C’est affreux, mais la mort du motard de gendarmerie ne m’attriste pas…

Publié le 29 juillet 2018 - par - 421 commentaires - 204 vues
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Ce dimanche matin, j’apprends, en lisant la première édition de Paris-Normandie, qu’un gendarme aurait trouvé la mort ce matin, entre Pont-l’Evêque et Deauville.

Selon la première version du ministère de l’Intérieur, le vaillant gendarme se serait lancé à la poursuite d’un automobiliste ayant refusé d’obtempérer à un contrôle d’identité.

https://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/un-gendarme-tue-lors-d-un-controle-routier-entre-pont-l-eveque-et-deauville-LA13463118

Je l’avoue, ma première réaction a été des plus contrastées, voire des plus contradictoires (je reconnais le droit au doute comme l’acte suprême des esprits libres). Les fidèles lecteurs de Riposte Laïque savent que j’ai dans le nez les motards, qu’ils soient flics ou gendarmes, depuis que l’un d’entre eux m’a collé une prune pour défaut de ceinture de sécurité, alors que je roulais à 20 à l’heure dans un centre-ville de vacances. A cause de ce salaud (je mesure mes mots), j’ai pris 3 points de permis en moins, une lourde amende et devrai faire un stage de récupération de points, qui va me coûter très cher, alors que je n’ai mis personne en danger.

https://ripostelaique.com/merci-au-salaud-de-crs-qui-ma-pique-3-points-et-va-me-couter-400-euros.html

Pour autant, mes sentiments étaient contrastés, ce matin, à la lecture de la première version des sbires de Collomb (je me demande d’ailleurs pourquoi c’est lui qui communique, alors que les gendarmes, me semble-t-il, sont sous la responsabilité du ministère des Armées). Mais Collomb sait-il qu’il n’est que ministre de l’Intérieur ?

D’un côté, je me dis que quelqu’un qui force un barrage de police prend ses responsabilités, et que, dans ce contexte, il n’est pas scandaleux que les forces de l’ordre ouvrent le feu. Mais en même temps (horreur, je fais du Macron…), je me dis qu’il y a deux sortes de personnes qui forcent les barrages. Les islamo-racailles, qui n’acceptent pas l’autorité de tout ce qui incarne la France, et les Gaulois, qui, soit parce qu’ils ont bu deux bières, soit parce qu’on leur a piqué leur permis à cause de la répression auto-routière, doivent conduire sans permis pour continuer à vivre. Et désolé les amis, mais pour moi, cela n’a rien à voir.

C’est la sévérité de la répression contre les automobilistes qui amène nombre de nos compatriotes à être obligés d’adopter des mesures de survie, qui n’ont rien à voir avec les traditions et la culture de notre pays. Comment peut réagir un salarié, ou un entrepreneur, à qui on a piqué son permis, et qui doit aller travailler pour nourrir sa famille, ou faire tourner son entreprise ? Il doit tricher, en espérant qu’il aura la chance de s’en sortir. Il paraît donc logique, quand il est confronté à un contrôle inopportun de flics, qu’il cherche à s’y soustraire, connaissant les conséquences de l’infraction qui sera relevée contre lui.

Rien à voir avec les racailles qui forcent les barrages. Certains me diront : mais comment faire pour différencier les uns et les autres ? Là encore, la solution est fort simple et vient de nos amis israéliens. Là-bas, les arabes ont des plaques d’immatriculation différentes de celles des juifs. Sans doute n’est-ce pas l’égalité des droits, mais cela aide rudement les policiers dans l’accomplissement de leur mission : protéger la population. Du moins, c’est ce qu’on vend aux Français, car, de plus en plus, dans la réalité, leur principale activité consiste à nous emmerder, y compris sur nos lieux de vacances.

Et puis, sur le coup de midi, alors que je n’avais pas encore attaqué cet article, j’apprends que le communiqué des sbires de Collomb était tout simplement erroné. En fait, aucun automobiliste n’a forcé un barrage. Une voiture a tourné à gauche avant d’arriver au carrefour où les gendarmes motards contrôlaient, un dimanche matin, les automobilistes. Personne ne sait si le conducteur de la voiture qui a tourné savait qu’un vaillant motard s’était lancé à sa poursuite. Cela change tout, bien sûr.

Première conclusion, apparemment, le motard s’est tué tout seul. Deuxième conclusion, trois semaines après l’évasion de Redoine Faïd, la priorité, pour les forces de l’ordre, et ceux qui leur donnent des ordres, est en pleine période de vacances, de faire du chiffre sur les vacanciers, paisibles, quand ils sont incapables de régler le problème des rodéos, et de poursuivre une racaille sur une mobylette volée qui rentre dans une cité. Bref, je persiste et je signe, c’est plus facile pour eux de faire du chiffre en emmerdant, sans le moindre risque, un dimanche matin, nos compatriotes, qu’en faisant régner la loi dans les cités.

J’imagine donc ce qui a dû se passer dans la tête du motard. Une bagnole qui tourne à gauche avant un contrôle, un dimanche matin (heure où les Gaulois sont levés, quand la majorité des racailles dorment encore), c’est forcément quelqu’un qui a quelque chose à se reprocher, et qu’il va être facile d’épingler. D’où la poursuite, grisante, entamée, avec l’espoir de baiser un salaud d’automobiliste. Manque de bol, virage manqué, et fin tragique…

Je ne peux m’empêcher de penser que c’est le même genre que le salaud de CRS qui m’a épinglé, en faisant demi-tour, après m’avoir croisé, quand je roulais à 20 km/h, en ville, ne faisant courir aucun risque à personne, et étant en compagnie de mon fils et de mes deux petits-enfants.

Donc, quand je repense à cette scène, que je ne suis pas près de digérer, bien que le malheureux n’ait été âgé que de 33 ans, soit pacsé et ait un gosse, j’ai vraiment du mal à pleurer…

Martin Moisan

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Notifiez de
SAB

C’est pitoyable , tout ça parce qu’un gendarme un jour a eu le malheur de vous choper sans ceinture. se remettre en question de temps en temps, penser avec un cerveau étriqué d’etre humain..,du moment que l’on se met au volant de sa voiture,être plus discipliné et prendre ses responsabilités en tant que tel…..conduire une voiture n’est pas un droit…mais un devoir.vous jouer vous perdez, vous changerez peut etre quand un de vos enfants est été renversé par une voiture

Philippe

Si Marc Moisan meurt, je ne verserai pas une larme.