Cantine : le Maire d’Aveyres supprime le repas de substitution au porc… et se fait pêter sa voiture !

 Voilà enfin une bonne nouvelle! Il y a donc des Maires qui comprennent que les exigences religieuses ont un coût et que celles-ci n’ont pas à être supportées par les contribuables.

« À Arveyres, la mairie a supprimé les plats de substitution pour les enfants ne mangeant pas de porc, invoquant des contraintes budgétaires et techniques. Une décision qui soulève la colère des parents concernés » annonce les radios nationales et le Figaro.

Certes on peut regretter que ce soit sur l’angle économique que soit traité ce problème religieux. Mais ne boudons pas notre plaisir, car qu’importe le contenant si le contenu est laïc et républicain. On notera que c’est un maire sans étiquette qui n’est donc pas à priori sous le glaive des partis droits-de-l’hommistes et multiculturalistes ce qui confirme bien l’engagement de certains partis politiques vers le communautarisme.

Cela faisait 16 ans que des plats, pour remplacer le porc, étaient servis le midi à la cantine d’Arveyres, une commune de 1900 habitants située en Gironde. Mais depuis le 1er mars, parmi les 180 élèves inscrits à la cantine municipale, les 28 enfants de confession musulmane ou juive ne mangeant pas de porc ne se voient plus proposer de plats de substitution. Le maire, Benoît Gheysens, a annoncé la mesure fin janvier dans un courrier adressé aux parents, arguant de problèmes de «surcoût, de gaspillage conséquent et de complexité d’organisation».

Le Figaro ne dit pas le nombre d’enfants qui sont musulmans et celui qui sont juifs et sans doute parce qu’il devrait scinder la communauté musulmane de celle des juifs qui n’ont jamais fait un pataquès du casher  à l’école. Et puis nous pouvons sans risque affirmer que mêler ces deux communautés dans un même « combat » contre le porc à la cantine permet de noyer le poisson chrétien.

J’en veux pour preuve que les seules personnes qui se soient exprimées sont des mères musulmanes! Nous avons eu droit « aux larmes de la petite fille rentrant chez elle sans avoir manger« , de « la maman qui n’en a pas dormi de la nuit« !  Du « scandale« , de la « discrimination » et j’en passe! Pour mémoire, ces 28 enfants représentent 15,5% des effectifs scolaires sur une commune de 1900 habitants. Peut-on à partir d’une petite ville de Province en tirer des conséquences à long terme! Nous savons d’ors et déjà, que dans les banlieues parisiennes, ce sont des écoles entières qui ont des pourcentages totalement inversés.

La restauration scolaire n’est pas un service obligatoire :  Le fonctionnement des écoles maternelles et primaires est une dépense obligatoire pour les communes. Par contre, la restauration scolaire ne l’est pas (voir le Code des collectivités territoriales : Art. L.2321-2). (…) Le service est assuré par le personnel communal ou peut être délégué à une association (association de parents d’élèves, association familiale…) ou à une société de restauration. Dans ce cas, la mairie passe généralement une convention ou un contrat avec le prestataire associatif ou commercial. Ce dernier peut assurer la préparation des menus, les commandes, la production et le service des usagers. (…) La commune peut donc déléguer la gestion, la fourniture et la préparation des repas mais absolument pas la surveillance des enfants qui relève du service public de l’enseignement (avis du Conseil d’État).

Ce rappel pour dire que rien n’interdit à un Maire de mettre en place une cantine ou de ne pas le faire! Cela relève de son pouvoir d’élu.  Qu’il a parfaitement le droit d’être attentif aux coûts des prestations alimentaires vis-à-vis des enfants et qu’en aucun cas, il est dans l’obligation d’obéir à des demandes communautaires. Alors, dans de très nombreuses communes de France, les Maires ont renoncé à mener le combat de la laïcité! Ils ne servent plus que du halal et de fait, ces Maires financent les trois mosquées de France dont on ignore in fine, à quoi ni à qui  sert cette taxe halal prélevée sur les produits.

Mon premier sentiment est de dire bravo à  Benoît Gheysens pour ce retour au bon sens! Qu’il est parfaitement normal que le premier magistrat d’une ville soit attentif aux coûts de ses services municipaux. Ce qui l’est moins c’est le traitement de l’information par les médias, c’est les pleureuses habituelles musulmanes ou non! C’est l’utilisation de l’enfant « qui pleure » parce qu’elle n’a pas mangé alors même qu’elle le pouvait, si ce n’est son entrée et son dessert! C’est la volonté de stigmatiser pour le coup, un Maire attentif à ses dépenses en l’accusant d’islamophobie et pourquoi pas de racisme puisque la volonté médiatique et d’impliquer des familles juives qui sont par ailleurs bien silencieuses sur cette affaire! La communauté juive n’a jamais imposé un mode de vie, des prières dans la rue, une visibilité dans les services publics, des exigences dans les cantines et les entreprises comme on le sait désormais à la RATP. Nous ne devons jamais le perdre de vue!

Ce Maire vient de bousculer un tabou! Ce Maire vient de montrer l’exemple! Ce Maire peut inciter d’autres maires à se libérer de ce tabou! On voit bien que cette décision peut avoir des conséquences et faire tâche d’huile vers d’autres municipalités.

Car la question est: combien de citoyens de nos villes savent ce que mangent les enfants dans les écoles de leurs villes?  Halal ou pas halal? Avec ou sans porc? Uniquement végétariens de type faux-cul?

Ce qu’il ne faut pas perdre de vue c’est aussi une autre mission de l’école: La restauration scolaire, intégrée aux établissements scolaires (écoles, collèges et lycées), remplit aussi une fonction éducative : l’éducation au goût et à l’équilibre alimentaire de ses jeunes convives.

Une mission qui n’est pas rempli puisque par la faute d’exigences alimentaires religieuse, c’est le porc qui ne sera jamais goûté par les enfants. Il sera encore moins apprécié par les finances des municipalités pour son prix modeste à l’achat.  Sans tenir compte de la filière porcine qui se trouve en plein marasme!

Mais écoutons les raisons de Monsieur Benoît Gheysens, médecin de métier: « il rappelle à France Bleu Gironde que la viande «n’est pas le seul apport protéique dans le repas». Il propose d’ailleurs, pour calmer les tensions, d’ajouter dans les entrées, lorsqu’il y a du porc au menu, de l’œuf ou du thon par exemple. Des produits contenant des protéines. Ainsi, la cantine s’engage à servir «une charge en protéines normale».

Mais écoutons nos braves mères de familles qui ont une solution:

– Les parents ont même proposé de payer un supplément ou de faire manger leurs enfants à part.

– Une mère d’élève, confie à Sud Ouest que «si le porc est maintenu à la cantine le 18 mars, sans aménagement, nous retirerons nos enfants de l’école».

Chantage à l’école! Faire manger leurs progénitures à part! Les musulmans d’un côté et les mécréants de l’autre!

Voilà donc la solution pour ces femmes! Bien entendu, aucun de nos « journaleux » habituels n’a relevé l’incongruité de la proposition si ce n’est la ségrégation religieuse! Qu’en penseraient les enfants d’être séparés? Que penserait la « petite fille en pleure« . Aucune importance n’est-ce pas! C’est pourtant l’une des revendications des musulmans dans des entreprises françaises: ne pas partager un repas avec un mécréant ne mangeant pas halal.

Mais le pire est à venir car ce Maire sans histoire, sans étiquette vient de payer la note: Deux pneus crevés et des rayures sur la carrosserie que l’élu juge « inadmissible » : « Ils viennent empiéter sur ma vie privée. Je ne vois pas l’intérêt de poursuivre mon engagement dans la vie publique dans ces conditions. Je terminerai mon mandat mais je ne suis pas sûr de me représenter ». […] affirme-t-il dans le journal du Sud-Ouest.

Nous en sommes là de par les faiblesses de nos dirigeants politiques, de ces « arrangements à l’amiable », de ces manques de courage politique, de ce refus d’appliquer la loi, toute la loi et rien que la loi et non en fonction des communautés! Car enfin et pour tout dire, on peut supposer sans crainte que ce ne sont pas des franchouillards, ni des « fachistes », ni des « de souches » qui se vengeraient éventuellement en s’en prenant aux biens d’un Maire!

Qui peut bien chercher à vouloir faire peur au premier magistrat d’une ville qui autorise de nouveau le porc dans une cantine scolaire?

Le clou est l’abjecte et scandaleuse réponse à la Ponce Pilate du Sous-préfet d’opérette de Libourne : Vous avez créé un problème, vous devez trouver une solution pour la rentrée du 18 mars. C’est quoi la solution Monsieur le Sous-Préfet? Qu’il se pende pour payer le lèse majesté fait à Mahomet? Auriez-vous oublié que vous êtes le représentant de la République Française laïque?

Gérard Brazon  (Puteaux-Libre)

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