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Callac : M. le maire Rolland, ressaisissez-vous, arrêtez cette folie!

Bonjour Monsieur le Maire,
Degemer mat deoc’h ,

Ma famille est originaire du département 22 par ma grand-mère bretonne. C’étaient des travailleurs de la terre pauvre, qu’on appelait métayers. Le travail local de la terre nourrissait assez d’enfants, mais il ne fallait avoir aucune exigence, pas même de quoi payer le carreau de verre de la fenêtre qui s’était cassé et qui laissait entrer le vent d’Ouest. Les matelas étaient remplis de blé pour passer l’hiver et ainsi nourrir les enfants. Ils durent partir travailler sur Paris, quitter les régions de leurs enfances.
Guerres de 14/18, 39/45, puis Algérie. C’était la France, avec ses grandeurs et ses misères.

En 2003 j’ai décidé, moi aussi, de quitter une région qui n’était pas mienne, la région toulousaine, pour retourner comme les éléphants le font pour mourir, revoir leur terre sacrée, la Bretagne de l’enfance.
Je vécus le bonheur de reprendre un immense bol d’air régénérant, non loin de la mer.
Je pus me guérir de ma tristesse née en 2004, lorsque un ex musulman converti au Christ m’avait témoigné de sa conversion, et je découvris l’horreur du monde islamique. Puis, de voir alors la ville rose de Toulouse subissant à son tour la meurtrissure de l’islamisation (affaire Merah, et moultes interrogations autour de AZF : j’y étais).

Alors ! Vous allez créer un laboratoire détonnant non loin de mon habitat ancestral, si j’ose dire. Un cloaque insupportable de la haine, à terme. Que reverrai-je alors, que reverront nos enfants, neveux, petits enfants et petits neveux par là bas, dans 10, 50, 100, 200 ans ? J’ai eu la chance de vivre un peu du meilleur dans ces contrées, laissées par mes ancêtres en y gardant les traces magnifiques de villages aux pierres de granit.

J’ai grande crainte qu’ils ne voient bientôt là-bas que des femmes voilées, gardiennes jalouses d’une culture que les familles ne voudront pas oublier, pour se prémunir des excès de notre monde « dit développé ».
Il n’y aura en effet pas d’assimilation.
Avez vous vu à quelle rapidité se dégrade un territoire avec seulement quelques pourcents de personnes non intégrées , mal intégrées ? en refus d’intégration et assimilation ?
Ceux qui voudront s’assimiler seront rejetés par leurs clans la plupart du temps : le savez-vous ?

Mon père a habité un très petit village au coeur de la France, un peu comme Callac ! A l’époque de remarquables institutrices venaient en quelque sorte « s’isoler du monde » ainsi au contact de pauvres populations agricoles pour y vivre une vie de célibataire endurci. Mon père a été excellemment bien formé durant ces années, et grâce aux trente glorieuses connut une ascension sociale inespérée.
Sans aucun doute, l’institutrice était éminemment respectée par tous.
De même que les pouvoirs locaux, qui avaient à se remettre de la deuxième guerre mondiale.

Alors il est dit qu’une riche femme d’affaires n’ayant jamais vécu à Callac va tout faire pour importer des familles très nombreuses sur place. Cela signifie t’il que désormais les villes, dotées de toutes les infrastructures adaptées, sont devenues d’immenses cloaques où il n’est plus possible aux nouveaux arrivants de faire souche ?

La charge mentale qui pèse sur les têtes des français est déjà très lourde.

Comprenez les : la France disparaît sous leurs yeux. Venez vivre un temps à Nantes, Rennes, et dans n’importe quelle grande ville de France. Ces villes sont de plus en plus fuient par les autochtones, dits « français ancestraux ».
Que n’entendez vous pas ces pleurs, peurs, désespoirs là ?
Alors, oui, il y a de la misère partout.

Mais la misère existe sous vos yeux, à côté de chez vous, chez Paul, Marinette, Yolande, Gérard, Luc, Nolan, Kevin, etc….
Ne confrontez pas deux civilisations brutalement comme vous êtes en train de le faire.
Passé le temps de l’accueil sincère et chaleureux, vous buterez très vite sur des difficultés insurmontables, et la violence commencera à s’y installer.
La violence sourde ne fait pas de bruit au début, mais elle naît dans les cœurs tristes qui subissent des décisions injustes au fil du temps.
Avant…. le Christ et le culte marial pouvaient adoucir les coeurs.

Aujourd’hui, l’argent est la seule réponse apportée aux populations. Cet argent, que des générations de Français ont créé grâce à leur ingéniosité, leur sacrifice et leur dévouement.
Devons nous vous souhaiter sincèrement d’abandonner très vite ce projet fou ?

Kenavo

Olivier Marot