Cassation : Boutin a le droit de dire que l’homosexualité est une abomination

Publié le 9 janvier 2018 - par - 201 commentaires - 2 819 vues
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Poursuivie pour incitation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles, Christine Boutin, ex présidente du Parti démocrate chrétien, avait été condamnée en appel en novembre 2016 à 5.000 euros d’amende.

Elle avait été également condamnée à verser 4.000 euros d’ indemnisations pour les associations le Refuge, Mousse, Inter-LGBT, apparemment subventionnées à nos dépens pour traquer les propos selon elles déviants, et la liberté d’expression. Tout cela pour avoir dit en avril 2014 à la revue Charles que l’homosexualité était une abomination.

La Cour de cassation vient de casser aujourd’hui cet arrêt, sans renvoi. Ce qui veut dire que la décision de la cour de cassation est définitive.

https://www.valeursactuelles.com/politique/lhomosexualite-est-une-abomination-la-condamnation-de-christine-boutin-annulee-par-la-cour-de-cassation-92259

La cour de cassation a estimé que ces propos bien que blâmables, n’incitaient pas à la haine.

Cela remet un peu de baume sur le cœur des tenants de la liberté d’expression. Car certes dire que l’homosexualité est une abomination n’est pas très gentil, pas du tout même, mais cela n’incite pas à la haine. N’allons pas, par prudence, jusqu’à répéter ce propos, mais enfin on le pourrait, sans encourir désormais la foudre des tribunaux et autres militants.

Le réjouissant article du très regretté Philippe Muray sur le mariage homo qu’il appelle « néo-mariage » est à lire ou relire d’urgence : il pointe férocement du doigt toutes les contradictions du mariage pour tous, qu’il n’a pas connu.

http://philippemuray.e-monsite.com/pages/textes/le-mariage-transforme-par-ses-celibataires-memes.html

Ce n’était pas le mariage homo qui le contrariait, car Philippe Muray en tant que philosophe était très tolérant, mais l’absence de logique de ses promoteurs. « Dans un fatras précipité de raisonnements contradictoires » (sic) ils réclamaient à la fois la différence et la similitude, disant qu’ils se moquaient des institutions mais que cela leur était pénible d’en être exclus, et affirmant que l’égalité pour tous, libre, gratuite et obligatoire, était la seule solution pour obtenir le nirvana.

Le mariage était par ces gens là convoité et moqué, revendiqué et rejeté, dans le même temps.

A l’époque où seuls les curés et les homosexuels voulaient encore se marier, on se demande en effet où était la clé de toute cette agitation.

Ne rallumons pas la guerre, mais en fait ce qui choquait spécialement Philippe Muray, et tous les gens paisibles, ce n’était pas du tout l’obligation d’accepter le mariage pour tous, mais l’obligation de se taire. Loi sur l’homophobie aidant, on n’avait plus le droit de formuler la moindre critique. La liberté d’expression était verrouillée, par ceux là même qui exigeaient la liberté la plus totale pour eux mêmes.

Philippe Muray appelait cela une « mise en examen automatique pour délit de lucidité. » Avouons qu’il avait raison. C’est pour cela que, sans éprouver une admiration débordante pour Christine Boutin, on ne peut qu’être heureux pour elle de ce dénouement, inattendu tant la cour de cassation nous a déçus ces derniers temps, et approuver cette décision.

Décision déplorée par l’avocat des associations. Il pense que des propos homophobes vont pouvoir à nouveau fleurir. Mais il confond homophobie et liberté d’expression.

On doit pouvoir dire ce que l’on pense sur l’homosexualité, sur ses militants si ubuesquement maladroits. Ce n’est pas pour autant vilipender les personnes homosexuelles. C’est encore moins inciter à la haine ou la violence à leur égard. C’est juste l’usage de la liberté d’expression. Tant qu’elle n’a pas complètement disparu, en cette époque troublée.

Comme ne l’a jamais dit Voltaire bien qu’on lui attribue généralement ces propos : « je ne pense pas comme vous mais je me battrai pour que puissiez le dire. »

Et on doit pouvoir utiliser cette même liberté d’expression pour critiquer l’islam.

Sophie Durand

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Pédale qui veut ! Critique qui veut ! Ce qui est condamnable est l’atteinte à la liberté de l’autre !
Mais ces gouvernements pro-homo sont mal placés vu qu’ils font la promotion de l’islam violemment homophobe !
Même Bfm le rapportait il y a deux jours. Même la Jordanie persécute les pédales !

Moi je ne dis pas qu’il sont méprisables,ça les regarde ,de là à dire qu’il peuvent adopter,et en gros que c’est normal,ça serai faire croire que les hétéros sont …

On peut considérer l’homosexualité et le cancer comme des abominations ;cela ne rend pas pour autant méprisables ceux qui en sont atteints …

je persiste boutin est folle (sans jeux de mots )elle croit que son ideologie a lieu de pouvoir en france

C’est du francais ?