Ce qui se cache derrière le Collectif contre l'islamophobie en France…

Tubiana, Tubiana … y en a que pour Tubiana, sur ce site. Sous prétexte qu’il nous a accordé une interview le premier avril dernier, nous avons l’air d’oublier injustement d’autres associations tout aussi méritantes, et tout aussi désireuses de nous rencontrer dans les salons de la XVII ème chambre, comme le Collectif contre l’islamophobie (CCIF). Mais cette omission va être réparée, car ce collectif, qui fête ses  cinq ans, s’est longuement présenté dans une vidéo d’une heure, par la voix de son président Samy Debah.
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xhl47h_samy-debah-loi-du-15-mars-2004-5-ans-apreys_news[/dailymotion]
La vidéo a été mise en ligne sur Daily Motion par un certain Centre Malcolm X ;  Debah, probablement en terrain amical, s’y lâche complètement, ce qui fait tout l’intérêt de sa conférence-questions. Celle-ci est lassante par sa longueur, et par le ton acerbe en permanence de Debah, aussi en résumerons nous les points-clés car le lecteur n’a pas l’obligation de se farcir une heure de hargne gémissante et vengeresse. Nous commencerons par quelques notes d’ambiance.  Puis, nous verrons les obsessions du CCIF (autour principalement du voile) et sa propension à dénoncer tous azimuths, soit devant des autorités hiérarchiques, soit devant les tribunaux, ce dernier point étant indissociable de ses besoins d’argent, qu’il nous expose sans détours. Nous garderons le plus grave pour la fin : il s’agit d’une propension à dénoncer la France dans toutes les instances internationales possibles.
Notes d’ambiance
Nous ne pouvons qu’appeler « notes d’ambiance » certaines expressions plus qu’un peu hard, insérées dans un discours déstructuré, sans qu’on sache trop quel message précis Debah veut (ou ose)  faire passer en les prononçant. Nous notons ainsi, vers 6 minutes 26, la mention d’une Iranienne ou d’une musulmane qui « vient pleurer sur son sort » et, vers 15 mn 12, l’expression « Heureusement qu’il y a du sang à Gaza. »
Les obsessions
Les obsessions qui reviennent tout au long de la vidéo tournent autour du voile : le simple fait de s’y opposer signe, aux yeux du CCIF, la pire « islamophobie » et transforme en « victime » chaque femme qui a pu se voir suggérer de retirer son voile.
La dénonciation auprès des autorités, par exemple hiérarchiques, est aussi un sujet très présent ; on va trouver le proviseur au moindre problème de voile ; on va même plus haut : le CCIF dit s’être plaint aux services de Pécresse de « discours ouvertement islamophobes » de la part d’enseignants dans les universités (vers 20 mn 11). On va jusqu’aux tribunaux et jusqu’aux instances internationales, tout cela pour des problèmes minimes et souvent même inexistants, comme le montre l’analyse détaillée du dernier rapport du CCIF. Un fonctionnaire d’état-civil qui demande à voir le visage de son interlocutrice, un maire qui s’oppose aux prières de rue, cela suffit pour que le CCIF entre l’incident en statistique parmi les actes supposés islamophobes.
Une obsession pour Riposte Laïque
Riposte Laïque figure en bonne place parmi les obsessions de Debah, au point que, même si le litige qu’il est en train d’exposer n’est pas directement avec notre journal, ce dernier revient quand même, par exemple pour fournir une comparaison. Vers 7 mn 25, diverses éructations visent simultanément RL et d’autres : il souligne des « liens objectifs entre extrème droite et groupes extrémistes laics … pas un complot, deux visions différentes mais ils se rejoignent … certains pour des motifs racistes, d’autres pour des motifs qui a priori vont être louables mais qui au final en réalité vont faire subir une discrimination à d’autres personnes ». Il y a donc bien présente la conscience que RL n’est pas d’extrème-droite, ce qui ne diminue en rien la hargne du roquet.
Obsession procédurière
Une autre obsession est procédurière : le CCIF adore aller devant les tribunaux, et il s’étonne que ce goût ne soit pas apprécié de tous. Il a encore le souvenir d’une avocate adverse, une « haineuse », un « pitbull », un « genre Riposte Laïque« , qui ne lui a « même pas dit bonjour » (vers 27 mn 15).
La seule chose qu’il reproche aux tribunaux français, c’est le montant, insuffisant à ses yeux, des dommages-intérêts, mais il s’en accommode :
« Ils ont été condamnés à 15 000 euros d’amende, ce qui me semblait très peu. Mais nos avocats vous ont dit que c’est pas les Etats-Unis la France, et qu’on peut pas espérer gagner des millions de dollars » (vers 29 mn 54).
Cette rage procédurière coexiste avec la conscience qu’il ne s’attaque pas à des racistes, comme il nous le dit lui-même vers 48 mn50 : « Pour moi l’islamophobie c’est pas un racisme parce que être musulman c’est pas une race ».
Obsession de l’argent
Cette recherche des dommages-intérêts va sans doute de pair avec une recherche de professionnalisation longuement exprimée à partir de 40 mn :
« On a souhaité s’entourer de professionnels … »
Il recherche en même temps une large base et des remontées d’information. Mais il répête :
« C‘est fini le travail associatif à l’ancienne … Faut professionnaliser les choses …  faut qu’il y ait des permanents … et pour ça c’est lourd, c’est des charges très lourdes à assumer »
Surtout qu’il est un DRH exigeant :
« Moi, je préfère travailler avec une équipe commando efficace qu’avec des millions de soldats qui savent pas tenir une arme ».
De l’argent, on lui en aurait offert « et  pas 500 euros comme le conseil général du Val d’Oise nous propose. » ( 44 mn )
Non, c’est de sommes sérieuses, voire illimitées, que Debah nous parle :
 » On a été courtisés par des mécènes … ils nous ont dit : votre prix c’est le  notre …  la Fondation Ford nous a dit l’argent que vous voulez on vous le donne … ça met en appétit … mais le problème … »
Le CCIF ne s’est pas laissé tenter, car ces générosités appellent des contre-parties (« La contrepartie c’était que eux entrent dans notre conseil d’administration » ; 46 mn 33).
Et Debah de nous confier tout le mépris qu’il éprouve pour les entreprises comme Ford, qui cherche à vendre des 4/4 au Moyen-Orient, ou encore Dassault, qui cherche à y vendre des Rafales et n’y réussit même pas, malgré les mosquées que cette entreprise finance en France.
Dénigrement de la France dans les instances internationales
Vers 31 mn, Debah demande plus de témoignages de « victimes » pour ses statistiques, et, vers 35 mn 25, il nous détaille sa politique de dénigrement de la France auprès des instances internationales :
« On est rentré par l’extérieur, on est rentré par les instances internationales. »
« L’Etat Français nous a pas écoutés … on a été pleurnicher, entre guillemets, chez les autres, l’ONU, le Conseil de l’europe, l’OSCE ».
Là, ils sont écoutés, là, ils rencontrent des anglo-saxons sensibles à la « liberté » pour la femme de porter le voile.
Riposte Laïque avait déjà fait le lien, à plusieurs reprises, avec les offensives de l’islam à l’international pour interdire la critique des religions et pour accabler de reproches l’occident pour ses maltraitances supposées à l’égard de l’islam ; elle avait souligné le rôle que peuvent jouer les statistiques dans de telles accusations artificielles, en accumulant des faits mineurs, incertains mal interprêtés ou inexistants, pour faire croire à des maltraitances généralisées.
Léonidas

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