Capital-islam-gauchisme et les neuf crises de l’Occident contemporain (2/3)

Publié le 19 septembre 2011 - par
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Il faut expliquer un peu ici le détail de ces triades qui font exister la Triplice et qui lui permettent son emprise sur le monde, et sur l’Occident en particulier.

La Triplice étant sous-tendue par trois triades, il est bien évident que les neuf crises qui en découlent dépassent, et de loin, la capacité des intellectuels bien-pensants à saisir la complexité du réel. Et pourtant l’analyse systémique est la seule intéressante et légitime pour rendre compte de ce que nous vivons au quotidien dans la douleur. Ce point de vue « holistique », cette « pensée complexe » comme disent les philosophes, peut, seule, nous donner des clefs pour agir. Et agir c’est contrer tous les ennemis, soigner toutes les maladies en même temps. C’est faire le contraire du gauchisme, qui ne lutte que contre le capitalisme, et qui au final ne combat personne, puisqu’il est lui-même un pilier de la Triplice.

La myopie de la pensée nous condamnerait au mieux à la passivité, au pire au collaborationnisme. Car c’est bien neuf crises qui secouent le monde, neuf plaies qui le déchirent en même temps aujourd’hui, et non pas une crise comme on le croit, et chacune de ces crises est elle-même un univers de complexité. Il n’est pas interdit bien entendu de vouloir étudier les détails, c’est même recommandé de les étudier, mais sans jamais oublier l’ensemble. Comme dans une usine à gaz, lorsqu’un tuyau crève, qu’un soudure lâche, la cause ne réside pas uniquement dans la fragilité du système à cet endroit, c’est une foule de cause, elles-mêmes réparties sur l’ensemble du système, de l’usine, qui a endommagé la tuyauterie, puis déterminé l’explosion.

L’explosion latente, la conflagration toujours possible, voilà où nous a mené la Triplice de l’horreur, la pire menace pour l’Humanité, celle qui peut la faire disparaître à jamais. La Triplice, c’est-à-dire l’alliance tapageuse de la Nébuleuse Rouge, du Fric et du Croissant, ou, si vous aimez mieux, le « capitalislamogauchisme ».

I° Les crises de collaboration et le triangle de l’inversion des valeurs : la nébuleuse gauchiste

L’inversion des valeurs est un péril terrible pour la société. Et encore faut-il préciser qu’il s’agit du moindre. L’inversion des valeurs tue la société, mais pas encore l’ethnie ou l’humanité ; elle se contente de détruire un modèle politique, ce qui n’est déjà pas rien.

L’inversion des valeurs commence, indépendamment de l’immigration et indépendamment de l’islam, lorsque les institutions développent un « complexe de Lacenaire », du nom d’un criminel du XIX° siècle que les bien-pensants de l’époque faisaient passer un peu trop facilement pour un révolutionnaire. Le bandit serait un rebelle, et ses crimes dessineraient les prodromes d’une société nouvelle, et meilleure. Une sorte de mythologie à la Robin des Bois, mais sans, précisément, le sens de la justice de Robin des Bois, qui rend Robin des Bois sympathique. L’écrivain de pacotille Lacenaire fut un simple criminel cynique, et non un rebelle à l’ordre établi, et le courant de sympathie qui entoura sa condamnation à mort, après plusieurs meurtres, fut pour le moins discutable, et d’ailleurs discuté. Comme par hasard, ce furent les intellectuels bourgeois, très peu instruits de la psychologie réelle des vraies ordures, qui se prirent d’enthousiasme pour l’assassin… Le philosophe Jean-Claude Michéa a fort bien résumé cette affaire dans un article resté célèbre : « La caillera et son intégration » (1). Le complexe de Lacenaire, développé par des hommes de lettres confortablement installés, et relativement protégés, affaiblit déjà considérablement l’unité et la solidité du corps social. Lorsque ce complexe est relayé par des enseignants, puis par des magistrats, la catastrophe est imminente. On passe en un clin d’œil d’une société policée à de nouveaux temps barbares.

Le complexe de Lacenaire, malgré tout, ne suffit pas à subvertir totalement le corps social, si celui-ci est resté sur ses anciennes références, fussent-elles bafouées ou compromises. En revanche, si l’on impose à cette société une idéologie totalitaire, les Lacenaire vendent leurs services aux dignitaires de cette idéologie et deviennent les cadres d’un nouveau régime, avec l’inébranlable complicité des intellectuels aveugles. C’est ce qui s’est passé avec le nazisme, le stalinisme, les dictatures fascistes, et maintenant l’islam. Rapidement, la racaille trouve un « emploi », une caution, un débouché, une source de considération, une source de revenu dans ce nouveau système politique. C’est ainsi qu’on est passé en France des bandes de loubards pluriethniques des années 80, aux pratiques strictement cyniques, individualistes, à ces groupes d’islamoracailles racistes, se réclamant du djihad et de la conquête de l’Occident.

La triade unit donc à présent les barbus, qui soutiennent des racailles se réclamant majoritairement de l’islam (elle l’auraient fait avec n’importe quel autre système totalitaire, à condition qu’il soit violent,… mais tout totalitarisme est violent), et avec l’aveugle complicité des gauchos (2) s’imaginant que la violence des racailles et des barbus précipitera la fin du capitalisme honni, tout comme les écrivains socialistes du XIX° siècle prenaient des Lacenaire pour des activistes capables, par leurs coups d’éclat, de changer l’ordre établi, d’améliorer le sort des pauvres.

Le triangle de l’inversion des valeurs détermine alors trois crises de collaboration.

La crise du mouvement ouvrier est la pénétration des idées gauchistes dans toutes les structures issues du mouvement ouvrier, partis, associations, et surtout syndicats (3). Que des partis, visant le succès électoral, ou des associations, intervenant dans la vie locale, se compromettent avec le gauchisme passe encore. Que des syndicats, dont la seule et unique mission est de défendre le travailleur, perdent leur temps à se promener dans des manifestations immigrationnistes et antisécuritaristes, comme si l’afflux d’étrangers ou l’impunité de racailles allait améliorer le sort du salariat, c’est là un comble ! Bref : dans le cadre de cette crise de collaboration, les cadres du mouvement ouvrier sont devenus les premiers ennemis du salariat qui supporte et finance toutes les conséquences de la délinquance et de l’immigration.

La crise de laïcité se structure selon un processus analogue ; ce sont les défenseurs officiels de la laïcité qui en deviennent les fossoyeurs, les Fourest, les Peña-Ruiz, les Corbière, etc. Inutile d’y revenir. La seule religion qu’ils attaquent est en réalité la vieille religion patrimoniale.

La crise du système pénal, répressif, juridique et judiciaire est de loin la plus terrifiante, j’en ai déjà longuement traité, ce sont ceux-là mêmes qui ont pour mission de protéger les honnêtes gens et de sanctionner les voyous, qui font… tout l’inverse.

A ce stade, comme l’écrivait notre éditorialiste Cyrano, la vieille société démocratique et républicaine d’autrefois est déjà devenu un État pré-fasciste. Au mieux, comme le dirait notre ami Philippe Landeux, un mélange de dictature et de démocratie, une « démocrature ».

II° Les crises de liquidation et le triangle de la dhimmitude : l’islam djihadiste universel

L’islamisation d’un pays engendre d’abord une crise culturelle, c’est-à-dire in fine identitaire. La civilisation, ce sont un peu les mœurs d’un peuple, et j’en traiterai plus loin. Il y a entre culture et civilisation des liens structurels évidents, mais les deux choses ne sont pas strictement identiques. La culture, ce sont les références d’un peuple, notamment son Histoire, c’est-à-dire sa mémoire collective reconstituée par la science. La distinction culture-civilisation recoupe un peu celle de la théorie et de la pratique, ou encore celle des idées et du comportement. L’islamisation d’un pays, c’est donc le remplacement de ses références par des références islamiques : éviction de la religion patrimoniale au profit d’une religion importée, constructions proliférantes d’édifices religieux, délaissement du patrimoine immobilier, révisionnisme historique, modification des programmes scolaires, discours ethnomasochistes permanents, repentance coloniale, hégémonie du halal (qui est, lui aussi, outre une pratique, un champ de références), promotion de l’arabe comme langue vernaculaire normale, etc.

L’insécurité, devenue ultra-violence, engendre une crise de civilisation. Quant on pense que la baderne gauchiste bien-pensante Edgar Morin nous bassinait avec sa « politique de civilisation » ! Il a bonne mine… Les mœurs relativement policées d’un peuple deviennent barbares, ou plus exactement la barbarie devient le mode normal de communication. Le langage lui-même en est affecté, remplacé par des sortes d’éructations, une manière d’aboiement linguistique où les insultes et les menaces permanentes tiennent lieu de discours. Les crimes et les délits, quant à eux, de sporadiques et souvent « modérés », deviennent monnaie courante, et ils sont effroyables.

Enfin, l’immigrationnisme échevelé détermine une véritable crise ethnique : non content de cambrioler les références d’un peuple, d’imposer à ce peuple des mœurs ahurissantes et d’un autre âge, on modifie jusqu’à son aspect physique, par le métissage, un peu, et par la submersion, surtout, entretenue par les taux de fécondité impressionnants (car subventionnés) des allogènes, et les flux migratoires incessants.

Culturelles, ethniques ou civilisationnelles, les crises de liquidation sont de toute manière des crises identitaires (alors que les crises de collaboration pouvaient n’être encore que de simples crises politiques) ; très exactement, elles sont des crises de liquidation identitaire des peuples.

On objectera que ces crises pourraient tout aussi bien intervenir sans l’islam. Oui, c’est certain, on peut imaginer la submersion de la France par des zoroastriens ou par des extra-terrestres ! Toujours est-il qu’au grand jeu de la liquidation, ce sont les pratiques totalitaires, violentes et expansionnistes, qui gagnent la partie. Et dans le cadre de la Triplice, le totalitarisme qui s’impose aujourd’hui, c’est bel et bien l’islam ; inutile, comme disent les plaisantins, de se voiler la face…

III° Les crises d’extinction et le triangle de la précarité : les oligarchies capitalistes

Je commencerai par la crise écologique. Il est de bon ton, chez certains restitutionnaires (4), de négliger ces questions sous le prétexte, même exact, que les écolos sont des gaucho-capitalistes islamophiles et, comme tels, font partie intégrante de la Triplice. C’est jeter un peu vite le bébé avec l’eau du bain, c’est négliger un peu vite les menaces techno-environnementales qui rendent l’avenir, non pas d’un peuple, mais de l’humanité toute entière, éminemment précaire. Pour ne pas dire compromis. Je me suis d’ailleurs fréquemment opposé à Christine Tasin sur le sujet (5), aussi fermement que je m’oppose aux écolos qui ne feront rien, on le sait, pour sauver le peu qui nous reste de viabilité environnementale. Bref : les questions d’environnement ne sont pas du tout à négliger, elles sont même fondamentales. Elles ne sont d’ailleurs pas hors-sujet : lorsqu’un terroriste ou un calife islamique (soutenu idéologiquement par des gauchistes hystériques, aidé en sous-main par des capitalistes irresponsables cherchant à écouler, contre rémunération, des matériaux radioactifs) s’amusera, disons-le, à nous faire exploser deux ou trois bombes atomiques sur le coin du nez, il n’y aura guère lieu de distinguer les questions environnementales de celles de la géostratégie ! Pareil pour les armes de destructions massives de nature chimique ou biologique. Rien n’est à négliger en la matière.

Il y a aussi, bien entendu, la crise économique et sociale, c’est-à-dire ce fameux retour (à l’échelle mondiale) au capitalisme du XIX° siècle, opprimant les travailleurs, et leur faisant vivre un enfer quotidien en les sacrifiant sur l’autel de la rentabilité. La crise bancaire et financière qui s’abat sur l’Europe aujourd’hui n’est d’ailleurs, à mes yeux, qu’un aspect de cette crise économique et sociale généralisée. Mais peu importe. Autant il est légitime de s’opposer au gauchisme, autant il serait irresponsable, sous prétexte que les « anticapitalistes » sont vendus à la Triplice, de négliger le dossier de l’exploitation des travailleurs. Je n’ai guère le temps de développer ce point, mais je suis resté, sur ces questions, très marxiste, et je désapprouve fort certains de mes camarades qui, sous prétexte de résistance au gauchisme, se sont entichés d’idées néolibérales et pro-Capital qui risquent, à un moment ou à un autre, de leur faire mettre un doigt dans l’engrenage de la Triplice. Je ne dis pas qu’il faille renverser tout le capitalisme, mais je n’entends point que celui-ci soit conçu comme une chose éminemment et structurellement bonne. Je ne sais pas s’il faut rompre avec « Largent », comme l’écrit Philippe Landeux, mais il est clair en tout cas qu’il faudrait échapper à cette dictature du fric et de l’idéologie marchande qui s’impose au monde en ce moment. Je n’en dirai pas plus, cet article systémique n’est pas un précis d’économie.

Enfin, il y a la crise du sens, c’est-à-dire le chaos sémantique du capitalisme. Ce n’est pas tout à fait la même chose que la crise culturelle décrite précédemment ou que la crise de civilisation. La crise culturelle et la crise de civilisation définissent le remplacement des références et des mœurs d’un peuple par d’autres références et d’autres mœurs. Elles sont intimement liées à l’immigration, et à son support idéologique, la xénophilie. Leur intensité varie d’ailleurs d’un pays à l’autre. La crise du sens, elle, est directement produite par les officines idéologiques du capitalisme, qui imposent un chaos sémantique généralisé pour permettre aux oligarchies de subsister, sans s’exposer à des révolutions ou même à de simples réformes.

Les oligarchies capitalistes financent des think tanks de gauche (Terra Nova) ou de droite, et toute une cohorte de « penseurs » néo-libéraux ou assimilés, en réalité des propagandistes aux ordres. En France, des gens comme Attali ou Alain Minc, sont, chacun à sa façon, des caricatures de ce système. Ces idées néolibérales se diffusent ensuite tout naturellement à travers les médias, la presse, les maisons d’éditions, les librairies, toutes choses que le Capital pilote et contrôle, soit directement, soit en passant par des filières gauchistes, elles-même financées pour produire un anticapitalisme caricatural et incohérent, et, donc, totalement collaborationniste. Les institutions transmettant les savoirs (l’École) n’ont plus qu’à se laisser imprégner, et elles s’en imprègnent sans heurt. L’Éducation Nationale en France, et ses « professeurs » lâches, incultes et multiculturalistes, ses réformes successives de droite comme de gauche visant – toutes – à promouvoir la même casse des contenus de connaissances, tout cela donne une idée de ce que peut être une administration ultra-gauchiste dans sa forme, et ultra-libérale dans son fond. Le capitalisme vise, purement et simplement, à fabriquer des masses de crétins ; l’École, « la fabrique du crétin » de Brighelli n’en est qu’un relai étatique indirect, pour les jeunes. Comme les médias privés en sont des relais directs, pour tout le monde. Cette mondial-propagande d’origine oligarchique, privée, s’imposant à tous les publics et visant à minimiser les crises, économiques et écologiques, c’est ce que j’appelle la mondial-technocratie. Ou plutôt la mondial-technocratie, c’est l’immense appareil mi-public mi-privé qui crée, puis diffuse, les concepts fallacieux de la propagande capitaliste universelle.

Sans vouloir alourdir un article déjà trop long, on peut signaler au Lecteur les deux idéologies fallacieuses fondamentales du capitalisme, reposant chacune sur un mensonge.

L’idéologie néolibérale, qui s’autoproclame « libérale » alors qu’elle est ultra-libérale c’est-à-dire hostile à tout règlement national-étatique qui pourrait freiner le Capital mondialisé dans sa soif de profit, repose sur une gigantesque escroquerie : comment peut-on appeler « libéral » un système à ce point ennemi de la liberté (à moins de nommer « liberté » les prédations inouïes d’une poignée de milliardaires) ?

Quant à la technoscience, c’est un peu la soumission de la science, c’est-à-dire la simple recherche de la vérité, aux visées strictement utilitaires et lucratives des techniques industrielles de productions de biens commercialisables. A ce petit jeu, le « scientifique » se ramène souvent à un propagandiste adoubé comme « expert », stipendié pour faire une campagne de communication sur l’innocuité de tel ou tel produit ou procédé. Et c’est cela, aujourd’hui, qu’on appelle la science…

Jacques Philarcheïn

(1) http://www.communautarisme.net/La-Caillera-et-son-integration_a376.html

(2) Les plus violents des gauchistes, des sortes de gaucho-racailles, composent les cohortes des prétendus antifas et des soi-disant altermondialistes ; le caractère « politique » de leur violence leur vaut le surnom de « gaucho-fascistes ».

(3) Voir mon article : http://ripostelaique.com/comment-la-clique-gauchiste-a.html

(4) Terme désignant les Résistants d’aujourd’hui, dont la pratique militante vise à promouvoir une rétrocession des nations occidentales (ou même eurasiennes) à leurs identités charnelles et politiques. Cette rétrocession, ou restitution, constitue un processus dévolutionnaire.

(5) http://ripostelaique.com/reponse-a-christine-tasin-sur-le-nucleaire.html

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