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Calais : Attali a vu des méchants flics gazer des gentils jeunes migrants

Ca y est, il l’a fait ! Jacques Attali s’est résolu à quitter ses appartements (ou les salons VIP des aéroports, ou les salons dorés des palaces qu’il est habitué à fréquenter, ou un château au bord de l’eau) pour aller se crotter les souliers à Calais. Et là, le choc !

Il a vu des hordes de migrants, sur la rocade, caillasser des véhicules de particuliers mais aussi ceux de policiers ? Il a été estomaqué de voir des arbres coupés en guise de barrage sur la route pour forcer les camions à s’arrêter ? A-t-il aperçu des bandes de migrants armés de barres de fer ? A-t-il été scandalisé à la vue des champs environnants dévastés parce que piétinés par des migrants/exilés ? A-t-il écouté avec émotion les riverains raconter leurs palissades détruites, les montagnes de détritus lancés dans leur jardin, leur panique de voir et d’entendre des bandes entières de migrants crier, hurler à toute heure du jour et de la nuit ? S’est-il fâché d’apprendre que les enfants ne peuvent plus jouer tranquillement dans la cour parce qu’angoissés de subir de continuelles allées-venues qui n’ont rien de rassurant ? Bref, la situation délétère des Calaisiens qui ne se sentent plus chez eux l’a-t-elle chamboulé ?

Pas du tout ! A Calais, Jacques Attali, lui, n’a  vu qu’une chose  : « des policiers envoyer des gaz sur des jeunes gens ». Il n’a vraiment pas eu de bol, lui qui se rendait dans la ville pour « quelques heures seulement, de façon modeste » de tomber sur des policiers en train de gazer des jeunes gens bien comme il faut au lieu de tomber sur des policiers en train de se faire insulter ou caillasser ou molester ou tuer !  

Car se défendre, voyez-vous, pour des policiers qui ont affaire à des migrants fous furieux, ça ne se fait pas du tout ! « La France a intérêt à bien traiter les exilés parce que je pense que si on traite mal les étrangers, on finit par considérer comme étrangers ceux qu’on a envie de maltraiter ». Vous écarquillez les yeux, vous vous grattez le menton, vous ne comprenez pas bien, voire rien  ? Normal, c’est profond, c’est l’intellectuel Jacques qui le dit. Même que « ça pose un problème moral », précise t-il, docte.

Mais ça ne lui pose aucun problème moral, à lui, quand des gens ne peuvent plus tranquillement, en sécurité, vivre chez eux ? Bah non, ce n’est pas parce qu’ « il y a beaucoup de misère dans c’pays, beaucoup de Français mal traités par la société » qu’il ne faut pas considérer que « les exilés sont une partie d’un problème beaucoup plus vaste ».

Comprenez, l’essentiel est que  » l’homme qui murmure à l’oreille des Présidents « , bien à l’abri à déambuler depuis des décennies à l’Elysée « pourrirait son âme » en ne traitant pas bien les migrants qui ne vivent pas à côté de chez lui. Que la vie des Calaisiens, des Français, des Européens soit pourrie par des hordes barbares, là n’est pas le problème. Et le sien encore moins.

Le problème, c’est « la misère, la pauvreté, les injustices » du monde entier sauf… celles déjà existantes des peuples envahis.

Le problème, ce n’est pas de loger, nourrir, abreuver les migrants d’allocations. Ce n’est pas non plus les vols, le vandalisme, les viols, les agressions, le terrorisme. « Le vrai problème, c’est la pauvreté », martèle t-il. A en croire ce vrai faux rêveur, résolvons la pauvreté dans le monde et les migrants resteront chez eux. Un chantier digne d’un prophète. La réduction de la pauvreté ? Eh bien, parlons-en !

Monsieur Attali veut-il s’attaquer à la répartition des richesses, en France, dans le monde ? 21 milliardaires en France possèdent autant que 40 % des plus pauvres. 8 des plus grands milliardaires dans le monde sont aussi riches que la moitié de l’humanité la plus pauvre. « 82 % de la richesse crée l’an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète», écrit Libération, d’après l’ONG OXFAM.

Revenons à son interview sur Franceinfo, le 22 janvier. Ce démocrate patenté nous livre sa conception de la et du politique. Elle doit être « une action morale ». « A un moment, le politique doit être aussi celui qui éduque, propose des solutions, fait valoir les priorités et pas seulement celui qui suit le courant ». Traduction : le politique doit être celui qui endoctrine, qui ne propose surtout pas de solutions dans les sens souhaités par le peuple, le politique fait valoir le bien-être des migrants en priorité sur celui des Français, et les Français doivent suivre le courant du politique ». Quant à la morale, on a compris : la morale selon le Père Attali, c’est celle que lui et les dirigeants mondialistes ont établie. Point à la ligne.

Ce n’est pas tout. Alors que depuis des années, on nous explique le besoin d’immigration par la baisse de la natalité (tout en faisant la promotion de l’avortement) et, conséquemment, de la nécessité d’accueillir de nouveaux allogènes sans lesquels nos retraites ne seront plus assurées, l’économiste Attali « ne croit pas que le besoin des étrangers soit lié à une politique démographique […] !

« Réussir sa vie, c’est faire en sorte que le monde soit moins pire après soi » disait cet humble, au Monde, en 2016. Après lui, c’est tout vu. Et, comme le monde présente tous les signes de devenir pire de son vivant, il aura, lui, toujours les moyens d’aller planter ses augustes pénates, ici et là, dans des endroits épargnés avec, allez savoir, de belles frontières pour les protéger. 

 Caroline Artus

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