Cabu : quand le Grand Duduche devient un vieux con

cabuCabu, 76 ans, fait paraître l’intégrale du « Beauf », un de ses personnages récurrents, stéréotype dans l’imagination simplificatrice de la bobosphère du type vulgaire, inculte et borné… que l’élite autoproclamée appelle aussi « électeurs du Front national » ou parfois le « mâle blanc occidental, hétérosexuel ».

Rondouillard, coupe au bol de cheveux trop châtains pour n’être pas sous teinture, Cabu a eu les honneurs du JDD du dimanche 16 novembre.
Dans la version vidéo de l’interview,

http://www.lejdd.fr/Societe/People/Videos/Cabu-Zemmour-oui-c-est-un-beauf-700626


Cabu : « Zemmour, oui, c’est un beauf » par lejdd

il s’en prend comme la majorité de l’univers médiatico-politique à l’auteur du « Suicide français » : « « Zemmour, oui c’est un beauf, pas physiquement, mais il alimente justement ce qu’est la mentalité beauf », dit-il.

Zemmour, encore et forcément Zemmour.

Dans l’édition papier du JDD, il décrit le Beauf des origines : « C’était un patron de bistrot. Je l’ai rencontré à Châlons-sur-Marne, où j’ai grandi. Il tenait le Café du marché. Il y a une dizaine d’années un reporter de France 3 m’a emmené faire un reportage. Le Beauf était mort. Mais il y avait son fils. Le journaliste lui a expliqué que son père m’avait servi de modèle. Le pauvre, il ne savait pas ce qu’était un beauf. C’est le propre du beauf, il ne sait pas qu’il l’est. »

« Il ne sait pas qu’il l’est. »

Il y a dans ces mots tout le mépris dont est capable la caste pour la France des petits, toute l’arrogance de la gauche pour le peuple français qu’elle déteste, qu’elle a depuis longtemps abandonné pour lui préférer les minorités sexuelles et les immigrés, qui, comme chacun sait, sont beaucoup moins beaufs que les habitants de la France périphérique. Pour s’en convaincre, il suffit de les côtoyer dans les rues de Paris.

Les propos de celui qui nous fit rire quand il mettait en scène le Grand Duduche dans Pilote délimitent deux France.

D’un côté, la France du mondialisme, de la culpabilisation des citoyens qui sont dans le réel jusqu’aux yeux, du dédain ce qu’elle appelle les beaufs, les Gaulois, les petits Blancs, les cons, toux ceux qui sont pour elle racistes, xénophobes, ethnocentriques.

De l’autre, la France qui vit avec à peine 500 € par mois, qui se fait traiter de « sale Blancs » dans les banlieues, les métros, les bus, que l’Autre vole, tabasse pour un regard, plante pour un téléphone portable ou une cigarette, cette France qui sait qu’elle n’a plus aucune liberté de dire ce qu’elle ressent parce qu’elle sera aussitôt rackettée par SOS Racisme et C°, cette France qui regarde Willy Sagnol pleurer en songeant qu’il s’agit d’une énième victoire de la bien-pensance qui a transformé le pays en royaume d’Ubu dictateur.

Plein du sentiment de supériorité et de vanité qui caractérisent les « élites », Cabu, comme Attali, comme Giesbert, comme tant d’autres, ne voit pas qu’il lasse les classes populaires. Elles en ont marre du soi-disant génie, de la prétendue intelligence, de la supériorité morale de pacotille de Cabu et ses acolytes.

Ces gens-là sont tellement sûrs d’eux qu’ils n’envisagent pas un instant qu’ils trahissent leur pays en insultant « la France d’en bas » (comme ils disent).

Ils ont encore la morgue de ceux qui se croient hors d’atteinte.

Traîner Zemmour, les « beaufs », Marine Le Pen, les électeurs du FN dans la boue, les aide à se croire rebelles alors qu’ils ne sont qu’esprits formatés, pensées conditionnées, mutins de Panurge.

Mais les temps changent. Les « beaufs » pourraient bien sous peu venir leur demander des comptes.

Marcus Graven

image_pdfimage_print