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Capitaine Marleau : une injure aux forces de l’ordre

Il y a des limites au ridicule, surtout lorsqu’il porte atteinte à la légitimité, à l’autorité, à l’image des forces de l’ordre en général, et, en ce qui concerne notre propos, à la gendarmerie nationale.

Que Corinne Masiero s’affiche hideusement, lors de la cérémonie des Oscar, c’est sa propre personnalité qui est concernée, c’est elle qui décide de se ridiculiser publiquement et nous autorise à émettre quelques doutes sur sa lucidité, mais quand, et cela depuis des mois, elle prête son image et son « talent » à l’interprétation pour le moins burlesque, pour ne pas dire pire, d’un capitaine de la gendarmerie nationale, baptisé « Marleau » dans une série télé qui, et c’est le moins que l’on puisse dire, n’attire pas un audimat record, et l’on peut le comprendre, j’estime que les limites du ridicule sont dépassées et je ne comprends pas que la hiérarchie militaire de la gendarmerie nationale n’élève pas de fortes protestations contre cette image désastreuse que l’on offre de ses officiers.

Le capitaine Marleau est une caricature dévalorisante pour le prestige de la gendarmerie auprès d’une certaine jeunesse et de certaines communautés qui, depuis des années, n’éprouvent plus aucune crainte devant les uniformes qui représentent la loi et l’ordre.

N’est-il pas suffisant de constater la médiocrité intellectuelle et professionnelle de certains gendarmes et policiers dans quelques séries françaises (Les Candice Renoir et quelques autres par exemple, alors que d’autres séries, tels les RIS, Profilages et quelques rares autres, prouvent que « quand on le veut, on peut mieux faire »,) comme si cela participait à une volonté délibérée de discréditer nos forces de l’ordre, alors qu’elles sont confrontées quotidiennement aux agressions violentes de bandes de voyous, de délinquants, et même à des tentatives d’assassinats et, hélas trop souvent, à des suicides.

Nous savons tous que les officiers de gendarmerie, les commandants, capitaines, commissaires de la police nationale présentent une autre image autrement plus sérieuse et professionnelle que ces « bouffonneries » jouées par des saltimbanques qui interprètent, dans des séries qui se décrivent « comédies » mais qui ne sont que des « pantalonnades » et ne nous amusent même pas, mais il y a des limites à ne pas franchir afin de ne pas porter atteinte à ceux dont le rôle, actuellement très difficile à jouer, dans ce qui est loin d’être une comédie mais bien davantage un drame : celui de protéger et d’assurer la sécurité de la Nation, des citoyens et le respect des lois et des valeurs républicaines.

Manuel Gomez