Ces députés qui ne sont que des béni-oui-oui du gouvernement !

Publié le 5 février 2020 - par - 14 commentaires - 881 vues


Incompétence ? Amateurisme ? Désinvolture ? Comment qualifier l’incroyable rétropédalage du gouvernement sur la proposition de loi visant à porter de 5 à 12 jours le congé d’un salarié pour la perte d’un enfant ?
L’histoire qui paraît incroyable est la parfaite démonstration de l’inutilité de l’Assemblée nationale actuelle qui n’est qu’une chambre d’enregistrement composée d’une majorité de godillots serviles. Des béni-oui-oui soumis à un gouvernement qu’ils suivent aveuglement jusqu’à leur faire renier leur vote.

Certes, ce n’est pas la première fois que l’exécutif tord le cou au législatif sous Macron. On se souvient de l’affaire de l’huile de palme (France patriote du 19 novembre) où, sous la pression des écologistes, le gouvernement a obligé ses députés à se déjuger en l’espace de 24 h pour exclure l’huile de palme de la liste des bio-carburants bénéficiant de l’exonération fiscale.
Cette fois c’est une proposition de loi du groupe UDI-Agir destinée à porter de 5 à 12 jours le délai accordé à un salarié pour reprendre le travail suite à la perte d’un enfant qui a été repoussée fin janvier par les députés LREM. Ce rejet par 40 voix contre 38 – sur une assemblée qui compte 577 députés – a provoqué un véritable tollé. Les réseaux sociaux se sont déchaînés et les critiques ont été unanimes tant du côté des oppositions que du Medef qui a demandé un nouveau vote de l’Assemblée.

Le chef de l’État lui-même s’est vu obligé de prendre la parole pour critiquer ce vote demandant au gouvernement de « faire preuve d’humanité ».
Message reçu cinq sur cinq par Muriel Pénicaud : « Face au deuil, il faut du soutien psychologique et nous allons le renforcer. Mais il faut aussi un temps de répit. Sur ce sujet le gouvernement reconnaît une erreur qu’il entend rapidement corriger » a déclaré la ministre du Travail.
Remous au sein du parti majoritaire
Un revirement complet de l’exécutif sur un sujet hautement sensible humainement qui a provoqué des remous au sein même du parti majoritaire et qui laissera sans doute des traces. En cause les déclarations de Muriel Pénicaud. Face aux députés, le 30 janvier, l’ancienne DRH devenue ministre du Travail parlait gros sous. Elle s’inquiétait du coût de ce rallongement du délai d’une semaine qui serait « payé à 100 % par l’entreprise », s’interrogeant à haute voix: « Est-ce que c’est normal que ce soit la petite entreprise qui paye cela à 100 % et pas la solidarité nationale ? ».
Pourtant le 2 février après le recadrage par le président de la République, Muriel Pénicaud réfutait ses propos : « L’argent ça ne compte pas ! » s’écriait-elle face à la journaliste de BFM TV qui lui faisait remarquer que c’est notamment le financement de cette mesure par les entreprises qui avait motivé le refus de l’exécutif et de sa majorité. « Non, non et non ! » persistait-elle dans son refus de reconnaître ses propres propos.

Un mensonge éhonté de la part d’un ministre qui va provoquer un véritable séisme au sein de la macronie. Ainsi un de ses ténors traitait-il de « cons » dans le Parisien-Dimanche (2 février) les députés LREM qui se sont prononcés contre la proposition d’allonger le congé de deuil. « Est-ce une bonne idée pour le gouvernement de se mettre à dos le groupe juste avant la discussion sur les retraites ? » s’inquiète une députée qui, dans le Parisien (3 février), pointe « un défaut de vigilance de la présidence du groupe (et) du ministère des relations avec le Parlement ».
Pour tenter de se justifier, la ministre du Travail expliquera que « le projet de loi tel qu’il était rédigé ne clarifiait pas comment c’était financé, solidarité nationale ou entreprise ». Si tel était le cas, pourquoi le gouvernement a-t-il accepté que ce projet de loi mal ficelé arrive en discussion devant l’Assemblée ?

Monumentale faute politique.

« Un rétropédalage qui illustre une nouvelle fois un amateurisme du gouvernement » dénonce sur Twitter Virginie Duby-Muller, vice-présidente du groupe LR à l’Assemblée nationale. C’est le moins que l’on puisse dire après ce qui apparaît comme une monumentale faute politique du gouvernement. Le choc passé, la majorité a battu sa coulpe. Chacun reconnaît que ce refus de prolonger d’une semaine le « congé de deuil » a été une « erreur » qu’il convient désormais de réparer.
Le gouvernement s’est engagé à présenter un nouveau texte plus complet que le précédent. Un comble, c’est au Sénat, dominé par une majorité de droite, qu’il sera examiné début mars !

Il n’en reste pas moins que ce triste épisode a été très mal vécu par les familles – elles seraient 4 500 – concernées par la perte d’un enfant mineur. Le sentiment d’une réelle incompréhension vis-à-vis de leurs souffrances. « Quoi qu’il en soit, le mal est fait ! » réagit le père d’un enfant décédé choqué que la discussion ait tourné uniquement autour de la « question du financement de la mesure ».
Au-delà, ce nouveau couac tombe bien mal, au moment où l’on assiste à une crise aiguë de la démocratie représentative en France. Il ne peut qu’alimenter la crise de confiance des citoyens vis-à-vis des institutions comme l’a illustré le mouvement des Gilets jaunes.

Alain Marsauguy

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Notifiez de
paul nareffe

Personne n’a oublié la fin des Ceaușescu, les temps que nous vivons actuellement en France ne sont pas s’en rappeler cette époque glauque et tragique de cette scène irréaliste d’un dictateur Zélé qui se prenait pour Dieu lui-même!.
J’ai comme l’intime conviction que l’imposteur mis en place par une force occulte a de plus en plus de mal à contenir et à contrôler le mouvement des peuples.
Trop de décalage entre les gens qui subissent et l”l’élite” qui prétend assurer le bonheur des administrés, trop de mensonges, trop de déconvenues par rapport aux promesses non tenues ont fini par ouvrir les yeux des gens confiants.
L’issue est proche, très proche…

POLYEUCTE

Analyse ?
Macron, dans son bunker, veut protéger les entreprises et donne la consigne de retoquer l’amendement pour leur éviter des coûts supplémentaires.
COUP DE THEATRE ! Le MEDEF accepte !!!
Jupiter, Magnanime, désavoue ses députés à son profit d’image Père de la Patrie !
Voilà la Vérité !

Peut-être @POLYEUCTE. Mais il est tout aussi vraisemblable que la position du MEDEF ait été connue auparavant, car la mesure coûte évidemment très peu aux grandes entreprises, et c’était de la bonne pube à bon marché pour elles. Les entreprises pour lesquelles cela a un impact plus important sont les PME et surtout les TPE. Elles, contrairement aux grandes entreprises, ça n’est pas pour elles une goutte d’eau dans la mer. Quand ça se produit, ça peut être très pénalisant. Une entreprise de 4 salariés, par exemple, y perd 25% de son effectif pendant 12 jours. C’est à dire plus d’un demi-mois, près de 15% de sa capacité.

Impossible de savoir si c’est à cela que le gouvernement pensait quand il a fait voter ses députés-godillots contre la mesure. Mais peut-être

Dans ce cas c’est simplement que, quand il a vu le tollé, Maqueron a sympathiquement trahi le gouvernement et les députés qui avaient exécuté ses ordres. Il n’en est certes pas à une trahison près

POLYEUCTE

Je pense qu’au final, nous sommes OK. Merci.

joseph d arimathie

meme pas des godillots ; a peine des semelles de godillots . et surtout biens usees en si peu de temps !

François BLANC

On peut supposer que ce sont les laissés pour compte de la société civile qui se sont fait élire par aussi abrutis qu’eux

hoplite

Ne pas oublier que la plupart de ces députés ont posé leur candidature à la liste Macron…par internet!

Desespoir50

Cette équipe donne l’image d’une meute de chiennes et chiens, dans un minuscule chenil, affamée, dressée devant la porte d’entrée, aboyant, gesticulant, gardant le silence au coup de sifflet, pour y recevoir la gamelle.
Vraiment pitoyable !

Sniper 338

Une belle fournée pour la guillotine !….pouriture de traitres !

Meresse

Une ERREUR ? C’est une énorme blague, les projets de loi sont tous discutés en commission de promulgation des projets de loi. A quoi a doc servi cette commission ? Si les nuls de parlementaires LREM ont voté contre c’est qu’ils l’avaient décidé durant cette commission. Il s’agit d’un j’m’en foutisme probant. Par ailleurs 78 députés sur 577 pour voter une loi est bien la preuve que 85 % de ces incapables sont de trop.

Kancau11

Afin de manifester leur colère les dépités (prononcé à la muzz) godillots ont retirés leurs lacets, s’ils pouvaient tous se pendre avec.

patphil

les béni oui oui, les godillots ! rien n’a changé dans ce “nouveau monde politique”

pauledesbaux

si on reprenait la photo il y en aurait 2/3 de moins et ce n’est pas fini……

Annie

Les députés godillots, sont revenus ,et en plus ils sont in com pétants !!!!

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