C’est moi le père de Zohra, la fille de Rachida Dati

Publié le 2 novembre 2014 - par - 11 613 vues
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DatiOui, je le clame haut et fort. Ce n’est pas une blague à la Nicolas Bedos. Je suis le père de la petite Zohra, née de sa maman Rachida, ancienne Garde des sceaux. Dominique Desseigne a raison de s’opposer à la paternité que la justice veut lui imposer. Il a raison de refuser de subir ce test de paternité. Il a raison de ne pas vouloir donner son ADN. Ce n’est pas lui le papa de la fille de Rachida. C’est moi. Ce n’est pas pour autant que je vais me plier à un quelconque test de paternité. Et, tout comme Desseigne, je ne donnerai pas le moindre nanogramme de mon ADN. Demander son ADN à un citoyen, c’est comme demander ses papiers à un immigré clandestin. C’est anti-démocratique et inacceptable, comme dirait Valls.

« Le refus de M. Desseigne de se soumettre à l’expertise conduit à penser qu’il est le père de l’enfant », avait décidé la Justice. Moi aussi je refuse de me soumettre à une quelconque expertise et j’attends d’être considéré comme le père de l’enfant. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. C’est un principe qui est rigoureusement respecté par l’institution de Mme Taubira. Sauf quand les choses se passent à Cayenne…

La paternité est quelque chose de trop important pour qu’elle soit réduite à dépendre du simple verdict d’un laboratoire médical. On ne peut pas être père par la force d’un échantillon ADN. On ne peut pas être père contre son gré.

C’est à la lecture des déclarations faites par Desseigne à L’Obs (l’ancien Le Nouvel Observateur en nain) que j’ai décidé de me dénoncer. J’ai été pratiquement paralysé à la lecture de cette phrase : « Ça ne correspond pas à ce que j’ai vécu », dit Desseigne. C’est cette phrase, qui a été reprise par nombre de medias français, qui a réveillé ma conscience. C’est invraisemblable, mais je peux affirmer la même chose : ça ne correspond pas à ce que j’ai vécu, moi non plus.

Beaucoup de personnes ont été suspectées d’avoir été pour quelque chose dans la conception de la petite Zohra. « Rarement une enfant avait eu autant de pères putatifs », s’exclamait un contributeur sur Boulevard Voltaire. Des pères putatifs repartis sur une vaste étendue géographique qui va au-delà des frontières de la France. Mais pas la moindre odeur d’un Arabe. Rachida bouderait-elle ses compatriotes, ses coreligionnaires ? C’est bien de déguster des plats étrangers, mais on ne peut éviter de revenir au traditionnel couscous et au bon tajine de ses origines, ne serait-ce que par nostalgie.

En fait, sincèrement, je ne me rappelle pas avoir couché avec cette femme, mais ça n’a aucune espèce d’importance. A ma connaissance, la Justice n’a pas demandé à Dominique Desseigne s’il a couché avec la plaignante, mais juste de donner un peu de son ADN. Il est vrai qu’aujourd’hui on n’a nul besoin de coucher pour avoir un enfant.

J’ai d’ailleurs tendance à penser que le pauvre Desseigne n’a pas, lui non plus, couché avec Rachida, mais qu’il y pense avec obsession. Le simple fait d’évoquer sa relation passée avec Rachida Dati le « raidit », avoue-t-il dans son entretien à L’Obs. C’est très significatif. Quand on raidit à un certain endroit de son corps et à certains souvenirs, c’est souvent parce que le plaisir est inassouvi. On raidit avant et pendant, mais pas après. Dominique est toujours dans la phase « avant ». Rachida lui fait l’effet du viagra, mais le laisse en rade.

Bien que les personnes suspectées d’être génitrices de la petite Zohra portent toutes des noms à résonnance bien européenne et alors que le prénom donné à un bébé est normalement choisi de commun accord entre les parents, Rachida décide unilatéralement de prénommer sa fille Zohra, un prénom purement arabe. Tout le monde croit que c’est en hommage à sa défunte mère (qui s’appelait Fatima-Zahra), mais en fait, elle voulait m’envoyer un message, à moi. Parce que ma mère aussi s’appelait Zohra. Exactement comme la fille de Rachida. C’est à moi qu’elle pensait lorsqu’elle a choisi ce prénom, pas à Dominique. On ne peut imaginer trouver un tel prénom dans la famille du PDG du groupe de casinos et d’hôtels de luxe Lucien Barrière. Une Zohra dans la famille Desseigne, c’est Dalil Boubakeur dans la rédaction de Riposte Laïque…

Au Maroc, d’où le père de Rachida est originaire, et dans le monde arabe en général, il est d’usage, pour la confection des noms, d’associer le fils ou la fille avec le père : On dit Mohamed ben (fils de) Ahmed ou Milouda bent (fille de) Kaddour. Mais Zohra bent Dominique parait assez saugrenu. Ça ne colle pas. Si vraiment Rachida était sûre que Dominique était le père de sa fille, elle lui aurait donné un nom qui va avec le prénom de son père, quitte à concocter un prénom composé. Les esprits torturés par le devenir du bon « vivre ensemble » penseraient tout de suite à « Tamère ». A lui seul, ce nom ne signifie rien, mais ajouté à « Dominique », il devient l’expression sonore d’une tendance comportementale enrichissante pour le patrimoine culturel français, le cri de ralliement d’une jeunesse épanouie dont le seul souci est de bien servir la nation et la république françaises, surtout dans les banlieues…

Gageons qu’à aucun moment Rachida ne pensait à Dominique lorsqu’elle a choisi le prénom de sa fille. C’est par après qu’elle a décidé de saigner Desseigne. Portée tout naturellement sur l’inflation et ses dérivés linguistiques, elle a commencé par lui réclamer 6000 euros de pension alimentaire par mois, soit plus de deux fois le salaire net d’un magistrat en début de carrière. La Justice a tranché pour 2500 euros. Qu’à cela ne tienne. Rachida pourra toujours dire que c’est mieux que rien et que sa fille est désormais à l’abri du besoin …pour son argent de poche. D’autant que ce montant étant rétroactivement exigible à compter de décembre 2013, un petit pécule de 30.000 euros est déjà attendu dans l’escarcelle de la maman éplorée.

Desseigne, qui refuse tout aussi bien de donner son ADN que se faire saigner, a décidé de faire appel. Ce n’est pas une décision que j’approuve. Je voudrais lui proposer plutôt un deal : je l’innocente en assumant la paternité de la petite (et lui évite du même coup les gardes du week-end et la présence, à 70 ans, aux réunions des parents d’élèves…), mais il continue à payer la pension alimentaire.

Comprenez-moi, c’est difficile de joindre les deux bouts avec de misérables allocations de chômage. Alors je pointe chez l’ancienne Garde des sceaux pour gagner la paternité de Zohra et partager les 2500 euros de Desseigne.

Bon, je l’avoue, je ne suis pas le père de la petite Zohra, mais je veux bien l’être. En fait, je suis tout le contraire de Desseigne. Moi, je ne refuse pas d’être son père. Je le sollicite même.

Ne m’en veuillez pas. Je le disais bien au début. Ça ne correspond pas à ce que j’ai vécu.

Messin’Issa

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