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C’est l’arrogance des Occidentaux qui nourrit le nationalisme russe

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Poutine a raison de durcir le ton avec les Occidentaux, mauvais joueurs aussi peu fiables et hypocrites qu’un serpent.

Depuis l’éclatement de l’URSS, l’Amérique et l’Europe n’ont su qu’afficher leur mépris et leur arrogance envers un grand peuple, riche et fier de sa culture slave, de son Histoire et de ses réussites scientifiques.

Alors qu’il fallait arrimer la Russie à l’Europe, nous l’avons sans cesse humiliée et toisée, pour ne pas froisser l’Oncle Sam. Quelle erreur monumentale !

Le succès du vaccin Sputnik V, premier arrivé sur le marché mondial, en est encore la preuve. La Russie de Poutine est loin d’être déclassée, contrairement à la France qui a déclaré forfait dans la course au vaccin mais qui se permet de donner des leçons de démocratie au maître du Kremlin.

L’inénarrable BHL, le guerrier en chemise blanche, n’a encore rien compris.

D’abord observé avec mépris et suspicion par les Occidentaux, le Sputnik V est devenu soudain l’objet de toutes les convoitises, compte tenu de l’extrême déclassement scientifique de l’UE en matière de recherche médicale.

Ce continent européen, qui se croit l’égal des plus grands, est l’entité qui a le plus mal géré la pandémie et qui se retrouve à la remorque des Américains, des Russes, des Chinois et même des Anglais, pour mener sa campagne vaccinale.

Je rappelle également, en passant, que ce ne sont pas les Américains qui ont vaincu le nazisme, mais les Russes qui ont détruit 80 % de l’armée allemande, par un effort de guerre titanesque.

http://www.dementieva.fr/russie/2guerre2.html#:~:text=Les%20chiffres%20de%20production%20sont,15%20millions%20d’armes%20individuelles.

120 000 avions, 100 000 chars et 360 000 pièces d’artillerie sont sortis des usines de guerre russes.

Pour un Russe, Stalingrad et la prise de Berlin comptent davantage que le débarquement de Normandie, dans la victoire finale sur le nazisme. L’homme de la rue considère qu’en 1944, la guerre était déjà gagnée sur le front de l’Est, la bataille de Normandie n’étant que marginale.

Il n’y a qu’à l’Ouest qu’on vénère le D-Day. En Russie, c’est un épisode anecdotique.

Certes, le débarquement du 6 juin 1944 fut bien un remarquable exploit militaire, mais n’oublions pas qu’il ne fut possible que  parce qu’Hitler avait englouti ses meilleures unités dans les steppes russes, tout comme Napoléon 130 ans plus tôt.

La bataille de Stalingrad fut le tournant de la guerre, comme la bataille de Midway fut le tournant de la guerre du Pacifique.

Il fallut plus de 6 mois de combats acharnés pour obtenir la reddition de la VIe armée allemande.

Après Stalingrad, cette armée allemande qui volait de victoire en victoire et se croyait invincible, a vu planer le spectre de la défaite.

Rappelons aussi que, dès 1958, au plus fort de la guerre froide, c’est un satellite russe, Sputnik, qui émettait pour la première fois son « bip » « bip » dans l’espace, à la consternation du monde libre et notamment de la toute-puissante Amérique, qui produisait à l’époque 70 % de la richesse mondiale, avec ses 180 millions d’habitants !! 

La claque fut sévère. Et 11 ans plus tard, c’est un Américain qui marchait sur la Lune : Neil Armstrong avait lavé l’affront de 1958.

Mais revenons à Poutine.

Quand il expulse trois diplomates occidentaux, dont un Allemand, un Polonais et un Suédois, pour avoir participé à des manifestations en faveur d’Alexeï Navalny, le tsar a entièrement raison.

Qu’aurait dit Macron si des diplomates russes en poste à Paris s’étaient mêlés aux Gilets jaunes pour contester sa politique ? En Russie, contrairement à la France, une manifestation interdite reste interdite. Quand on brave la loi, on en paie le prix.

Et quand le chef de la diplomatie russe claque le bec de son homologue européen, en lui rappelant que les sanctions américaines, que l’UE dénonce à l’égard de Cuba, sont exactement les mêmes que celles que l’Europe veut appliquer à la Russie, il a aussi parfaitement raison. Deux poids, deux mesures.

La vision qu’ont les Occidentaux de l’affaire Navalny est totalement faussée. En Russie, la popularité de Poutine reste stable à 65 %. Elle a même atteint 90 % lors de l’intervention en Syrie pour combattre les islamistes aux portes de Damas.

Les Occidentaux étaient, bien entendu, du côté islamiste et armaient les opposants à Assad.

À titre de comparaison, la cote de Macron est à 30 %. Et ceux qui soutiennent l’action de Navalny ne sont que 19 %, tandis que ceux qui la désapprouvent sont 56 %.

On le voit, face à la protestation, Poutine aurait tort de faiblir. Navalny n’est pas un saint et le peuple russe le sait très bien.

Aucun dirigeant ne peut tolérer l’anarchie, et encore moins Poutine qui a mis fin au chaos consécutif à l’éclatement de l’URSS.

Anarchie, corruption généralisée, mise en coupe réglée du pays par des groupes mafieux et pillage des arsenaux militaires avaient conduit au dépeçage de la Russie.

L’opinion russe est reconnaissante à Poutine d’avoir rétabli l’ordre dans le pays et mis au pas la mafia, ainsi que d’avoir restauré la fierté du peuple russe.

Deux facteurs ont mis fin à la guerre froide :

D’abord, la formidable course aux armements lancée par Ronald Reagan pour mettre l’URSS à genoux. Ce fut la « guerre des étoiles ».

Ensuite, la volonté de Mikhaïl Gorbatchev de s’ouvrir à l’Occident en menant la perestroïka, politique qui aboutit à la chute du mur de Berlin et à l’indépendance des pays de l’Est, jusque-là sous le joug de Moscou.

Et c’est alors que les Occidentaux ont commis leur première erreur : en trahissant leur parole.

Les archives récemment déclassées par Washington prouvent que les Occidentaux avaient promis à Gorbatchev qu’il n’y aurait aucun élargissement de l’Otan s’il libérait les pays de l’Est. On sait ce qu’il advint de cette promesse.

Il ne faut donc pas s’étonner que les Russes se sentent trahis, isolés et entourés de forces hostiles. L’Alliance atlantique, c’est le prolongement de la guerre froide.

Et comme l’UE n’a ni diplomatie ni défense communes, elle reste à la remorque des États-Unis, qui imposent leur politique antirusse.

La deuxième erreur des Occidentaux, impardonnable, fut le dépeçage de la Serbie, alliée des Russes.

En accordant une indépendance unilatérale au Kosovo  en 2008, au mépris absolu du droit international, Clinton et ses alliés européens ont humilié Poutine.

Les bombardements sur la petite Serbie, par une coalition regroupant 1000 avions, furent le comble de l’ignominie. La France a été assez lâche pour aller bombarder nos amis serbes, nos alliés de toujours. Une infamie, qui restera une tache indélébile dans les relations franco-serbes.

Poutine avait prévenu que ce coup de force contre Belgrade ne resterait pas impuni. Mais la réponse de Clinton ne fut que mépris. Il est vrai qu’en 2008, la Russie était encore affaiblie par la désintégration de l’URSS. Mais, depuis, tout a changé.

On le voit en Syrie, en Libye et en Afrique. La Russie est de retour et place ses pions. Quoi de plus logique, vu du côté russe ?

Et c’est ainsi que Poutine répondit à l’arrogance des Occidentaux en annexant la Crimée en 2014.

La vengeance est un plat qui se mange froid.

Ces idiots d’Occidentaux en pleurent encore, sans comprendre que le boomerang du Kosovo leur est revenu en pleine figure. La loi du plus fort n’est plus du seul côté américain.

Aujourd’hui, Macron a tort de combattre le projet Nord Stream2, permettant d’alimenter l’Europe avec le gaz russe.

Il ne fait que servir les intérêts américains qui veulent nous vendre leur gaz de schiste.

Rappelez-vous la sinistre affaire des Mistral. Il fallait être un mou comme Hollande pour se plier aux diktats des Américains et des Polonais, en renonçant à la vente de deux navires de commandement à la marine russe. Le Vladivostok et le Sébastopol étaient payés, les équipages russes formés en France.

Comment Hollande a-t-il pu se coucher à ce point et annuler un contrat  arrivé à son terme ? Et pour nous remercier, les Polonais ont acheté des avions américains ! 

Je doute que Merkel soit aussi stupide que Hollande et Macron, et sacrifie les intérêts allemands en renonçant au gazoduc russe.

Pour conclure, rappelons que Poutine n’est pas le despote que l’Occident nous dépeint. C’est avant tout un patriote amoureux de la Russie. Depuis les déplorables années Eltsine, il a redressé l’économie de façon spectaculaire.

Et s’il surfe sur le nationalisme russe, c’est avant tout parce que ce nationalisme est exacerbé par les trahisons et l’arrogance des Occidentaux.

Poutine a ramassé une Russie en décomposition puis il a ramené son pays dans la cour des grands. Alors que Macron va nous laisser un champ de ruines avec sa politique mondialiste et multiculturaliste dévastatrice.

Avec 65 % d’opinions favorables au bout de 20 ans de pouvoir, Poutine aurait tort d’accepter les leçons de l’Occident sans réagir. L’avenir appartient aux hommes forts qui défendent leur pays.

« Il y a Poutine – il y a la Russie ; pas de Poutine – pas de Russie »

C’est d’un Poutine dont la France aurait grandement besoin. Car c’est bien un effondrement total qui la menace.

J’ajoute que les leaders occidentaux et leurs valets des médias sont mal placés pour donner des leçons de démocratie à Poutine.

Car quand on nie la gigantesque fraude électorale aux États-Unis, laquelle a permis à Biden de voler la victoire à Trump, on se rend complice d’un coup d’État qui ne dit pas son nom.

La véritable dictature, elle n’est pas au Kremlin, elle est à la Maison-Blanche et à l’Élysée.

Jacques Guillemain