Cahuzac voulant tourner la page, Pujadas le recycle !

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Alors qu’il était presque oublié et surtout, tellement dépassé en matière de fraudes et mensonges par la Macronie… d’aucuns se demandaient ce que l’ancien ministre du Budget de Hollande venait faire chez Pujadas, sur LCI.

Jérôme Cahuzac, bientôt soixante-dix ans, est venu « tourner la page »… A cette fin, mieux valait ne pas réapparaître, laissant les Français dans leur probable amnésie.
 
Le docteur Cahuzac fut un vieux routier de la politique: conseiller au cabinet de Claude Evin, député, conseiller général, maire, président de la commission des Finances, ministre du Budget… Il a coché toutes les cases.
 
Ce très grand bourgeois, membre du Grand Orient et de l’Interallié, vivant avenue de Breteuil, propriétaire d’une clinique esthétique  près des Champs Elysées, travaillant pour l’industrie pharmaceutique…menait grand train… Jusqu’au jour où il fut balancé à Mediapart par son ex-femme, n’ayant pas apprécié d’être trompée.
 
Il nous est donc revenu avec un peu moins de cheveux et surtout, moins de morgue, dans un invraisemblable numéro de gentil, plein de contrition:  « un citoyen comme un autre, qui a purgé sa peine, payé sa dette », mais qui « ne pense pas avoir d’excuses. « Si j’ai accepté cette invitation, c’est pour essayer de m’expliquer, pour dire que je comprends cette condamnation », « Il m’arrive de ressentir dans le regard des gens une condamnation que je peux comprendre, (…) j’espère que ce ne sera pas une condamnation à perpétuité. »

« Je ne me trouve pas d’excuses, ce que j’ai fait était inadmissible, j’ai payé ma dette, j’aimerais qu’on n’en parle plus ». Si l’ancien ministre n’a plus subi « d’agression dans la rue depuis longtemps »,  il se dit encore affecté par des gestes d’hostilité à son égard. « Je demande vraiment humblement que la page se tourne enfin, j’aimerais me libérer de la haine dont j’ai le sentiment d’être l’objet parfois, mais aussi libérer ceux qui l’éprouvent en leur disant : ce n’est plus la peine, ça ne sert à rien, c’est sans objet aujourd’hui », a-t-il insisté.

Condamné pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, l’ancien ministre du Budget, chargé de la lutte contre la fraude fiscale, avait démissionné du gouvernement en 2013, suite à des révélations de Mediapart au sujet d’un compte non déclaré en Suisse. Après avoir nié ces accusations, il avait finalement reconnu détenir un compte à Singapour de près de 600 000 euros. En mai 2018, il fut condamné en appel à quatre ans de prison, dont deux avec sursis et bénéficia d’un aménagement de peine avec port de bracelet électronique l’année suivante.

S’il a affirmé ne pas avoir « à juger les juges » et refusé de commenter sa peine, « je me suis efforcé de m’y conformer » en respectant la sanction « dans les conditions les plus correctes et les plus dignes possibles ». « Une fois qu’on est condamné, on n’a qu’une chose à faire, c’est purger sa peine, admettre que tel a été le prix qu’on vous a fait payer pour des fautes que vous aviez commises et que c’est comme ça ».

L’ancien ministre du Budget a refusé de revoir des images tournées le 5 décembre 2012 à l’Assemblée nationale, quand il avait affirmé ne pas avoir de comptes bancaires à l’étranger devant un parterre de députés. « Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant ni avant », avait-il alors lancé. « Je ne sais pas comment m’en sortir, je mens à la représentation nationale ». 

Si le « ressort » de ce mensonge » est assez banal à ses yeux, « avoir menti là où j’ai menti et aux gens à qui j’ai menti explique l’hostilité et parfois la haine dont j’ai pu être l’objet », reconnaissant « un sacrilège républicain ». Il assure toutefois ne pas avoir menti à François Hollande, car « il aurait fallu pour ça qu’il me pose la question », ce qu’il n’a jamais fait, assure-t-il. Et pour mieux émouvoir le téléspectateur, il confie même avoir envisagé de se suicider, sauvé in extremis par « le hasard » : « Mon fils a sonné chez moi, il ne savait pas ce qu’il se passait ».

« À partir du moment où j’avoue et où je démissionne, je sais que le chemin va être très long, d’abord pour reconquérir l’estime de moi, essayer de me pardonner – c’est probablement ce qu’il y a de plus difficile – mais aussi essayer de réparer le mal que j’ai fait à ma famille, aux gens qui avaient de l’affection pour moi ».

« La seule façon de trouver ce chemin, c’était exercer ce premier métier qui a été le mien, celui de médecin ». Jérôme Cahuzac a notamment travaillé à l’hôpital de Bonifacio, en Corse, mais aussi dans le cadre de plusieurs missions humanitaires, notamment deux semaines sur un bateau-hôpital au Bangladesh, tenu par une ONG qui a refusé de communiquer son nom par peur de perdre des donateurs. « Là, j’ai pris conscience que les choses allaient quand même peut-être un peu trop loin, à l’encontre des intérêts de tous. L’hostilité dont je pouvais être l’objet devenait excessive, mais je devais essayer de la comprendre, c’est ce que je me suis efforcé de faire ».

« J’ai tenté de trouver un chemin qui me permette de réparer les fautes que j’avais commises et j’aimerais continuer ». « J’ai fait du mal à la société française, j’ai essayé, j’essaye et j’essayerai de le réparer ». 

Désormais retraité, Jérôme Cahuzac n’envisage aucun retour en politique, s’adonnant désormais au conseil à destination de start-ups médicales, travaillant actuellement à un « projet industriel » dont il n’a rien dit mais espère qu’il viendra en parler à Pujadas.

 
Il a donc fallu subir quarante minutes d’un entretien sans intérêt pour comprendre enfin qu’après avoir reçu la réhabilitation officielle des médias par Pujadas interposé, Cahuzac allait pouvoir tranquillement reprendre ses affaires, sans se planquer et continuer à profiter pleinement de tout l’argent devant lui rester et qu’il gagne encore, cette affaire, selon ses dires, ne lui ayant coûté, avocats inclus, que six-cent-mille euros.
 
À le revoir.
Daphné Rigobert
Cahuzac dans son numéro de « depuis, le début, c’est moi qui dis la vérité ! »
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17 Commentaires

  1. Après avoir triché, menti et pris les gens pour des cons, le voilà en pleutre se larmoyant sur son propre sort. « j’ai payé ma dette, snif, snif »
    Peut-être a-t-il payé sa dette dans l’absolu, mais quel manque d’honneur dans toutes ces pleurnicheries pitoyables…

  2. et cette raclure qui TIRAIT SA FIERTE a dire qu il etait membre du GRAND ORIENT DE FRANCE juste histoire de dire qu il etait UNE HAUTE VALEUR MORALE …c est avec de semblables encules et escrocs patentes que l on salit une vieille societe dont la religion est de rever , creer , batir ; dont la religion est le travail et le progres de l humanite … beaucoup de FM traverseraient la rue pour lui faire peter une claque dans la gueule a cette ORDURE …

    • Tout les Fm sont des sale ordures anti-france anti-blanc anti-occident ANTI-CHRIST….n’essaye pas de nous enfumé Joseph d’arimathie…

      • Non tous les FM ne sont pas des ordures, des anti-France, des anti-blancs ni des anti-occident Anti Christ. Pour la bonne raison que la plupart des obédiences française font jurer (serments) leurs récipiendaires…sur La Bible.

    • Que ne va t’on le chercher ! On a besoin de rien, ni de lui ni de sa repentance.

  3. il vivra jusqu’au bout avec cette tache sur son nom…il s’en moque car il le sait,
    il n’est pas le seul à l’avoir pratiqué, y compris le mensonge.
    A sa place, j’aurai cherché meilleure fortune (sourire) à l’étranger.
    Dommage il va falloir gronder en silence en revoyant son nom .
    Dame! il a purgé sa peine, pensez donc !

  4. Comment un mec qui a commis la pire prévarication qu’un Ministre des Finances puisse commettre ose-t-il ramener sa gueule!? S’il veut qu’on oubli SA connerie, il n’a qu’à se faire oublier en entier. Ou du goudron et des plumes à vie. Non, mais, sans blague!

  5. les gènes de la gauche : prévarication et surtout absence de remords, il ose encore paraitre sans vergogne

  6. Avoir menti à des menteurs et des voleurs qui pullulent à l’A.N., c’est grave?

  7. Jérôme Cahuzac fait son retour médiatique et redoute de subir «une condamnation à perpétuité»

    https://francais.rt.com/france/95894-jerome-cahuzac-fait-son-retour-mediatique-redoute-subir-condamnation-perpetuite

    « j’aimerais qu’on n’en parle plus »
    Ben si mon gars, quand on accède aux plus hautes instances du pouvoir, on se doit d’être exemplaire en toute circonstance.
    Les gens comme toi devraient être inéligibles à vie et n’avoir aucun accès à une fonction quelconque même de coursier.

  8. « « Je ne me trouve pas d’excuses, ce que j’ai fait était inadmissible, j’ai payé ma dette, j’aimerais qu’on n’en parle plus » »
    Malheureusement, une connerie (petite ou grosse) faite un jour vous suis tout le long de votre vie, il n’existe pas de date limite pour payer ce genre de dette!

  9. Môssieur cherche un poste ? il y en a un de libre comme déboucheur de chiottes publiques a Paris ……….Suffit de demander à la « dingo » Hidalgo .

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