Cavanna, symbole de la richesse que l’immigration peut apporter à la France

Publié le 20 février 2011 - par - 737 vues
Share

Je voulais vous parler de Monsieur Cavanna. Oui, je dis bien Monsieur, comme je dis Monsieur Victor Hugo ou Monsieur Déproge. Un homme qui est le symbole même de la richesse que peut apporter l’immigration pour la France. La vraie immigration, celle qui pousse les hommes à s’expatrier par amour de la liberté, pour fuir un pays trop pauvre pour les nourrir, mais qui n’imposent rien au pays d‘accueil, et qui deviennent, eux et leurs enfants, une vraie chance pour la France. Fils d’immigré italien, un père maçon travailleur et courageux, une mère stricte mais apportant une éducation au petit « rital » qui se retrouve dans l’école laïque républicaine. A lire absolument « LES RITALS«,  livre merveilleux sur cette période ; un hommage à l’école publique, celle qui est mise en pièces par nos dirigeants actuels. L’amour de la lecture, la découverte de la pensée démocratique, en font un humaniste et un philosophe extraordinaire. Attention, pas comme BHL ! Non! Mais comme Rabelais, Brassens…

Il combat la bêtise humaine, la bigoterie, l’endoctrinement, l’armée injuste et imbécile, athée convaincu, libertaire. Il écrit dans les journaux HARA KIRI et CHARLI HEBDO. Mais toujours avec une humanité et un amour de l’homme, qu’il regarde avec sévérité mais compassion. Son mépris du racisme et de la pensée unique, déjà, ne l’empêche pas d’aimer son pays. Non pas comme « ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part »* mais pour ces valeurs, même s’il sait bien que tout est loin d’être parfait. « LETTRE AUX CULS BENITS» et « LES ECRITURES», sont une vision très drôle de la bible, où les contradictions et les impostures sont démontées avec un humour ravageur. Imaginons les réactions s’il avait fait cela avec le coran ! .

Il se dit qu’avec R.L., nous ne sommes pas toujours entre démocrates. Si tel est le cas, ceux-là se trompent d’endroit, et s’ils venaient à s’imposer, alors je quitterais immédiatement R.L. Dans le modèle de ce grand monsieur, avec mes modestes moyens, je combat l’intégrisme, la bigoterie et l’endoctrinement. Je refuse la remise en cause de l’égalité entre les hommes et les femmes, je revendique le droit de ne pas croire en Dieu, de se moquer de toutes les institutions et de toutes les idées. Mais dans la non-violence physique et le respect de nos valeurs d’hommes libres. Cela, j’en suis sûr. C’est le combat de Monsieur Cavanna..

André Faivre

* Georges Brassens

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.