Centrafrique : Jésus 1 – Allah 0

Publié le 15 février 2014 - par - 1 383 vues

La question à  se poser en Centrafrique, c’est que serait-il  advenu des Chrétiens si  les militaires Français n’étaient pas intervenus. Certainement, un génocide des populations chrétiennes par les escouades de Selekas musulmans surarmés jusqu’aux dents et auxquels s’étaient joints des mercenaires musulmans tchadiens et soudanais .

Le Bon Plan mon frère, c’est écrit dans le Coran, quand tu as la supériorité militaire sur les mécréants ( chrétiens, polythéistes, associateurs…),  alors là, pas de pitié, tu peux exterminer les hommes jusqu’aux derniers et prendre les femmes et les enfants en esclavage ( cf. Coran Sourate 8 le Butin).

Exemple : 17 millions de noirs africains mis en esclavage sur 12 siècles – surtout des femmes qui sont venues peupler leurs harems –  par les arabo-musulmans.

Exemple : le génocide de 1,5 million chrétiens arméniens par les turcs musulmans déchainés par les prophéties d’un livre diabolique qu’ils vénèrent parce que pour eux c’est Dieu qui a dit de le faire.

Seulement maintenant, je serais presque tenté de dire enfin !! Comme si j’espérais une justice immanente dans le train de l’Histoire, la Centrafrique est en train de vivre la première « purification ethnique » de son histoire, où cette fois à l’inverse de ce que l’Afrique a connu pendant 12 siècles, ce ne sont pas les musulmans qui ont le dessus mais les chrétiens.

Ils fuient, les musulmans. Le dernier quartier musulman de la capitale Bangui, le quartier de PK5 qui avait accueilli les réfugiés des autres quartiers, se vide, attaqué par des hordes de combattants chrétiens anti-balaka et de pillards.

Au fur et à mesure que l’étau se resserre, des convois d’évacuation sont organisés. Sur les bords de la route, les chrétiens crient leur joie de voir les musulmans partir. Certains les insultent pour leur collaboration, réelle ou supposée, avec la Séléka durant son année au pouvoir.

Ce sentiment d’une impossibilité de vivre ensemble a gagné tout le pays. A Kaga-Bandoro, dans le Nord, où chrétiens et musulmans qui  cohabitaient fort bien jusqu’à il y a un an, est au bord du précipice. La Séléka, qui se replie peu à peu de Centrafrique, tient encore la ville. Mais les milices anti-balaka qui ont mené une première attaque sont en embuscade dans la brousse. Les civils de chaque communauté sont piégés : les musulmans qui vivaient dans le centre-ville commerçant  fuient chaque jour vers le Tchad, et les chrétiens dorment éparpillés dans la brousse, de crainte que la Séléka ne commette d’ultimes exactions avant de partir.

 « Les gens de Botto viennent ici, nous les accueillons, et la nuit, nous dormons tous en brousse, raconte Richard Baganga, un vieux de Baiko. Les anti-balaka sont apparus il y a trois semaines, pour nous défendre. On leur a demandé de rester sur la réserve car s’ils attaquent, c’est nous qui sommes ensuite exposés. Les séléka ont promis de tous nous tuer et de tout détruire avant de partir. Nous sommes certains qu’ils viendront. Même les enfants savent que les séléka vont venir nous tuer… »

Richard raconte qu’après des décennies de coexistence, depuis 2013, « les musulmans se sont détournés de nous, se sont accolés avec la Séléka, et ils nous emmerdent. Alors oui, même s’ils étaient comme des parents, ils peuvent partir. Peut-être pourront-ils revenir un jour, s’ils changent de comportement, et à moins que toutes leurs maisons soient brûlées… »

Les chrétiens en veulent à la Séléka d’avoir non seulement commis des crimes et perturbé les relations avec la communauté musulmane locale, mais aussi d’être venue avec des mercenaires tchadiens et soudanais, et des éleveurs peuls. « Les Peuls tchadiens font paître leurs troupeaux dans la région, ils sont armés de kalachnikov et très dangereux », témoigne l’Abbé Martial Agoua, de l’église de Baiko. « S’ils voient l’un d’entre nous aller au champ avec sa machette, ils l’accusent d’être un anti-balaka et lui tirent dessus, raconte Richard. Nous ne pouvons plus cultiver nos champs, ni chasser en brousse, ni aller chercher le miel. Il est donc normal que nous commencions notre petite guerre, nous aussi, pour tuer les séléka et chasser les Peuls. »

La mémoire percute l’actualité, à l’approche des vingt ans du génocide rwandais. Les premières accusations d’ONG qu’on n’a jamais entendu tirer la sonnette d’alarme quand les mercenaires musulmans avaient le dessus sur des populations chrétiennes terrorisées, s’indignent de l’inaction supposée des militaires français ou burundais de  la force « Sangaris ». Mektoub !!

Huineng

 

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