Ce n’est pas avec la France bien élevée qu’on en finira avec les sous-sociaux de Brétigny et d’ailleurs

Depuis le drame de Villiers-le-Bel, dès que les beaux jours de l’été arrivent, et parfois même bien avant, un nouveau phénomène social pourrit quotidiennement la vie de ces millions de citoyens qui n’ont pas les moyens de se payer un logement à 2.000 € par mois dans des quartiers à l’abri de la diversité sociale.

En effet, depuis le mort tragique de deux de ces brillants intellectuels qui nous enrichissent prodigieusement, la Police a reçu directement du Ministère de l’Intérieur la consigne formelle de ne plus poursuivre les « jeunes » qui s’amusent sur ces engins strictement interdit à la circulation sur route.

Conséquence : dans de très nombreuses villes de France, pour ne pas dire l’immense majorité, c’est devenu invivable, car on se fait péter les oreilles à longueur de journée par ces maudites motos qu’on entend pétarader à des kilomètres à la ronde.

Bien entendu, le quidam qui rouleraient sur un tel engin – formellement interdit à la conduite sur route je vous le rappelle encore –  se ferait immédiatement coffrer par la Police et mettre au placard.

Mais les « jeunes » on droit à une de leurs nombreuses dérogations spéciales. En toute impunité, ils peuvent violer la loi, 365 jours par année, et 366 les années bissextiles.

Comme vous pouvez le constater, être un « jeune » vous donne droit à certains privilèges. Il est vrai qu’ils nous apportent tellement en retour !

Etrange quand même que dans ce qui est censé être un « Etat de droit », certains individus peuvent bafouer ainsi la loi, au mépris total de la quiétude et de la tranquillité de villes entières, sans compter le danger que cela représente pour les piétons.

J’en ai reçu confirmation au Commissariat de Police de ma ville : poursuites strictement interdites.

Parce que s’il y avait le moindre petit accident, ce serait catastrophique : on aurait droit à des émeutes.

Qu’on ne vienne donc surtout plus me faire ch… avec cette p… d’élucubration vaseuse « d’Etat de droit ».

Nous ne sommes pas dans un Etat de droit.

Nous sommes dans un Etat où l’application des lois et les sanctions pénales sont à géométrie variable.

D’autres appelleraient cela une République Bananière.

Devant cette constatation plus qu’évidente, je me demande ce qu’on attend pour réécrire le Code Civil. Les choses seraient beaucoup plus claires pour tout le monde.

Même si j’approuve totalement les articles de Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire, je suis en  profond désaccord avec son concept de « Méfiez-vous de la France bien élevée ».

A quoi nous mènera cette France bien élevée ?

A strictement rien du tout.  Sauf à nous faire piétiner un peu plus à chaque jour.

Parce que c’est précisément cette France bien élevée qui est tenue en otage depuis tellement longtemps qu’elle souffre dorénavant du syndrome de Stockholm.

Nous sommes confrontés à des sauvages, à des Chances Pour la France qui ne respectent strictement rien ni personne, comme on a pu le constater une énième fois lors du drame de Brétigny-sur-Orge.

Nous avons affaire à ceux que Laurent Obertone nomme à juste titre des « sous-sociaux ».

Ce n’est pas en leur payant des vacances et en se mettant à genoux devant eux qu’on leur apprendra à respecter les lois.

Malheureusement, le gouvernement actuel et la magistrature pensent le contraire, et c’est là tout le drame.

Jean Vaillancourt

 

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