Camerone : hommage au  caporal Maine

Publié le 29 avril 2020 - par - 35 commentaires - 1 378 vues
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 « Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée. Sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français »

                                             (Inscription figurant sur le monument de Camerone, au Mexique)

Pour la Légion étrangère, le 30 avril est un jour sacré : la commémoration de Camerone, le 30 avril 1863. Camerone,  c’est le combat épique qui opposa une compagnie de la Légion étrangère aux troupes mexicaines durant la calamiteuse expédition française du Mexique (1).

Soixante-deux légionnaires, assiégés dans un des bâtiments d’une hacienda de Camarón de Tejeda, résistèrent toute une journée à l’assaut de 2 000 fantassins et cavaliers mexicains.

À la fin d’une longue journée de combat, les six survivants encore en état de combattre, à court de munitions, chargèrent baïonnette au canon.

Un officier mexicain – d’origine française – somme alors les survivants de se rendre. Le caporal Maine répond : « Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l’entendre que, jusqu’au bout, nous avons fait notre devoir. »

« On ne refuse rien à des hommes comme vous », lui répond l’officier mexicain.

Les rescapés sont présentés au colonel Milan, qui s’écrie : « ¡Pero estos no son hombres, son demonios! » (« Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons »).

Chaque 30 avril, partout où se trouve la Légion – dans ses casernements, en manœuvre, en opération extérieure –  et dans les amicales d’anciens légionnaires, on récite (2) ou on lit le « récit de Camerone ». Un texte clair, concis, rédigé avec des mots simples pour que les légionnaires, issus de 180 nationalités et maîtrisant souvent mal le français, puissent le comprendre :

« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportant trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi, une compagnie. La 3e compagnie du Régiment étranger fut designée mais elle n’avait pas d’officier disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement… etc. »

Le 1er mai 1853 – soit presque dix ans jour pour jour avant Camerone –  le sous-lieutenant Danjou, au cours d’une expédition en Algérie, perdait  la main gauche à la suite de l’explosion de son fusil. Il la remplacera par une prothèse articulée en bois, dont il se servira comme d’une vraie main.

Il sera lieutenant le 23 décembre 1853, puis capitaine le 9 juin 1855 à titre exceptionnel au siège de Sébastopol et, enfin, capitaine adjudant-major le 18 septembre 1855. Le 16 avril 1856, il est fait  Chevalier de la Légion d’honneur.

En 1865, la main articulée du capitaine Danjou est rapportée à Sidi-Bel-Abbès – berceau de la Légion étrangère – par le colonel Guilhem. Depuis, cette relique est conservée à Aubagne (3), dans la crypte du musée de la Légion. Tous les ans, lors de la cérémonie de Camerone, la main du capitaine Danjou est portée sur la « voie sacrée », jusqu’au monument à la gloire de la Légion étrangère (4), par un légionnaire – officier, sous-officier ou homme du rang – choisi par ses pairs.

Le 30 avril 1961, la main du capitaine Danjou n’a pas été présentée aux légionnaires : ce jour-là était un jour tragique : celui de la dissolution du 1er REP (5), régiment fer-de-lance du putsch d’Alger les 21-22 et 23 avril précédents.

Ce combat de Camerone, défaite contre un ennemi mieux armé (6), à un contre trente, est entré dans l’histoire – comme Bazeilles pour les « Marsouins » ou Diên-Biên-Phu pour les paras et (encore !) la Légion – parce qu’il symbolise l’acte gratuit, le courage, la volonté, l’honneur et la fidélité à la parole donnée. « Honneur et Fidélité » : c’est la belle devise de la Légion !

Après le capitaine Danjou, rendons hommage  au caporal Maine, ce héros qui, avec une poignée de survivants, imposa ses conditions de reddition aux troupes mexicaines.

C’est presque un voisin car il né à Mussidan, en Dordogne, le 4 septembre 1830.

On suppose qu’il doit son prénom, Louis-Philippe, à l’accession au trône, un mois plus tôt, de Louis-Philippe 1er.  Ce « roi-bourgeois » – que Daumier caricaturait sous la forme d’une poire –  n’a pas été sacré « Roi de France » mais intronisé roi des Français. Son règne, commencé avec les barricades de la révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent du trône.

Louis-Philippe nait au foyer de Joseph Ména dit « Maine », d’origine andalouse, bottier de profession et de Thérèse Félix, française née en Espagne. Le père de Thérèse a été capitaine dans les armées napoléoniennes. Thérèse Félix est hôtelière.

On ne sait pas grand-chose de l’enfance de Louis-Philippe Maine, sinon qu’il rêve d’aventure. À 20 ans, le 21 décembre 1850 précisément, il s’engage pour deux ans au 1er  Régiment de zouaves à Alger. Mais l’Algérie qu’il va connaître est, semble-t-il, trop calme pour lui. L’émir Abdelkader a fait sa reddition au duc d’Aumale en 1847. Cette phase de la conquête se termine par l’annexion de l’Algérie à la République française, via la création des départements français d’Algérie en décembre 1848.

En  1850, l’armée se charge surtout de veiller à la bonne intégration des révolutionnaires de 1848, déportés en Algérie et dont on fait, contre leur gré, des paysans et des laboureurs.

À la fin de son contrat, déçu, Louis-Philippe rentre à Mussidan où il reprend le métier de bottier de son père. Mais l’aventure le démange. Le 25 avril 1854, il s’engage à nouveau au 4e bataillon de Chasseurs à pied, qui part se battre en Crimée.

C’est là que sa brillante carrière débute vraiment. Le 18 juin 1955, il est blessé lors de la prise de la tour Malakoff. Son comportement au feu lui vaudra la Légion d’honneur  – à  la même époque et sur le même théâtre d’opération que le capitaine Danjou –  clin d’œil de l’histoire !

En juin 1959, il est déjà adjudant et, après la victoire de Magenta, il est décoré de la Valeur militaire italienne. Puis il suit le 4e bataillon de Chasseurs à pied, en Algérie, où il s’ennuie.

L’expédition du Mexique est une aventure qui le tente. Il rend ses galons et s’engage comme 2e classe au Régiment étranger qui part pour le lointain Mexique.

La Légion étrangère va s’empresser de donner les galons de caporal à ce légionnaire blessé en Crimée et Chevalier de la Légion d’honneur.

Rescapé de Camerone, Maine est nommé sous-officier, puis, plus tard, officier.

En 1870, il est  capitaine au 3e régiment d’Infanterie de marine. Il participe, à Bazeilles,  au combat héroïque appelé  « Maison de la dernière cartouche ».

Il est fait prisonnier à Sedan le 2 septembre 1870, et… s’évade le 18. Il gagne Bruxelles et rejoint la France. À Rochefort, il intègre les « Francs-tireurs » et organise une phalange de volontaires qu’il conduit au feu.  Il y gagne ses galons de lieutenant-colonel du 8e régiment de Gardes mobiles de Charente-Inférieure. À la révision des grades (en 1872) il redevient capitaine.

Il termine sa carrière au 3e RIMa. Il est rayé des cadres pour infirmités temporaires le 30 novembre 1878, à 48 ans.

Ce héros du siège de Sébastopol, de Camerone et du combat de la « Maison de la dernière cartouche », grande figure de la Légion étrangère et des Troupes de marine, meurt à 63 ans, dans son lit à Douzillac, en Dordogne, le 27 juin 1893.

J’ai tendance à penser, mais ceci n’engage que moi, que c’est la grandeur de la France qui fabriquait des héros de cet acabit. Certes, le courage est une affaire personnelle, et, comme je n’en ai pas à revendre, je suis assez mal placé pour en parler mais NOTRE histoire, elle, me parle :

Sous Napoléon, les généraux chargeaient à la tête de leurs troupes. Ceux – assez rares – qui survivaient, finissaient maréchaux d’Empire.

Dans un de mes livres (7) j’ai raconté les émeutes parisiennes de juin 1848. Une époque où Louis-Philippe Maine avait 18 ans : « Durant l’insurrection, on vit des généraux se battre avec une fougue de sous-lieutenant: le général Duvivier sera mortellement blessé près de la Seine, son successeur, le général de Négrier, blessé cinq fois à Waterloo, avait été tué au cours d’un assaut à la Bastille.                                                                                                                                                             

Le général Bedeau, ancien chef de la Légion étrangère, avait été grièvement blessé près du faubourg Saint-Antoine. Cavaignac en personne, général-ministre de la guerre, et son adjoint Lamoricière avaient repris à la hussarde le faubourg Saint-Denis, le général Bréa avait été massacré à la Porte d’Italie et le général Damesne avait tiré au canon sur le Panthéon avant d’être, à son tour, mortellement blessé. Arrêtons là l’énumération. L’insurrection parisienne a été matée au prix de milliers de tués dont… 8 généraux… »

Imaginerait-on aujourd’hui  le « Chef des armées » moulé dans sa combinaison d’aviateur faite sur mesure, suivi de la ministricule Florence Parly  et du bellâtre gominé Lecointre, montant à l’assaut d’une barricade de « Gilets jaunes » ? Non, l’époque n’est plus la même, et puis, les flics de Castaner, qui n’osent plus aller dans les banlieues de non-droit, font ça très bien.

Plus sérieusement, concluons avec quelques mots sur cette triste campagne du Mexique.

En avril 1865, la Guerre de Sécession américaine prenait fin avec la victoire du Nord. Les républicains mexicains  poussèrent  le gouvernement de Washington à masser ses troupes le long de la frontière avec le Mexique, avec armes, munitions et matériel. Les troupes républicaines virent aussi leurs effectifs augmentés d’anciens combattants de la Guerre de Sécession américaine.

Dans le même temps, le secrétaire d’État des États-Unis, William Henry Seward, pressait les Français d’abandonner le Mexique. La France ne pouvait plus se permettre de gaspiller ses forces dans une aventure aussi lointaine. Napoléon III retira donc ses troupes, abandonnant une par une les villes du nord, Mexico, Puebla, et Veracruz.

En février 1867, le dernier navire français quittait les rives du Mexique.

Sur les 38 493 militaires français envoyés au Mexique, 6 654 y sont morts de blessures ou de maladie. Puis la guerre du Mexique fit trois derniers morts.

En juin 1867, l’empereur Maximilien, qui se croyait capable de maintenir l’Empire sans aide étrangère, avait refusé d’abdiquer. Il se réfugia dans Santiago de Querétaro. Bientôt cerné par les républicains, il se rendit. L’Empereur pensait naïvement qu’il serait  conduit à Veracruz et rembarqué sur le premier navire en partance pour l’Europe. Il fut condamné à mort.

Le 19 juin 1867, à Santiago, il fut exécuté avec ses généraux Miramón et Mejía.

Depuis le combat héroïque de la compagnie du capitaine Danjou, chaque fois qu’une unité mexicaine passe devant le monument de Camerone, elle présente les armes.

Et les légionnaires – jeunes ou vieux – continuent à chanter en souvenir de la campagne du Mexique :  « Eugénie les larmes aux yeux / Nous venons te dire adieu,

      Nous partons de bon matin / Par un ciel des plus sereins.  

      Nous partons pour le Mexique / Nous partons la voile au vent,

      Adieu donc belle Eugénie / Nous reviendrons dans un an… ».

Éric de Verdelhan

1)- « Camerone » de Pierre Sergent (Fayard ; 1980) est, à mon humble avis, l’un des meilleurs livres sur le combat de Camerone.

2)- Une tradition légionnaire voulait, jadis, qu’un lieutenant méritant apprenne par chœur le « récit de Camerone » pour le réciter à ses hommes le 30 avril.

3)- Maison-mère de la Légion depuis la fin de l’Algérie française.

4)- Ce monument, construit à l’initiative de général Rollet, le premier « Père Légion »,  sera démonté et reconstruit à Aubagne, le 26 octobre 1962. Ce sera le premier travail accompli par les légionnaires du 1er Régiment étranger.

5)- REP : Régiment étranger de parachutistes.

6)- Les légionnaires étaient équipés de fusils à un coup à chargement par la bouche : la carabine Minié à balle forcée. Chaque légionnaire  disposait de 60 coups, mais les Mexicains, outre l’avantage du nombre, disposaient d’armes américaines à répétition et à grande portée.

7)- « Hommage à NOTRE Algérie française » Dualpha ; 2019.

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Notifiez de
kouffar

Grand RESPECT

Henri

C’est ma dernière intervention.
Le poème « J’ai rendez-vous avec la mort » a été écrit en anglais (USA) par le poète étasunien Alan Seeger mort au combat le 4 juillet 1916 sous l’uniforme de la LE, devant Belloy en Santerre (Somme). Son corps n’a jamais été retrouvé.
Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Seeger

Henri

Suite de mon précédent commentaire…
Il faut visiter le domaine du Capitaine Danjou à Puyloubier, qui accueille des invalides ex-LE.
Ne pas hésiter à faire des achats (c’est pour la bonne cause) à la boutique qui propose par exemple une ligne de vêtements (hommes et femmes) « outdor » de très grande qualité copiée sur les équipements militaires et bien sûr le vin produit par le domaine (appelation Côtes du Rhône)
Voir la chapelle du domaine, très belle collection de fanions militaires, les photos sont de moi (Henri)
https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/13-Bouches-du-Rhône/13079-Puyloubier/1821

Henri

Pour ceux qui en aurait l’occasion je conseille très vivement la visite du musée de la LE à Aubagne au quartier Viénot, entrée gratuite.
Du musée possibilité de voir (mais pas d’y accéder) le monument aux morts qui fut rapatrié d’Algérie, possibilité aussi de visiter la salle d’honneur et de voir de l’extérieur la crypte où est exposée, entre autres, la prothèse en bois du bras du capitaine Danjou. L’accès à la crypte est interdit à qui n’est pas de la LE ou ex-LE.
Voir, les photos sont de moi :
https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/13-Bouches-du-Rh%C3%B4ne/13005-Aubagne/183793-CryptedelaLegionEtrangere

Henri

Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N’est pas cet étranger,devenu fils de France
Non pas par le sang reçu, mais par le sang versé ?

Urbain

« La rue appartient à celui qui y descend,
La rue appartient au drapeau des képi blancs,
Autour de nous la haine
Autour de nous les dogmes que l’on abat.
Foulant la boue sombre, vont les képis blancs »

Chic à la Légion!
Et chic à Cyr !

Theodore

Le kepi blanc est assez recent dans l histoire de la legion… C’est que le 14 juillet 1939 que les légionnaires arborèrent fièrement ce képi blanc, pour la première fois… A camerone ils ne portent pas ce kepi…

( en realite c est une inspiration du turban BLANC des touaregs du desert / cheche – ou ashash )
le noir absorbant la chaleur, le blanc la rejettant ! Le soleil etant le createur… )

Les meharistes de la legion ( dénommée Compagnie Saharienne ) de la region de reggane avaient deux couleurs de kepis. ( blanc et bleu cobalt / legerement bleute )

saurer

Chaque Patriote porte dans son coeur l’honneur de Camerone.! … Quand la charge aura sonné contre l’envahisseur musulman, souhaitons que tous les combattants Patriotes seront animés par l’Esprit Camerone ! …

Gene

C’est là que sa brillante carrière débute vraiment. Le 18 juin 1955, il est blessé lors de la prise de la tour Malakoff.
En juin 1959, il est déjà adjudant et, après la victoire de Magenta, il est décoré de la Valeur militaire italienne.

Il doit s’agir des années 1855 et 1859 et non de 1955 et 1959 ..

JF Cerisier

« Nous étrangers n’avons qu’une façon de prouver notre amour pour la France : nous faire tuer pour elle ! »

Lieutenant-colonel Dimitri Amilakvari, Géorgien, formidable entraîneur d’hommes, héros de Bir Hakeim, Compagnon de la Libération, commandant la 13e demi-brigade de Légion étrangère et tué au combat.

JF Cerisier

Pour l’Honneur et la Fidélité – More majorum !

« Le volontaire étranger de 1914

Le monde entier disait : la France est en danger
Les barbares demain, camperont dans ses plaines
Alors, cet homme que nous nommions « l’étranger »
Issus des monts latins ou des rives hellènes

Ou des bords d’outre-mers, s’étant pris à songer
Au sort qui menaçait les libertés humaines
Vint à nous, et s’offrant d’un cœur libre et léger
Dans nos rang s’élança sur les hordes germaines

Quatre ans, il a peiné, lutté, saigné, souffert!
Et puis un soir, il est tombé, dans cet enfer..
Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense

Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N’est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé.

Pascal BONETTI – 1920″

gabriel zallas

Concernant l’armenent un peu périmé par rapport à l’armée mexicaine, il est a noter l’exceptionnelle « rendement » de tir : en effet une balle sur treize a fait mouche alors que de nos jours avec des munitions et des armes beaucoup plus performantes il faut plus du double pour le même résultat.

verane

très bel article, très instructif

Patrick Hays

Le récit de Camerone, dans sa version immuable « L’armée française du Mexique assiégeait Puebla » est toujours lu devant le front des troupes durant la prise d’armes le 30 avril, dans tous les régiments de Légion.

!!!

Pierre Ier de Serbie Il s’était engagé dans la Légion étrangère lors de l’invasion de la France par l’Allemagne en 1870. Pierre Karageorgévitch fait ses études militaires à Saint-Cyr2, à titre étranger, de 1862 à 1864- promotion « Puebla ». En 1870, ne supportant pas de voir la France battue par les Prussiens, il s’engage comme sous-lieutenant au 5e bataillon de la Légion étrangère, sous le nom de Pierre Kara et se bat dans les rangs de l’Armée de la Loire. Le 11 octobre, il est blessé sous Orléans. Fait prisonnier, il s’évade en traversant la Loire et rejoint l’arrière-garde de l’armée de Chanzy pour reprendre sa place au combat.

Didier

Ce qui fait penser à l’engagement de JM Lepen alors député qui aurait pu profiter des salons feutrés. Et dire que j’ai défilé avec les gauchos contre lui quand j’étais étudiant. Sincèrement désolé Monsieur Lepen.

pauledesbaux

par la faute incommensurable de ces péteux qui nous gouvernent nous ne commérons pas CAMERONE, comme d’habitude mais seulement « entre nous LEGIONNAIRES OU SEULEMENT LEGIONNAIRES DE COEUR  » il a bon dos le cornardvirus, ils veulent seulement nous faire la passe sur nos FONDAMENTAUX, si ce moment de l’HISTOIRE pouvait éveiller l’ardeur, le courage, de cette poignée d’HOMMES
face à une armée……nous pourrions éradiquer cette PESTE VERTE qui est pire que le cornard virus….VIVE CAMERONE et HONNEUR a ceux qui l’ont vécu, HONNEUR aussi à ceux qui commémorent un tel fait de guerre, un exemple à suivre, Rien ni personne ne nous fera oublier et surement pas les ordres à rentrer dans les terriers de ce gouvernement bolchévique…
VIVE CAMERONE, HONNEUR ET FIDELITE

!!!

Legio Patria Nostra!

pauledesbaux

excellentissime article historique, en classe je n’aimais pas l’histoire mais nous aurions eu un prof tel que Toi nous nous y serions intéressé …..tu complète article après article, l’inculture de l’Enseignement dit National qui ne nous a rien appris de notre NATION – merci ERIC !
Merci à RIPOSTE LAIQUE de nous permettre d’apprendre les phases « cachées »
de l’Histoire la Nôtre et celles des autres…

patphil

qu’allaient ils faire dans cette galère ?
c’est bien de fêter l’héroisme des chairs à canon mais quid de leurs généraux et zélites qui les ont envoyés au casse pipe

Paskal

Les zélites croyaient peut être que dans l’Antiquité, on parlait gaulois au Mexique ?

Mickdan

J’étais dans les troupes de marine, mais je connaissais pas l’histoire du caporal Maine, chapeau a ce soldat hors normes un homme qui étais a Camerone avec la légion et a Bazeiles avec l’infanterie de marine,deux des plus grands fait de gloire de l’armée française, ça doit pas courir les rues,moi j’appelle ça un vrais héros comme il n’y a plus de nos jours,merci pour ce récit !!

JOSEPH D ARIMATHIE

LEGIO PATRIA NOSTRA

JOSEPH D ARIMATHIE

legio patriam mea

Fomalo

Ma naissance a eu lieu dans le « berceau » de la Légion. Puis, j’ai connu Marseille ,Puyloubier et Aubagne. A part votre mention de l’infâme Cavaignac, je vous dis merci pour cet article et l’anniversaire du coeur qu’il représente.

kamisan

« défaite contre un ennemi mieux armé « …et un peu chez lui aussi non ??? …Nous quand on va envahir les autres c’est héroïque, et quand les autres nous envahissent c’est des barbares…c’est pas très cohérent tout ça !!!

Angélique

Tout ce qu’un gauchiste pouvait trouver à dire.

Henri

Eric de Verderlhan,
vous êtes un peu dur avec le général Lecointre; mais est-ce sans doute par ignorance que vous le cariturez de rond-de-cuir ou d’opportuniste.
J’attire votre attention qu’il fut l’officier ( capitaine) à la tête de marsouins, qui reprit par une charge à la baïonnette le pont Vrbanja le 27 mai 1995. Reconnaissez qu’il faut avoir du courage pour se lancer à l’assaut d’un point fortifié de cette façon.
Sur le sujet traité, comme vous, honneur à nos légionnaires pour ce haut fait d’armes; d’ailleurs,encore aujourd’hui, il est toujours commémoré, également par les mexicains reconnaissant la valeur de ces légionnaires.
Nota: erreurs de dates dans le passage dédié à Maine.

!!!

Sarajevo BiH, le pont Vrbanja le 27 mai 1995. Une section de 31 soldats du 3e régiment d’infanterie de marine, menée à l’assaut par le lieutenant Heluin!

Papy mauser

Dommage pour l’article qu’une fois de plus vous vous en preniez aux flics de Castanet qui sont avant tout des fonctionnaires républicains et qui iraient si l’ordre en était donné en découdre avec la racaille de banlieue pour avoir servi dans les CRS je sais qu’ils ne manquent pas de courage ceci dit modestement je salue la Légion Étrangère privée cet année de Camerone du moins de celui fêté comme les autres années
AM

pauledesbaux

on nous a privés de CAMERONE mais on n’a pas privé les racailles de sortir de chez eux sans leurs masques se ballader à toutes les heures sans leur laisser-passer comme on l’exige pour nous (135euros d’amende) dans ma petite ville du sud c’est pareil les ROMS et leur progéniture déambulent sans masque, en gueulant dans nos rues devenues calmes pour nous FDS et pas pour eux DEUX POIDS DEUX MESURES CE SONT LES ETRANGERS LES MAITRES DE NOTRE PAYS….LA RAGE MONTE A L ALLURE D UNE REVOLTE (pas de revolution)
la roue tourne il va y avoir de lourdes sanctions pour le foutage de gueule que nous fait subir ce gouvernement de MERDE

Theodore

Comme toujours avec vous, tres beau texte d une grande sensibilite.

Merci d avoir precise que Sidi-Bel-Abbès etait le berceau de la Légion étrangère…( beaucoup en France l oublient ou pire ne le savent pas…ils pensent que l acte de naissance est en france avec napoleon I )

Marcel Cerdan illustre boxeur français ( champion du monde / vs. zale )etait de Sidi Bel Abbès lui aussi… il ne faut pas l oublier

« Les grands n’ont pas de parole. Seul les escarpes s’y tiennent, eux qui n’ont plus d’honneur et viennent se réhabiliter à la Légion. »

« Faire un prisonnier » / Blaise Cendrars ( ancien de la maison…)

vendéenne,

est en nous et restera en nous pour l’éternité.
Merci également à ceux d’Indochine et à ceux d’Algérie! Vous avez été le meilleur de la France .

vendéenne,

Pour eux et pour tous ceux qui se battent pour la France .
Parce qu’ils avaient du courage , de l’honneur et des convictions. Pour le Drapeau, pour la vie de ces hommes à jamais dans nos pensées. Pour que toujours reste écrit dans les mémoires des vrais Français qu’il existe des êtres humains de ce pays, tellement avili aujourd’hui , dont les valeurs sont incroyablement plus grandes que celles de nos petites zélites prétendant à la direction de notre France.
Pour que dans cent ans dans mille ans on baisse la tête devant ces hommes, on s’agenouille à leur mémoire, on leur rende les hommages qu’ils méritent humblement parce qu’ils sont grands et que nous ne sommes rien. Merci à eux pour ce qu’ils sont , merci d’avoir existé, et sachez que jamais vous ne mourrez vraiment car votre exem