Cela suffit trente ans de confiscation de la démocratie par l’UMPS…

Publié le 5 mars 2012 - par - 602 vues
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Qu’est-ce qu’une démocratie?

Le Larousse la définit comme un régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté lui-même, sans l’intermédiaire d’un organe représentatif (démocratie directe) ou par représentants interposés (démocratie représentative) et l’adjectif  démocratique par qui appartient à la démocratie; qui est conforme à la démocratie.

Tout le problème vient de ce que la « classe » politique, l’élite intellectuelle médiatisée, ceux qui ont le pouvoir et, qui plus est, « font » l’opinion, ne veulent pas le laisser au peuple. Ils ne veulent pas que le peuple gouverne ou ne le croient pas capable de gouverner. Eh bien, soyons clairs : ils ne veulent pas ou ne croient pas à la démocratie !

Nous sommes dans un régime politique sclérosé, muselé, bipartite, qui empêche le peuple  de France d’avoir la maitrise de son destin, car les élites de droite et de gauche ont gouverné à tout de rôle sans partage en son nom, en lui faisant croire qu’elles tiendraient compte de ses attentes, de ses aspirations et de ses envies profondes.

Nos politiciens de droite et de gauche ont transformé la France sur le plan sociétal, sur le plan économique et sur le plan financier au point que les Français ne se reconnaissent plus dans ce qu’elle est en train de devenir.

La France que nous aimons, celle qui est fière de défendre ses libertés fondamentales, celle qui est fière de préserver son indépendance, celle qui est viscéralement attachée à sa souveraineté, a été abandonnée par la droite et la gauche.

Ces élites ont bradé la France et ont choisi de la fondre dans l’européisme, le mondialisme, le communautarisme et le libre échangisme.

Les frontières sont tombées avec le traité de Schengen ôtant toute possibilité à nos gouvernants de contrôler les flux migratoires, qui ont d’ailleurs été encouragés par un patronat désireux de faire pression sur les salaires des autochtones.

La défense de la Nation est primordiale pour l’unité et la cohésion d’un peuple.

Réalité historique et politique, objet de réflexion et de débats théoriques, la Nation est également devenue depuis la Révolution française une notion juridique à part entière. L’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dispose ainsi que « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

En application de ce principe, la Nation est devenue la source des différents pouvoirs, se substituant au droit divin qui légitimait le pouvoir monarchique. La désignation des détenteurs du pouvoir par le biais de l’élection et le principe d’égalité des citoyens devant la loi et les charges publiques découlent de cette conception de la nation.

Celle-ci peut être définie comme le peuple constitué en corps politique, dont la volonté est mise en œuvre par des représentants élus, sans qu’aucun corps intermédiaire ne puisse y faire obstacle. La constitution du peuple en un corps politique, la nation, détentrice de la Souveraineté, modifie par ailleurs la conception de l’État en le soumettant au principe démocratique. La nation le relie ainsi à la société en lui conférant une légitimité démocratique.

Pour cette raison l’État et la nation sont indissociables. Toute nation a le droit de disposer d’un État et tout État doit s’appuyer sur l’existence d’une Nation.

L’existence des États-nations apparaît dès lors comme une conséquence logique du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dont le principe s’est imposé au XXe siècle dans la conduite des relations internationales.

L’État se caractérise alors par la superposition d’une entité politique souveraine avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique ou religieux.

La France en tant qu’État-Nation a été remise en cause par nos gouvernants qui ont trompé le Peuple et l’ont asservi à une politique décidée  à Bruxelles par des bureaucrates  qui n’ont aucune légitimité populaire et démocratique.

Et ces mêmes élites de droite et de gauche voudraient que nous revotions pour leurs candidats UMPS  lors de la prochaine élection présidentielle.

La France a été gérée de façon catastrophique pendant ces trente dernières années. Ils ont appauvri les Français, ils ont brisé la cohésion sociale, ils ont laissé s’installer des ghettos ethniques dans des territoires de la République qui sont devenus des zones de non-droit.

Ils ont dénaturé notre République une et indivisible en fragilisant chaque jour davantage, par lâcheté et compromission, le principe de laïcité en laissant un islam radical s’implanter sur notre sol provoquant nos valeurs fondamentales que sont la liberté, la fraternité et l’égalité.

La France est en colère et elle est en désespérance. Le tissu social se délite et  le pacte républicain se fissure.

Avec ce bilan calamiteux, ils continuent à vouloir à tout prix conserver le Pouvoir, alors qu’ils sont de plus en plus discrédités, trainant les uns et les autres des affaires de corruptions et conflits d’intérêts qui ne font  pas honneur à l’idée que nous nous faisons de la démocratie.

Ils font tout que pour des candidats à l’élection présidentielle  qui ne font pas partie du système ne puissent pas offrir aux Français une autre politique pour notre pays qui pourrait le sortir du marasme actuel et de l’impasse démocratique dans lequel il se trouve.

Des candidats, comme Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen proposent réellement une politique alternative à celle menée depuis trente ans  et qui a échoué, si nous regardons objectivement  le bilan économique, financier et sociétale de la France qui s’enfonce dans la paupérisation, la précarité et la discorde.

Un article paru dans le Monde le 3 mars 2012 révèle dans quel état d’esprit se trouvent nos concitoyens et qui osent dire ouvertement, que seule Marine Le Pen pourrait renverser le système qui nous gouverne et qui confisque le droit au Peuple d’avoir un choix pluraliste qui redonnerait un sens au mot démocratie, que ce même système lui refuse de peur d’être sévèrement sanctionné dans les urnes.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/03/02/c-est-la-seule-capable-de-faire-tout-peter_1650984_823448.html

Voici quelques réactions qui laissent à penser où qui confirment que les élites bien pensantes sont coupées du Peuple qui n’en peut plus et qui pourrait réagir de façon violente si on lui confisquait  la possibilité de voter pour un candidat dans lequel il se reconnait :

« Les gens ont le sentiment que c’est la seule capable de  faire tout péter, de déclencher le bordel, pour qu’ils puissent en découdre, dit-il. Contre qui ? Contre tout. Tout le monde se sent étouffé. Marine, je sens que c’est vraiment un vote pour le chaos. » »

Jean-Marc est issu d’un milieu populaire. Ses parents votaient pour le Parti communiste. Lui, en 2007, il s’est abstenu. « Personne ne me plaisait », dit-il. Mais cette fois, il est tenté par la candidate du Front national. « Je ne suis pas du tout sûr qu’elle soit sincère, mais j’aime bien son discours sur les immigrés, explique-t-il. En gros, ceux qui bossent et qui s’intègrent, ils sont bienvenus. Les autres, ils n’ont rien à faire ici. »

Les Arabes qui ont du respect pour les Français, il n’y a pas de problème. Mais les autres, ils doivent dégager. On parle de racisme trop facilement. On ne peut plus critiquer personne. »

Le problème, c’est les musulmans. Ils veulent niquer la France. Si on les laisse faire, il va y avoir une guerre civile en France. » Vivien poursuit son raisonnement : « Marine Le Pen pense à la France, qu’à la France. Elle propose de sortir de l’Union européenne. L’UE c’est tout le problème de la France. A cause de ça, on n’a plus d’exportations, et c’est pour ça qu’il y a du chômage. »

Les parlementaires et les ministres, eux, refusent de baisser leur salaire. Il y en a qui continuent à s’en mettre plein les fouilles », précise-t-elle.

« Marine Le Pen, elle arrondit les angles, elle commence à dire des trucs que tout le monde pense. Le problème, ce n’est plus nous, les Maghrébins. C’est ceux qui viennent dans la clandestinité, ceux qui viennent en France profiter du système. Et ça, on est beaucoup à le penser : les gens profitent trop des acquis sociaux. »

Cet homme d’origine algérienne ne voit pas où serait l’interdit. Il estime même que la simple possibilité de voter Front national est une marque d’intégration.  » Nous (les Maghrébins), ça fait quarante ou cinquante ans qu’on est là. Moi, je suis Français, j’ai passé toute ma vie en France, j’ai fait mon service militaire ici. Et de voir certains qui viennent ici toucher les allocations et repartent dans leur pays pour vivre, ça, je ne l’accepte pas. »

A écouter  Gérard, Marine Le Pen « a les pieds sur terre et comprend ce que les Français vivent dans leur quotidien ». « Vous verrez que beaucoup de cols bleus vont voter pour elle pour cette raison ».

Pour faire respirer la démocratie, il faut changer le mode de scrutin

Le mode de scrutin actuel  majoritaire à deux tours bâillonne la démocratie et empêche que les électeurs puissent envoyer dans les instances représentatives que sont l’Assemblée Nationale, le Sénat, les Régions, les Départements, les Conseils généraux, les  Cantons et les Communes, des élus qui seraient conformes au vote exprimé au premier tour par le Peuple.

Il n’est pas sain dans une démocratie que des courants politiques ne soient pas représentés dans toutes les instances électives de notre Nation en fonction du nombre de voix obtenues à chaque consultation du Peuple Français.

Priver des millions d’élections d’une représentation est porteur de troubles, de frustrations, d’incompréhension et ne rend pas service à la Démocratie, bien au contraire, elle la dénature et donne l’impression que nos gouvernants ont peur du Peuple et de ses aspirations profondes.

Le scrutin proportionnel intégral permettrait de corriger cette anomalie anti-démocratique et obligerait les élus qui seraient issus du vote exprimé par les électeurs de tenir compte de toutes les sensibilités et éviterait que des décisions soient prises dans les instances  nationales et territoriales relevant  plus d’intérêts privés ou communautaires que de l’intérêt général.

Par exemple, nous avons vu ces dernières années, des élus détourner la loi de 1905 de séparation entre l’État et les Églises,  en subventionnant ou favorisant la construction de mosquées dans de nombreuse communes, sans que les citoyens n’aient eu la possibilité de s’y opposer, sauf à déposer des recours devant les Tribunaux administratifs ou mobiliser les populations locales, pour  faire reculer des projets n’ayant  aucun caractère d’intérêt général.

Que l’on ne vienne pas nous objecter que pour gouverner, administrer ou gérer il faut une majorité. On oublie bien souvent que le scrutin majoritaire à deux tours, exclut de facto tous les autres courants politiques laissant au seul parti  qui aura récolté le plus de voix au deuxième tour la gestion des affaires de la cité, sans partage au risque d’abuser de sa place prépondérante et prédominante et de prendre des mesures pouvant heurter les électeurs.

Avec la proportionnelle intégrale, tous les Présidents et maires de ces instances nationales ou bien territoriales  devront composer et dégager des majorités de consensus qui éviteront les abus, les pressions de toute nature que l’on peut constater dans le fonctionnement actuel de ces mêmes organes de décision au nom du peuple Français.

Il en va de même pour concourir à l’élection présidentielle. Il faut changer le mode de désignation actuel qui s’avère dans les faits anti-démocratique . En effet, les élus de nombreuses petites communes  font l’objet de pressions de la part des représentants des partis majoritaires  pour ne pas parrainer, tel ou tel candidat, qui pourrait perturber le résultat électoral, en les menaçant de ne pas soutenir sur le plan financier des projets d’investissement décidés dans leurs communes respectives.

Après nous nous étonnons que le peuple n’ait plus confiance dans leurs élus.

Pour redonner à notre démocratie son sens noble, nous devons avoir le courage de modifier le mode de représentation de nos élus à tous les échelons de la Nation.

Si nous ne le faisons pas, nous provoquerons dans la société, des rejets, de la colère, de l’indignation et des ressentiments qui creuseront un peu plus le fossé qui existe en le Peuple et ceux qui sont censés le représenter.

C’est pour cette raison qu’au nom de la démocratie, les candidats anti-système  doivent avoir leurs 500 signatures  afin que la pluralité des idées puisse s’exprimer  le 22 avril prochain et que la politique retrouve une légitimité perdue pour un bon nombre de nos concitoyens.

La France est  à la croisée des chemins et elle mérite d’avoir des élus qui la défendent et qui aient la volonté de lui redonner une grandeur  et  une maitrise de son destin.  Pour y parvenir, nous devrons en passer par la restauration de notre souveraineté pleine et entière, seul moyen d’obtenir un changement profond de notre politique intérieure et extérieure.

Le  vouloir vivre ensemble ne peut être basé que sur des valeurs partagées : la déclaration des droits de l’homme, la République et la Laïcité sans concession, l’égalité homme femme etc…

Nos élites actuelles de droite et de gauche semblent  l’avoir oublié, c’est peut être pour cette raison que celles-ci ont peur de la vox populi  qui pourrait  les désavouer  dans les urnes en choisissant un candidat anti-système.

Fabrice LETAILLEUR

Voir son blog

http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/

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