Cambadélis me fait penser à un caïd de quartier

Publié le 1 juillet 2015 - par - 1 058 vues

cambadelis-et-sa-cellule-anti-fnCroit-il vraiment à ce qu’il dit, le Premier secrétaire du PS, quand il parle « de rester unis», de « ne pas jouer sur les peurs» et surtout, surtout, de… « pas d’amalgame », pour commenter, avec « grande émotion », l’horreur terroriste d’un assassinat rituel ? Probablement pas, pas plus que quand il annonce 500000 militants au Parti socialiste pour 2017 !

Il occupe le terrain, il gagne du temps, il calmotte les brèches. Comme tous les repus, il pose son derrière de notable sur le couvercle de la marmite pour la tenir en place ; ni plus, ni moins qu’un Jean-Paul Raffarin, qui, lui aussi, assoit son arrière train sénatorial sur le couvercle qui s’agite, mais ne brûle pas encore.

Envoyons les repeupler nos villages qui se meurent, affirme, patelin, ce Raminagrobis de « La France d’en bas », qui aimerait bien que le peuple mange de la brioche et se taise quand il n’a plus de pain : image bucolique d’un village avec ses gamins joyeux qui jouent dehors, ses vieux tranquilles sur le pas de la porte, ses matrones bienveillantes et ses travailleurs robustes. Mais où est donc passée la réalité gênante de la France de la « diversité », avec ses classes moyennes qui fuient les banlieues proches pour les zones rurales où ils espèrent la tranquillité ?

Son insignifiance, j’ai nommé Jean-Yves Jego, y va, lui aussi, de son petit couplet « humaniste » : que  « l’on instaure des quotas de migrants dans  chaque commune », surenchérit l’homme dont l’avis n’intéresse personne ; que nos manants fassent enfin de la place !  Même les Peaux rouges avaient le droit à quelques réserves rien que pour eux, même si l’on y mourrait beaucoup de bien des misères.

« Parle plus bas… »

Le premier secrétaire du PS, lui, ne s’affole pas face à l’histoire qui gronde. Lippe gourmande et œil malin, un tantinet canaille, Christophe Cambadélis, avait déjà à 17 ans, l’air content de lui et dominateur qu’on lui connait aujourd’hui, la soixantaine bien entamée.

Mitterrand, dit-on, qualifiait le Mouvement des Jeunes Socialistes, « d’école du vice », que dire alors des officines trotskystes, dont les cadres, « tout petits déjà », ironiserait Coluche, apprennent, dès le lycée, l’art  du noyautage et de la manipulation ?  La gauche professionnelle, c’est comme la Mafia, une fois rentré, on n’en sort pas.

Cela va faire bientôt cinquante ans que Camba ne fait que de la politique, c’est-à-dire, vit comme un apparatchik de combines d’appareils, de petites magouilles et de coups tordus. Même son diplôme de doctorat, il l’aurait eu grâce à la politique.

On le dit grand stratège du PS, le Talleyrand des courants, des motions et des congrès ; on a les grands hommes que l’on peut et tout est relatif quand François 0 occupe le pouvoir suprême d’un pays qui se rétrécit mortellement.

Lui aussi se donne des postures de grand homme, saisit toutes les occasions exploitables pour se confronter aux symboles  de la grande histoire et se hisser du col… et ressemble à un acteur pitoyable, doté d’une voix hésitante et d’un regard vide, qui ne maîtrise ni son texte, ni l’ampleur du personnage qu’il est censé incarner ; quand ce n’est pas simplement un orage ou une fiente de pigeon qui lui tombent dessus.

Mister Camba, lui, le temps qui passe lui profite. Hâbleur gominé et jovial, il fait penser au caïd de quartier du Parrain 2, qui, exubérant, menaçant et protecteur à la fois, déguste son pouvoir de domination au milieu d’une foule agitée qui le craint. Il ne voit pas, et n’imagine même pas, la présence du jeune loup affamé qui le traque dans l’ombre pour l’éliminer.

Tant que l’orchestre jouera, ils danseront

Cambadélis ne perçoit pas que l’histoire est tragique, et, si oui, il s’en fout. La place est bonne, et tant que « l’orchestre joue, on danse », déclarait, tranquille lui aussi, un patron de Goldman Sachs à la commission d’enquête qui l’interrogeait, après l’effondrement financier de 2008.

Cambadélis, de l’immigration, il en veut, il en redemande. Le peuple ? Connaît pas, tout le monde il est pareil, tout le monde il est interchangeable. Camba, lui, « l’identité française, il ne sait pas ce que c’est », il ne connait que « l’identité républicaine ». République, que de folies l’on commet en ton nom !

La France doit donc se préparer à accueillir tous les clandestins qui veulent venir, c’est « son destin », diraient les Inconnus. Elle se réalise en s’abolissant elle-même dans le grand tout de la diversité humaine, en quelque sorte. Comme le bourdon qui meurt après avoir fécondé la reine, plus elle se dilue, plus elle se perpétue. L’idée que le peuple puisse souffrir, que  les identités se crispent dans ce magma incertain, qu’elles se repoussent et s’affrontent ne traverse pas l’esprit de ce cerveau bien normé.

Ou alors, ce qui est plus probable, son seul problème à lui, c’est de durer, de durer en tant que membre éminent d’un système de pouvoir qui se fait appeler Parti socialiste. Mauvais procès d’un esprit chagrin de « la France moisie », assénerait Soler ; eh bien souvenez-vous de ce que balançait Jospin en son temps : « qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse  moi que la France s’islamise ?». Cela ne s’invente pas !

Combien de temps les Français supporteront cette violence qui monte, sans demander des comptes à leurs dirigeants qui n’ont rien voulu voir, ni entendre ?

Dany Boome

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