Caroline Fourest a choisi son camp : mort à la France !

Publié le 21 septembre 2013 - par - 3 725 vues
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« Ça suffit, on ne va pas continuer à édicter continuellement de nouvelles contraintes au nom de la laïcité. […] Je suis tout à fait hostile, par exemple, à ce qu’on légifère sur le voile à l’université, lieu où l’expression politique doit rester libre. J’irai même plus loin : je pense qu’aujourd’hui le plus grand danger n’est plus la montée des communautarismes religieux – même plus l’islamisme, en raison de la situation géopolitique qui a dégonflé l’influence des Frères musulmans, et cela a des répercussions ici aussi -, mais la montée du racisme antimusulman pour tenter de revenir au vieux clocher, à la France éternelle, où la norme est celle de l’homme catholique. »

http://www.al-kanz.org/2013/09/19/caroline-fourest-volte-face/

Lorsqu’elle dit ou écrit ceci, Madame Caroline Fourest jette les derniers restes du masque qu’elle s’obstinait, quoique tristement dépareillé, à porter encore. Ceci pour une raison très simple : à l’heure où l’Islam-en-France approche de la masse critique muni de laquelle il pourra passer à une phase nouvelle de son offensive, Madame Fourest, qui fut il y peu de temps la contemptrice de sa version takiramadamesque, se range clairement sous sa bannière. L’aveu jaillit, limpide :  » … le voile à l’université, lieu où l’expression politique doit rester libre ». Tout est dit, on fait là de la politique, et on prépare un conflit. Etrange délectation, quand ils l’écoutent ou la lisent, que celle de gens devenus soudain ses amis, mais assez ordinairement horrifiés par son genre de vie pour en souhaiter l’exorcisme par le supplice et la mort ! Etranges alliances, oui, vraiment, de la carpette et du lappant.

FOURESTentreillisIl y a plus grave que le flirt avec les bourreaux. Dès lors que « la situation géopolitique a dégonflé l’influence des Frères Musulmans …« , dites-vous ? Pardonnez ma trivialité, chère Caroline, mais là vous prenez vraiment vos compatriotes pour des cons. Qui, en effet, tant soit peu au courant des choses, croira un seul instant que les convulsions egyptiennes et autres, au Moyen-Orient, auront, par une sorte de mouvement vers les profondeurs, englouti aussi aisément ce puissant et très résistant mouvement qu’est la Confrérie ? Qui, hors les idiots utiles dont vous êtes peut-être, et les manipulateurs conscients dont je serais assez triste que vous soyiez.

En vérité Madame Fourest choisit son camp. À la différence de pas mal d’autres qui attendirent de savoir si les blindés de Guderian avaient vraiment réussi leur percée vers Dunkerque pour collaborer (ou pour résister, heureusement !), la fort tourmentée Caroline annonce la couleur verte des oriflammes dans lesquels elle se drapera désormais. Il y a incontestablement du courage là-dedans, et, je pense, une multitude d’autres ingrédients dont je m’abstiendrai de dresser la liste exhaustive, me contentant d’y repérer les principaux : ambition, visée politique à moyen et long termes, intérêts divers d’ordre matériel, satisfaction de l’ego et règlements de comptes avec ce qui ressemble fort à une enfance compliquée.

Car en effet, compter sur la force de l’Islam pour achever l’agonie programmée du christianisme en France ressemble fort à une mise à sac de la sacristie où peut-être, l’on souffrit de je ne sais quelle coercition. Quoi qu’il en soit, un tel engagement, ainsi claironné, ressemble aussi, comme un frère (musulman ?) aux calculs que firent un certain nombre d’imprudents lorsqu’ils décidèrent que les bienfaits du national-socialisme surpasseraient pour toujours ceux de notre chère vieille république à bout de souffle. Et vaincue sur le champ de bataille.

Nous sommes aujourd’hui à ce genre de carrefour des pensées et des actes leur obéissant. Jamais sans doute, depuis le mois de Juin 1940, le danger de voir la France se dissoudre dans l’acide des guerres n’a été aussi grand, manifeste, palpable par le biais d’une multitude de signaux. Et parmi ceux-ci, le choix qu’à l’image de ceux qui souhaitent ouvertement la défaite de leur patrie, Madame Fourest fait. Et devra assumer.

Lourd fardeau, allégé cepandant par la malhonneteté intellectuelle dont elle n’est pas avare : présenter l’Islam comme une race, en faire un élan cohérent alors que ses conflits internes ensanglantent la planète depuis trente ans, espérer la diatribe coranique comme manteau de la compassion christique, jeter ses compatriotes dans la gueule du loup en présentant le prédateur comme un mendiant pétrifié par le froid. On peut s’amuser à compléter cette liste-là également.

L’époque réclame des convictions fortes. Le danger vient donc aussi de l’insigne faiblesse de nos « condottieri » pour comédie italienne. On voudrait du Berlioz, ils nous jouent du Lully. Sur des paroles de Neville Chamberlain. Ainsi Madame Fourest joue-t-elle sur du velours lorsque, ayant constaté l’insigne impuissance des gouvernants, elle décide de prendre les choses en main et se lance au combat aux côtés des assaillants.

C’est un pari, je pense. Risqué. La France n’est pas toujours prévisible, c’est ce qui fait son charme et cette singularité qui énerve, à l’occasion, ceux qui voudraient la savoir sous contrôle. Les Français n’ont pas encore parlé. Le jour où ils le feront, je prends, moi, le pari que ce sera suffisamment haut pour que se taisent les voix de leurs fossoyeurs.

Alain Dubos

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