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Cazeneuve supplie à genoux, les clandestins exigent

CazeneuvemigrantsLa France, terre d’asile… de second choix.
Ben oui!  Les temps ont changé.
À ceux qui ne l’auraient pas fait, je conseille d’aller lire l’article  de Paul le Poulpe du 6 septembre  sur les réfugiés de guerre,  espagnols  de la Guerre Civile, belges de la II° Guerre Mondiale. Vous y verrez des familles entières, hommes, femmes,  enfants, et vieillards inclus, à pied sur les routes, l’air hagard. Ils vont se réfugier dans le pays en paix le plus proche.
Mais ça, c’était avant.
Aujourd’hui, nous voyons arriver de jeunes hommes, agressifs ou rigolards, qui font des selfies dès qu’ils mettent pied à terre en Grèce ou le V de la victoire à la descente de train à Vienne. Ils m’ont plutôt l’air de triomphateurs que de victimes. On croirait voir le retour d’une équipe de foot qui vient de gagner sa qualification à l’Euro. Il ne leur manque même pas le smartphone vissé aux oreilles.
Il faut dire qu’ils ont bien raison d’être contents d’eux. Ces jeunes gens ne sont pas des étourdis;  au contraire, ce sont des jeunes  bien renseignés, avisés et pragmatiques. Leur smartphone, véritable encyclopédie miniature, leur a donné toutes sortes de renseignements fort utiles : les itinéraires, les aides auxquelles ils peuvent prétendre ainsi que les lois des divers pays européens.
Hé bien, là encore, comme chez Standard & Poor’s, comme dans le classement OCDE de l’Education, la France terre d’asile, la France terre d’accueil, la France patrie des Droits de l’homme, recule de quelques rangs. Elle n’est pas le premier choix des nouveaux arrivants.
Nous aurions pu nous en douter, notez bien. A la suite d’un scandaleux accord passé – en catimini – avec le Royaume-Uni, ce dernier a délocalisé chez nous sa frontière et nous a demandé de gérer la défense de son territoire avec le résultat que l’on a pu voir dans le reportage de Caroline Alamachère et Guy Sauvage. Nous avons donc vu notre ministre de l’Intérieur, qui tentant de faire passer  son impuissance pour de la  générosité, allait supplier les clandestins de Calais de demander l’asile en France plutôt qu’à l’Angleterre, et de se voir rire au nez en guise de réponse.
Hé bien là, tout pareil.
Les migrants, sitôt débarqués, refusant le plus souvent nourriture et boissons,  s’étonnent de ne pas trouver de trains directs pour l’Allemagne. C’est là qu’ils veulent aller. L’Union Européenne parle de répartir les réfugiés entre pays, mais on voit bien qu’elle n’a pas pris la mesure de la situation. Ce sont les réfugiés qui décident, qui demandent, que dis-je, qui exigent!
Même chose lorsque Messieurs Valls et Cazeneuve, pour ne pas les nommer, fustigent les Maires qui préfèrent accueillir des réfugiés chrétiens, eux, au moins, ne décapitant pas leur patron au premier différend syndical. Indignation vertueuse de nos ministres sus-nommés qui se refusent à trier entre réfugiés Chrétiens et Musulmans. Las! A l’évidence, eux non plus, les malheureux, n’ont pas pris la juste mesure des choses. Il faut dire à leur décharge qu’une telle  situation est une grande première dans l’Histoire mondiale qui se déroule sous nos yeux effarés. Jusqu’à présent, les réfugiés de guerre allaient dans les centres d’accueil qu’on leur désignait. Quand des hommes, à l’inverse, arrivaient en force et imposaient leurs demandes, on ne les appelait pas des réfugiés, on les appelait des envahisseurs.
Aussi, rassurez-vous, Messieurs nos ministres. Rengainez vos leçons de morale obsolètes. Nous ne trions rien, nous ne choisissons rien, nous ne maîtrisons rien. Ce n’est pas nous, pays d’accueil, qui décidons, mais eux, les réfugiés, qui exigent.
Ainsi donc, après avoir quasiment restitué Calais aux Anglais, on voit maintenant la France soucieuse de faire aussi bien que son émule l’Allemagne, réduite à ouvrir à Munich, nouvel Ellis Island européen, un centre d’accueil  pour les réfugiés qui consentiraient à  venir chez elle. Ils ne sont pas nombreux à accepter, nous dit-on.
Et dire que pendant ce temps, certaines villes rivalisent de générosité, des femmes esseulées  collectent des vêtements, les troupes des ONG frétillent, les pipeuls sont déjà en train de préparer un album, alors que la réalité est là : aujourd’hui, ce n’est pas la terre d’accueil qui choisit, ce sont les réfugiés. Et, dernière humiliation,  ils ne choisissent pas la France.