Ces bobos de gauche qui voient l'extrême droite partout… sauf là où elle est

République, hallal, hallali…

Je sais, on va me dire, on l’a déjà fait. On rajoutera même, du côté de l’AFP, de BFM TV, ou du quotidien « le Monde » : « vraiment, ce n’est pas bien. C’est carrément xénophobe, c’est même franchement raciste et « d’extrême droite… c’est isla-mo-phobe !». Oh que c’est pas bien, dire que le halal sonnerait l’hallali des normes laïque, oh…
Islamophobe, c’est le nouveau « tendance ». Il court les médias et certains discours politiques. Mot vide de définition, mot pour intimider et menacer, c’est un mot visant à remplacer « l’anticommuniste primaire », tombé en désuétude après l’invasion de la Tchécoslovaquie du printemps socialiste de Prague, le 21 août 1968, et totalement passé de mode après l’effondrement implosion de l’imposture du « socialisme réel » en 1991.
Un lecteur du forum du journal le Monde donne la clé de ces raisonnements tortueux, établissant une identité entre une doctrine religieuse totalitaire et les populations de « tradition » musulmane qu’on attaquerait en combattant la dite doctrine. L’anti islamisme, écrit l’un d’eux : aurait pris la place de l’anti sémitisme dans les équations politiques d’extrême droite. Et voilà, le tour est joué et le quotidien de référence, son lectorat ségoliste, aubryen, besancenotiste (ne pas confondre avec besace autiste), ramadanistes, verdâtres de différentes obédiences, tout ce petit monde peut ainsi se défouler : Extrême droite ! Extrême droite !! Méchants ! Xénophobes !! Ouh, Ouh !
Parce que l’antisémitisme s’opposait aux Juifs parce qu’ils voulaient imposer partout la kashrout, dans les cantines scolaires, dans les cantines d’entreprises, dans les équipes de football, à l’armée… L’antisémitisme réagissait, parce que les Juifs envoyaient des menaces de morts contre les écrivains affirmant que Moïse n’avait pas existé ??… L’amalgame trouvé chez ce lecteur du prétendu quotidien de référence est grotesque. Il vise à laisser croire que s’opposer à la charia rampante, qui ambitionne de remplacer les lois de la république, ce serait préparer des rafles et des massacres d’inoffensifs et braves musulmans encore attachés à des traditions familiales.
Si on s’attarde sur ce site, on ne trouvera aucun argument réel pour justifier ce torrent de haine et d’hypocrisie. L’argument factuel, le seul, tourné dans tous les sens, modeste grenouille que l’on veut transformer en troupeau de bœufs, c’est la présence, place de la bourse, ce 4 septembre 2010, de Serge Ayoub, un « gros méchant identitaire » discutant, bonasse, avec un salafiste, probablement égaré place de la bourse en sortant de sa mosquée de la rue Jean Pierre Thimbaud, qu’il invite à boire l’apéro avec lui.
Ecoutant la jeune journaliste de BMF TV résumer l’apéro républicain en concluant, après avoir compté « deux cents participants », sur ces mots : « un jeune magrébin malmené », indigné par cette affirmation contraire aux faits, un participant à l’apéro a éclaté, traitant la ci-devant « journaliste » de, je le cite : « Menteuse ! Guépéou !! KGB !!! Vous ne faites pas du journalisme, mais de l’agitprop. C’est de la manipulation des téléspectateurs…»
Je crois qu’il n’y a pas grand-chose à rajouter à cela. Cela résume bien, ce qu’était ce « résumé » mensonger, significatif, malheureusement, de la situation et de la fonction actuelle des principaux médias dans ce pays.

Méchants, extrême droite : ils sont contre la hallalisation alimentaire à notre insu, hou, hou !!

Le refus de la hallalisation de nombreux abattoirs est présenté, par les médias et la « gauche » aubryste et ses satellites, comme un mauvais procès xénophobe. La hallalisation à notre insu, ce serait un non-problème. Il faudrait être raciste, être d’extrême droite, pour ne pas être content de manger halal même sans le savoir, parce qu’il ne se trouverait plus que difficilement de la viande non halal ou parce que l’on nous vendrait de la viande l’étant sans que cela soit signalé.
Outre les questions liées au mode de mise à mort, l’acquisition des différents abattoirs pour tuer « hallal », pour consommer « hallal », pose un sérieux problème fiscal. Je m’explique.
Ces abattoirs -qui nous font manger hallal sans que nous le sachions-, sont « hallal » pour autant qu’ils reçoivent une certification religieuse de conformité coranique concernant chaque animal tué, con cernant la méthode de mise à mort.

La certification hallal est attribuée par des imams, et ce n’est pas gratuit leur certification

En d’autres termes, c’est un impôt religieux payé par tous, musulmans et non musulmans, croyants et non croyants. Est-on en démocratie, est-on en démocratie laïque, séparant le religieux et le non religieux, en particulier l’état et ses attributions (taxes, impôts…) si l’on paye involontairement un impôt religieux ?
Dés lors que des religieux, à l’insu de notre plein gré, nous font payer un impôt destiné à des intérêts privés religieux, est-on encore régi par les grandes lois laïques réalisées par les combats démocratiques de la troisième république ?
Une parenthèse pour conclure : Ces abattoirs -qui ont été acquis par des capitaux imposant le financement déguisé d’une religion-, sont les fils de ce qu’on appelle la finance islamique qui donne à certains l’assise financière pour faire ces acquisitions. Disons un mot sur ce mariage de la carpe et du lapin.
La finance islamique, que d’aucuns jugent vertueuse ou ne voient pas en quoi elle est un cheval de Troyes de la dérégulation et de la déréglementation des échanges mondiaux, la finance islamique n’est pas née dans une rose d’Ispahan, ni même dans un chou des anciens champs d’épandage d’Argenteuil épargnés par l’urbanisation.

La finance islamique est née des pétro dollars

Elle est la transformation de la rente pétrolière en gigantesques capitaux nomades et parasites, allant et venant d’une place boursière à une autre pendant la décennie soixante dix. On se souvient des angoisses des autorités monétaires. Alors, pour fixer les nomades financiers et les masses devenues gigantesques de capitaux flottant, produits par la rente pétrolière, on a sophistiqué la bourse. On a inventé la longue caravane des produits dérivés. Ce n’était pas une transformation intrinsèque du capital financier. Pour qu’elle se produise certains phénomènes furent nécessaires.

C’était un effet des capitaux prédateurs sans base nationale liée à la production

C’est cela qui est la matrice de la finance « vertueuse », avec laquelle on peut acheter suffisamment d’abattoirs que des milliers, voire des dizaines de milliers de gens de toutes religions ou sans religion doivent payer un impôt à des imams certificateurs de halalité de la viande.
Alors mesdemoiselles, mesdames et messieurs les journalistes et hommes politiques, indignés, révoltés, par « l’islamophobie » des organisateurs et des participants des apéros républicains : vous êtes d’accord, vous, pour payer à votre insu, un impôt religieux, quel qu’il soit ? C’est raciste de refuser de cotiser à un parti ou à une église ou à une religion dont on n’est pas membre et dont on ne partage pas les buts et les principes ? C’est raciste ? C’est être d’extrême droite ?
J’oubliais, vous continuez de plaindre ces malheureuses que la loi prétend empêcher de s’enfermer sous un accoutrement moyenâgeux. C’est bien, c’est beau, c’est noble « l’antiracisme ». Mais au fait, vous qui aimez tant ces pauvres malheureuses, brimées parce que l’on ne veut pas qu’elles sortent enchaînées par des tenues les définissant comme possession des hommes, leurs époux, pères, frères, voisins croyants… Est-ce que vous avez suivi le sermon de Saad Arafat, un prédicateur égyptien ? L’homme de « Dieu » expliquait, le 4 février, devant les caméras de télévision, je le cite : « Allah a honoré les épouses en instituant le châtiment des coups… les coups ne sont permis que quand elles (les épouses) refusent les rapports sexuels ».
Alors mesdames, mesdemoiselles du NPA, vous qui vous indignez d’une survivance linguistique, « mademoiselle », marquant une infériorité, vous acceptez que votre parti défende des bouts de la charia alimentaire et vestimentaire ?
Vous considérez, vous aussi, comme madame Aubry, comme le MRAP, comme la LDH, que respecter les populations venues ou originaires d’Afrique du nord et d’Afrique subsaharienne, cela consiste à donner de la respectabilité aux normes oppressives séculaires. Vous pensez, vous aussi, qu’il serait du plus haut démocratisme de laisser s’affirmer et s’ériger en double pouvoir juridique et politique permanent -opposé à la légalité française fruit de combats séculaires à parfaire- des normes oppressives et ségrégationnistes ? Non ! Alors, allez-vous continuer à trouver plaisant que les antennes paraboliques déversent des prédications qui appellent à s’opposer à la légalité de ce pays, parce que rendre hommage à une épouse c’est la frapper, « pas sur le visage », « pas sur les yeux », mais « suffisamment fort, pour la discipliner ».
Alain Rubin

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