin de l’euro et du rêve européen, car l’Italie, guère mieux lotie, sera dans le même bateau en perdition.

Jacques Guillemain