Centrafrique : face aux milices musulmanes, la France désarme les chrétiens

Amnesty Internationale dénonce un « nettoyage ethnique » contre les musulmans…en cours en Centre Afrique…

Mais qui s’est ému du massacre de villages entiers de chrétiens pendant prés d’un an, par les musulmans du Séléka depuis mars 2013… Qui ?

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a durci le ton mardi à Brazzaville contre les milices (sous entendu chrétiennes) qui sévissent en Centrafrique, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions, « si besoin par la force ».

De son côté, l’ONG Amnesty international a interpellé mercredi dans un communiqué l’opinion internationale sur le « nettoyage ethnique » de civils musulmans qui se déroule selon elle dans l’ouest du pays, et que les forces internationales ne « parviennent pas à empêcher ».

Mais que faisait cette ONG pendant des mois et des mois de massacres des populations chrétiennes par les milices musulmanes Séléka ?

Il me semble que nous ne l’avons guère entendue s’indigner !

« Il faut que l’ensemble des milices qui continuent aujourd’hui à mener des exactions, à commettre des meurtres, arrêtent », a dit M. Le Drian à la presse, en demandant aux forces françaises et africaines en Centrafrique « d’appliquer les résolutions des Nations unies, si besoin par la force ».

La mise en garde du ministre intervient après plusieurs déclarations de responsables militaires français et de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca) allant dans le même sens.

Le pays a sombré dans le chaos (comme à chaque fois que des musulmans ont le pouvoir dans un pays) depuis le coup d’Etat de mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

Devenu président dictateur, il a été contraint à la démission le 10 janvier 2014 par l’intervention de l’armée française et pour son incapacité à empêcher les tueries entre les milices « Séléka » et milices d’autodéfense « anti-balaka », majoritairement chrétiennes.

La Misca compte actuellement 5.400 hommes, le contingent français alignant 1.600 soldats.

Ces forces agissent sous l’égide de l’ONU, qui les a dotées en décembre dernier d’un mandat autorisant l’emploi de la force en cas de menace directe sur la population civile. Jusqu’à présent, elles ne sont pas parvenues à mettre fin aux violences meurtrières et aux pillages.

Mardi, les soldats français ont découvert une importante cache d’armes (explosifs et munitions) dans un quartier nord de Bangui considéré comme un fief « anti-balaka ».

Selon un militaire français sur place, cet arsenal sera détruit.

« Nous pensons qu’il faut des forces de sécurité supplémentaires, notamment des unités étrangères de police pour aider à sécuriser Bangui en particulier », a estimé la secrétaire d’Etat adjointe américaine pour l’Afrique, Linda Thomas-Greenfield.

Mais de quoi se mêlent les américains qui ne sont pas intervenus pendant les massacres des chrétiens pendant des mois !

Les violences ont déjà fait près d’un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d’habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent dans un pays qui figure parmi les plus pauvres du continent malgré son potentiel agricole et minier.

Le départ « forcé de nombreux commerçants musulmans » de Centrafrique, « fuyant exactions et pillages dont ils sont la cible », « fait craindre une crise alimentaire majeure », pleurnichent plusieurs organisations internationales d’aide.

Que ses organisations à l’émotion si prompt quand il s’agit des musulmans, ne s’inquiètent pas… Les commerçants chrétiens sauront bien prendre le relais !

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé qu’un éclatement de la République centrafricaine (RCA) était tout à fait possible « étant donné le niveau d’animosité entre chrétiens et musulmans ».

Lui aussi, très silencieux pendant le massacre des chrétiens, vient maintenant s’émouvoir du sort fait aux milices criminelles musulmanes par les chrétiens !

Mais de qui se moque-t-on ?

« La brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto de la RCA est un risque avéré », a-t-il déclaré à un groupe de journalistes.

Entamée dimanche, la nouvelle tournée en Afrique centrale du ministre français de la Défense est axée sur la poursuite de l’action militaire de la France pour stabiliser la Centrafrique et la réorganisation du dispositif français au Sahel. M. Le Drian était l’un des hôtes de marque du Congo.

« Il nous faut réhabiliter le rôle de l’Etat. C’est lorsque l’Etat faillit que la paix devient défaillante. Les meilleures chances de casser la guerre passent par la prévention (…) La paix s’apprend, se démontre et se cultive », a-t-il expliqué dans la capitale du Congo.

Oui ! Il a raison, la prévention aurait du être la politique de l’ONU, des USA et de la France avant la prise de pouvoir des musulmans et des massacres de chrétiens pendant près d’un an par la barbarie du Séléka !

Mais rien n’a été fait ! Laissant les populations majoritairement chrétiennes de RCA aux mains des milices musulmanes.

Démontrant une fois de plus, que dès, que l’islam se sent assez fort dans un pays, il  passe à l’attaque ! QUE CELA NOUS SERVE DE LECONS…

André GALILEO

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