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Carburants : 0,97 euro de taxes sur un litre de SP95

Carburants : 0,97 euro de taxes sur un litre de SP95

Le spectre d’un retour des Gilets jaunes plane sur l’Élysée. Comment désamorcer la grogne pour éviter une nouvelle fronde à six mois des élections ? Avec 3000 milliards de dettes et des caisses désespérément vides malgré la plus forte fiscalité de l’OCDE, la marge de manœuvre est nulle.

Blocage des prix, baisse des taxes ou chèque carburant, les options sont à l’étude et le temps presse.

Le pouvoir d’achat étant devenu le premier pôle d’intérêt des électeurs, il s’agit de calmer les esprits le plus tôt possible. C’est même la priorité du moment pour l’exécutif, la dernière révolte du peuple en 2018 ayant déjà coûté quelques milliards au pays. 

Archi-ruinée par l’Europe et l’immigration, saignée par un social démentiel partagé avec toute la planète, dépouillée par une fraude sociale et fiscale de 100 milliards d’euros, la France en est réduite à distribuer des chèques à ceux qu’elle a écrasés d’impôts en tous genres.

Cette générosité forcée est financée par l’emprunt car depuis 40 ans, le pouvoir a toujours refusé la moindre limitation des dépenses. Une gabegie perpétuelle hissée au rang de mode de gouvernance incontournable. On taxe et on emprunte toujours plus.

Un Français, c’est un type toujours plus écrasé d’impôts, toujours plus endetté et toujours plus ruiné. Où va l’argent ? Dans l’immigration, la fraude et l’UE.

Voici le détail des taxes sur un litre de carburant SP95 vendu 1,66 euro à la pompe :

Prix d’achat du pétrole brut = 0,54 euro

Raffinage et distribution = 0,15 euro

TICPE = 0,69 euro

TVA sur la TICPE (une taxe sur la taxe !!) = 0,14 euro

TVA sur le produit = 0,14 euro

Total 1,66 euros dont 0,97 de taxes.

En clair, tout automobiliste qui parcourt 12 000 kilomètres par an avec un véhicule consommant 7 litres aux 100 kilomètres (moyenne nationale), consomme 840 litres par an.

840 litres x 0,97 euro = 815 euros de taxes données à l’État !

Baisser les taxes ?

Les carburants subissent une TVA de 20 % alors que l’électricité et le gaz sont taxés à 5,5 %.

Mais réduire les taxes de 10 centimes, cela coûte 5 milliards à l’État. 50 milliards de recettes, c’est bien davantage que le budget défense.

Donner un chèque carburant aux plus défavorisés ?

Comment cibler les plus modestes et ceux qui utilisent leur voiture pour travailler ? C’est mission impossible et il y aura des injustices criantes. Mais pour Bercy, c’est le moins coûteux.

Une TICPE flottante, en fonction du prix du baril ?

Inefficace. Quelques centimes de baisse à la pompe se traduisent par des milliards de perte pour Bercy.

Un blocage des prix coûterait cher à l’État si la hausse du baril perdure.

On le voit, il n’y a pas de solution satisfaisante pour Bercy.

La France ayant installé depuis longtemps une fiscalité confiscatoire et ayant emprunté à tout-va depuis des décennies, n’a plus aucune marge de manœuvre.

Les Français ont dû partager leur niveau de vie avec une immigration peu qualifiée et improductive.

Ce déclassement économique a été caché par les mondialistes et les européistes.

Non seulement l’immigration de déshérités nous a ruinés, mais l’élargissement sans fin de l’UE n’est pas gratuit.

À titre d’exemple, la Pologne, qui a un PIB de 500 milliards d’euros en 2020, a perçu 200 milliards d’euros depuis 2004, date de son entrée dans l’Europe. Qui paie ? Les pays les plus « riches ».

Proportionnellement, cela correspond à une aide de 900 milliards pour la France ! Or, la France est un contributeur net à l’UE, pour une dizaine de milliards par an.

Nous avons 3000 milliards de dettes mais nous payons pour les pays de l’UE.

Autre exemple hallucinant.

En 1980, un Irlandais avait un niveau de vie trois fois inférieur à celui d’un Français.

En 2020, le PIB par habitant est de 38 600 dollars en France et de 83 800 dollars en Irlande !

Et le fossé se creuse d’année en année, avec notre immigration démentielle qui nous entraîne par le fond. Pour l’Irlande, l’UE c’est le jackpot inespéré.

Si la France est totalement ruinée, ce n’est pas un hasard. La mondialisation l’a détruite.

Et pour en revenir au carburant, la solution « simple, juste et efficace » n’est pas pour demain.

Jacques Guillemain