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Callac : après la victoire contre projet Horizon, on va déclarer la guerre à Viltaïs

Après l’annonce, par le maire de Callac, de l’abandon du projet Horizon, nous avons eu le plaisir d’interroger la présidente de l’association locale, qui a mené cette bataille victorieuse. Merci à Catherine Blein pour sa disponibilité.

Riposte Laïque : Vous êtes la présidente des Amis de Callac et des environs. Pouvez-vous nous expliquer l’histoire de cette association ?

Catherine Blein : J’ai, avec d’autres, notamment Bernard Germain et Patrice Riou,entendu parler du projet Horizon au mois de juin, me semble t-il, et j’ai immédiatement pensé qu’il nous faudrait aider et participer à une lutte certainement difficile. Ne sachant pas trop, au tout début, si une initiative avait déjà été prise dans ce sens, j’ai commencé à prendre quelques contacts pour en savoir davantage. C’est ainsi que j’ai rencontré Danielle Le Men, dont on m’avait parlé comme étant la créatrice d’un collectif opposé à ce projet. Danielle avait donc réuni deux autres personnes afin de créer son collectif, lesquelles ne se sont pas montrées fiables et ont rapidement laissé tomber. Elle était donc seule, et ne sachant plus très bien comment elle allait parvenir à se battre. C’est alors que l’idée m’est venue de créer une association, indépendante de Reconquête mais proche toutefois, ne serait-ce que parce que je suis moi-même responsable de la 4eme circonscription des Côtes d’Armor pour Reconquête et que des amis de notre formation politique ont très vite rejoint notre association..

Dans un premier temps, Les Amis de Callac ont fusionné avec le collectif de Danielle. C’est ainsi qu’est née l’association, dont j’ai pris la présidence et dont Danielle est vice-présidente. Nous ne sommes qu’une vingtaine d’adhérents véritables pour l’instant, mais il y a un noyau dur d’une dizaine de personnes qui est très militant et déterminé et c’est avec ce petit groupe que nous avons mené toute les actions. Lorsque, très vite en septembre nous avons envisagé la première manifestation, un comité d’organisation s’est crée, dont le porte-parole est Bernard Germain, et qui comprend vous le savez Riposte Laique (toujours dans les bons coups :)), Résistance Républicaine, mais aussi Reconquête, Place d’Armes, Les Maires pour le Bien commun, Les Patriotes de Philippot, le Parti de la France et les Vendéens d’Eric Monvoisin-Delavaud, ainsi que le Collectif de Saint Brévin dont j’oublie le nom exact.

Riposte Laïque : Vous avez donc appris que votre combat a été victorieux, et que le projet Horizon a été retiré. Quelle est votre première réaction ?

Catherine Blein: Une grande joie bien sûr, et la perspective d’un bon Champagne qui me séduit toujours !!Et puis j’ai immédiatement envoyé la bonne nouvelle à des amis, et à quelques journalistes que je connais, et j’ai twité goulument !! Malgré tout l’effet de surprise aura été relatif car on s’en doutait déjà depuis plusieurs jours. Pour ma part, j’ai également aussitôt pensé à l’étape suivante qui va être peut-être plus coriace, c’est à dire le combat contre un deuxième projet semblable à Horizon, à Callac toujours, et qui est porté par une association Viltaïs proche de Macron.

Riposte Laïque : Quels sont les faits qui vous ont le plus marqués, durant les longs mois de combats que vous avez menés, avec vos compagnons de lutte ?

Catherine Blein : Ce qui m’a le plus marquée c’est le décalage qu’il y a entre des gens comme nous, les vieux de la vieille, blanchis sous le harnais et qui avons la conscience aigüe de la réalité de la situation de notre pays et la candeur de ceux qui débarquent dans l’action politique… Alors, pour ne pas les froisser et les brutaliser psychiquement, il faut faire attention et y aller par étape, et ça, quand on a la hantise du temps qui presse, du fait que c’est peut-être déjà bien tard… c’est dur à vivre. Mais heureusement, ce qui m’a marquée également c’est justement le « chemin parcouru » par certains, leur évolution assez rapide et leur capacité, aujourd’hui, après six mois de combats et de discussions, à appréhender le problème dans sa globalité. Beaucoup durant les premiers mois ne voyaient dans ce combat que l’affaire Horizon, or notre combat est civilisationnel, Callac n’étant qu’une pièce du vaste puzzle à déconstruire..

Riposte Laïque : Considérez-vous cette victoire comme définitive ?

Catherine Blein : Il semble que pour Horizon à Callac, l’affaire soit dans le sac, mais le bruit court qu’ils vont tenter un projet similaire à Paimpol. A mon avis ils vont avoir quelques surprises dans l’accueil que vont leur réserver mes petits camarades de la 5e circo !! Et nous iront les aider bien sûr. Et puis Horizon en fait devient Viltaïs, et c’est un autre combat à livrer et à gagner. Il n’est pas question que la Bretagne devienne le camp de retranchement de tous les migrants en mal de territoire. Encore une fois, s’ils gagnent à Callac, ils gagneront ailleurs, puis ailleurs encore.Il faut donc tuer ces initiatives dans l’oeuf. Apparemment nos choix d’action ont été les bons et nous avons montré une grande pugnacité qui a impressionné les élus de Callac, peu habitués , comme le dit très justement notre ami Yann Vallerie, à un tel déploiement de force.Et c’est là qu’il a fallu convaincre les adhérents de l’association dont certains auraient souhaité des actions plus douces.Non! dans l’état où se trouve la France et avec ces menaces omniprésentes, et un chef d’Etat qui veut notre remplacement, il faut taper fort!

Riposte Laïque : Comment voyez-vous la suite de votre action, à la tête de l’association ?

Catherine Blein : On va déclarer la guerre à Viltaïs. Ca va commencer avec une Lettre ouverte des Amis de Callac aux Callacois dans la presse, en début de semaine prochaine, afin de les avertir, de les mettre en garde, de leur expliquer Viltaïs et de les inviter chaudement à nous rejoindre s’ils veulent gagner.

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Catherine ?

Catherine Blein : Oui, merci à RL et à vous mon cher Pierre, toujours à la pointe du combat !!Horizon aura eu un point positif: ils sont nombreux à Callac à lire RL maintenant !

Et puis le grand enseignement, toujours le même: si on se bat vraiment on gagne! Il va falloir nous battre, et nous battre encore, en espérant que des millions de Français se joindront à nous, car c’est aussi pour LEURS enfants qu’on fait ça!

Propos recueillis par Pierre Cassen




Exclusif Alain Falento sur TVL : Bruxelles, c’est le coup d’État permanent

Notre ami Alain Falento était l’invité de Pierre Bergerault, dans l’émission économique de TV-Libertés. Comme d’habitude, le journaliste avait lu le livre, et avait fort bien préparé cet entretien, que personne ne pourrait entendre sur les grands médias.

https://tvl.fr/politique-eco-n0368-avec-alain-falento-ukraine-euro-le-coup-d-etat-permanent-de-bruxelles

Auteur de « Sortir de l’Europe, une question de vie ou de mort« , notre auteur et contributeur explique, dans un langage clair, l’imposture originale de la construction européenne au service des Américains, le rôle nuisible de l’Allemagne pour ses partenaires européens, l’imposture de l’euro, une monnaie qui, pour lui, n’existe pas, et surtout les heures sombres qui attendent les Français et les Européens si la politique bruxelloise se poursuit.

À noter l’excellent travail de montage de TVL, qui ajoute, au milieu de l’entretien, des illustrations mettant en valeur les propos d’Alain. Manifestement, il suffit de lire les nombreux commentaires pour comprendre que l’émission n’a laissé personne indifférent, et que chacun se loue de la qualité de l’invité… et du journaliste.

Voici comment la chaîne TV-Libertés présentait cet entretien.

https://tvl.fr/politique-eco-n0368-avec-alain-falento-ukraine-euro-le-coup-d-etat-permanent-de-bruxelles

« L’oligarchie financière qui a pris le pouvoir n’a nullement besoin de se cacher car elle nous tient par le droit ». Alain Falento, entrepreneur et conseiller économique, n’y va pas par quatre chemins : l’avenir que nous réserve l’Union européenne est bien sombre. Les Français connaissent déjà l’inflation, sous-évaluée par l’Insee pour éviter la révolte… ils connaîtront bientôt les coupures d’électricité, les faillites en chaîne et la récession l’an prochain. Et avec la fin des exportations d’engrais azotés russes vers l’Europe, les rendements céréaliers vont baisser et l’imposture de la PAC éclatera enfin au grand jour. Pour l’invité de « Politique & Eco » (auteur de l’ouvrage « 30 ans après Maastricht : Sortir de l’Europe, question de vie ou de mort »), nos problèmes sont en grande partie dus à notre appartenance à l’UE et à l’euro. La construction européenne, faite dans le dos des peuples des années 50 jusqu’à Masstricht, a été initiée par deux individus proches des États-Unis, Robert Schuman, et Jean Monnet qui était rétribué par la CIA, plus personne ne le nie. Quant à l’euro, qui n’a jamais été conçu pour concurrencer le dollar, il a perdu 13 % de sa valeur sur un an, au point que sa survie fait encore débat après la crise des dettes publiques de 2010… Christine Lagarde, aux manettes de la BCE, avoue elle-même ignorer d’où vient l’inflation. Alain Falento s’interroge aussi sur les projets en cours de la Commission européenne : l’euro numérique et l’identité digitale. La sortie de l’UE devient-elle une question de vie ou de mort…?

Lucette Jeanpierre

Pour acheter le livre :

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Exclusif, Mario Masson, dresseur de tigres : juges et écolos veulent ma mort

Mario Masson et une de ses deux éléphantes, invité d’honneur au festival international du cirque.

Les juges privent la région centre d’un « Safari Lodge » de cinq hectares.

Cirque MAXIMUM de Mario MASSON

En plusieurs décennies, le cirque Maximum a fait rêver des millions d’enfants.

F2 – Montargis Magazine

Lynché par la justice et les écolos, le célèbre patron de cirque et dresseur de fauves Mario Masson a accordé une interview exclusive à Riposte Laïque, après que plusieurs jeunes juges, de sexe féminin, lui aient confisqué son outil de travail, sa raison de vivre, ses économies et mis publiquement en marge de la société, comme un criminel, alors que cet homme a talentueusement bossé, dans le monde du spectacle, toute sa vie. Pièces juridiques à l’appui et communiquées à notre rédaction, Mario Masson « tord le cou » aux accusations sans fondement des associations écologistes. Les magistrates, qui l’ont condamné, ont-elles lu ces pièces essentielles ?

Juges et écolos ont condamné à mort le dresseur de tigres Mario Masson

Avec ses avocats Bordelais, ce grand patron de cirque et dresseur de fauves mondialement reconnu contre-attaque en faisant appel de ce jugement inique qui prive la région centre d’un « Safari Lodge » de cinq hectares (dont la  presse régionale s’est largement fait l’écho) en immersion avec les  dix tigres et leurs bébés, en cours de constitution lorsque les fauves ont été saisis par décision des juges. Et qui fait perdre les emplois découlant de ce projet.

L’affaire Marion Masson nous interpelle tous, car chacun de nous peut subir la même chose, un beau matin, lorsqu’il est convoqué à la barre d’un tribunal. Personne n’est à l’abri de décisions iniques de fonctionnaires payés avec nos impôts. Dans Son très beau livre « La fin des juges » (2013), Marie-Odile Théoleyre, alors présidente du tribunal correctionnel de Lyon, s’étonnait que les magistrats ne fassent pas l’objet d’une expertise psychiatrique obligatoire, chaque année, en raison de l’immense pouvoir délégué par l’état à chaque juge, et de la possibilité pour ces derniers de priver chaque citoyen de liberté. Ou de détruire une vie dans le cas présent.

45 ans au milieu des animaux, dans les plus grands cirques du monde

Riposte Laïque : « Mario Masson pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel depuis vos plus jeunes années ? »

Mario Masson : Je suis né à ARGENTAT (19400) de parents itinérants, j’ai eu 62 ans cette année. Une enfance normale, adolescence classique, j’ai suivi ma scolarité dans les écoles d’Argentat. Mais, j’avais déjà une passion : le CIRQUE ! Je ne manquais jamais le passage d’un cirque dans ma ville. J’avoue que j’ai séché plus d’une journée de classe, pour assister à l’arrivée des convois, au montage des installations des Cirques : PINDER, BOUGLIONE, JEAN RICHARD, RANCY, AMAR… et tant d’autres.

J’ai commencé ma carrière professionnelle au cirque James CARRINGTON en 1977. Je venais d’avoir 17 ans. J’ai tout de suite été responsable du Parc Animalier. J’ai ainsi pu nourrir et soigner tous les animaux présents au cirque, c’est à dire les chevaux, les exotiques, les éléphants, les fauves, mais également un hippopotame nommé « Julot ». Puis, très rapidement, étant donné ma passion pour ces animaux et mes capacités à les diriger, je présentais en piste ces diverses espèces d’animaux dont je m’occupais dans la journée. J’étais heureux. En 1978, j’ai dressé et présenté un groupe de six poneys Shetland, un groupe d’animaux exotiques, et en 1979, trois ours du Tibet !

En 1980, j’aidais Arlette GRUSS et Georgika KOBANE, artistes qui se produisaient au Cirque Albert RANCY dans l’entretien de leurs panthères. Ils m’ont laissé présenter leur numéro à plusieurs reprises. Ils avaient une confiance totale en ma façon de travailler. En 1981, je présentais l’hippopotame « Julot » aux Bourses Louis MERLIN. J’ai obtenu le deuxième prix. Cette année-là, Michel CRETON a présenté « Julot » au 29ème Gala des Artistes au Cirque d’Hiver BOUGLIONE.

En 1982, j’ai présenté un numéro composé de quatre chevaux et quatre poneys. En 1983, j’ai dressé et présenté mes deux éléphantes d’Afrique Betty et Tatcha. J’ai présenté ce numéro dans divers établissements : en 1984, au
Cirque Albert RANCY, en 1985, au Cirque ZAVATTA fils, en 1986 au PISTE Circus en Belgique, en 1988, au Cirque MICHELETTY, en 1989, divers galas, publicités, animations, en 1990 au Cirque Arlette GRUSS et au Cirque Diana MORENO – Rex BORMANN, en 1991, au Cirque AMAR, en 1992, au Cirque de Paris, en 1994, au Zirkus MAXIMUM, en Suède.

En 1995 nous créons et dirigeons, ma femme Jeanine de Baets et moi notre propre cirque : le Cirque Maximum. A cette époque, le cirque était l’un des spectacles préférés des français, avec 15 millions de visiteurs par an, d’après
le Ministère de la Culture. Notre politique commerciale était d’accueillir le plus grand nombre de public possible, avec des prix de place accessibles à tous. De plus, la visite de la ménagerie était gratuite. La qualité et le renouvellement régulier des spectacles font de notre cirque Maximum un cirque traditionnel très apprécié, tout en s’orientant vers la création et l’innovation. Nous proposions une véritable arche de Noé : avec des fauves, chevaux, éléphants, chameaux, dromadaires et toujours « Julot », notre hippopotame.

Pour le respect de la tradition, il y avait également des clowns, acrobates, et « Roue de la Mort », de nombreux artistes. Un spectacle complet pour le plaisir des petits et des grands (suivant la formule consacrée !). Les éclairages, la musique, les costumes, la chorégraphie, tout était fait pour bâtir un spectacle suivant un fil conducteur sur une mise en «piste» originale, à faire pâlir les plus grands établissements de France.

En 2002 je présentais mes deux éléphantes Betty et Tatcha, et ma femme Jeanine de Baets, présentait avec talent sa superbe cavalerie. L’organisation du Cirque, les tournées, l’administration, la route, etc. ont fait que je n’avais
plus de temps pour profiter de mes animaux. C’est ce qui nous a incités à abandonner le Cirque MAXIMUM, et à nous consacrer à nos animaux, fin 2010.

J’avais ma place dans l’univers des circassiens et du cinéma. Passionné et amoureux des animaux, j’ai longtemps voyagé avec mon hippopotame et mes éléphantes. Depuis 2006, ma passion va davantage vers les tigres. Nous avons accueilli un couple de fauves : un mâle blanc et une femelle dorée, ainsi que deux tigres roux. Ils nous ont donné trois tigreaux. Une première portée assez exceptionnelle puisque trois femelles sont nées de trois robes différentes : une blanche, une rousse et une dorée. Une joyeuse tribu qui sillonne les routes de France et d’Europe en caravane, jusqu’en 2019.

Nous possédons toujours nos 10 tigres. A force de travail et de patience, nous pouvons aujourd’hui ma femme Jeanine et moi entrer dans la cage en toute sécurité. Il faut leur donner beaucoup d’amour pour qu’ils se sentent en confiance. On peut noter qu’il leur faut chacun au moins 5 à 6 kg de viande par jour. Actuellement, nous avons en projet de créer un « Safari Lodge » en immersion avec nos tigres. Ce projet devrait voir le jour en 2021, pour le plus grand bonheur de nos fauves, ainsi que celui de ma femme et moi et de tous ceux qui nous rendront visite ! Affaire à suivre.

R. L.  » Vous êtes attaché aux animaux et vous pouvez vous prévaloir d’un incontestable savoir-faire ? »

Mario Masson : Une vie entière dédiée à mes animaux. De nombreux témoignages, des contrats permanents, des articles de presse, etc… »

R. L. Pendant de nombreuses années, vous avez pu exercer votre activité et votre passion sans difficulté ?

Mario Masson : Pensez-vous qu’il n’y ait aucune difficulté à entrer dans une cage avec 10 tigres ? Seule la passion et l’amour des animaux peut autoriser ces contacts physiques. Vous pouvez voir les nombreux documents expliquant cela mieux que je ne peux le faire moi-même.

L’association écologique « One Voice » s’est acharnée sur moi et a menti

R. L.  Comment ont débuté vos ennuis avec la justice ?

Mario Masson : Mes premiers ennuis avec la justice ont débuté le 16 décembre 2020, suite à une plainte déposée par l’association « One Voice ».

Il se trouve qu’en revenant d’un contrat à Rouen noué avec le Cirque Medrano, fin décembre, j’avais la grippe et suis resté une semaine au lit sans pouvoir bouger. C’est cette semaine-là que l’association One Voice est entrée par effraction chez moi, et a filmé les fauves. Effectivement, ils ne sont pas sortis exceptionnellement de leurs cages, mais avaient chacun 7 m2 (et non 2 comme indiqué) et à boire et à manger, contrairement à ce qui est dit. C’est la seule période où ils ne sont pas sortis de leurs cages. Ils ont filmé pendant 1 semaine (et non : des mois). Voir aussi les documents joints à ce sujet.

R. L. Aujourd’hui, vous vous estimez lynché par les écologistes, les juges et les médias ?

Mario Masson : Tout ce qui est dit est faux, sans fin et très violent. Nous sommes salis de façon très injuste. Nous sommes malgré tout soutenus par la profession uniquement, mais elle n’a plus la parole dans les médias.

C – DDPP du Loiret Rapport Inspection Fauves

Une plainte pénale pour diffamation a été déposée par mes avocats contre tous ceux qui essaient de nous salir !

avocat mario

Ils ont décidé que les cirques avec animaux, c’était terminé

R. L. : Selon vous, les cirques ont encore un avenir en France ?

Mario Masson : Bien sûr que non. Il y a en France 10 millions de spectateurs de cirque traditionnelle (avec animaux), selon une étude faite par le Ministère de la Culture en 1992, étude super documentée, voir en pièce jointe, et le nombre de clients potentiel n’a pas changé. Le public français est toujours présent et demandeur. Les détracteurs sont ultra minoritaires, mais avec un pouvoir explosif, notamment envers les Maires de France. Ils ont réussi à influencer le refus des Maires d’accepter des cirques avec animaux, puis, cela devint vite une escalade. Certains maires qui ont accepté de prendre des Cirques avec animaux ont reçu de très graves insultes à tel point que, comme les autres, ils se rangent vers moins de problèmes. C’est compréhensible. Le basculement fut très rapide.

D’où mon projet de reconversion professionnelle. Car le cirque traditionnel avec animaux, c’est plus que fini, et bientôt interdit en France. Donc suite à cela, et pour avoir une vie plus saine, plus calme, nous avions nous aussi prévu, et beaucoup travaillé sur une reconversion professionnelle. Plusieurs articles de presse avaient évoqué cela avec justesse. Notre projet était sur le point de se concrétiser. A quelques mois près… mais tout est tombé par terre, cassé, en mille miettes !.

Fréquentation et image du Cirque

Nous allons nous battre, et votre article nous y aide

R. L. : « A l’approche de Noël, vos craintes, vos espoirs ? »

Mario Masson : Le jugement est tellement terrible et injuste que nous sommes actuellement abattus, en survie. Plus question d’aucune façon de projet quel qu’il soit. Ni même de respirer sereinement. Nous n’y avons plus droit.

Nous avons de très nombreux soutien, mais… anonymes et cela ne suffit pas pour sortir la tête de l’eau. Il faut du concret et du « public ». Votre article nous y aide énormément puisqu’il nous redonne une certaine énergie, et envie à nouveau de se battre et d’y croire… Merci vraiment de votre soutien.

Propos recueillis par

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

 

Lire aussi dans ce dossier : 

 Curriculum Vitae Mario Masson

 Montargis Magazine
 OFB (1)
https://ripostelaique.com/faut-juger-juges.html



J’ai eu envie de comparer les engagements de Victor Hugo et ceux d’Éric Zemmour

Nous avons rencontré une femme qui a eu l’audace de comparer les combat de Victor Hugo et Éric Zemmour. Forcément intéressant…
Amazon.fr – VICTOR HUGO, ÉRIC ZEMMOUR: Leurs combats contre le fondamentalisme religieux et la propagande idéologique – ARTIO, EVE – Livres
Riposte Laïque : Vous avez été candidate de Reconquête en Alsace, et vous êtes enseignante. Que peut-on dire de vous, en plus, pour que nos lecteurs vous connaissent mieux ?
Eve Artio : J’ai plusieurs vies dont il faudrait que je vous parle. Mais cela prendrait trop de temps.
Riposte Laïque : Votre candidature pour Reconquête a été votre premier engagement politique. Pourquoi ce déclic ?
Eve Artio : Je ne trouvais aucun autre parti capable de parler avec autant de franchise de sujets rendus « tabous » par la bien-pensance. Je ne connaissais pas vraiment Éric Zemmour avant, mais j’ai trouvé dans le livre « Le suicide Français » tout ce que je pouvais observer autour de moi. Et rentrer dans un parti qui n’existait pas me paraissait logique. On partait de « rien », avec des gens dynamiques qui voulaient tous sauver la France.

Riposte Laïque : Vous n’avez pas eu trop de souci avec certains de vos collègues, suite à votre candidature ?

Eve Artio: Ils ont eu la délicatesse de ne jamais rien laisser paraître directement. La direction m’a toutefois confié que ma campagne avait « perturbé » tout le monde, y compris le fonctionnement des cours et j’ai eu droit à quelques critiques rapportées. Après la campagne, j’ai eu beaucoup de pression du fait que n’ayant pas gagné, il était bien plus aisé de me faire sentir que j’avais eu tort de m’investir, surtout dans un parti « d’extrême droite ». Comme je le dis dans mon livre, une de mes collègues m’a démontré par tous les moyens que Zemmour était un être dangereux pour la société, et que j’avais dû être influencée pour céder à un tel « endoctrinement ». Les gens assimilant tous ceux qui suivent Zemmour à des racistes ou des nazis, je me suis rendu compte que parler ne servait à rien dans ce milieu. La bien-pensance y est trop puissante. Ils avaient subi aussi le matraquage dont je parle dans le livre. Malgré tout, j’aime tous les collègues avec qui je travaille et ils ont autant de respect pour moi, même s’ils ne partagent pas mes idées. Je pense que j’ai beaucoup de chance !

Riposte Laïque : Et 6 mois plus tard, avec le recul, quel bilan tirez-vous de cette première expérience ?

Eve Artio : C’est beaucoup d’énergie pour un résultat honorable, mais bien insuffisant. Sans député élu, nous continuons de construire notre programme et de défendre les intérêts de tous les Français sur le terrain, notamment en luttant contre l’entrisme islamiste à l’école. Résister à la novlangue et à la facilité demande de la force de caractère. Il faut réunir tous les Français et pas seulement faire l’union des droites. Depuis deux ans, toutes nos libertés ont été attaquées. Plusieurs dangers nous guettent et cette campagne m’a permis de mieux comprendre la géopolitique. Le mondialisme et sa perversité détruisent tout, la nature comme le cœur des hommes.

Riposte Laïque : Vous nous proposez donc un livre au titre accrocheur : « Victor Hugo, Éric Zemmour, leurs combats contre le fondamentalisme religieux et la propagande idéologique« . D’où vous est venue cette idée de nous proposer un tel livre ?

Eve Artio : J’en ai déjà écrit un sur son combat contre celui qu’il appelait « l’usurpateur » en parlant du neveu de Napoléon. J’avais compris qui était vraiment Hugo, un homme entier, fougueux, critiqué, jalousé, moqué à l’Assemblée nationale. On disait de lui qu’il aurait mieux fait de continuer à écrire des romans plutôt que de faire de la politique. On lui a reproché les mêmes choses qu’à Zemmour, sauf bien sûr qu’il n’était pas confronté aux mêmes problèmes. Sa tête était mise à prix et il a dû s’exiler pour survivre. J’ai trouvé beaucoup de similitude avec Zemmour dans la violence de ses propos, alors que les journalistes reprochaient sans arrêt à leur ex-collègue d’être trop « radical ».

Riposte Laïque : Comment expliquez-vous que tout le monde se réfère à Victor Hugo, qu’il est intouchable, alors qu’Éric Zemmour est classé à l’extrême droite ?

Eve Artio : On ne veut prendre chez Hugo que ce qui « nous » arrange. Je ne veux pas faire cela, mais je dois signaler ce qu’il a dit lui-même au moment où il est passé à gauche :  » l’an dernier, je défendais l’ordre en péril, comme je défends aujourd’hui la liberté menacée ! Comme je défendrai l’ordre demain, si le danger revient de ce côté-là.  » Victor Hugo cherchait l’influence mais pas le pouvoir. En cela, Zemmour lui ressemble (j’espère !). Il avait cette honnêteté qui lui a coûté si cher, celle que les Français n’ont hélas pas comprise. Quand il y a un danger, on crie, on ne roucoule pas ! C’était plus facile pour Hugo qui critiquait une institution religieuse déjà renversée à la Révolution. Il s’opposait à son retour en force, mais respectait Dieu et le fait de croire. Il se méfiait des hommes fanatiques et des hypocrites. Il reprochait ce qui était juste, mais n’allait pas aussi loin que les radicaux de son temps qui voulait « tuer » l’Église.

Riposte Laïque : Considérez-vous que le combat de Victor Hugo contre l’emprise du catholicisme au XIXe siècle était aussi légitime que celui d’Éric Zemmour contre l’islamisation de la France au XXIe siècle ?

Eve Artio : En suivant une certaine logique, Hugo critiquait sa religion qui était la culture de la France depuis plus d’un millénaire. Il en dessinait les abus et parlait clairement des risques à accepter un enseignement clérical en France. Il rappelait l’objectif d’éviter les guerres de religion (protestantisme/catholicisme). En suivant cette logique, et vu ses critiques envers notre Église, je n’ose imaginer la façon dont il parlerait de l’islam aujourd’hui ! Je dirais plutôt qu’il est plus légitime d’être radicalement opposé à l’avancé de l’islam en France étant donné ce qu’on en observe dans les pays où il est roi. Trop de gens oublient que l’islam ne fait pas de différence entre le religieux et le civil ! L’islam, tel qu’il se revendique actuellement, est incompatible avec nos valeurs républicaines et laïques. Je ne vois pas pourquoi la gauche continue de le nier ou de traiter de fachos ceux qui le savent. Cela montre leur ignorance sur bien des sujets… Cependant, l’esprit clérical s’étend au fondamentalisme qu’on peut retrouver dans d’autres sphères, ce dont je parle dans ce livre.

Riposte Laïque : Êtes-vous prête à tenir des conférences sur le thème de votre livre ? Et comment se procurer votre ouvrage ?

Eve Artio : Oui, ce serait un honneur d’expliquer ce que tant de musulmans savent déjà, à ceux qui continuent de parler de racisme. Je pense à Adonis, un poète syrien qui dénonce lui-même le caractère violent de l’islam. Comme beaucoup d’autres hommes de renom, il déclare « qu’il n’y a pas deux islams ». Je trouve cela stupéfiant qu’en France on puisse accuser quelqu’un de racisme parce qu’il critique une religion ! Dans ce cas Victor Hugo le serait aussi, ce qui est inconcevable. Pourtant, je décris dans mon livre tous les discours où il parle de la grandeur occidentale, de sa lumière qui devrait irradier le monde, de Paris qui devrait être le phare de l’Europe, de la barbarie des pays africains. Bien sûr, j’explique le contexte, mais Hugo aimait son pays et ne mélangeait pas tout. Nos émotions et la perte de vocabulaire profond, remplacé par des discours impulsifs et répétitifs rendent la vie impossible aux intellectuels ! On se coupe la parole, on n’a pas le temps d’expliquer, les gens veulent des réponses courtes et « gentilles », mais la vie est complexe et profonde.
Mon ouvrage se trouve sur Amazon pour l’instant.
Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
Eve Artio : La superficialité des critiques qui pleuvent pour empêcher les gens de savoir ce qui se passe  réellement m’a donné envie d’écrire ou d’imaginer ce qu’un auteur comme Hugo aurait pu dire. Je ne reconnais plus mon pays et j’ai mal quand on me reproche de le défendre ! Et je ne suis pas prête à accepter n’importe quel changement. Être responsable, c’est construire son avenir, pas le subir bêtement !
Propos recueillis par Pierre Cassen



Kroc Blanc : un rappeur identitaire, droitard, patriote et antivax

https://m.youtube.com/channel/UCaJmk68qUWhxFKrxb0i7MgA

FDENEWS
21,7 k abonnés
https://m.youtube.com/channel/UCAANTmsKzFm4siuyJcZkE4w
KBG Stream
6,42 k abonnés
L’album Héritage II sort le 29 octobre. 
Dédicaces le samedi 29 octobre à la Librairie Française Paris 15e
https://www.krocblanc.fr/pre-ventes/
RL. Bonjour, quels sont vos origines et votre parcours ? D’où vient le pseudo Kroc Blanc ? 
KB. Origines très modestes et pauvres, de père breton et mère sarthoise qui sont venus à Paris. Je suis né à Paris dans le 11e en 1979 il y a 43 ans. J’ai vécu dans un quartier populaire où il y avait déjà des immigrés, donc je les connais bien.
RL. Vous ferez des dédicaces ce samedi 29 octobre de l’album Héritage II à la Librairie Française Paris 15e. 
Vous avez 2 chaînes youtube : une FdeNews, à l’imitation de Fdesouche, propose 3 mini vidéos quotidiennes de 3 à 10mn environ sur l’actu. L’autre, KBG Stream, est une radio live du dimanche au jeudi soir de 20h45 à 24h.
KB. Oui, il y a plusieurs façons de faire de la politique et de mener le combat des idées. Certains font de la politique politicienne, d’autres ont des sites comme ripostelaique.com ou Fdesouche. Moi, je fais du combat culturel et métapolitique à mon niveau avec mes 2 sources d’expression :
– Ma radiolive 5 jours sur 7 avec de la convivialité populaire à la Audiard ou Rabelais et de l’humour parfois grivois pour un partage de bons moments en groupe dans une ambiance sympa et décontractée.
Avec aussi le rap gaulois identitaire de réappropriation de notre fierté et de notre sens clanico-tribal avec des paroles et de la musique de meilleure qualité que le rap des allogènes.
Nous faisons aussi des canulars téléphoniques et avons, entre autres, piégé la Cimade.
Chaque soir, plus de 1500 personnes en direct. Avec les rediffusions nous atteignons les 20000 vues. Et la progression est constante.
– Également de la réinformation au moyen de 3 vidéos ultra courtes quotidiennes qui réagissent à l’actu sous un format moderne, convivial avec les outils de communication et d’information des jeunes.
Les résultats sont encourageants et prouvent que ces 2 supports répondent à un besoin. Nous avons un cumul de vues de 1,5 millions de toutes les vidéos.
RL. Comment êtes-vous venu au rap ? 
KB. Le rap est la culture musicale dominante des jeunes d’aujourd’hui. Donc j’ai écouté et aimé le rap toute ma vie. C’est quasi exclusivement occupé par les maghrébins et les noirs qui ont un discours raciste, clanique, tribal et anti blanc, donc anti français en France.
J’ai compris que le rap conditionne le cerveau des jeunes et les hypnotise en leur disant quoi penser. J’ai donc décidé de faire un rap blanc et identitaire pour les Gaulois qui l’aiment afin de leur faire passer un message positif d’estime de soi et de conscience ethnico culturelle. Et les politiser vers nos idées en faisant contrepoids au discours gauchiste mondialiste universaliste dit antiraciste. Et proposer aussi des textes et de la musique de meilleures qualités, car c’est l’accès à la culture populaire pour les jeunes.
Je veux que les « petits blancs » écoutent du rap de blancs droitards donc pas de noirs, d’arabes ou de blancs gauchistes.

Mon rap autochtone est un antidote au rap des allogènes. Il faut redonner confiance aux jeunes, qu’ils retrouvent la fierté de leur pays et de leur peuple.
Au début, j’étais seul, mais maintenant j’ai toute une équipe autour de moi qui fait un travail collaboratif avec 6 compositeurs de musique plus 7 rappeurs qui écrivent les textes et chantent leur rap sur ces musiques. C’est la dynamique d’une école de rap gaulois identitaire qui aide les jeunes à se sentir forts mentalement, à créer un esprit de groupe solidaire gaulois. Les thèmes ne sont pas que politiques car il y a aussi des chansons d’amour, d’amitié ou d’autres thèmes. Les textes des chansons sont sur le site à l’onglet lyrics. https://www.krocblanc.fr/lyrics/
Aujourd’hui j’ai plusieurs casquettes tout en gardant ma liberté de parole : superviseur, producteur, rappeur, graphiste, vidéaste pour des clients de droite dont des clips de campagnes électorales.
RL. Comment voyez-vous la politique à droite ? 
KB. Le problème numéro 1 est l’immigration de masse donc l’invasion par les allogènes.
J’ai soutenu Zemmour pendant la présidentielle. Mes origines très populaires m’ont fait être mal à l’aise avec le style assez bourgeois de Reconquête, car j’ai été précédemment pour le FN qui est plus populaire et parle aux gens modestes. Je pense que Marion Maréchal et Jordan Bardella sont l’avenir de la droite patriote car ils sont jeunes, beaux, compétents, ils apprennent vite et communiquent très bien à la télé. En politique, la beauté et la séduction sont aussi très importants. Voyez les gens qui ont voté pour Macron en 2017 en disant qu’il était séduisant…

Je pense qu’il y a des évolutions de la démographie avec la natalité avec des changement économiques ou techniques qui déterminent plus que les discours politiques qui tentent de les expliquer, mais les suivent et les théorisent.
Parmi les Gaulois-Traîtres qui suivent le système, beaucoup le font par opportunisme donc par intérêt et par facilité pour réussir socialement sans avoir d’ennuis ni être ostracisés. Si le pouvoir politique changeait, ils feraient les girouettes et suivraient le sens du nouveau vent !
La France a inventé le gauchisme, les droits de l’homme, l’égalitarisme et l’universalisme avec les philosophes des Lumières et 1789. Aujourd’hui elle en est la victime par effet boomerang.
RL. Comment percevez-vous la politique de Macron pour l’immigration ? Que pensez-vous de l’immigration, de l’assimilation et de la remigration ? Et l’islam ? 
KB. Macron veut répartir les immigrés partout en France, même dans les villages, pour empêcher les Gaulois de se regrouper et de se défendre.
Je suis pour une assimilation très exigeante pour un nombre très restreint d’immigrés qui doivent faire la preuve de leur loyauté à la France et de leur contribution. Je suis pour réexaminer les naturalisations accordées précédemment avec ces nouveaux
critères d’excellence.
Je suis pour une remigration maximale des allogènes pour lutter contre le Grand Remplacement qui est une réalité.
Je suis contre l’islam qui est incompatible avec la France. Je pense que cette religion brutale est le seul moyen de tenir et gérer ces peuples africains qui sont ethnico culturellement violents et agressifs donc ont besoin d’une autorité politicoreligieuse forte pour les mater. Je suis pour qu’on applique les sanctions de la charia en France aux muzz qui commettent des délits. Les muzz ont une mentalité qui considère que la nôtre est faible comparée à leur système patriarcal sévère qui sanctionne aveuglément. Donc, chez nous, ils s’autorisent des délits et infractions qu’ils ne feraient pas chez eux par peur de la punition.
RL. Que pensez-vous du covidisme, du contrôle social depuis début 2020 et du « vaccin » C19 ?
KB. Je suis totalement contre ce pseudo vaccin qui est dangereux. Chez moi, personne n’est vacciné. On nous a menti et on nous a contrôlés pour supprimer des libertés et contraindre les citoyens.
Merci et bonne réussite…
Claude Lefranc 
Album Héritage II du 29 octobre 2022. Dédicaces à Paris le 29 octobre
De nouveaux artistes vont faire leur apparition dans ce nouvel opus dont l’artwork va être réalisé par Skinless Frank en collaboration avec Krillin, le créateur de la pochette de L’appel de la forêt. De l’équipe originale reste Kroc Blanc, Sirius AMC, Kiba, LYS, Eric Eract, Larmorikain, Perle et Til.
Parmi les nouveaux venus : Reyez, Chronic, le Marechal et d’autres.



Alain Falento sur Breizh Info : Les USA ont dessiné l’UE selon leurs besoins

Sortir de l’Europe, une question de vie ou de mort. Tel est le titre d’un livre, édité aux éditions Riposte Laïque (à commander ici) et écrit par Alain Falento.

Pour l’auteur, cela ne fait aucun doute, l’Union Européenne et ses institutions se sont construites sans les peuples qui composent notre continent.  « Pendant 40 ans, la construction européenne s’est déroulée sans nous ; depuis la ratification du traité de Maastricht, elle se fait malgré nous. L’euro ne constitue absolument pas une sécurité pour la France et les Français, au contraire. L’Allemagne vampirise l’Europe. La guerre menée contre la Russie, sous l’égide de l’0tan, va d’abord frapper les peuples européens, et accélérer l’inévitable krach financier. Les instances européennes mettent délibérément nos vies en danger. La monnaie numérique que l’Union européenne rêve de mettre en place dissimule une ultime spoliation des citoyens. Après le passe sanitaire, ils rêvent de mettre en place le passe climatique, pour aller vers un contrôle social à la Chinoise dela population. Si nous ne prenons pas collectivement conscience de l’état critique de la situation, en sortant de l’Union européenne et de l’euro, nous allons entériner la disparition d’un pays vieux de 1500 ans. ll est encore possible d”éviter cette catastrophe, mais le temps nous est compté. Question de vie ou de mort »

Un livre qui appelle nécessairement à un débat. Un débat saisi au vol par notre rédacteur en chef, qui a posé quelques questions à Alain Falento.

 

 

Breizh-info.com : Pouvez-vous, tout d’abord, vous présenter à nos lecteurs ?

Alain Falento : J’ai 48 ans, j’ai exercé les fonctions de gestionnaire de fonds dans une grande banque française, de consultant en investissement pour des groupes étrangers, et de chef d’entreprise dans des domaines variés. Je m’intéresse depuis longtemps au concept de souveraineté dans tous ses aspects, et particulièrement sous l’angle économique et financier.

Breizh-info.com : Vous expliquez dans votre nouvel ouvrage que « la construction européenne s’est faite sans nous » Mais qui est le nous ? En quoi le peuple français est-il plus impliqué dans la construction de la société française que de la société européenne ?

Alain Falento : Entre le plan Schuman de 1950, et le traité de Maastricht de 1992, pas une seule fois le peuple français n’a été consulté sur la question de la construction européenne. Pire encore, Monnet et Schuman ont même avoué fièrement que, dès le début, les détails du plan avaient été volontairement cachés aux membres du gouvernement français afin d’éviter toute forme de contestation. Cela en dit long sur la vision qu’avaient ces gens de la démocratie.

La dernière fois que nos dirigeants ont daigné nous consulter, c’était en 2005 sur le projet de traité constitutionnel européen, et le référendum s’était soldé par un « Non ». Malgré cela, les autocrates européens sont passés outre, et ont malgré tout poursuivi la construction européenne comme ils l’entendaient. Il ne me semble donc pas illégitime de considérer que cette Union européenne s’est faite sans nous, le peuple, jusqu’au Traité de Maastricht de 1992, et même malgré nous depuis 2005.

La comparaison que vous faites entre l’implication du peuple français dans la construction européenne et dans l’évolution de la société française est très intéressante. En ce qui concerne la société française, vous avez toujours le loisir de voter pour qui vous voulez tous les 5 ans, alors que les autocrates européens sont purement et simplement nommés, et échappent à la sanction du suffrage universel.

Cependant, ces deux problématiques ne sont pas indépendantes ; comme nous l’évoquerons sans doute un peu plus loin dans l’entretien, l’évolution de la société française dépend en réalité complètement de la Commission européenne depuis la ratification du traité de Maastricht.

Par exemple, ce que nos dirigeants appellent pudiquement « la mutation démographique » de la France, à savoir l’invasion migratoire, n’est plus du ressort de l’État français depuis qu’il s’est volontairement dessaisi de cette prérogative en ratifiant le traité de Maastricht en 1992. Le peuple français n’a tout simplement plus son mot à dire en la matière.

Breizh-info.com : Il y a chez les souverainistes français l’argumentation continue évoquant la perte de souveraineté au profit de l’Union Européenne. Mais la République française n’est-elle pas la maman, le moteur, avec l’Allemagne, de la philosophie de l’UE ? Finalement, ne sont-ce pas tous les autres pays qui constituent l’UE qui sont les victimes, non pas de l’UE, mais de la France et de l’Allemagne ?

Alain Falento : Il ne faut pas s’imaginer que la construction européenne est d’origine européenne. Cela fait partie des mythes fondateurs, un continent qui aurait collectivement pris conscience de la nécessité de la construction d’une entité supranationale afin de garantir une paix éternelle et une prospérité insolente. La vérité est hélas différente. L’Allemagne et la France n’avaient tout simplement par leur mot à dire à la sortie de la seconde guerre mondiale. Les États-Unis opéraient sur l’Europe occidentale un contrôle économique, militaire et idéologique total, et ils ont dessiné l’Union européenne selon leurs besoins. Ils nous ont même imposé leur mythologie avec les Pères Fondateurs et la notion d’États-Unis d’Europe !

Le Général de Gaulle n’a jamais cru dans les structures supranationales, et il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour en limiter le développement. Hélas, ceux qui lui ont succédé se sont tout simplement vautrés dans l’idéologie européiste.

La construction européenne, telle qu’elle s’est faite jusqu’à maintenant, a eu pour unique objectif de servir les intérêts de l’Allemagne, qui est parvenue à imposer ses vues à des dirigeants français indigents. Il faut l’admettre, depuis Pompidou, nous n’avons élu que des traitres à la tête de notre pays, boursouflés d’ambition européenne, et peu intéressés par la défense des intérêts de ceux qui les ont pourtant amenés au pouvoir. Les trois derniers (Sarkozy, Hollande et Macron) se sont même complus dans une servilité totale vis-à-vis de l’Allemagne.

Quant aux autres membres de l’Union européenne, hors membres fondateurs, ils ont tous pleuré et supplié pour en faire partie. Les pays du Sud et les derniers entrants (pays de l’ex bloc communiste) ont grassement profité des fonds européens pour sortir du sous-développement. Ils doivent à l’Union européenne, et donc en grande partie à la France, de bénéficier aujourd’hui d’infrastructures modernes. Les pays, dits du Club de Visegrad (Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie), pour nous remercier, se liguent en un groupe de pression afin de maximiser le montant de leurs subsides européens. La seule vraie victime de l’Union européenne, c’est bien la France ! Nous payons plus de 20% du budget européen, et nous ne récoltons que désindustrialisation, trahison, immigration et concurrence déloyale de la part de nos pseudo partenaires européens.

Breizh-info.com : Vous évoquez la mise en place à venir d’un pass climatique. Mais les autorités françaises n’ont pas attendu l’UE pour tout verrouiller dans le pays. Là encore, l’UE semble avoir le dos large non ?

Alain Falento : Il convient de bien comprendre qu’aucun passe vaccinal, climatique ou énergétique ne peut voire le jour en France si la Commission européenne n’en est pas à l’origine. C’est écrit noir sur blanc dans les traités, toute régulation de la circulation des personnes au sein de l’espace Schengen est du ressort exclusif de l’union européenne, excepté pour une très courte durée, et dans le cadre de mesures d’urgence. Par contre, je vous concède bien volontiers que, lorsqu’il s’agit de prendre des mesures liberticides, les dirigeants et fonctionnaires français font preuve d’un zèle malsain.

Depuis la ratification du traité de Maastricht, nous avons de notre plein gré accepté de ne plus être un État à part entière. Nous ne possédons plus aucun des attributs d’un État souverain (battre monnaie, voter les lois, rendre la justice, décider de la paix et de la guerre, décider qui se trouve sur le territoire et qui obtient la nationalité).

Plus aucune décision d’importance ne se prend au niveau national. Le seul pouvoir de décision qui reste à l’exécutif réside dans la mise en place de petites brimades envers la population (vitesse réduite sur les routes, zones à faible émission, éborgnement et mutilation de gilets jaunes).

L’Assemblée nationale n’est qu’une chambre d’enregistrement des directives européennes, rien de plus. Soit les lois qui y sont votées correspondent au cadre fixé par l’Union européenne, soit elles sont retoquées directement par le Conseil d’État, la Cour de Justice de l’Union européenne ou la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Quant au gouvernement, il n’a absolument aucune marge de manœuvre. Même le budget de l’État est validé au niveau européen.

Vous avez d’ailleurs certainement remarqué que les présidents français se déplacent systématiquement dans les sommets internationaux, flanqués par un ou plusieurs représentants de la Commission européenne. C’est un symbole très fort de notre perte totale de souveraineté économique et de notre mise sous tutelle en matière de politique de défense.

A mon sens, c’est cette désertion du pouvoir des instances nationales qui explique la baisse de qualité du personnel politique ; le pouvoir ne se trouve plus là. Des gens d’une médiocrité effrayante qui, il y a 30 ans, n’auraient jamais pu caresser le moindre espoir de devenir député, se retrouvent aujourd’hui à mener les débats à l’Assemblée nationale. Là où l’on débattait il y a quelques décennies de l’abolition de la peine de mort, ou du droit à l’avortement, on discute maintenant du symbole machiste du barbecue…

Breizh-info.com : Vous dites que l’euro ne constitue pas une sécurité pour les Français. Techniquement, à quoi amènerait un retour au franc ?

Alain Falento : Il faut être sacrément de mauvaise foi pour continuer de soutenir que l’euro constitue une sécurité pour les Français. D’ailleurs, même les thuriféraires de l’euro ne s’aventurent même plus à l’affirmer. Il y a 20 ans, on nous garantissait que l’euro allait être une source de prospérité et de stabilité qui ferait jeu égal avec le dollar américain, le yen et le yuan. A peine huit ans après sa création, la zone euro était déjà au bord de l’explosion, et ne doit sa survie qu’à l’intervention des américains. Les pays du Sud et la France se sont endettés au-delà de toute limite à cause d’une devise qui ne correspond pas à leurs besoins. Plus personne n’ose affirmer que l’euro est une devise appropriée pour la France ; on se contente de nous menacer en nous expliquant que la sortie est impossible, car trop compliquée et que notre sortie de l’euro entraînerait sa disparition et celle de l’Union européenne.

Nous acceptons donc sans broncher un renversement de la charge de la preuve. Ce qui était un outil de prospérité est devenu un but en soi, et on tente de nous faire accepter des raisonnements qui défient les lois de la logique élémentaire, consistant à dire que qu’il faut sauver l’euro pour sauver l’U.E, car sans l’U.E il n’y aura plus d’euro.

Si vous observez la santé économique des membres de l’Union européenne, vous remarquerez que ceux qui ont conservé leur devise nationale (Suède, Danemark, Royaume-Uni) n’ont absolument pas changé d’avis, bien au contraire. Même les derniers entrants, comme les pays de l’Est (Pologne, Rep. Tchèque, Hongrie) ne manifestent plus la volonté de faire partie de la zone euro, bien que théoriquement, cela fasse partie des traités.

Quant à l’impossibilité d’un retour au franc, je rappellerai simplement que nous sommes bien passés du franc à l’euro. Pour quelle raison l’inverse ne serait-il pas possible. L’argument d’irréversibilité ne vise qu’à nous faire peur. En 1991, l’URSS s’est effondrée, donnant naissance à plus de 15 nouveaux pays qui ont tous une monnaie nationale et une banque centrale. L’Islande a environ 300 milles habitants, mais possède sa banque centrale et sa monnaie. La Tchécoslovaquie s’est scindée en deux parties, la République Tchèque, qui a sa propre devise, et la Slovaquie qui est dans la zone euro. Le Royaume-Uni, pays d’une taille comparable au nôtre tant en termes de population que de PIB, n’a jamais abandonné sa devise nationale. Alors pourquoi diable ce qui est vrai pour les autres ne le serait pas pour nous ?

Ceux qui tentent désespérément de nous convaincre qu’une sortie de l’euro est impossible utilisent un argument économique et un argument juridique. Le premier nous menace d’une inflation épouvantable en cas de retour au franc. Mais l’inflation, nous l’avons déjà, car l’euro ne nous protège en rien. Cette période d’inflation que nous vivons actuellement n’est que très partiellement due à la situation en Ukraine ; elle est surtout la conséquence d’une baisse de l’euro. Si l’euro s’effondre face au dollar, générant la majeure partie de l’inflation, c’est avant tout parce que l’euro n’est plus une devise qui inspire confiance au niveau mondial, et c’est un euphémisme de le formuler ainsi.

Le deuxième argument justifiant d’une impossibilité de sortir de l’euro, utilise le fait que notre dette gigantesque est libellée en euros, et que par conséquent elle doit être réglée en euros. Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer d’un argument comme celui-là, quand on sait qu’avant l’avènement de l’euro, notre dette était libellée en franc, et que visiblement il n’y a pas eu de problèmes pour la convertir en euros.

Il existe une loi internationale, dite « Lex Monetae », qui stipule qu’un état a le droit de rembourser sa dette dans sa monnaie nationale, si cette dette dépend de son droit national. Environ 95% de la dette française étant de droit français, elle pourra donc être remboursable en francs. De plus, nous serions en droit d’en fixer nous-même la parité vis-à-vis de l’euro. L’économiste Jacques Sapir a depuis longtemps traité de ce sujet.

De plus, comme je l’explique dans mon livre, l’euro n’est pas une monnaie unique, mais une monnaie commune. Techniquement c’est très différent, car la vérité c’est qu’il n’y a pas un euro, mais 19 euros différents, dont on force les cours de change à parité. Sortir de l’euro est techniquement bien plus facile qu’on ne le pense, et ce d’autant plus que nous avons conservé notre banque nationale (la Banque de France), à l’instar des 18 autres pays de la zone euro. En réalité, c’est comme si l’euro avait dés le départ était construit pour disparaître, contrairement à tout ce qui est dit par nos dirigeants.

La question qu’il convient de se poser n’est pas ce qu’il se passerait en cas de retour au franc, mais plutôt ce qui va nous arriver si nous restons dans l’euro. Personnellement, entre la certitude de se crasher dans un mur à pleine vitesse, et sauter en marche malgré les blessures éventuelles, je préfère de loin la deuxième solution.

Certains pays seront de toute façon contraints de sortir de la zone euro. L’Italie, et même la France, ne pourront pas tenir face à la hausse des taux qui a été amorcée par la BCE. Il est préférable de décider nous-même de la date de sortie que d’en être éjectés de force.

De plus, il est un scénario que peu de gens veulent considérer, mais qui nous plongerait dans une crise extrêmement grave : la sortie volontaire de l’Allemagne de l’euro. Cette éventualité est à considérer plus que jamais. Ce pays n’hésitera pas un instant à franchir le pas si cela est nécessaire au maintien de sa suprématie économique.

Breizh-info.com : Si demain, la France quitte l’Union Européenne, cette dernière meurt de facto. Mais eu égard à la tiers mondialisation du pays à l’heure actuelle, comment entendez-vous pouvoir rivaliser avec d’énormes blocs comme les USA, la Chine, la Russie, l’Inde, sans alliance continentale ?

Alain Falento : Vous avez entièrement raison, l’Union européenne ne survivrait pas à un départ de la France. Et alors ? Nous devons crever la gueule ouverte, accepter une immigration insupportable et un chômage de masse pour sauver une structure qui était supposée nous offrir sécurité et prospérité pour l’éternité, mais n’a tenu aucune de ses promesses ? Il ne faut pas confondre la fin et les moyens. Comme toute structure nuisible, l’Union européenne doit disparaître.

L’argument de la taille est le plus utilisé par les européistes ; comme par hasard, la France aurait exactement la taille non optimale pour être souveraine. Ce n’est vraiment pas de chance.

L’argument de la taille, pour justifier l’existence de l’Union européenne, ne tient pas. Il existe une multitude d’états souverains (Suisse, Corée du Sud, Royaume-Uni) qui sont plus petits que nous ou de taille comparable, et qui parviennent à défendre leurs intérêts face aux grandes puissances démographiques et économiques. Pour quelle raison n’en serions-nous pas également capables ? sommes-nous plus médiocres qu’eux ? De plus, il ne faut pas confondre sortie de l’Union européenne et fin de la coopération avec les autres États européens. De par notre position géographique, notre démographie et notre PIB, nous sommes incontournables. Nos principaux voisins signeront bien évidemment avec nous des accords de coopérations bilatéraux, comme il en a toujours été, bien avant le Traité de Maastricht. Il n’est tout simplement plus acceptable que des fonctionnaires européens signent des accords internationaux en notre nom, contre nos intérêts fondamentaux, sans que nous ne puissions rien faire.

Si vous vous plongez dans la lecture des traités européens, vous y constaterez qu’il n’y est aucunement question de nous protéger contre qui que ce soit. L’Union européenne, du point de vue économique, n’est que l’institutionnalisation d’une guerre économique totale entre les états membres, à travers la sacrosainte concurrence libre et non faussée, et la libre circulation des personnes et des capitaux. Ainsi, nos portes sont grandes ouvertes aux prédateurs du monde entier, qui s’emparent de toutes nos entreprises et infrastructures stratégiques, conquièrent nos marchés, sans que l’Union européenne ne demande aucune réciprocité.

Dans le domaine agricole, par exemple, l’U.E n’a jamais défendu les intérêts de nos agriculteurs. Bien au contraire, l’U.E n’a de cesse que de signer des accords de libre échange avec des puissances agricoles qui ne sont pas soumis aux mêmes normes que nous. Si nous restons au sein de cette structure supranationale, d’ici quelques décennies, il n’y aura tout simplement plus d’agriculteurs en France.

Breizh-info.com : Dernière question, provocante sans doute. Le souverainisme n’est-il pas finalement un vieux conservatisme dépassé qui par ailleurs, n’a pas montré dans le passé récent qu’il était garant de la sécurité des peuples, cf les deux guerres civiles en Europe au 20ème siècle ? A l’heure où l’homme blanc est menacé de devenir une minorité y compris sur sa propre terre, le souverainisme ne doit-il pas être dépassé par d’autres politiques, d’autres priorités ?

Alain Falento : Il ne faut pas confondre le souverainisme et le conservatisme. Le souverainisme, au sens littéral du terme, n’est que la doctrine qui soutient la structure nationale par oppositions aux instances supranationales. Le souverainisme peut donc faire montre de conservatisme, ou non, selon les besoins.

La question cruciale que vous posez est la suivante : l’échelon national est-il le plus pertinent pour préserver la paix et répondre au défi démographique que nous pose l’Afrique ? Il est légitime de se poser la question, mais le principe de réalité s’impose. L’Union européenne est une fiction. J’ai vécu dans de nombreux pays européens, et je dois avouer que je ne sais pas ce qu’est un citoyen européen. Il n’y a pas plus de peuple européen que de licorne.

Quant à la paix dont notre pays a bénéficié depuis près de 80 ans, il le doit plus à son armée et à sa bombe atomique qu’à l’Union européenne. Quand le gaz et l’énergie viendront à manquer, que le chômage et l’inflation feront des ravages, nous verrons bien ce qu’il restera de cette utopie supranationale européenne.

Une autre option consisterait à considérer que, si l’échelon supranationale n’est pas le plus pertinent pour répondre aux problèmes de sécurité qui se posent à nous, alors l’échelon régional l’est peut-être. Certains pensent même que c’est à l’échelle locale qu’il faut se désarrimer de l’État central. Je pense personnellement que la dernière stratégie est la plus pertinente, comme mesure d’urgence. Toutes les stratégies de type « sécessioniste » doivent cependant se faire dans la discrétion, car vous avez beau décider de vous déconnecter de l’État central, ce dernier ne va malheureusement pas accepter de se déconnecter de vous.

En effet, nous vivons dans un monde dans lequel règne l’ordre westphalien. Que nous le voulions ou non, la seule structure qui soit reconnue internationalement, c’est celle de la nation. Vous pouvez vous sentir Breton, Corse ou Catalan, vous ne disposez cependant que de la nationalité française, qui est la seule qui sera reconnue en France comme à l’étranger. On peut le déplorer, mais il en est ainsi et cela ne va probablement pas changer de sitôt.

Il faut être raisonnable ; souverainistes ou régionalistes, nous avons tous un problème commun : l’immigration de masse et notre disparition programmée. Il ne sert à rien de discuter des impôts, des taxes et des retraites si nous sommes balayés par des nuées d’immigrants venus d’Afrique, la plupart musulmans de surcroît. Si nous ne réagissons pas, il ne restera rien de notre pays et de nos régions. Il faut s’opposer à leur installation par tous les moyens possibles. C’est ça la priorité. Le reste pourra se discuter plus tard.

Une chose est cependant certaine : l’Union européenne est profondément immigrationniste, et nous lui avons transféré toutes les compétences en matière de politique migratoire. Il est donc plus qu’urgent de nous extraire de cette structure au plus vite, si nous ne voulons pas être minoritaires dans notre pays dans 30 ans.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine




L’avenir de la Bretagne se situe hors des métropoles bretonnes et françaises

Nous avons rencontré Yann Vallerie, le dynamique rédacteur en chef du site Breizh Info, très actif sur la question de Callac, et sur bien d’autres sujets.

Riposte Laïque : On vous connaît comme le rédacteur en chef du média Breizh Info. Pourriez-vous vous présenter plus largement à nos lecteurs ?

Yann Vallerie : J’ai 38 ans, marié, père de trois enfants. Je suis militant politique depuis plutôt jeune, j’ai commencé à militer dans ce que l’on peut appeler la gauche indépendantiste bretonne ou l’extrême gauche, avant de rompre, quasi exclusivement sur la question de l’immigration et de ses conséquences d’ailleurs (la folie woke n’était pas encore là au début 2000). Pour le reste, j’ai toujours été attaché au combat social. Puis j’ai navigué au sein de plusieurs organisations identitaires ou nationalistes bretonnes (Jeune Bretagne, Adsav…) et en 2013, j’ai monté avec des camarades Breizh-info.com, pour mener le combat autrement que dans la sphère politique et militante dont je voyais quelques limites.

Riposte Laïque : Quelle est l’histoire de Breizh Info, et quelle est sa particularité, dans le paysage médiatique breton et français ?

Yann Vallerie : Nous avons lancé ce média en 2013 partant du constat qu’Ouest-France et Le Télégramme, les deux quotidiens régionaux en Bretagne, pratiquaient au mieux une omerta, au pire un lessivage de cerveaux des lecteurs, sur les questions sociétales et migratoires. Il était indispensable d’apporter un autre son de cloche, et de révéler ce qui n’était pas révélé, ou de mettre l’accent là où ça fait mal. Force est de constater que bientôt dix ans après, tous les maux que nous rapportions sur la déliquescence de villes comme Nantes ou Rennes, envers et contre tous – en nous faisant même parfois accuser de mensonges ou de fake news – étaient bien réels. Et se sont aggravés. Nous avons, d’une certaine façon, joué un rôle d’avertisseurs. Dommage que les autorités qui nous lisent aient préféré elles aussi l’omerta, le sectarisme politique, et les copinages plutôt que d’agir au service de la Bretagne et de Bretons. Quoi qu’il en soit, nous continuons notre travail d’information, d’enquêtes, de reportages, en nous attelant à un réel travail journalistique. Quoi qu’en disent nos détracteurs, lorsque nous avons fait des erreurs, nous l’avons toujours reconnu et souligné, ce qui n’est pas franchement le cas de toute une partie de la presse mainstream.
Mais nous acceptons volontiers d’être calomniés par les chiens de garde de ce système que, finalement, nous ne nous cachons pas de vouloir voir tomber un jour, pour que nos enfants vivent dans un monde meilleur.

Riposte Laïque : Vous avez, le premier, informé vos lecteurs sur le projet Horizon, à Callac, qui consiste donc à implanter 70 familles de migrants en plein centre ville pour, selon les promoteurs de ce projet, la famille Cohen, et la municipalité, relancer la commune.
Aujourd’hui, deux camps irréconciliables paraissent s’affronter, dans un conflit qui ne peut que se radicaliser : ceux qui ne veulent pas du projet Horizon, et demandent un référendum, et ceux qui paraissent prêts à tout pour l’imposer à la population. Comment voyez-vous les choses évoluer ?

Yann Vallerie : Hormis si la municipalité comme l’Etat abandonnent leurs projets, cela ne peut que très mal évoluer. Sur place, la situation est tendue. Il y a une fracture qui s’est révélée dans la population.

Des gens ne s’adressent plus la parole, il y a eu des menaces, des pressions, des tags… Et forcément, s’ils passent en force et font venir des migrants, cela va se radicaliser, cela semble évident. Pourquoi investir autant d’argent pour ces gens qui n’ont rien à faire ici, alors que tant des nôtres sont dans la misère totale dans le secteur ? Imaginez la réaction du travailleur qui ne trouve pas d’essence à la station, asphyxié par sa facture EDF, obligé de manger de la malbouffe pour nourrir ses enfants… et qui voit qu’à côté, l’Etat restaure un bâtiment pour y loger une famille de 10 Soudanais ? Il y a de quoi devenir dingue tellement cela respire, empeste l’injustice.

Les autorités françaises, mais aussi les élus locaux, n’ont que les mots solidarité, humanisme, accueil à la bouche. Qu’ils aillent faire un tour dans le canton de Callac, pour constater les ravages de plusieurs décennies de clientélisme, qu’il soit communiste ou socialiste. Et ce sont ces mêmes gens qui aujourd’hui osent indiquer que les salauds, ce sont des gens comme vous et moi ? Nous ne sommes responsables ni de la pauvreté locale, ni de la vague migratoire sans précédent, ni de la crise de l’énergie, ni de la guerre en Ukraine, ni des pénuries. Eux, par leurs actions quotidiennes, si. A la fin, il faudra passer à la caisse.

Riposte Laïque : Vous avez également informé vos lecteurs, le premier, de l’apparition de l’association Viltaïs, et d’autres implantations de migrants, prévues également à Callac. Où en sommes-nous sur cet autre dossier ?

Yann Vallerie : Visiblement plusieurs bâtiments ont été rachetés par l’organisme – épinglé pour sa gestion financière par la cour des comptes d’Auvergne-Rhône Alpes. Et deux familles (10 et 6) venus du Soudan et d’Afrique noire arrivent prochainement, trois autres dans la foulée en 2023. La population elle, n’a pas son mot à dire. C’est la tyrannie imposée par Paris, avec des complicités locales. Il en a fallu moins que cela pour provoquer, il y a quelques années, les Bonnets rouges… Je ne sais réellement pas à quoi jouent les autorités sur ce dossier. Elles voudraient faire dégénérer la situation qu’elles ne s’y prendraient pas mieux.

Riposte Laïque : Breizh Info a été sanctionné par Twitter, son compte a été fermé. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Yann Vallerie : Pour avoir rapporté mot pour mot ce que je vous ai indiqué plus haut concernant les arrivées à venir. Peut-être que c’est un peu comme le « N-word » aux Etats-Unis et qu’il va devenir interdit d’évoquer « l’Afrique noire » ou « les migrants » dans un futur proche. Je conseille à vos lecteurs la pépite de Thomas Clavel, un traître mot. Il décrit notre avenir (si nous ne réagissons pas) demain, où les prisons seront peuplées de citoyens coupables de mots, tandis que les auteurs de maux bien réels eux, seront libres. C’est terrifiant.

Pour Twitter, nous sommes suspendus en attendant le verdict de notre appel. C’est lunaire, on se croirait devant des tribunaux, mais il est vrai que désormais, les tribunaux sociaux et médiatiques ont parfois plus d’influence que les tribunaux français… Une chose est sûre : notre ton restera le même.

Riposte Laïque : Vous avez publié, il y a quelques mois, votre premier livre, intitulé « Sécession », qui a fait l’objet d’une critique, plutôt amicale, dans Riposte Laïque. Vous pensez donc que l’avenir de la Bretagne se situe en dehors de la France ?

Yann Vallerie : J’irai même plus loin : je pense que l’avenir d’une partie de la Bretagne se situe en dehors des métropoles bretonnes et de la France. Je pense que l’âme bretonne n’a plus grand-chose à voir avec Rennes, Nantes, Brest, métropoles francisées et extra-européanisées progressivement, sur le modèle parisien.

Je pense que la France, dans son essence post-révolutionnaire, universaliste, droit-de-l’hommiste, porte en elle les germes de ce qui nous arrive aujourd’hui. D’ailleurs finalement, il ne faut pas se voiler la face : une partie des Bretons est finalement enchantée d’assimiler et de propager cette idéologie française. Heureusement, notre vieux peuple compte encore un peu de bon sang.

Néanmoins, je tiens à préciser une chose : si je pense que la Sécession est inévitable sur plusieurs plans (géographiques, médiatiques, éducatifs, culturels, ethniques…) et qu’à titre personnel, je ne me sens pas Français, je n’ai absolument rien contre les Français, et notamment contre ceux qui luttent pour la préservation de notre espace civilisationnel, au quotidien. C’est contre la République française et ses institutions que je pense qu’il est indispensable de s’unir, puisqu’elle n’a plus aucune légitimité, et que l’Etat a montré, depuis des décennies, son incapacité à assurer le contrat social qui, initialement, pouvait lier les citoyens entre eux.

Riposte Laïque : Comment expliquez-vous que la Bretagne soit la région qui vote le plus en faveur d’Emmanuel Macron, et la plus vaccinée de France ?

Yann Vallerie : Parce que Breizh-info.com n’a pas encore l’audience d’Ouest-France ou du Télégramme ? (rires). C’est ce que je mettais plus haut. La Bretagne est capable d’enfanter Nominé, le marquis de Pont Callec, des Chouans entrant en guerre contre les Bleus et la République, des militants du FLB posant des bombes pour défendre langue et territoire, et plus récemment, des Bonnets rouges à deux doigts de faire vaciller les autorités sans la capitulation de leurs leaders dans la plaine de Kerampouilh, à Carhaix.

Mais la Bretagne est aussi capable d’enfanter Bertrand Du Guesclin, Robert Surcouf, des révolutionnaires éventrant des prêtres baïonnette au canon, des soldats se précipitant pour mourir dans les tranchées pour le drapeau tricolore, des membres d’associations de soutien aux migrants en veux-tu en voilà, et éventuellement de faire roi Emmanuel Macron (il faudrait aussi prendre en compte l’abstention qui grimpe)…

C’est un paradoxe que je ne m’explique pas. Il y a une dimension qui pour moi relèverait presque de la psychologie ou de la psychiatrie chez certains. Une propension au suicide, à s’affirmer comme étant un éternel colonisé, un éternel vaincu de l’histoire, une victime comme d’autres damnés de la terre. Comme si une partie des Bretons avait finalement accepté d’être plus Républicains que les Républicains. La presse mainstream n’aide pas à couper le cordon.

L’exemple le plus flagrant est la ritournelle permanente d’une Bretagne qui serait « Ouverte sur le monde ». Une vaste blague quand on sait que dans toute son histoire, sans doute 95 % des Bretons sont restés dans leurs terres et dans leurs chaumières…

Concernant la vaccination, ça va avec tout le reste. Si une partie du peuple Breton porte en elle une rage potentiellement révolutionnaire à tout instant, une autre partie est d’un conformisme que je ne peux qualifier autrement que d’affligeant.

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Yann ?

Yann Vallerie : Bravo pour votre combat sans relâche et votre ouverture d’esprit, qui vous a amené à soutenir des causes qui n’étaient pas les vôtres initialement. Ce combat pour la liberté d’expression totale, ce combat sans faille, mérite d’être souligné.

Pour le reste, vos lecteurs connaissent nos profondes différences de vues et d’opinion sur plusieurs sujets, mais dans les temps que nous vivons, il est important de se retrouver, parfois, sur les préoccupations principales, qui concerneront demain nos enfants, qu’ils se sentent avant tout Bretons, Français ou Européens.

Propos recueillis par Pierre Cassen




Déconstruire la woke idéologie, une urgence absolue

Riposte Laïque : En quelques mois, vous venez de publier vos deux premiers ouvrages, aux Éditions Synthèse nationale. Vous avez commencé par publier « Méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste ». Pouvez-vous expliquer rapidement ce que c’est, la méthanisation, et pourquoi vous vous êtes intéressé à cette question, sachant que nos lecteurs pourront découvrir l’entretien que vous avez accordé à Rivarol sur cette question ?

https://ripostelaique.com/la-methanisation-la-nouvelle-escroquerie-ecologiste.html

Bernard Germain : Il y a 3 ans, je ne savais pas ce qu’était la méthanisation. J’ai appris parce qu’une structure de méthanisation tente de s’implanter, près de mon domicile. Pour la combattre, je n’ai pas eu d’autre choix que d’apprendre.
Ce que j’ai découvert m’a scandalisé et depuis, je combats cette escroquerie écologiste qui est le triomphe de l’intérêt individuel (le méthaniseur) sur l’intérêt général (la population et l’environnement). Mais comme la façade est peinte en vert, les ignorants et les complices en font la promotion.

En quelques mots, la méthanisation consiste à mélanger dans une grande cuve des déjections animales, des déchets d’abattoirs, des œufs pourris… etc. auxquels on ajoute 25 % de carbone (végétaux). La cuve est en milieu anaérobie (sans oxygène). Sous l’action de micro-organismes une fermentation va avoir lieu et produire du méthane.
Le méthane est ensuite débarrassé du gaz carbonique (il doit être pur à 95 %) et injecté dans les conduites de GRDF.
Autre possibilité, on brûle ce méthane dans une turbine qui produit de l’électricité et celle-ci est vendue à EDF et passe dans son réseau.

A l’origine, on parlait de «méthanisation « à la ferme », c’est à dire au niveau d’une exploitation agricole, en recyclant ses propres déchets. Sur le principe ce n’était pas idiot, d’autant que ça donnait un coup de pouce aux agriculteurs qui se battent pour survivre (1 à 2 suicides par jour d’agriculteurs, selon une étude du Sénat) en faisant baisser leur facture de gaz ou d’électricité.
Mais des petits malins ont très vite compris qu’il y avait beaucoup d’argent à gagner, d’autant qu’il y a des subventions qui tombent de partout et des contrats à prix garantis sur 15 à 20 ans par EDF et GRDF.
Donc des méthanisations « à la ferme », il n’y en a quasiment pas. Par contre les méthaniseurs deviennent de plus en plus gros. Le plus imposant est en construction à Corcoué les Lognes (près de Nantes). Il recyclera 500.000 tonnes de déchets par an, soit 1400 tonnes par jour.
La méthanisation « à la ferme » n’est plus qu’un lointain souvenir …

Quant aux problèmes et nuisances que crée la méthanisation, ils sont légion. Je vous renvoie à l’article publié par Riposte Laïque (reproduisant celui que j’avais donné à Rivarol) et surtout à mon livre « Méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste » disponible chez « Synthèse éditions ».
Quand on prend conscience des nuisances et des dangers de la méthanisation on ne peut qu’être scandalisé qu’une telle activité puisse être promue par nos dirigeants et hommes politiques.

L’incroyable danger que représente le wokisme

Riposte Laïque : Dans la foulée, vous nous proposez un livre plus dense, intitulé « Déconstruire la woke idéologie ». 275 pages, 15 chapitres, vous avez décortiqué les différents angles d’attaque des adeptes du wokisme. Qu’est-ce qui vous a inspiré à entreprendre ce si nécessaire travail ?

Bernard Germain : Ce qui m’a conduit à faire ce travail c’est l’incroyable danger que représente le wokisme. La société qu’ils nous préparent, c’est un authentique totalitarisme. Un monde orwellien. D’ailleurs ceux qui ont lu le livre  « 1984 » ne peuvent qu’être frappés par la similitude. Tout y est, depuis la « novlangue » en passant par les « trous de mémoire » dans lesquels disparaissent ceux qui ne sont pas conformes à la norme, ou encore la réécriture a posteriori de la presse pour qu’elle corresponde à la doxa (la cancel culture aujourd’hui) et enfin l’utilisation des oxymores « la guerre, c’est la paix » … dont on a un bel exemple avec l’anti-racisme. Cela donne aujourd’hui : « l’anti-racisme, c’est le racisme » (anti-blancs).

Le fait que des gens qui se disent de « gauche » ainsi que les « progressistes », les macronistes et même des hommes politiques se réclamant de la « droite républicaine », puissent soutenir ces thèses – à l’évidence en complète rupture avec les valeurs « démocratiques » qu’ils prétendent défendre – c’est juste hallucinant.
Si on les laisse faire, notre société sera rapidement un enfer totalitaire dans lequel le terme « démocratie » ne sera plus qu’un gros mot.

Face à cela, si nous voulons sauver notre société, que pouvons-nous faire à part nous lever et combattre ce courant mortifère. C’est d’une urgence absolue. C’est d’autant plus vrai que les wokistes ont déjà obtenu des succès significatifs. Un exemple l’illustrera parfaitement : les problèmes de sexualité.
Dans la population, 95 % sont hétéro-sexuels et 5 % sont membres des minorités (LGBTQIA+).
Pour le wokisme, le simple fait de dire qu’il y a une majorité et une minorité, c’est une discrimination. Ils réclament que tout le monde soit traité de la même manière sans tenir compte de l’existence d’une majorité. Et ils ont gagné !

Il y a eu le PACS, puis le « mariage pour tous ». La question d’avoir des enfants s’est trouvée posée. Donc il y a eu la PMA « pour toutes ». Et au nom de l’égalité homme-femme, comme deux hommes ne peuvent avoir d’enfant, il y aura bientôt la GPA. C’est à dire la marchandisation des corps. Et tout cela culminera sans doute dans l’eugénisme sur lequel travaillent déjà de nombreux laboratoires dans le monde, notamment aux USA.

Ce faisant, nous avons accepter le viol de principes éthiques que nous pensions inamovibles.

Pour résumer, on a mis cul par dessus tête des Lois – le droit de la filiation – qui étaient en vigueur depuis des lustres, en fonction de la norme majoritaire de notre société, afin de prendre en compte les revendications de moins de 5 % de la population. Donc 95 % ont accepté de changer la norme pour prendre en compte les exigences de 5 % de la population.
C’est là qu’on mesure le danger du wokisme. Il refuse d’accepter l’idée qu’une majorité puisse décider du fonctionnement de la société et impose la dictature des minorités sur la majorité.
Le wokisme est une authentique dictature.

Une tragique erreur serait de rire de tout cela ou de ne pas prendre ce courant au sérieux.
Il est déjà omniprésent dans les universités d’où sortent nos DRH et dirigeants d’entreprises de demain.
C’est la même chose à Sciences-po, à Normale-sup… etc. d’où sortiront les dirigeants politiques des années à venir.
Si nous n’y prenons garde, les élites de demain seront converties au wokisme et mèneront, du haut des postes qu’elles occuperont, des actions qui imposeront à toutes les entreprises et au pays entier des bouleversements dont notre société démocratique ne se relèvera pas.

Ceux qui en doutent n’ont qu’à voir la situation des USA aujourd’hui sur ce plan. C’est clairement ce qui nous menace à relativement brève échéance.

Le plus grave, c’est le wokisme à l’école

Riposte Laïque : Quels sont les trois exemples les plus marquants, actuellement, selon vous, de cette offensive que vous dénoncez ?

Bernard Germain : Le premier exemple c’est l’école. C’est l’exemple le plus grave car il s’agit d’un authentique crime contre notre jeunesse. C’est absolument impardonnable !
Depuis plus de 40 ans les pédagogistes fous ont fait des ravages. Il y a 20 ans ils appelaient déjà un ballon… un « référentiel bondissant ». Aujourd’hui un tableau se nomme « l’interface scripturo-multispectrale ».
Ce sont ces gens qui pilotent la formation des enseignants. Au secours…

Quant aux élèves, ils savent parfaitement reconnaître une situation de « discrimination », ils savent qu’ils faut « sauver la planète » ou ce qu’il faut manger pour manger bien.
Par contre ils ne savent plus lire, écrire ou compter.
La France a sombré dans les tréfonds des classements PISA. Et même un mot aussi simple que « ludique » a amené 30 % des candidats à l’épreuve de français au bac pro à rendre copie blanche parce qu’ils ne connaissaient pas son sens. Donc ne savaient pas traiter le sujet.

L’école ouvre en grand ses portes aux LGBT, antiracistes et autres écologistes.
C’est un lavage de cerveau de notre jeunesse mûrement planifié et organisé. L’objectif étant d’obtenir à la sortie des citoyens acquis à la doxa progressiste c’est à dire wokistes.
Sans parler de l’aide apportée par le ministère de l’Éducation nationale à la propagation de la théorie du genre dans les écoles, déroulant le tapis rouge aux théories « trans ».
Une abomination !
Et c’est surtout une monumentale trahison de la conception de Jean Zay, ministre de l’enseignement du front populaire qui disait que l’école devait rester un sanctuaire.

Le second exemple c’est l’islamisation de notre société.
Les islamistes qui sont bien plus malins que beaucoup de nos concitoyens ont compris que le talon d’Achille de notre société c’est le culte que nous vouons à la « liberté de chacun de faire ce qu’il veut ».
En Iran des femmes se font tuer pour retirer ce signe de soumission qu’est le voile islamique.
Mais en France il se trouve des imbéciles des deux sexes pour dire « laissez les femmes libres de le porter ou pas. C’est leur choix ». Les mêmes d’ailleurs sont totalement silencieux sur les crimes commis en Iran contre les femmes parce que les tueurs sont des « racisés » (non blancs) et qu’on ne doit pas critiquer les alliés naturels du combat contre les blancs. Ici les islamistes.

Reste que l’Islam n’est pas une religion au sens où nous l’entendons. Ce n’est pas le « catholicisme  des pays arabes ». C’est une conception de l’organisation et du fonctionnement de la société basée sur les textes issus du Coran et des hadiths dont la charia organise la mise en œuvre.
En ce sens, c’est incompatible avec notre conception occidentale de la vie en société.
D’ailleurs, dans tous les territoires « conquis » par les caïds de la drogue et leurs alliés islamistes, c’est la charia qui s’applique. Plus les Lois de la République.

Plus il y aura de territoires conquis par les caïds de la drogue et les islamistes, plus l’avenir et l’existence de notre pays seront menacés et au final en réel danger de disparition.

Les wokistes qui voient en ces « racisés » des alliés contre l’homme blanc et sa société patriarcale, soutiennent cette invasion immigrationniste et l’implantation de l’islam de plus en plus importante à travers tout notre territoire national. Ils nient par ailleurs l’insécurité grandissante qui s’étend au même rythme, ce que pourtant même le ministre de l’Intérieur reconnaît.

Pour l’instant, les rusés islamistes, leur donnent leurs suffrages aux élections puisque les wokistes les aident à s’implanter. Ainsi dans le 93 sur 12 députés, la France Insoumise a obtenu 12 élus.

Mais les wokistes devraient pourtant se méfier. Boualem Sansal, qui sait de quoi il parle, les a prévenus en déclarant à propos des islamistes :
« Ils se fichent comme de leur première gandoura des wokistes, des insoumis, des intelligents utiles et des passeurs affectueux, ils seront les premiers à être décapités car l’islamisme sera au pouvoir, ce qu’il est déjà puisqu’il tue et décapite qui il veut, quand il veut, où il veut. Les islamistes haïssent par-dessus tout les faibles, les efféminés et les hypocrites qui viennent les comprendre, les défendre, leur porter le sac. »

Le troisième exemple c’est le risque de disparition de notre pays.
Nous sommes confrontés à une action concertée qui attaque sous trois angles différents.
D’abord l’Europe qui nous prive de manière obstinée de tous nos moyens de faire valoir une indépendance nationale. Son objectif est simple : la disparition des nations et la création d’une simple zone géographique, l’Europe, dans laquelle les gens ne seront plus que des consommateurs sans identité.
L’Europe est également pro-immigration car elle a parfaitement compris que noyer les populations sous des flots d’immigrés aiderait à la disparition des nations.

Ensuite, il y a l’islam qui a indiscutablement pris l’offensive pour conquérir notre continent. Dans mon livre je le prouve sans contestation possible.
Enfin, il y a les wokistes qui veulent détruire la société blanche, occidentale et patriarcale.
Ces trois forces, pour des raisons différentes se retrouvent dans ce combat commun pour détruire notre pays et notre continent.

Aujourd’hui, la gauche « réformiste » n’existe tout simplement plus

Riposte Laïque : Vous venez de la gauche, et vous expliquez que c’est l’extrême gauche qui mène l’offensive wokiste. Cela signifie donc que pour vous, la gauche réformiste aurait été absorbée par la gauche révolutionnaire ?

Bernard Germain : Lorsque j’étais au PS (adhésion en 81 et départ en 83-84 après le virage sur la « rigueur »), le PS était un parti « populaire » dans lequel se reconnaissaient les couches « laborieuses ».
En 1983, le PS s’est couché devant le libéralisme (Thatcher – Reagan) et s’est de plus engagé dans la voie de la construction de l’Europe (sous l’impulsion de Jacques Delors) qui a abouti au monstre que nous voyons aujourd’hui.
Au fur et à mesure des années, et de sa transformation en parti de moins en moins socialiste, les couches populaires s’en sont détournées.
Aujourd’hui, la gauche « réformiste » n’existe tout simplement plus. Elle était représentée par Anne Hidalgo à la présidentielle. Elle a réalisé un score historiquement bas (1,7 %) très loin en dessous du score déjà historique de Gaston Defferre en 1969 (5 %) qui avait provoqué la disparition de la SFIO et la création du PS en 1971 à Épinay.

Les quelques députés PS qui ont été élus ne l’ont été qu’en acceptant de passer sous les fourches caudines de LFI, leur imposant sa NUPES et l’acceptation de l’ensemble de ses thèses ouvertement wokistes.

Le virage fatal avait été pris par le PS avec l’adoption des thèses de Terra Nova en 2011 et sa décision d’abandonner les couches populaires à leur triste sort, au profit d’une nouvelle clientèle électorale constituée des immigrés et des minorités notamment sexuelles.
En actant ce virage, la gauche « traditionnelle » a signé son arrêt de mort et la sentence a été exécutée en 2022.

Si le PS quitte la NUPES, il disparaîtra totalement. Quelques régions résistent encore (Carole Delga dans la région toulousaine) mais pour combien de temps ? Ce sont les derniers soubresauts…

A Callac, nous ne lâcherons rien !

Riposte Laïque : Vous habitez près de Callac, et vous paraissez très actif dans la mobilisation qui s’est mise en place contre l’installation de 70 familles de migrants en centre-ville. Vous êtes passé sur différents médias, pour expliquer aux Français ce qu’était vraiment le projet Horizon. Un premier rassemblement a eu lieu, avec 400 personnes présentes. Le maire refuse toujours le référendum que vous demandez, et a expliqué que s’il l’organisait, 80 % des Callacois voteraient contre. Comment voyez-vous la suite ?

Bernard Germain : Le problème qui est posé à Callac est un problème politique majeur, qu’on retrouve partout et sur tous les sujets, problème qui ne peut que provoquer une explosion à un moment donné.

Ce problème est tout simple.
La classe politique et les gouvernants se considèrent comme les « sachants » donc par définition compétents pour dire et décider ce qui est bon pour le peuple et le pays.
De son côté le peuple est systématiquement considéré comme « trop bête » pour émettre une opinion devant être prise en compte.

Ainsi, à Callac, on voit un maire se faire élire avec un programme. Mais après son élection, il sort du chapeau le projet « Horizon » pour repeupler la bourgade avec des immigrés africains en indiquant avoir de l’argent pour le faire. Auparavant, il se disait dépourvu de moyens financiers pour aider les habitants pauvres et les jeunes, afin d’empêcher le dépeuplement de son village.

Logiquement la population est en colère pour deux raisons :
Ce que le maire n’a pas voulu faire pour eux, il va le faire pour des étrangers. C’est à leurs yeux incompréhensible et injuste.
Si le maire fait venir 70 familles, selon les chiffres officiels cela représentera plus de 500 personnes (25 % de la population actuelle) dont la culture, les mœurs, la religion sont radicalement différents de ceux des gens du bourg. Il sait parfaitement que cela va créer un bouleversement dans le village et certainement poser de multiples problèmes. Comment peut-il prendre une pareille décision sans demander à la population son avis ?

Dès lors, il n’y a que 2 solutions :
– le retrait pur et simple du projet
– l’organisation d’un référendum pour que la population approuve ou refuse le projet

Sauf que le maire ne veut pas entendre parler de référendum.
C’est le « sachant » qui s’obstine et considère que la population n’est pas « compétente » pour donner un avis.

On notera au passage que les mêmes hommes politiques se désolent du nombre de plus en plus faible de votants aux élections. Leur vient-il à l’esprit que si le citoyen avait le sentiment que son vote et son avis comptaient il y aurait plus de votants ?
Le maire montre que peu lui importe le vote des gens, une fois élu il se croit autorisé à faire tout ce qui lui passe par la tête. Et la population n’a que le droit de se taire et subir.
C’est une potion qui risque de se révéler explosive.

L’avenir est donc simple. De plus en plus de gens sont exaspérés de constater le mépris de ce maire pour les règles les plus élémentaires de la démocratie. Ils le manifestent en signant par centaines nos pétitions.
La colère monte dans le bourg et les environs.
Pour notre part, nous ne lâcherons rien… jusqu’à ce que ce maire jette l’éponge, ou qu’il organise le référendum.

Des actions seront décidées prochainement afin de permettre à la colère populaire de s’exprimer.
Le maire serait bien avisé de l’entendre et surtout de la prendre en compte.

L’avenir de Reconquête dépendra de sa capacité à répondre aux problèmes des Français

Riposte Laïque : Vous avez été candidat aux dernières élections législatives pour Reconquête. Comment voyez-vous l’avenir de votre parti ?

Bernard Germain : Eric Zemmour a fait irruption sur la scène politique à la fin de l’an dernier. Il a mis sur la table des problèmes que tous les partis évitaient soigneusement d’aborder, mais que les Français vivaient au quotidien (immigration débridée, insécurité, désastre de l’école, ruralité abandonnée, etc.).
Il avait incontestablement raison. Mais vous connaissez le proverbe : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! »

Tout le monde politique et médiatique lui est tombé dessus, avec tous les noms d’oiseaux de la création.
Mais une bonne partie de la population a vu en lui un homme qui enfin disait ce qu’était la vie réelle des Français et qui soulevait les questions qui fâchent… que tous les autres mettent sous le tapis.

Pour Reconquête ! l’avenir va dépendre de sa capacité à répondre concrètement aux problèmes des Français et à s’impliquer dans les combats pour défendre les Français, notre culture, notre identité.

C’est déjà le cas dans plusieurs endroits :
– En Vendée avec le combat contre le déboulonnage de la statue de St-Michel
– Partout en France en se battant pour sauver l’école avec les « parents vigilants »
– A Callac en étant à l’initiative du combat contre le projet Horizon et en luttant avec les militants d’autres organisations pour faire capituler le maire

Ce qui compte c’est que les gens puissent faire la part entre les commentaires discréditants des bien-pensants sur Reconquête ! et ce qu’ils voient sur le terrain.
Dès lors ils pourront dire, « il y en a qui racontent ceci ou cela sur Reconquête !, mais dans tel combat j’ai vu qu’on pouvait compter sur ce parti. Ils nous défendent bien ».

C’est comme cela que Reconquête ! s’assurera un avenir et s’implantera durablement.
Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain.
Rome ne s’est pas faite en un jour …

Je suis disponible pour informer les Français sur la méthanisation

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Bernard ?

Bernard Germain : Oui, je souhaite informer vos lecteurs que j’ai créé une Association nationale qui s’appelle « STOP MÉTHANE ».
Notre but est d’aider tous ceux qui sont confrontés à l’installation d’une structure de méthanisation et qui ont besoin de conseils et d’aide pour leur combat.
Je suis également disponible pour participer à des conférences ou des réunions sur la méthanisation, de manière préventive ou au cours d’un combat déjà engagé.

Enfin, j’ai créé un site internet. Il est à cette adresse : https://stop-methane.fr/

Sur ce site, les internautes trouveront des actualités et des informations nombreuses sur la méthanisation.
Ils peuvent également nous contacter par mail et adhérer en ligne à notre Association.

Je remercie Riposte Laïque de m’avoir donné la parole à travers ses colonnes.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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Français, êtes-vous encore capables de défendre vos territoires et votre identité ?


Nous avons eu le plaisir de croiser Jean Messiha, infatigable patriote qui clame son amour de la France, lui qui est né de l’autre côté de la Méditerranée. L’occasion, 6 mois après l’élection présidentielle, de faire le point avec celui qui fut un des premiers à rejoindre Éric Zemmour et à défendre avec talent sa candidature.

Pour défendre mes idées, je suis plus utile dans les médias que dans un parti politique

Riposte Laïque : Vous avez été très actif lors de la campagne d’Éric Zemmour, puis, quelque temps après, vous avez annoncé quitter Reconquête, tout en conservant votre amitié avec Éric Zemmour, avec lequel vous affirmez n’avoir aucun désaccord politique. Pouvez-vous expliquer ce choix, qui a surpris nombre de vos amis ?

Jean Messiha : La force de mes convictions n’a d’équivalent que ma fidélité à les défendre. Éric Zemmour est un ami de très longue date, bien avant son engagement en politique. Et je suis tout aussi fidèle en amitié qu’à mes convictions. Voilà pour les permanences qui dépassent, souvent en les sublimant, les vicissitudes de la vie et de la vie politique en particulier. J’avais une place dans le paysage politico-médiatique français depuis 2015 et même après mon départ du RN. La réalité est que j’existe par moi-même, par ce que je suis et par ce que je dis. Jean Messiha est désormais identifié en son nom et non par son étiquette partisane.

J’ai participé à la campagne d’Éric Zemmour parce qu’il représente à mes yeux le meilleur candidat du camp national. Les Français en ont décidé largement autrement. Dont acte. Avoir tort électoralement quand on a raison politiquement n’est qu’une affaire de temps. Pour hâter l’aube du retour de la France que nous aimons, j’ai pensé que je pouvais être au moins aussi utile au camp national, voire plus utile, en portant les idées que je porte dans les médias et dans la vie publique plutôt que d’être le énième cadre d’un parti.

Quelques enseignements de cette séquence présidentielle et de la campagne Zemmour ?

Riposte Laïque : Certains jugent décevants, voire catastrophiques, les scores enregistrés par Éric Zemmour, aux présidentielles et encore davantage aux législatives. D’autres, surtout après les bons scores du RN et ses 89 députés, estiment que Reconquête n’a pas d’avenir. Quel est votre regard sur les résultats de ces dernières élections, sur la situation du camp patriote, et sur la division de ses deux principales composantes ?

Jean Messiha : Je pense que les résultats finaux d’Éric Zemmour ont souffert de l’effet « courbe en cloche ». Un début modeste dans les sondages puis une ascension continue au point que la porte du deuxième tour lui paraissait ouverte. Au final, une place de quatrième avec 7 % des voix. Si Éric était resté dans l’épure des 5-7 % qui lui était promise au démarrage de l’aventure, on aurait dit « pas mal pour une première fois ». Là, on se lamente ou on se félicite selon les cas. Soit on compare ce score avec le plus haut sondage enregistré, à savoir plus de 18 % et on en conclut à un véritable crash. Soit, on considère que pour un candidat tout à fait novice en politique, faire plus de 7 % des voix à une élection présidentielle est une prouesse, surtout quand les candidats des deux partis qui ont gouverné la France depuis 40 ans sont en dessous du seuil fatidique des 5 %… Faut-il rappeler que le Front National faisait 0,74 % à son premier scrutin aux débuts des années 70 ?

On pourrait prendre exemple sur la route tracée par l’alter ego d’Éric Zemmour en Italie, quoique l’exemple italien et la très belle victoire de Giorgia Meloni ne puissent être dupliqués à l’identique en France. Le contexte socio-politique et les modes de scrutin sont, en effet, bien différents entre nos deux pays. Cela étant, qui aurait pu imaginer qu’en 2018, avec seulement 4,4 % des voix aux législatives, Meloni deviendrait en 2022 la première italienne présidente du Conseil au terme d’un grand succès électoral ? C’est d’autant plus extraordinaire que la même Meloni ne réalisait encore que 7 % aux élections européennes de 2019 !

Cette trajectoire ne fait que confirmer la permanence d’un truisme : tout est possible en politique. Le succès est souvent lié à la combinaison de circonstances favorables et des qualités intrinsèques des personnalités.
Mais il y a tout de même quelques enseignements à tirer de cette séquence présidentielle française et de la campagne d’Éric Zemmour. Ces enseignements sont d’ordre exogène d’une part, d’ordre endogène d’autre part.
Sur le plan exogène tout d’abord, on a beaucoup glosé sur l’impact de la guerre russo-ukrainienne sur notre campagne présidentielle. C’est sans doute vrai mais en partie seulement.

C’est, en effet, moins le déclenchement de cette guerre que le choix délibéré des médias français d’y consacrer la quasi-totalité de leurs heures d’antenne pendant des semaines qui a pu influencer le vote des Français. Cette stratégie médiatique a, de fait, contribué à « écraser » en quelques sortes le scrutin. Aux abois depuis des années déjà, le système médiatico-politique gaucho-« progressiste » cherche à saisir toutes les occasions pour faire diversion et empêcher les Français de débattre de leur mort programmée en tant que peuple et en tant que nation.

À cet égard, l’épidémie de covid fut du pain bénit qui écrasa, en son temps, les élections municipales, en particulier pour les candidats du camp national. Le débat sur les origines de ce virus, en lien avec la consommation d’animaux exotiques, aura au contraire conforté le vote écologiste avec des victoires spectaculaires de leurs candidats dans plusieurs grandes villes dont Lyon et Bordeaux. Mais le débat identitaire et existentiel de la France fut enterré. Il ne s’agit évidemment pas de nier, d’aucune manière, la propagation d’un virus qui a fait des millions de morts à travers le monde. Millions de morts dont l’écrasante majorité était, il faut le rappeler, des personnes vulnérables en raison de leur âge ou de leurs comorbidités, qu’il fallait donc protéger en priorité. Rien ne justifiait a priori cette politique eschatologique et cette peur quasi millénariste engendrée et entretenue par le pouvoir macroniste et ses médias qui a abouti à l’enfermement de 67 millions de Français pendant deux mois ! Médias et pouvoir qui, soit dit en passant, vous expliquent en parallèle qu’il est impossible de virer les clandestins qui nous pourrissent la vie.

Le covid comme la guerre en Ukraine ont été instrumentalisés par les médias

Le covid comme la guerre en Ukraine, pour avoir été des réalités indiscutables, ont été savamment instrumentalisés par un système idéologique moribond, confronté chaque jour un peu plus à une réalité migratoire, sécuritaire et identitaire de plus en plus explosive. L’idéologie dominante utilise tous les moyens à sa disposition pour continuer à mettre la menace existentielle française sous le boisseau. Circulez donc, il n’y a rien à voir. Dans cette optique, la guerre d’Ukraine qui éclata début février 2022 fut accueillie comme une divine surprise par des politiques et des médias qui, depuis des mois, étaient dans l’obligation de traiter massivement le triptyque identité/immigration/sécurité que Zemmour avait été le seul à placer au cœur de la campagne.

Cette surprise fut d’autant plus perçue comme une aubaine que, depuis le mois de novembre 2021, le système s’acharnait à imposer le pouvoir d’achat comme seule et unique préoccupation des Français. Une série de sondages où l’immigration et l’insécurité étaient traitées comme des questions séparées ont, en effet, artificiellement montré que le pouvoir d’achat était en tête. Ce fut le coup d’envoi d’une campagne totalement surréaliste où les Français, en attente d’un vrai débat sur l’avenir de leur pays et le Grand Remplacement, eurent droit à un débat exclusif sur le contenu de leur frigo. Et maintenant que celui-ci est vide par la faute de Macron, y a plus qu’à expliquer qu’on peut le débrancher sans risque pour faire des économies d’énergie. On est chez les zinzins.

Car à supposer même que le pouvoir d’achat était la priorité numéro un, pourquoi n’avoir pas laissé la moindre place aux priorités numéro deux et trois qui, pour le coup, étaient centrées sur l’insécurité et l’immigration ? En bon pouvoir anti-national, le macronisme s’est comporté en une sorte de néo-vichysme. Pendant que de Gaulle parlait de la France, Pétain et Vichy saturaient le cerveau des Français avec le ravitaillement. Pendant que Zemmour parlait de l’identité de la France, les suppôts de Macron hululaient sur les salaires et la vie chère. Et même la candidate qui, en principe, incarne le combat pour la France et son identité, s’est couchée devant ce diktat en ne parlant que du pouvoir d’achat et en oubliant sa raison d’être historique : la France et sa défense… Ce qui lui valut un nouveau débat désastreux dans l’entre-deux-tours de la présidentielle.

Rendez-vous compte : alors que la Providence lui octroya un tirage au sort favorable pour, non seulement, être la première à parler mais surtout pour choisir le thème sur lequel elle souhaiter entamer le débat, Marine le Pen choisit le pouvoir d’achat et la fiscalité. Face à un inspecteur général des finances et ancien ministre de l’Économie… Erreur stratégique majeure qui précipita son naufrage. Il eut pourtant été si simple de commencer par l’insécurité, si vraiment elle ne voulait pas de l’immigration et de l’identité pour ne pas cliver. Le thème de l’insécurité était un thème consensuel dont une très grande majorité de Français souffre de près ou de loin, où, de surcroît, l’avantage et la crédibilité de la soi-disant candidate du camp national surclassaient de loin ceux de son adversaire…

Toutefois, cette analyse d’une défaite zemmourienne découlant de seuls facteurs exogènes souffre de contre-exemples spectaculaires. Ainsi en Suède il y a une semaine, la Première ministre sortante a été battue malgré l’intensification de la guerre d’Ukraine et des périls qui lui sont associés.
De même, en Grande-Bretagne, Boris Johnson a été viré par son propre parti alors qu’il était le champion européen de la cause ukrainienne. À l’opposé, Viktor Orban a été triomphalement réélu malgré un positionnement très neutre sur cette question.
Cela nous pousse à rechercher un complément d’explication à cette défaite zemmourienne. Explications d’ordre endogène cette fois, c’est-à-dire en interne.

Il faut d’emblée observer que les deux candidats se déclarant ouvertement de droite, à savoir Éric Zemmour et Valérie Pécresse, ont fait à eux deux à peine 12 %. Un peu mieux aux législatives où le cumul Reconquête et Les Républicains fait un peu moins de 15 % des suffrages exprimés au 1er tour.
C’est peu dans les deux cas et c’est peut-être parce que l’estampille « droite » ne fait plus rêver.
Remettre le couvert sur Pétain et les Juifs était une erreur. Les peuples ont des totems. Pétain était un traître et un antisémite. Il n’y a rien à ajouter tout du moins du point de vue politique. Les historiens font ce qu’ils veulent.
L’égalité homme-femme facilitée par la parité et les quotas est certes contraire à la tradition méritocratique française. Mais elle correspond à l’aspiration de la majorité des Français et de l’écrasante majorité des Françaises. Remettre cela en cause était politiquement handicapant.
Dire qu’avec un appartement à Paris valant 1,3 million d’euros « on n’est pas riche » est vrai pour les Parisiens ; mais pour l’immense majorité des Français, c’est un joli patrimoine. Présenter les choses ainsi était maladroit.
Le climato-scepticisme n’a pas bonne cote en France.
Les « prénoms », « Poutine », puis « les réfugiés ukrainiens »… Les polémiques se sont enchaînées.

Le système a diabolisé Zemmour, qui n’a pas su éviter quelques pièges

Pour finir, le résultat de l’élection présidentielle fut le fruit d’une sorte de mécano à roues crantées : le système a diabolisé Zemmour qui de son côté n’a pas su éviter les pièges. La montée spectaculaire de Mélenchon dans les dernières semaines de campagne a actionné un vote utile en faveur de Marine le Pen qui, du coup a réussi à se qualifier pour le second tour, à la grande satisfaction de l’idéologie dominante qui a toujours vu en Marine le Pen l’adversaire idéale lui permettant de se perpétuer. Une fois au second tour, il n’y avait plus aucun doute sur la réélection d’Emmanuel Macron, ce qui fut fait.
Mais Éric Zemmour a tout à fait raison de dire que le fait d’avoir eu tort électoralement ne signifie pas qu’il ait eu tort tout court. Il est celui qui a le mieux théorisé, structuré, popularisé et défendu cette cause fondamentale, que dis-je, vitale, qu’est l’identité française.

Mais la réflexion profonde que je me suis faite au terme de ces élections est que le combat identitaire est déjà si dur, si clivant, si brutal et en même temps si vital, qu’il ne faut pas le compliquer en ouvrant d’autres fronts avec des offensives perçues, même injustement, comme « réactionnaires ». Qu’elles portent sur les femmes, sur l’Histoire, sur l’argent ou encore sur la façon dont on appelle ses enfants, ces polémiques ne font que compliquer le combat déjà homérique pour que vive la France. Le monde politique est, sur ce point, assez proche du monde militaire : il faut savoir y choisir ses batailles.

Pour finir je crois que la victoire du camp national repose sur ce que j’appelle Le Rassemblement Républicain pour la Reconquête.
Il n’y a pas de victoire possible sans le formidable socle populaire constitué par le Rassemblement National. Il n’y a pas non plus de victoire possible sans l’expérience de gouvernement, l’expertise et l’ancrage local qu’apportent Les Républicains. Et il n’y a, enfin, pas de victoire possible sans la colonne vertébrale idéologique que représente Reconquête.
Voilà le grand défi qui nous attend : parvenir non pas à nous retrouver mais à nous trouver. D’autres l’ont fait ailleurs et avec les retentissants succès que nous connaissons : en Suède, en Italie, en Espagne en Autriche, l’union a fait la force. Et la force a fait la victoire. Alors pourquoi pas nous ? Pourquoi pas ici ?

Quatre mesures efficaces pour renvoyer chez eux les illégaux

Riposte Laïque : Vous avez souvent affirmé, lors de différentes interventions, la nécessité de renvoyer chez eux ceux qui n’ont rien à faire en France. Éric Zemmour lui-même a évoqué, durant sa campagne, la perspective d’un ministère de la Remigration. Que répondez-vous à ceux qui expliquent que c’est impossible d’expulser les délinquants étrangers, les clandestins, les chômeurs étrangers, les islamistes et tous ceux dont la France ne veut plus ?

Jean Messiha : Je ne veux pas sous-estimer la difficulté de renvoyer les étrangers considérés comme indésirables, soient parce qu’ils ne font rien, soient parce qu’ils font du tort, soit les deux.
Comme je l’ai dit à plusieurs reprises il n’y a aucune solution à constitution, à traités et à législation constants. Si nous ne révisons pas la Constitution, si nous ne quittons pas la CEDH, si nous n’obtenons pas de l’UE la pleine souveraineté sur notre politique migratoire extra-européenne et enfin si nous ne retirons pas aux juges une grande partie de leurs compétences sur la gestion de l’immigration, je ne vois pas d’issue. Sauf à remettre en permanence un sparadrap sur une jambe de bois.
Ensuite il reste le problème fondamental de la non-coopération des États d’origine. La sanction par les visas ne suffira pas car l’opinion publique des pays de départ est largement favorable aux migrants et très défavorable à toute coopération en vue de leur renvoi par leur gouvernement.

L’aide au développement doit être mise en jeu, de même que le commerce et les investissements avec les principaux pays d’origine. « Vous ne voulez pas reprendre vos illégaux, vous n’exporterez plus chez nous et nous n’investirons plus chez vous ». Cela aura un fort impact sur la plupart d’entre eux sauf l’Algérie qui peut vendre son gaz où elle veut et préférera toujours la confrontation avec la France que la coopération.
La concernant il faudra parvenir à un accord coûteux mais nécessaire avec un pays limitrophe où nous pourrons expulser les Algériens avant que les autorités locales les mettent dans des bus en direction de la frontière algérienne.
Mais il faut toujours préférer la dissuasion à la répression.
Quatre mesures permettraient de rendre la France terra non grata pour les illégaux.
Mobiliser nos troupes aux frontières et en particulier dans les Alpes et les Pyrénées afin de bloquer les chemins de l’invasion ;
Abolir la circulaire Valls accordant la régularisation aux clandestins et promulgation d’une loi empêchant toute régularisation de sans-papiers ;
Internement systématique et sans limite de temps dans les CRA jusqu’à son éloignement pour un clandestin qui n’aurait pas respecté son OQTF. Cela nécessiterait la création de plusieurs milliers de places de CRA ;
Forte aggravation des sanctions financières et pénales pour les employeurs de sans-papiers et pour tous ceux aidant leur entrée et leur maintien sur le sol national.

Bloqués aux frontières en amont, empêchés de trouver un emploi, incapables d’être régularisés et potentiellement enfermés pendant des mois voire des années : la grande majorité des migrants sortira la France de sa liste des pays de prédilection.
Après tout, Algériens et les Marocains expulsent sans scrupules les migrants sub-sahariens en les refoulant dans le désert avec une demi-bouteille d’eau et cela, avec l’approbation quasi unanime de leurs peuples. Comment se fait-il que nous, Français, nous ne puissions pas expulser par avion, dans d’excellentes conditions de sécurité et, comble du luxe, avec une aide au retour, des migrants illégaux maghrébins et africains ?

À cet argument les gaucho-« progressistes » ont toujours la même réponse : la France, disent-ils, n’est ni l’Algérie ni le Maroc. Ces sinistres frelampiers ne se rendent pas compte de la monstruosité qu’une telle réponse représente dans leur propre logiciel idéologique. Une telle réponse est en réalité extrêmement raciste. Car que disent-ils au fond ? Que les Algériens et les Marocains ne nous valent pas en termes d’humanisme ? Mais quel mépris ! Et à supposer qu’ils aient raison, pourquoi alors accueillir chez nous des peuples entiers qui applaudissent quand leurs gouvernements respectifs chassent comme des chiens des crève-la-faim africains ? Encore un enrichissement culturel peut-être ?

L’exemple de la Zad des Landes : comment quelques crasseux ont fait reculer l’appareil d’État…

Riposte Laïque : Vous avez, sur un plateau de télévision, tenu des propos que certains qualifieront de provocateurs, expliquant qu’à Callac, les seules nouvelles constructions qu’il y aurait seraient une CAF et une gendarmerie. Comment réagissez-vous à ce projet, et surtout à la volonté de Macron d’imposer, par la loi, ce qu’il appelle la transition démographique dans nos campagnes ?

Jean Messiha : Cette politique de dissémination des migrants dans toute la France n’est pas du tout nouvelle. Mais c’est la première fois qu’elle est publiquement annoncée par le plus haut niveau de l’État. Jusqu’à la fin des années 80, l’immigration était surtout l’affaire des grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille… Puis à partir des années 90, on a décidé d’encourager les villes moyennes à accueillir des immigrés sans cesse plus nombreux. C’est en particulier le cas de villes comme Nantes dont on parle beaucoup depuis plusieurs jours. Après les grandes villes, ce sont alors les villes moyennes, jadis tranquilles bourgades où il faisait bon vivre, que le système anti-national a racaillisé : l’arrivée massive de migrants a fait exploser les taux de criminalité et de délinquance, transformant les centres de villes comme Nantes ou Rennes en véritables coupe-gorges.

Loin de tirer les enseignements de ce que l’on pourrait appeler de premier échelon de la répartition, c’est-à-dire des grandes villes vers les villes moyennes, le pouvoir anti-national veut l’étendre aux petites villes et aux petits villages de la ruralité. Vous avez aimé l’enracaillement des villes moyennes par le déversement des migrants en provenance des grandes villes ? Vous allez adorer l’enracaillement des petites villes par le déversement des migrants en provenance des grandes et des moyennes…
Une furie destructrice de la France et une tentative d’homicide délibérée et acharnée du peuple français que rien ne semble pouvoir arrêter. Car à côté de ce remplacement populationnel forcé, le remplacement démographique se poursuit. En prenant les derniers chiffres de l’INSEE et même ceux de l’INED, il apparaît que 40 % des enfants de 0 à 4 ans sont d’origine immigrée. Ce remplacement par un ciseau à double lame, celle de l’invasion et celle des naissances enclenche un compte à rebours mortifère qui, s’il n’est pas stoppé net, entraînera de manière certaine la disparition pure et simple de notre pays tel qu’il a existé.

En lisant votre question, m’est revenu à l’esprit un épisode important de la vie politique française. La ZAD de Notre- Dame-des-Landes. Quelques milliers de chevelus à catapultes, crasseux et coiffés avec des os de poulet, ont réussi à faire plier tout l’appareil d’État, depuis le gouvernement jusqu’au département et la mairie de Nantes. Rappelons que les habitants de Loire-Atlantique avait été consultés par référendum et qu’ils avaient donné leur accord pour la construction de l’aéroport.
Des hippies plus ou moins schnouffés ont fait capoter un grand projet d’infrastructures déclaré d’intérêt public pour toute une région. Au nom de quoi ? De la protection… des tritons crêtés, une salamandre d’environ 15 cm. Répétons-le : on a fait capoter l’État et les corps constitués pour protéger un lézard.
Et là on parle de la capacité à faire plier l’État et les corps constitués pour empêcher la destruction de l’identité, de l’européanité, de la tranquillité de milliers de villages de France.

Alors la question qui se pose directement aux Français aujourd’hui est simple : êtes-vous capables de défendre vos territoires et votre identité ? Êtes-vous capables de défendre votre droit à rester ce que vous êtes chez vous ? Ou bien avez-vous moins de détermination que les Zadistes de NDDL ?
Si votre résistance à la disparition s’est émoussée, si vous vous couchez devant les oukases diversitaires et immigrationnistes de vos élites, alors ne venez pas vous plaindre dans les sondages de ne plus vous sentir chez vous.  À la différence des soldats ukrainiens ou des femmes iraniennes, vous ne risquez pas de prendre un obus ou une balle mais au pire un peu de gaz lacrymo et les lazzis des gauchos rassemblés pour soutenir la colonisation de vos territoires par des envahisseurs d’Afrique noire, du Maghreb ou du Moyen-Orient.
Un peuple qui n’est plus capable de se battre, même politiquement, pour sa terre, mérite-t-il de la garder ?

Une fois au pouvoir, nous devrons prendre des mesures fortes et imposer l’autorité de l’État

Riposte Laïque : Macron paraît vouloir jouer sur les peurs des Français, que cela soit sur la question sanitaire, climatique ou énergétique, pour imposer toujours davantage de contrôle social aux populations et de restrictions aux libertés démocratiques les plus fondamentales. Mais il n’a plus la majorité à l’Assemblée. François Asselineau l’a même accusé d’être en train de tuer ce qu’il reste de la France. Partagez-vous cette analyse, et comment voyez-vous la suite ?

Jean Messiha : J’ai dit en exergue à cet entretien ce que je pensais de la manière dont le système médiatico-politique qui nous gouverne instrumentalisait les différentes crises exogènes, que celles-ci soient sanitaires ou internationales.
S’agissant de la crise du covid, nous avons effectivement connu un épisode de restrictions des libertés publiques. On rétorquera que ce fut transitoire et qu’aujourd’hui nous sommes revenus à une vie normale. Cette lecture pour le moins linéaire omet un élément de taille : entre-temps le président de la République fraîchement élu n’a obtenu qu’une majorité relative à l’Assemblée nationale. A-t-on oublié que quelques semaines avant le second tour de l’élection présidentielle, il était encore question de réinstaurer le passe vaccinal dès le printemps après un nouveau vote de l’Assemblée ? D’où il vient que ces restrictions insupportables car disproportionnées ont été purement et simplement enterrées, c’est davantage en raison du changement de couleur politique de l’Assemblée nationale que d’une volonté politique de la majorité présidentielle qui nous les avait imposées ! D’où il vient aussi, et c’est capital, que la nature démocratique de notre régime n’a pas été structurellement entamée et que parler de dictature ou autres paraît totalement outrancier.

En revanche, là où l’on peut, en effet, parler de « dictature molle » c’est celle de la pensée. Pendant des années penser et parler différemment de la doxa quasi officielle sur l’identité nationale, l’immigration, l’islam, l’Europe, etc. vous valait le goulag social. C’est de moins en moins le cas en raison du choc du réel et de la persévérance de certaines personnalités politico-médiatiques qui, contre mauvais vents et fortes marées, ont continué le combat. Riposte Laïque en sait quelque chose et je pense avoir à mon modeste niveau été également de ceux-là. Quand vous entendez un Darmanin admettre le lien entre certaines immigrations et délinquance et un Bayrou dire qu’un peuple a droit à son identité, que de chemin parcouru !
Une fois au pouvoir, nous devrons prendre des mesures fortes et imposer l’autorité de l’État dans le cadre de l’État de droit et vous verrez que nous serons alors confrontés au hululement d’une opposition radicale qui parlera de dictature et d’atteintes aux libertés.

Les Quatennens, Coquerel et Bayou n’ont que ce qu’ils méritent

Riposte Laïque : Que vous inspirent les différents épisodes de certains leaders de gauche, dont la vie privée, devenue publique, défraie la chronique, notamment sur les plateaux de télévision ?
Jean Messiha : Pour reprendre les Évangiles, « qui creuse un trou pour son prochain finit par tomber dedans lui-même ; et de la mesure dont on use pour juger son prochain, il en sera jugé contre vous ». Ces gens de gauche qui se sont érigés depuis des décennies en souverains-pontifes du Bien, en ayatollahs rutilant de ce qu’il était permis de penser ou non, en pères d’une morale immorale basée sur l’inversion de toutes les valeurs qui ont fondé l’Occident, sont pris aujourd’hui dans le tourbillon nauséeux de leurs propres turpitudes. Ils sont jaugés et jugés selon les règles qu’ils ont instillées dans la vie publique et même privée de notre nation et qui aujourd’hui les clouent au pilori. Qui les pleurera ? Ils n’ont que ce qu’ils méritent, que ce soit les Coquerel, les Quatennens ou encore les Bayou. Ils ont mis le haro sur le mâle blanc de 50 ans en braillant avec des post-féministes hystériques. Y a qu’un malheur : ils ont oublié qu’ils étaient eux-mêmes des mâles blancs. Ils n’ont donc pas échappé à l’hallali sociétal qu’eux-mêmes avaient créé et soutenu.

Aujourd’hui l’Institut Apollon est plus important que jamais au camp national

Riposte Laïque : Vous êtes toujours le président de l’Institut Apollon. Pouvez-vous d’abord nous rappeler les objectifs de cette association que vous avez créée ? Quels sont vos prochains projets, et comment adhérer à Apollon ?
Jean Messiha : En novembre 2020, j’ai créé l’Institut Apollon en partant d’un double constat. Tout d’abord que le camp national, s’il a gagné la bataille des idées, n’a pas gagné la bataille de toutes les idées. En effet, si notre crédibilité et notre compétence sont désormais identifiées sur le triptyque insécurité/immigration/identité, il reste beaucoup à faire sur l’économie, l’Union européenne, la politique étrangère, la politique éducative, etc. On nous dit que Marine le Pen a beaucoup parlé de pouvoir d’achat. C’est vrai. Mais elle a aussi perdu l’élection présidentielle sur le pouvoir d’achat. Ce qui prouve que son matraquage sur cette thématique n’a pas convaincu les Français sur ses compétences à y apporter une réponse crédible. L’Institut Apollon a donc pour but d’élargir la crédibilité du camp national sur l’ensemble des problématiques du spectre programmatique.

Pour ce faire, et c’est le deuxième objectif de mon Institut, il faut identifier les compétences et les talents afférents.
Dès sa création, l’Institut Apollon a suscité un vif intérêt. Nous avons recueilli un nombre impressionnant de CV, nous avons sélectionné des profils très intéressants de personnes souhaitant aider à la reconstruction de la France. Nous avons constitué une dizaine de groupes de travail, ce qui nous a aussi permis de repérer des cadres en nombre dans la perspective de l’exercice du pouvoir.

Lorsque démarra la campagne présidentielle, les membres de l’Institut Apollon ont été préemptés par différents candidats du camp national ; à Reconquête par exemple, nombre de contributeurs au programme présidentiel, nombre de cadres locaux et de candidats aux élections législatives sont passés par l’Institut Apollon qui les a proposés.

Aujourd’hui l’Institut Apollon est plus important que jamais au camp national. Il faut continuer à travailler le terrain médiatique, le terrain des idées car sans une victoire nette des idées, il n’y aura point de victoire électorale. Le système que nous combattons reste d’autant plus puissant et hargneux qu’il est en perte de vitesse. Mais il ne nous fera pas de cadeaux et ne capitulera jamais de lui-même. La bataille à mener est une guerre tous azimuts, sans répit et sans repos, pour terrasser cette bête immonde antinationale.

Pour cela nous avons besoin de tous les Français. Je les encourage à nous rejoindre, en adhérant à l’Institut Apollon afin de nous doter des moyens nous permettant de mener cette guerre dans les meilleures conditions possibles.

Vous pouvez adhérer en ligne en vous rendant sur la page suivante :

https://www.institutapollon.com/adhesion

Propos recueillis par Pierre Cassen




La méthanisation, la nouvelle escroquerie écologiste

Un entretien avec Bernard Germain sur la méthanisation publié dans Rivarol

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Entretien publié dans le n°3532 de Rivarol (cliquez ici)

La crise du « gaz russe » est un rappel de l’importance de l’indépendance énergétique pour une nation. La situation implique aussi d’ouvrir un débat sur l’utilité réelle des « énergies vertes » pour assurer notre approvisionnement stratégique. Bernard Germain revient pour nous sur ce sujet qu’il connaît bien.

Rivarol : Vous vous attaquez dans vos livres à l’escroquerie des énergies vertes. De quand date l’apparition de ce terme et pourquoi est-il devenu si important dans la propagande étatique ?

Bernard Germain : Le terme « énergies vertes » est un synonyme d’« énergies renouvelables ». Ces termes sont apparus au début des années 2000 et proviennent d’un double phénomène :

- l’apparition de la théorie du réchauffement climatique en 1990, devenue « dé- règlement climatique » car cette théorie du réchauffement a quelques difficultés à s’imposer scientifiquement. En effet, le GIEC (qui dépend de l’ONU) a été pris la main dans le sac, à plusieurs reprises, à tordre la réalité afin de confirmer ses affirmations loin d’être évidentes et surtout non confirmées scientifiquement. Le CO2 a toutefois été décrété responsable de tous nos malheurs climatiques et le « bilan carbone » est devenu le nouveau credo des « progressistes » et gouvernements.

- suite à l’arrivée au pouvoir en Allemagne en 1998 d’une coalition sociaux-démocrates et Verts, l’abandon du nucléaire a été décidé. Le processus d’arrêt du nucléaire doit se terminer en Allemagne fin 2022. En remplacement du nucléaire, l’Allemagne a décidé de recourir massivement aux énergies renouvelables. Ce pays est donc couvert d’éoliennes, de panneaux solaires et de méthanisations. L’Europe étant largement dominée par ce pays, ses théories ont été aisément adoptées et se diffusent largement au sein des pays membres, notamment en France.

On peut donc affirmer sans risque de se tromper que c’est par pure idéologie que la propagande étatique fait la promotion de ces énergies renouvelables. C’est d’autant plus vrai que la France avait un parc nucléaire que le monde entier nous enviait, qui nous assurait une électricité à très bas coût, le nucléaire étant par ailleurs l’énergie la plus décarbonée. Il n’y avait donc aucune raison de l’abandonner. C’est pour un minable accord électoral avec les Verts en 2012 que Hollande a accordé aux Verts l’arrêt de Fessenheim et a emmené la France sur la voie du désengagement nucléaire. La fermeture a été réalisée par Macron et bien sûr la promotion du « renouvelable » n’a fait que croître en parallèle. Afin de « compenser » la baisse de la part du nucléaire dont l’objectif affiché est de la ramener à 50 %.

Rien ne justifie cette politique mortifère, impulsée par l’Europe – Allemagne en tête –, devant laquelle se couchent nos gouvernants, accompagnée de pauvres combines politiques dans notre pays. Défendre les intérêts de la France n’est pas leur préoccupation, vendus qu’ils sont aux théories « européistes ». Même si cela doit se faire au détriment des intérêts de notre pays.

Les parcs d’éoliennes ont été une première étape dans le domaine des énergies vertes. Après 10 ans d’exploitation, quel bilan en faire ?

Si l’on est simplement honnête intellectuellement, on ne peut que reconnaître que le bilan est catastrophique.

Pour une raison toute simple : le vent est une énergie intermittente. Les éoliennes ne produisent de l’électricité que 25 % du temps. Mais comme il est impossible de stocker l’électricité, il faut être capable d’ajuster la production au fur et à mesure des besoins. Ce qui implique obligatoirement d’avoir recours à d’autres sources d’énergie, lorsqu’il n’y a pas de vent. Ces autres sources, ce sont des centrales à gaz ou à charbon. Beaucoup plus polluantes que le nucléaire.

Avec le nucléaire, la production de 1 MGW d’électricité génère 3 grammes de CO2. Avec la centrale à charbon de Saint-Avold (67) qui est en phase de réouverture, cela produira, par MGW, 850 grammes de CO2. Au nom de la lutte contre le réchauffement climatique et pour faire baisser la part du nucléaire, on réactive des centrales qui sont infiniment plus polluantes. L’Allemagne vient ainsi de décider de fermer ses 3 derniers réacteurs nucléaires et de rouvrir dans le même temps 27 centrales à charbon. La seule centrale de Jänschwalde produira 25 millions de tonnes de CO2 par an. Et comme il y en a 27, on peut estimer que cela générera autour de 650 millions de tonnes de CO2 par an. Un délire complet !

Rappelons que la France produit moins de 1 % du CO2 mondial. En revanche, la Chine et les États-Unis produisent près de 50 % du CO2 mondial. C’est là que se trouve le problème. Pas dans notre pays.

Pourtant de grotesques polémiques ont lieu, par exemple, sur les jets privés. Le sort de la planète serait en jeu. Galtier, l’entraîneur du PSG, y a répondu, avec ironie et justesse, en indiquant que le PSG travaillait à faire ses prochains déplacements en « char à voile ». En retour, il s’est pris la rafale et s’est vite couché devant les bien-pensants, retirant sa blague. Pourtant il avait raison. TF1 info a publié le chiffre du CO2 produit par la totalité du transport aérien en France pour l’année 2018 (donc y compris les jets privés) : 22 millions de tonnes de CO2.

Un déplacement en avion du PSG et c’est l’émeute. Mais 650 millions de tonnes de CO2 en un an pour les centrales à charbon allemandes, là c’est un lourd silence des bien-pensants. Deux poids et deux mesures ! Et une intoxication idéologique de masse au nom du « bien ».

La France n’a aucunement besoin de mener cette politique d’énergies renouvelables qui, de plus, aggrave largement ce qui est prétendument combattu, à savoir la production de CO2. Ce qu’il faut, c’est entretenir et étendre notre parc nucléaire et arrêter complètement la filière des énergies renouvelables qui est un gouffre financier pour des résultats ridicules.

Les éoliennes sont-elles bonnes pour leur environnement naturel et humain ? Sur ce plan aussi le bilan est consternant. Une éolienne a besoin d’un socle nécessitant 1 500 tonnes de béton armé. À leur fin de vie (20 à 30 ans), les propriétaires d’éoliennes refuseront de payer pour enlever ces monstrueuses quantités de béton, vu le prix de l’opération.

Par ailleurs, on ne peut pas réutiliser une éolienne, il faut en reconstruire une autre à côté. Enfin, on ne sait pas recycler les pales des éoliennes. Cela contribue donc au saccage de nos paysages. Et dans certains cas, c’est dramatique. Par exemple, à côté d’Aix-en-Provence se trouve la montagne Sainte-Victoire, immortalisée par Cézanne. Il s’est trouvé des gens pour construire un parc éolien devant la Sainte-Victoire, défigurant ce paysage magnifique qui fait partie de nos joyaux nationaux faisant venir des touristes du monde entier pour l’admirer.

Pour les humains, il en va de même. Lorsque vous avez passé une vie à travailler pour vous payer une maison à la campagne afin d’y passer vos vieux jours dans un lieu sympathique et qu’on vient vous coller des éoliennes devant, le prix de votre maison va baisser immédiatement de 30 à 40 %, et la vue sera définitivement gâchée.

Quant à la nature elle-même, elle paye aussi un lourd tribut aux éoliennes. Des milliers d’oiseaux sont tués chaque année par les pales de ces moulins modernes.

Enfin, il convient de noter que des agriculteurs ont constaté une surmortalité du bétail se trouvant à proximité des éoliennes. Les humains demeurant à proximité d’éoliennes semblent aussi victimes de diverses pathologies. Sur ces derniers points, un lourd silence règne.

La méthanisation est la nouvelle lubie de nos dirigeants. En quoi est-elle problématique pour vous ?

La méthanisation est la nouvelle « tarte à la crème » promue afin de ne plus dépendre du « gaz de Poutine ». C’est une nouvelle preuve du primat de l’idéologie sur le réel et le bon sens.

Résumons en quelques mots ce qu’est la méthanisation.

La méthanisation consiste à récupérer des « déchets » (déjections animales, boues de stations d’épuration, déchets d’abattoirs, œufs pourris…), à les mélanger avec du carbone (végétaux) à hauteur de 25 %. Le tout est mis dans une grande cuve et brassé pendant des jours en milieu anaérobie (sans oxygène). Des réactions chimiques vont avoir lieu sous l’action de micro-organismes et générer du gaz : le méthane. Ce méthane sera (après épuration) injecté dans les conduites de GRDF ou brûlé dans une turbine afin de produire de l’électricité qui sera vendue à EDF.

À la base, il était question de « méthanisation à la ferme ». En clair cela devait permettre à un petit agriculteur de recycler ses déchets et d’obtenir un peu de gaz ou d’électricité, constituant un petit complément de revenu l’aidant à lutter contre les difficultés que rencontrent les agriculteurs pauvres, dont 1 à 2 se suicident chaque jour.

Mais certains ont vite compris qu’il y avait beaucoup d’argent à gagner et la « méthanisation à la ferme » n’est resté qu’un argument pour « vendre » le concept initial.

Des structures beaucoup plus lourdes sont vite apparues. D’autant que les subventions pleuvent, représentant de 20 à 40 % d’un projet et pouvant aller jusqu’à 70 %. Il convient aussi d’ajouter à ces subventions des contrats sur 15 à 20 ans avec prix garantis, pour ceux qui se lancent dans l’aventure. Aventure qui n’en est pas une puisque c’est ceinture et bretelles pour le méthaniseur.

Il suffit donc d’avoir des garanties suffisantes pour que le banquier vous accorde un prêt, et dès lors avec les subventions et les contrats à prix garantis, c’est le jackpot. Évidemment, les petits agriculteurs n’y ont pas accès et sont abandonnés à leur triste sort.

J’ai indiqué qu’il fallait du carbone pour que la méthanisation se fasse. Sachant qu’une petite méthanisation rentre environ 30 tonnes de déchets par jour et qu’il faut environ 25 % de carbone, il faut 7,5 tonnes de carbone par jour. C’est impossible avec les coupes de gazon et les tailles de haies. Alors comment faire ? La solution s’appelle les CIVE (Cultures intermédiaires à vocation énergétique). En clair, ce sont des cultures dont l’objectif est de produire le carbone indispensable aux méthaniseurs. Oui, vous avez bien lu. Des cultures seulement pour fournir le carbone nécessaire.

À ce jour, il y a un peu plus de 1 000 méthaniseurs en service en France. Le CSNM (Collectif scientifique national méthanisation), constitué de scientifiques et d’agronomes, a calculé que les surfaces agricoles nécessaires à la production du carbone utilisé par ces 1 000 méthaniseurs représentaient la surface de 3 à 4 départements français.

L’objectif de l’ADEME (l’agence gouvernementale qui s’occupe des déchets, donc de la méthanisation) pour 2030 est d’avoir 8 200 méthaniseurs en service en France. Si cet objectif est atteint, il faudra la surface de 30 à 40 départements français pour produire les CIVE nécessaires. Un délire complet… qui, en plus, risque de porter atteinte à notre indépendance alimentaire.

S’agissant de l’aspect économique de la méthanisation, c’est tout simplement consternant. Pour 1 tonne de déchets qui entre, on obtient 90 % de déchet et 10 % de gaz. Une fois épuré (on enlève le gaz carbonique), il ne reste que 6 % de méthane. Pour obtenir 6 % de méthane, on dépense « un pognon de dingue », comme dirait M. Macron.

Venons-en aux dangers de la méthanisation. Dans le processus de méthanisation, il faut savoir que 90 % des quantités qui rentrent deviennent des déchets de la méthanisation après production du méthane. Cela s’appelle du « digestat ». C’est réputé être un engrais « bio ». Ce digestat sera épandu à la surface des champs. Et c’est là que les problèmes deviennent sérieux.

Le digestat est composé à 80 % de liquide. Notamment de l’azote ammoniacal. Lorsqu’il est épandu à la surface des champs, cet azote ammoniacal, au contact de l’air, va s’oxyder et se transformer en protoxyde d’azote. Un gaz qui part dans l’atmosphère dont le pouvoir d’effet de serre est presque… 300 fois plus puissant que le CO2 avec une durée de vie de 100 ans. Mais ça, ce ne n’est dit nulle part par l’ADEME.

De plus, toutes les abeilles aux alentours sont tuées presque instantanément. Quant aux vers de terre, indispensables aux processus de création de l’humus (couche fertile du sol), ils subissent le même sort. On nous dit que le digestat est « bio » et sans danger. Mais le 17 août 2020, à Chateaulin (29) une cuve de digestat a débordé et son contenu s’est déversé dans l’Aulne, un petit cours d’eau en amont d’une station d’eau potable. Résultat : le préfet a interdit la consommation d’eau pendant 5 jours sur 50 communes. Sans doute parce que le digestat est sans danger…

Les problèmes ne s’arrêtent pas là. Le méthane ça brûle et ça explose. Ainsi, la méthanisation de Saint-Gilles-du-Méné (35) a été entièrement détruite par une explosion et l’incendie que cela a provoqué. Enfin, il y a quelque jours – fin août –, deux ouvriers d’une méthanisation dans l’Aisne (02) ont été intoxiqués. L’un d’eux est mort. La liste des accidents est longue, il suffit d’aller sur Internet pour les découvrir.

La méthanisation est une escroquerie sur tous les plans : économique, environnemental et pour la population. Comme la façade est peinte en vert, nos politiques, qui ne cherchent même pas à savoir de quoi il s’agit, applaudissent et votent tout ce qui concerne ce domaine. C’est un exemple patent du triomphe de l’idéologie et de la faillite pour ne pas dire de la nullité de nos gouvernants ainsi que des principaux dirigeants politiques du pays.

Éolienne, méthanisation mais aussi voiture électrique : la fin de vie de ces installations n’est jamais évoquée. Pensez-vous que le véritable danger serait là ?

Effectivement, qu’il s’agisse des éoliennes ou des méthaniseurs, rien n’est prévu pour la fin de vie de ces installations. Leur démontage sera certainement laissé à la charge de la collectivité. Dans 20 à 30 ans puisque c’est la durée de vie de ce type d’installations.

Quant aux voitures électriques, en voilà une autre belle escroquerie. On a demandé aux Français d’acheter du diesel pendant des dizaines d’années. Subitement on leur dit, alors que les diesels modernes ne polluent pratiquement pas, de changer leur véhicule pour un modèle électrique. Et tout devrait être réglé pour 2035, sur demande de l’Europe.

Comment vont faire les gens pour acheter une voiture électrique ? Il y a bien des aides, mais elles laissent un reste à charge très lourd pour la population, beaucoup trop élevé pour nombre de personnes. Par ailleurs, il n’y a que très peu de bornes de recharge. Et l’autonomie des véhicules reste assez faible. Enfin, avec la crise de l’énergie et la flambée impressionnante du prix de l’électricité, il sera bientôt hors de prix de recharger sa voiture lorsque le bouclier tarifaire va s’arrêter au 31 décembre de cette année. Et, cerise sur le gâteau, on ne sait pas – à ce jour – recycler les batteries de ces véhicules.

Mais cela ne fait rien, nos gouvernants continuent à chanter la même chanson. Toujours au nom de l’idéologie. Ce qui est certain, c’est qu’au plan de l’emploi, cela va être une véritable boucherie, singulièrement pour tout ce qui touche à l’industrie automobile classique.

Les populations rurales et les paysans sont-ils les premières victimes des méfaits des énergies vertes pour vous ?

Pour la population, ces énergies vertes sont une catastrophe. Le prix de l’immobilier s’effondre de 30 à 40 % dès qu’une méthanisation s’installe. Comme pour les éoliennes.

Une méthanisation, ça ne fonctionne pas dans un silence absolu. En particulier à cause de la noria des camions qui amènent les déchets, le carbone et enlèvent le digestat.

Et puis, il y a les odeurs souvent insupportables. Sans parler de la défiguration des paysages de nos campagnes. Bref… que du bonheur ! Quant aux petits paysans, leur nombre baisse dramatiquement. En parallèle, les exploitations deviennent de plus en plus grandes et recourent évidemment à une agriculture toujours plus intensive et industrielle.

Les petits paysans sont une population en voie d’extinction. Rien n’est fait pour les aider à produire à des prix leur permettant de vivre dignement de leur travail.

Les grandes enseignes imposent des prix qui les condamnent. Dans l’indifférence de nos gouvernants. Même la méthanisation, qui était soi-disant faite pour eux, a été confisquée par des agriculteurs aisés.

Parce qu’ils ont les moyens, ces derniers deviennent des « énergiculteurs » qui n’ont que faire de l’agriculture qui devient pour eux une activité secondaire. Ces énergies vertes sont une catastrophe pour ceux qui habitent les campagnes. Il n’y a que les bobos des villes qui n’auront jamais d’éoliennes ou de méthaniseurs à leurs portes pour soutenir ces projets insensés.

Comme on le voit avec la crise du gaz russe et la hausse des produits pétroliers, l’État stratège n’est plus qu’une illusion. Comment expliquer la nullité de nos dirigeants en matière énergétique ?

« L’État stratège » n’existe plus. S’il devait exister, sa fonction serait de prévoir (« diriger, c’est prévoir ») et décider de la politique conforme à la défense des intérêts de la France.

Or, cela fait longtemps que nos gouvernants sont des européistes convaincus. Ce qui compte pour eux, c’est la politique de l’Europe dont ils sont de serviles exécutants.

En matière énergétique, l’Allemagne, qui ne supportait pas que la France fût bénéficiaire en vendant son énergie électrique grâce à son parc nucléaire, a imposé que l’Europe lie le prix de l’électricité à celui du gaz, dont elle est principalement dépendante.

Par ailleurs, au nom de la libre concurrence, l’Europe a obligé EDF à vendre 25 % de sa production à un prix dérisoire à des « concurrents » qui la revendent ensuite sur le marché à un prix bien plus élevé.

Dans le même temps en France, les gouvernements successifs ont décidé la réduction de la part du nucléaire. Il n’était plus question de moderniser notre parc, ni de l’élargir.

Les conséquences sont aujourd’hui visibles. Des centrales nécessitant d’importants travaux de maintenance (39 centrales à l’arrêt). Des pertes de compétences dramatiques alors que nous étions une référence mondiale. Un manque de personnel qualifié. Puisqu’il fallait fermer des sites, les embauches n’étaient donc pas à l’ordre du jour. Le tout aboutissant à de possibles coupures de courant cet hiver. La crise du gaz russe a jeté toute l’Europe dans une terrible crise dont nous ne sommes pas près de sortir.

Les Allemands en tête. Pour « punir » Poutine, on ne lui achète que peu de gaz. Mais pour compenser, nous avons vu que l’Allemagne, qui dépend à 100 % du gaz russe, va rouvrir 27 centrales à charbon. De plus, on achète aux Américains du gaz de schiste qui constitue une authentique catastrophe pour l’environnement.

Et s’agissant de la France, comme nous avons accepté que le prix de l’électricité soit lié à celui du gaz, nous prenons en pleine face l’explosion du prix du gaz… donc de l’électricité. La « nullité » de nos dirigeants n’a qu’une seule cause : leur soumission à la politique européenne. Pour sortir de cette crise, il faut impérativement dénoncer ce système qui lie le prix du gaz à celui de l’électricité, il faut cesser d’imposer à EDF de vendre 25 % de sa production à prix cassé aux « concurrents », il faut rénover et développer notre parc nucléaire, il faut stopper ce délire qu’est la filière des « énergies renouvelables ».

Il faut retrouver notre indépendance énergétique et redevenir un pays exportateur d’électricité assurant de substantielles rentrées financières dont nous aurions bien besoin vu l’état de notre balance du commerce extérieur.

Faire cela serait défendre la France et ses intérêts, et conduirait l’État à redevenir stratège. Mais c’est l’inverse qu’il pratique, avec obstination. Dernier exemple en date : il prépare une loi pour accélérer et simplifier l’implantation d’éoliennes. Errare humanum est, perseverare diabolicum.

Entretien repris sur E&R (Égalité & réconciliation) cliquez là

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