Cambadelis : un bolchevik-léniniste devenu agent de l’islam

Publié le 1 mai 2015 - par - 1 963 vues
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RI7cambadélisCertains de ses camarades, – ceux des années soixante-dix à quatre-vingt, années d’insouciante jeunesse estudiantine passée des heures à jouer au flipper, à « l’annexe » de la grouillante rue du faubourg Saint Denis, – des malveillants surement -, l’avaient baptisé « combat-délice ». Ils voulaient signifier, par-là, que l’homme enfonçait des portes ouvertes, en répétant, surlignant, voire hurlant, élégamment, avec la meute qui se voulait révolutionnaire internationaliste. Il en tirera le prestige politique qui décidera le gourou de la secte à l’adouber comme étant son dauphin.

Quelques deux semaines avant ses fiançailles avec François Mitterrand, dans la grande salle de la Mutualité, il donnera de sa voix alors mélodieuse, une belle voix de baryton, suave et forte, dénonçant  la Cinquième république moribonde et surtout son chef du moment qui l’avait pourtant vouée aux gémonies dans son fameux pamphlet intitulé le « coup d’Etat permanent ».

Depuis, l’homme se cherche, ou plutôt il cherche fauteuil ; il est en quête d’un siège confortable et durable, un strapontin confortable et suffisamment vaste pour accueillir celui qu’il est devenu, lui l’ancien jeune et mince « révolutionnaire » ayant acquis de l’ampleur, à tous points de vue.

A cette fin, dans sa continuité de parrain de SOS racisme, notre homme fait profession de dénoncer la « xénophobie », le « racisme », « l’extrême droite », le FN, comme autant de méchants symptômes indiscutables, à peine différenciés et terriblement inquiétants, du « retour aux années les plus sombres de notre Histoire ».

Il ne vient pas à l’idée de notre ex bolchevik-léniniste, presque devenu chef absolu de la tendance « anti entrisme sui generis » (en opposition aux coucous politiques des ancêtres de la LCR/NPA), que les « années les plus sombres de notre Histoire » ne sont pas exactement ce qu’il croit discerner, faussement à l’affût derrière le verre dépoli de ses lunettes politiques.

Il les croit caractérisées, ces années de retour, par un remake des cagoulards ; des Cagoulards qui, pour beaucoup, seront de la résistance à Londres. Il cherche les nouveaux cagoulards, l’engeance des pétainistes, alors que nos « nouvelles années les plus noires » ne sont et ne seront pas celles  des doriotistes ou des pétainistes mais, de façon beaucoup plus concrète et préoccupante, les années du déploiement multiforme des fils et filles de l’unité des Waffen SS nord-africains, –cette troupe de choc qui pogromisera une partie du sud-ouest de la France en 1944-, toujours organisés militairement, mais à une échelle infiniment plus vaste, à une échelle mondiale.

Messali Hadj avait fait exclure du PPA ceux des nationalistes algériens qui avaient répondu à l’appel du troisième Reich. Après 1954, le FLN réintègrera ces hommes. Il fera même de l’un d’entre eux, Mohammedi Saïd, un haut apparatchik à vie du régime gouvernemental algérien. Cet ancien sous-officier de Waffen SS, sans remord, formait un chaînon du djihadisme international de l’époque ; c’était un djihadisme dont -à l’exception des chiites, Khomeiny et son « maître »- les figures marquantes sortiront des chaudrons fumants des Frères musulmans. Ce sont ces hommes du djihad des années 30-45 qui réaliseront l’alliance politico-militaire stratégique, la plus conséquente et la plus durablement meurtrière et génocidaire, avec les chefs de l’hitlérisme.

Pour revenir à ce brave et ambitieux benêt de « combat-délice » : sa dénonciation des « années les plus sombres », confond une marge, n’ayant plus aucun rapport avec la réalité présente, avec le corps principal du danger. Cet aveuglement satisfait, c’est ce qu’il lui reste de sa politisation initiale d’ancien « bonze syndical », de chef du fragment d’UNEF assujetti à la « fraction », devenue UNEF ID.

S’il n’avait pas vraiment appris à aider à contribuer à la « révolution prolétarienne mondiale imminente », avec ses très, très proches, il saura cependant manœuvrer, ruser, et se rendre statutairement propriétaire du syndicat étudiant ; c’était un groupement étudiant (d’étudiants n’étudiant guère) arraché aux appétits de la rue du colonel Fabien alors incarnée dans les étudiants de l’UNEF pour son renouveau.

Lui et ses amis, tous transfuges du bolchevisme-léninisme, accostant sur les rivages opulents et accueillants du « néo socialisme » de l’homme de l’attentat de l’observatoire et de la guillotine pour le communiste algérois Yvetot (un militant du PCA, pied-noir, rallié à la lutte d’indépendance nationale armée en Algérie) s’étaient ainsi constitué avec le syndicat étudiant, enfin ce qu’il en restait, un petit pécule et une monnaie d’échange politique pas absolument insignifiante.

Son pécule syndical étudiant encore assujetti à la « fraction étudiante » servira à lancer SOS Racisme et, surtout, quelques temps plus tard, à devenir le moyen de récupération, par excellence, puis de promotion sociale accélérée, pour plusieurs générations de jeunes filles et de jeunes gens, le plus souvent issus de la « diversité », parlant au nom d’étudiants et de collégiens en lutte contre différents projets gouvernementaux de la droite politique.

C’est ce qui lui donne cette couleur actuelle si spécifique et cet unique registre politique, au moment où le pays et sa population sont dans le collimateur de Daesh, après avoir été dans celui du Hezbollah et de ses alliés issus des rangs d’appareils illégaux du stalinisme puis convertis, en prison ou ailleurs, à l’islam combattant et armé jusqu’aux dents.

Il ne viendra jamais à l’idée de cet homme, combat délice, que la décision des autorités américaines exigeant des américains Nippons et/ou Allemands des preuves incontestables de leur loyauté, ou les internant à défaut de pouvoir les expulser, quand la guerre fut effective entre les USA  et les deux puissances de l’Axe (Allemagne et Japon), pouvait redevenir une terrible exigence sous peine de transformer la France en nouveau champ de bataille, en fausse guerre civile larvée prenant le chemin qui est devenu celui du Nigeria, de la Lybie et de Syrie-Irak .

Au nom du refus des « années les plus sombres », ce Juif, -Juif moins la torah et moins l’attachement à Israël- que les calomnies incessantes des médias publics et privés envers Israël précisément n’empêche pas plus que cela de fermer l’œil dans les instances où il siège, fait de la liberté religieuse islamique son credo tonnant et fumant.

Selon notre homme, y attenter ou vouloir la contraindre aux respects strict des normes légales non-religieuse, la riposte au salafisme en guerre contre le pays, la censure impérative des appels religieux au meurtre, -dans ce contexte-, sont autant, pour lui, de signes de « stigmatisation » et de méchant et inacceptable retour au 1940-45 des Juifs vivant en France, à l’encontre de l’islam considéré comme un ensemble de sectateurs assimilés à une « race » stigmatisée et menacée de persécution raciale.

Appeler à se défendre, refuser que l’on ouvre une ou plusieurs colonies de vacances pour les décapiteurs ou pour les aspirants décapiteurs de retour de Syrie-Irak, réclamer le retour de la déchéance de nationalité pour des hommes et des femmes en guerre mortelle contre tous leurs voisins et/ou concitoyens, isoler les djihadistes ou les candidats djihadistes, leur interdire l’utilisation d’une autre langue que le français lors d’une mise en garde à vue et d’une détention, interdire les cérémonies de prestation de serment prises du voile islamique pour la vie, parmi des fillettes de 6 à 10-11 ans (comme cela a commencé récemment au Canada), fermer les mosquées salafistes, prohiber les hadiths selon Muslim et Al Boukhary (appelant tous deux au meurtres des Juifs, en tant que « dits authentiques du « prophète »), tout cela, pour notre combat délice, sentirait mauvais les « pires années de notre Histoire » quand on persécutait les Juifs. Comme si les Juifs vivant en France s’en étaient allés tuer les journalistes et les brocardeurs de Moïse, ou comme s’ils faisaient sauter ou cherchaient à faire sauter des églises ?

En d’autres termes, la fonction de notre ancien internationaliste consiste : à désarmer totalement ses concitoyens, en les accusant de vouloir faire à des coupables (les djihadistes et leurs sympathisants) ce que de leurs ancêtres firent à des Juifs innocents. La ficelle est grosse, très grosse. Mais quand on en n’a pas d’autre…

Szyia Waldman

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