Ce qu’il faut continuer à faire pour que la France devienne un jour la Grèce…

Publié le 2 mars 2012 - par - 1 657 vues
Share

Le peuple Français est depuis plusieurs mois le spectateur d’une campagne présidentielle d’une médiocrité absolue.

D’ici le premier tour,  puisque Marine Le Pen aura vraisemblablement obtenu de peine et de misère ses 500 signatures, tous les candidats à cette élection vont donc continuer à nous pilonner le crâne, à coups de foreuse et de marteau-pilon, pour bien nous faire comprendre pourquoi il ne faut surtout pas voter pour le Front National.

C’est une stratégie primaire de diversion, usée à la corde, mais qui fonctionne toujours. En déplaçant l’attention de l’électorat sur le « danger » du Front National, cela évite aux autres partis de parler de leurs programmes respectifs, qui ne proposent rien de tangible, à part des promesses d’ivrogne, ou des utopies impossibles à mettre en œuvre dans le cadre d’une économie ultra-libérale.

Le programme du Front National a été scruté à la loupe, chiffré, ausculté, retourné dans tous les sens. A-t-on l’intention d’en faire autant avec les programmes des autres partis ? Permettez-moi d’en douter.

On pourrait déjà commencer par demander à Monsieur Nicolas Sarkozy s’il prévoit être en mesure d’emprunter 1 milliard d’Euros tous les 2 jours au cours des 5 prochaines années s’il est réélu.

Va-t-on examiner au microscope électronique et chiffrer le programme de Monsieur François Hollande ? J’attends de voir… mais je connais déjà la réponse.

Le programme du Front de Gauche ne résisterait pas 5 secondes à une analyse sérieuse. Le SMIC à 1700 nets par mois, soit une augmentation de 55% – du jamais vu, même pas en mai 68 – et un plafond pour les salaires maximums selon un ratio de 1 à 20, oui, bien sûr… c’est merveilleux… sur le papier…

Je suppose que les grands patrons du CAC 40, qui gagnent plusieurs millions d’Euros chaque année, seraient enchantés de réduire leurs mirobolants salaires à un misérable 360 000 € annuel.

Ce projet aurait peut-être des chances d’aboutir si Mère Térésa était présidente du MEDEF.

Quand le bobo Olivier Besancenot parlait de SMIC à 1500 € il y a quelques années, on le regardait comme un OVNI. On se demandait vraiment quelque marque de moquette il fumait…

Le bonheur individuel n’est pas une variable prise en compte dans l’économie capitaliste. L’Armée Industrielle de Réserve, cette myriade de travailleurs désœuvrés, dont l’unique but est d’exercer une formidable pression vers le bas sur les salaires, est par contre un élément bien réel du capitalisme. D’où l’intérêt d’en grossir encore et toujours les rangs, en faisant entrer 200 000 immigrés en France chaque année, malgré le fait que 5 millions de Français soient déjà au chômage.

Le Front National prône la sortie de l’Union Européenne et l’abandon de l’Euro, et la réindustrialisation de la France. C’est une très mauvaise idée. Il vaut bien mieux que la France continue à délocaliser toute son industrie lourde dans les pays émergents. « Faire travailler des esclaves pour vendre à des chômeurs, pour la plus grande joie des ténors du CAC 40 » devrait rajouter Marine Le Pen.

Après tout, il nous restera toujours les kebabs, les taxiphones, les agences immobilières, les banques, les McDonald’s et les KFCs. De quoi se plaint-on ?

Ensuite, l’abandon de l’Euro est prématuré. Attendons qu’il soit moribond, qu’il ne vaille plus rien, on pourra alors l’abandonner sans regrets.

Quant aux reconduites à la frontière, c’est absurde. Il en coûte 22 000 € pour expulser un clandestin. Ne vaudrait-il pas mieux tout simplement lui donner 20 000 € de salaire annuel – à ne rien faire – pour qu’il nous fasse la faveur de demeurer en France ?

On économiserait ainsi 2000 € par tête de pipe. Multipliez cette somme par 400 000 immigrés illégaux, vous obtenez 800 millions d’Euros d’économie annuelle.

Il est vrai également qu’il faut soigner gratuitement les sans papiers et tous les clandestins. On ne peut tout de même pas les laisser mourir. C’est inhumain.

A ce stade, je me permettrai toutefois d’attirer l’attention de la gôche sur le fait que 38 millions d’Américains n’ont aucune couverture médicale. Plusieurs milliers vont mourir cette année faute de soins appropriés. Ce n’est pas parce qu’ils sont blancs et protestants que les Américains n’ont pas le droit d’être soignés.

Il serait opportun de faire de la publicité aux USA pour inciter les Américains à venir s’établir en France avec le statut de sans papiers, le temps de recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin. Ensuite ils pourraient – pour ceux évidemment dont l’état de santé ne nécessite pas une hospitalisation prolongée – retourner dans leur pays.

Bien entendu, je n’oublie pas les Africains. Des millions d’Africains ont besoin de soins de santé et on en accueille que 200 000 chaque année.

Lucifer – Marine Le Pen – propose de construire des prisons supplémentaires. N’est-il pas abominable de projeter de dilapider ainsi les fonds publics pour satisfaire quelques paranoïaques qui souffrent d’un « sentiment d’insécurité » ?

Je propose plutôt la construction de 20 millions de chambres d’hôpital supplémentaires, et que le Pays des Droits de l’Homme devienne enfin digne de ce nom, qu’il soit l’Hôpital du Monde. N’est-ce pas un beau projet humaniste pour la France Terre d’Asile ?

La Police aussi coûte beaucoup trop cher. Pourquoi le gouvernement s’entête-t-il à envoyer les flics dans les « quartiers sensibles » pour harceler, traumatiser, persécuter ces pauvres gamins qui réussissent tout juste – en vendant de peine et de misère quelques barrettes de shit par mois – à ne pas mourir de faim ?

C’est honteux et abject. On comprend pourquoi les « jeunes » finissent par se révolter, et il en résulte toujours des voitures de Police caillassées, des écoles brûlées, des crèches incendiées, des autobus vandalisés, et ainsi de suite. Tout cela coûte très cher au contribuable.

Je propose donc : interdisons définitivement aux flics l’accès aux cités. Tout contrevenant sera immédiatement radié des forces de l’ordre.

Depuis plus de 30 ans, le système s’est montré très généreux – avec l’argent des autres bien entendu. Il est tellement facile de faire le généreux lorsqu’on ne puise pas l’argent dans ses propres deniers.

D’où vient alors l’argent ? En partie des impôts du contribuable, et dans l’endettement croissant, d’allure exponentielle, de la France. Pour être généreux, on a donc hypothéqué l’avenir du pays : 1700 milliards d’Euros de dette actuellement. Combien de temps cela va-t-il durer ? Cela durera tant et aussi longtemps que la France pourra emprunter sur les marchés financiers.

Et un beau jour, ce ne sera plus possible : il faudra commencer à payer la note. On entrera dans une ère de coupes drastiques, de régime sec au pain noir. Car nous ne vivons pas sur la planète Bisounour’s Land : on ne nous effacera pas l’ardoise sous prétexte que nous avons décidé, pendant des décennies, de faire du social et de l’humanisme.

Les riches s’exileront, après s’en être mis plein les poches pendant des lustres. Il restera le contribuable pour souffrir et pour casquer.

La France sera devenue comme la Grèce, peut-être même pire encore.

René Fougère

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.