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Cecile Kyenge, "l'Italienne" qui rêve d'africaniser l'Europe

CecilekyengeUn petit tour du côté de l’Italie. L’été n’est pas encore fini, ça ne peut nous faire que du bien. Quoique.
L’Italie, c’est la nouvelle,  ou seconde à vous de voir,  patrie de Cécile Kyenge. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, une présentation sommaire: Cécile Kyenge est née au Congo (RDC) dans une famille catholique et néanmoins polygame. Arrivée clandestinement en Italie en 1983, elle suit une formation d’ophtalmologue, et de 2013 à 2014 elle occupe la fonction de ministre pour l’Intégration.
Beau parcours. On serait tenté d’applaudir. Sauf s’il ne s’agissait du ministère de… l’Intégration justement, plutôt que de la Santé par exemple, comme sa formation aurait pu l’y conduire.
Petit tour d’horizon des actions de cette dame:
Cécile Kyenge  fustige les Italiens et souhaite leur donner une « culture de l’immigration » qui, selon elle, leur fait cruellement défaut. Et pour parvenir à cela sans doute, elle propose que:
– l’immigration clandestine ne soit plus déclarée illégale,
– les enfants d’immigrés soient déclarés italiens dès la naissance, donc remplacement du droit du sang par le droit du sol,
– se fondant sur son expérience personnelle au Congo – elle-même ayant une trentaine de frères et de sœurs –  une loi autorise la polygamie.
L’importance des flux continus de clandestins est telle que les centres d’accueil sont pleins. L’Italie a donc utilisé des bâtiments désaffectés: prisons, hôtels. Mais les flux d’arrivants sont continus et en nombre croissants. Le gouvernement a proposé de loger les arrivants dans des régions dépeuplées où ne restent que les personnes âgées et de leur donner les maisons vides, la région de l’Alto Vastese dans le Molise notamment. Il a proposé également de réquisitionner des appartements vides, des résidences secondaires, des  maisons de vacances, ce qui n’a pas manqué de provoquer un tollé de la part des maires des régions concernées, celle de Venise entre autres.
Pour Madame Kyenge, tout ceci n’est pas assez.  Sourde à ces protestations, indifférente aux inquiétudes légitimes de la population, elle  met la barre encore plus haut :  elle propose non pas la réquisition de bâtiments vides, c’est déjà fait, mais que chaque foyer italien accueille une famille d’immigrants chez lui.
On se dit que cette dernière proposition est tellement outrancière qu’elle mourra de son propre ridicule. C’est oublier que le ridicule ne tue pas.  Mais  surtout, je crois cette idée plus perverse que ridicule. Non seulement l’Europe est sommée d’accueillir tous les Africains à qui il prend l’envie de venir – la seule chose qui soit discutée est celle de leur répartition entre pays de l’espace Schengen – mais de se métisser, voire de renoncer à ce que tout individu, toute famille a de plus cher: son chez soi, son intimité. Et peut-être à terme de s’effacer. Ça me rappelle quelque chose:
Une lice étant sur son terme
Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant
Fait si bien qu’à la fin sa compagne consent
De lui prêter sa hutte, où la lice s’enferme.
Au bout de quelque temps sa compagne revient.
La lice lui demande encore une quinzaine.
Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.
Pour faire court, elle l’obtient.
Ce second terme échu, l’autre lui redemande
Sa maison, sa chambre, son lit.
La lice cette fois montre les dents et dit:
Je suis prête à sortir avec toute ma bande,
Si vous pouvez nous mettre hors.
Ses enfants étaient déjà forts.
 
On revient toujours tôt ou tard à La Fontaine, qui conclut cette petite fable, La Lice et sa Compagne, par ces deux vers pleins de bon sens:
Laissez leur prendre un pied chez vous
Ils en auront pris bientôt quatre.
 
Hé bien, il faut croire qu’en France, nous avons oublié nos classiques.
Cette brillante idée transalpine a traversé notre frontière – le mot frontière est bien sûr à prendre ici comme un archaïsme – puisque dans l’émission du 20 août, les Grandes Gueules sur RMC, la représentante d’une association,  vous voudrez bien m’excuser si je n’ai pas retenu le nom – a repris cette idée: recueillir un clandestin chez soi. Je n’ai pas senti de la perversité chez elle, plutôt un degré pathologique d’angélisme. Même les Grandes Gueules n’en revenaient pas, c’est dire, eux qui pourtant, malgré leur nom, font plutôt dans le politiquement correct. Je me souviens comment, il y a encore peu de temps, ces mêmes Grandes Gueules se moquaient des prévisions de Marine Le Pen sur l’immigration/invasion africaine. après sa visite à Lampedusa.  Depuis l’intervention en Lybie, on ne peut pas dire que l’on voit à Lampedusa un afflux de clandestins, fanfaronnaient-ils.
L’idée fait donc son chemin jusqu’à chez nous. Préparez-vous donc, habitants de Calais, Paris ou Menton. Vous avez une chambre d’amis: n’attendez pas qu’on la réquisitionne, aérez, sortez les draps parfumés de lavande de vos armoires, fourbissez les cuivres, achetez quelques fleurs fraîches; adoptez un migrant chez vous (sinon des mesures plus coercitives pourraient être employées).
Ces faits m’inspirent quelques réflexions:
Madame Kyenge est une opportuniste doublée d’une formidable  ingrate qui, plutôt que respecter l’Italie qui lui a permis de devenir ce qu’elle est aujourd’hui, l’attaque dans ses valeurs fondamentales et n’a de cesse que de l’africaniser.
Quant à l’auditrice que j’ai entendue ce matin sur RMC, qui n’est pas motivée comme l’est manifestement  Madame Kyenge par la  solidarité ethnique, elle, est suicidaire. Au fond, peu importe que les églises soient vides:  la société tout entière applique désormais  les principes chrétiens de manière plus intégriste que les premiers martyrs qui mouraient dans l’arène.
Une dernière. Les propos de cette auditrice dans l’émission de ce matin m’ont rappelé cette phrase d’Einstein : « deux choses sont infinies, l’Univers et la bêtise humaine, mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore la certitude absolue ».