Cantines : salades avec la laïcité et la notion d’intérêt supérieur de l’enfant

Le tribunal administratif de Dijon vient d’annuler la décision de la commune de Chalon-sur-Saône qui avait supprimé en 2015 les menus de substitution.

http://dijon.tribunal-administratif.fr/content/download/109427/1101437/version/1/file/1502100%2C%201502726.pdf

Mais de quoi parle-t-on ?… De ces menus proposés aux enfants musulmans lorsqu’il y a du porc. Le maire Gilles Platret entendait par cette suppression promouvoir la laïcité. Car enfin la République n’a pas à se préoccuper de la religion des élèves. Elle le montre bien lorsque les cantines refusent de servir du poisson les vendredis de carême.

La Ligue de Défense Judiciaire Musulmane (LDJM) s’était saisie du dossier dès 2015. La LDJM considérait cette suppression des menus de substitution par la commune de Chalon comme « illégale et discriminante », et représentant « une violation de la liberté de conscience et de culte ». Depuis quand un menu religieux est-il légal ? Depuis quand est-ce nous qui discriminons les musulmans, qui se discriminent en réalité très bien tous seuls au moyen de leurs exigences ?… Depuis quand l’école de la République doit-elle assurer les revendications religieuses ?…

Les juges n’ont pas voulu statuer sur ces notions mises en avant par la LDJM, bien que l’avocat de la LDJM, Nicolas Gardères, ait le culot d’estimer que la laïcité s’efface devant le droit de l’enfant !… On pensait que plus rien ne nous surprendrait de la part de Gardères, et nous voilà sidérés par un tel reniement de nos principes républicains, pour lesquels l’école doit être un exemple…

Mais non, pour Nicolas Gardères le droit de l’enfant à être élevé religieusement prime sur la laïcité. Va-t-on alors, au nom de ce droit, vers des salles de prière dans les écoles, les fêtes musulmanes fériées, la musique interdite dans les écoles, les femmes enseignantes renvoyées à leurs cuisines, la mixité bafouée, des cours de sport, de sciences, d’histoire tronqués ?…

L’intérêt supérieur de l’enfant est l’option choisie par le tribunal administratif de Dijon pour annuler la décision de la commune de Chalon, sans doute pour éviter de se noyer dans le sujet brûlant de la laïcité. Pour le tribunal, le maire aurait dû expliquer en quoi sa décision prenait en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. Mais justement, le maire l’a fait : il a dit que cette décision était prise au nom de la laïcité. Mais l’islam ne veut pas entendre parler de la laïcité.

C’est pourquoi la fédération de la Libre Pensée de Saône-et-Loire qui se permet de dire que la laïcité n’a jamais eu pour objet de présenter à des enfants des aliments que leurs familles pensent impurs, se fourvoie.
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2017/08/30/repas-de-substitution-dans-les-cantines-la-federation-de-saone-et-loire-de-la-libre-pensee-se-felicite-du-jugement
La laïcité n’a jamais eu non plus pour but de présenter aux enfants des aliments censés être purs, en conformité avec leurs croyances religieuses. Depuis deux mille ans, la culture judéo-chrétienne nous enseigne qu’il n’y a pas d’aliment impur. L’islam a deux mille ans de retard sur nous. Et voilà qu’on veut nous faire rétro pédaler, au nom d’une laïcité mal comprise.

Au moins, qu’à l’école qui devrait être une zone neutre, on laisse les enfants tranquilles avec cet interdit du porc, aliment économique et exquis qui est depuis l’époque gauloise (époque à laquelle on n’avait heureusement pas encore entendu parler de l’islam), une de nos traditions. Nos traditions n’ont pas à être reléguées pour faire plaisir à des nouveaux venus qui n’ont pas nos valeurs. Que l’école soit un espace de liberté de l’enfant. Or les menus de substitution empêchent l’enfant de choisir librement et le confinent dans ce refus du porc. L’enfant est fliqué jusque dans son école et c’est à l’école qu’on fait jouer ce mauvais rôle.

L’école, qu’elle soit publique ou privée, est un creuset dans lequel l’enfant apprend à être citoyen. Tolérer l’existence d’un interdit fétichiste alimentaire au sein des écoles, tolérer le fichage des élèves selon ce qu’ils mangent, les tables séparées selon le même principe, c’est faire prospérer le communautarisme et rendre stérile le creuset de l’école. Nous n’avons pas à nous plier à ces caprices alimentaires, à ce chantage qui va beaucoup plus loin que le porc.

L’intérêt supérieur de l’enfant, d’après l’illustre juriste Jean Carbonnier, était dans les années soixante une notion fuyante, suscitant des décisions arbitraires, car l’enfance n’a de signification que comme préparation à l’âge adulte. D’autres juristes le confirment aujourd’hui, et disent que cette notion, qui a été introduite dans le code civil en 2007, est un moyen commode de se dispenser d’appliquer la règle de droit…

Et qui, en lieu et place de l’enfant, incapable de le faire, peut décider de ce qu’est son intérêt supérieur ?…Sinon ceux qui veulent utiliser l’enfant pour arriver à leurs fins, fins servant leurs intérêts à eux…

La CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant) s’est réunie en 2014 à Bruxelles. Elle a reconnu qu’il est fait un usage fréquemment abusif de cet intérêt supérieur de l’enfant, usage pour lequel une partie concernée tire la couverture à elle. Tout est dit : dans cette revendication de menus de substitution, la « communauté » musulmane essaie de tirer la couverture à elle.

Cette notion d’intérêt supérieur de l’enfant, si on ne l’encadre pas, est la porte ouverte à tout, et en particulier, le cheval de Troie de l’islamisation des enfants. Car pour l’islam, l’intérêt supérieur de l’enfant est d’être éduqué selon l’islam. En France, l’intérêt supérieur de l’enfant dans les écoles publiques est d’être tout simplement éduqué, dans le respect de la laïcité et de nos lois. Laquelle de ces notions antagonistes et irréconciliables va-t-elle prévaloir ?…

Va-t-on au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant tel que le conçoivent les musulmans, abolir la loi de 1905 ? Va-t-on se laver les mains à la Ponce Pilate et accepter que toutes les fillettes soient excisées, voilées ?… Devra-t-on au nom du même prétendu intérêt supérieur accepter les mariages forcés de gamines pré-pubères ? Et promouvoir l’enseignement de la charia partout ?…Et que fera-t-on en dehors de l’école pour que le prétendu droit des enfants soit respecté ? Il faudra introduire le droit islamique…

On n’a pas à se préoccuper de l’intérêt supérieur de l’enfant en tant qu’enfant musulman. Cela ne nous regarde pas. Cela n’intéresse ni les écoles, ni les tribunaux. Il n’y a que l’intérêt supérieur de l’enfant en général qui puisse nous intéresser. Celui qui concerne tous les enfants. C’est cela, la laïcité.

Le véritable intérêt supérieur de tout enfant, en France, n’est-il pas d’être assimilé (et non pas intégré) dans la société française ? Cette assimilation passe par l’apprentissage de tout ce qui fait un Français. Un Français mange poliment ce qu’on lui offre, et s’il n’en veut pas, il ne doit certainement pas revendiquer haut et fort de manger autre chose, et doit rester le plus discret possible. Comme font les enfants Juifs, qui ne revendiquent jamais rien. Comme nous faisons tous, quand par exemple invités par des hôtes amicaux à l’étranger à déguster des mets qui nous déplaisent, nous le faisons en souriant.

La « communauté » musulmane essaie une fois de plus d’islamiser l’école. En attendant que ce soit l’espace public tout entier qui soit islamisé. Au mépris de la France. Ce n’est pas tolérable.

A Dijon, les juges du tribunal administratif ont été sans courage. Espérons que les juges d’appel, eux, en auront.

Sophie Durand

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29 Commentaires

  1. A Sophie Durand (bravo! un nom bien d’cheu nous!).
    Vous dites « pas d’aliment impur dans la culture judéo-chrétienne ».Euh! « judéo », çà vient de « juif ». Mangent pas de porc non plus et tout le reste est casher.

  2. Racheté par un groupe turc, le chocolatier belge Godiva a renoncé aux pralines à la liqueur

    Le chocolatier belge Godiva s’est expliqué après que l’entreprise, récemment rachetée par un groupe turc, a arrêté de fabriquer des pralines alcoolisées. Officiellement, il s’agit de viser «le plus large panel possible».
    Les pralines avec de l’alcool s’adressent uniquement aux adultes or nous avons la volonté d’offrir nos produits de manière universelle au plus large panel possible
    https://francais.rt.com/international/42741-rachete-par-groupe-turc-chocolatier-belge-godiva-renonce-pralines-liqueur

    Même si beaucoup ne veulent pas y croire, voilà encore une preuve comment l’islamisme envahit l’Europe pour la soumettre à son diktat. A ce rythme, on ne boira bientôt plus de Bordeaux !!

  3. A-t-on jamais vu pensée plus prisonnière que celle de la Libre Pensée de Saône et Loire ? Comment l’intérêt supérieur de l’enfant pourrait-il être de considérer Dieu comme un débile mental qui s’assoit sur la science ? Comment pourrait-il être la privation de goûter à tous les aliments sains pour son organisme ( inutilité, cruauté et aberration écologique de la viande en général mises à part ) – ce qui fait partie des chartes des cantines scolaires du primaire ? Comment un tribunal peut-il accepter de transformer les écoles publiques laïques en écoles religieuses ?

  4. Dans le Cochon, tout est bon ! Donc pour Tous…
    Quand le Cochon devient Symbole, tout est Con !

  5. « Espérons que les juges d’appel… »
    Encore faut-il espérer qu’appel il y aura…!

  6. les religions sont sensés relier les gens! en tout cas cette religion là m’exaspère et jamais je ne me soumettrai à ses diktats!

    • Patphil l@ BIEN DIT ! La France pays d’accueil , se fait bouffer le bras pour avoir  » tendu  » trop gentiment la main « !

  7. Tout est bon dans le cochon ! Dans le melon, par contre, il y des pépins… 😀

    • Quelle finesse d’esprit! Si votre ramage se rapporte à votre plumage, j’aime autant pas fréquenter le même bois que vous.
      Cela dit, vu le fumet qui se dégage de ce site, vous êtes visiblement pile dans le ton!!

  8. Dans cette situation, je retiens surtout que les juges du tribunal administratif de Dijon se comportent en « complices » de cette idéologie, masquée derrière le paravent de « religion », et donc des actes, répréhensibles selon nos lois, commis par ses adeptes (attentats, meurtres égorgements, etc …, ainsi que nombre de comportements dont les exigences du « halal »).
    Je cite cette désignation de « complices » en référence à la définition 2 du Larousse 1996 : « 2. Qui est de connivence avec qqn. ». Ici « de connivence » avec les imams qui enseignent et prêchent cette idéologie …et ceux qui appliquent les préceptes et les ordres de cette idéologie.

  9. L’islam nous grignote peu à peu sous les applaudissements des politicards et médias collabos .

  10. « le porc, aliment économique et exquis » : je n’ai pas souvenir qu’il y ait quoi que ce soit d’exquis dans les menus de cantine scolaire…

    • @Hellène
      Dans les cantines scolaires peut-être pas, mais n’oubliez pas qu’on doit manger pour vivre (et non vivre pour manger), et que le porc a le mérite essentiel de nourrir et de ne pas être cher. Ailleurs que dans les cantines, oui, il peut être exquis. Notez cependant que les cantines font pas mal d’efforts…

  11. Ne pas céder un pouce de terrain à ces gens là! reconquérir notre propre pays, redéfinir l’intérêt supérieur de l’enfant avec nos définitions et surtout, surtout, ne pas tenir compte des religions.
    Ignorer les revendications de l’islam, nier son existence, imposer nos coutumes aux petits musulmans, leur montrer qui est maître à bord.
    Une contestation? Non, « c’est comme ça, et pas autrement ».
    Tu ne veux pas de porc? Tu ne manges pas de viande.

    Faire comme eux, ne pas avoir peur. S’imposer.

    • Cela fait des années qu’on écrit qu’on ne doit rien céder face à l’islam, mais au fil des ans, force est de constater que l’islam gagne du terrain, les musulmans finissent toujours par obtenir ce qu’ils veulent, et sont de + en + nombreux. Et on laisse faire. Nos dirigeants politiques, tant au niveau national que local, leur donne tout (logements, allocs) et les français n’ont droit à rien . Comme leur abominable fête de l’aid, fête de la barbarie : une honte qu’en 2017, par clientélisme, on ai laissé se développer le hallal, qui est une monstruosité. Nous sommes dans un pays civilisé, et cette barbarie s’est répandue sur notre sol. Je pensais qu’en France les animaux avait des droits ?J’ai honte de ce que devient notre pays. Et honte à nous de laisser faire les « élites » sans nous défendre

      • Et si la montée de l’Islam était au contraire le résultat de la laïcité.
        Je m’explique : la laïcité prétend ne pas prendre position ni entre les religions ni envers les croyances naturalistes (qui refusent le sur-naturel)
        Or il est facile de démontrer que le sur-naturel existe : il suffit de prendre l’analyse scientifique des miracles de Lourdes pour constater que le surnaturel catholique est Vrai.
        Un état dit laïque propose donc de refuser d’aider les personnes à découvrir le Vrai et les laisse choisir le Faux. C’est aberrant, car le rôle des Dirigeants c’est de Diriger donc d’amener à connaitre le Vrai en vu du bien commun.
        Un état orienté vers le Vrai en vu du Bien commun ne laisserait pas les fausses religions prospérer.
        CQFD.

        • @Thomas
          Tout le monde ne peut pas croire même avec la meilleure bonne volonté à ce que vous appelez « le surnaturel catholique VRAI » et même si tout le monde y croyait il y aurait encore des divergences, sauf à avoir un Etat totalitaire…donc la laïcité est la solution qui respecte tout le monde, en principe…le « rendez à César ce qui est à César et rendez à Dieu ce qui est à Dieu » c’est la séparation de l’Eglise et de l’Etat et c’est aussi la laïcité, selon moi.

          • Un argument n’apparaît jamais dans ces disputes concernant les repas à la cantine :
            Pourquoi les mères qui, pour la plupart ne travaillent pas et ont souvent des maris sans emploi, mettent-elles leurs enfants à la cantine ?
            Si elles ne sont pas contentes, qu’elles viennent chercher leurs moutards pour les nourrir elles-mêmes selon leur religion.
            Ah mais oui, j’oubliais : c’est mieux de les faire nourrir par la communauté, parce que la cantine, c’est gratos ou presque quand on a de petits revenus .Et la défense de leurs exigences par des avocats, c’est gratos aussi grâce aux pays amis.

          • @Sophie Durand.
            Je n’utilise pas l’expression « le surnaturel catholique Vrai », qui est mal construite et n’a pas de sens.

            La laïcité n’est pas la tolérance des religions, mais l’intolérance vis à vis du sur-naturel pour imposer le naturalisme.

            Toutes les violences (massacre de la révolution dite française, extermination de vendée, guerre de Napoléon, guerre de 1914, guerre de 1939) ont pour origine ce naturalisme, qui est une tyrannie au service de la monnaie et de l’individualisme au dépend du bien-commun.

            La soumission de l’église par l’état, a été mis en place avec les lois dite de « séparation de l’église et de l’état ». Il y a séparation de l’église et de l’état si chacun peut vivre en tant que société parfaite indépendemment l’un de l’autre et de façon complémentaire.

            • @Thomas
              Vous dites « le surnaturel catholique est vrai », ce qui revient au même.
              Lourdes, et c’est heureux, n’a rien à voir avec la foi.Vous semblez dans vos explications, ignorer que foi et raison vont de pair.

          • (Suite 2)
            Rendre à Dieu ce qui est à Dieu suppose de laisser à l’église la prérogative de définir ce qui relève de la foi et des moeurs.

            La laicité a au contraire interdit à l’église de prendre en charge ce qui relève de Dieu, c’est à dire la foi et les moeurs.

            La laïcité ne défini donc pas un modèle de société mais un anti-modèle imposant une forme déficiente de société en mettant sur le même plan le Vrai et le Faux et en inversant le sens des mots.

            C’est pour cela que les fausses religions peuvent prospérer et prolonger la destruction de notre société avec la complicité de la laïcité.

            • @Thomas
              Je ne vois pas en quoi la laïcité interdit à l’Eglise de prendre en charge la foi et les moeurs…l’Eglise le fait, mais cela ne concerne que les catholiques et c’est logique.

              • Rendre à César ce qui revient à César et à Dieu ce qui revient à Dieu ne signifie pas que l’état puisse prendre le droit de définir la morale et la foi en créant des lois contre la morale et la foi…

                A moins qu’il s’agisse de dire que l’état est tout (donc pas de séparation de l’église et de l’état mais absorption de l’église par l’état) et que Dieu n’existe pas… ce qui semble être le principe laïc avec ses conséquences d’immoralité et de licence….

                La séparation de l’église et de l’état suppose que le rôle de l’état est de protéger l’église pas de la détruire, parce que l’église est la gardienne de la foi et des mœurs.

                L’état laïc a renié ses devoirs en niant la raison …

                • La conséquence de ce reniement est la prolifération de fausse religion, car la laïcité refuse d’identifier le Vrai et le Faux contre les évidences de la raison…

                  L’islam est une arme utilisée pour imposer la laicité au détriment de la civilisation catholique. Il n’y aura donc pas de lutte contre l’Islam par un état laïc. Les conséquences sont celles que vous mettez en évidence dans votre texte…

                  Vous semblez vouloir croire que la laïcité pourrait nous protéger de l’Islam, mais c’est un contre-sens historique, puisque la laïcité a été mise en place pour imposer la fin d’un état catholique en mettant au même plan toutes les religions afin d’imposer le naturalisme matérialiste…

                  En ce sens la laïcité travaillera toujours à imposer plus d’Islam en France…

                • @Thomas
                  Faites moi plaisir, quand on parle des affaires du pays, on écrit Etat, avec un e majuscule.

      • bonjour,
        à vous lire on dirait que le musulman est une négation du genre humain?, et que seulement une seule façon de manger de la viande était possible sur cette terre de france? en tout cas pas droit d’avoir des lieux d’abattages hallal et des menus sans pour les enfants qui n’en mangent pas, c’est ça??

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