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C’est officiel : Taubira veut que les hommes deviennent une « minorité oppwimée »

D’aucuns, les plus naïfs toutefois, pensaient peut-être qu’au sortir de cinq années catastrophiques de Taubira à la garde des Sceaux, les Français ne seraient plus submergés par ses ambitions néocolonialistes d’extermination des mâles blancs hétérosexuels. Ils avaient tout faux : non seulement nous sommes encore abreuvés de sa litanie destructrice, mais encore, ses belles paroles ont cessé d’être attaquables en tant qu’émanation du pouvoir, pour devenir sainte dictée guidant les brebis égarées des ténèbres occidentales vers la lumière indigène.

Taubira, c’est un peu comme le choléra : une épidémie ravageuse qui resurgit sporadiquement, parfois des années après qu’on la pensait éradiquée.

Son dernier verbum Domini date de la « Nuit des idées », agglomération épisodique de cervelles infécondes qui s’imaginent revêtir une quelconque utilité alors qu’elles n’en possèdent aucune.

La première édition de cet énième bal des fantômes se tenait jeudi dernier à Montréal. Le thème laisse songeur : « L’imagination au pouvoir », en référence à l’un des slogans de mai 68. On sent que ces gens-là n’ont plus aucun complexe pour présenter leurs chimères comme des projets de société. De toute façon, ils ne considèrent plus les peuples que comme des coquilles vides destinées à se ranger dans le nid que couve la mère poule Globalisation.

Comme les organisateurs sont particulièrement modernes, ils ont songé à respecter la doxa de la parité : on comptait donc sept femmes intervenantes pour deux hommes. De cette manière, on comble un peu le retard accumulé depuis des siècles. C’est certes insuffisant, mais comme pour Saint-Pierre, il a fallu commencer quelque part pour bâtir cette église et que n’y prévalent pas les portes du séjour des morts.

Une inégale répartition homme-femme tout à fait préméditée (le contraire aurait de toute façon été dénoncé comme un scandale) et dont se félicite le très correct Libération.

http://www.liberation.fr/france/2018/01/28/christiane-taubira-il-est-temps-que-les-hommes-fassent-l-experience-de-la-minorite_1625775

Mot d’ordre : le mirage de la société parfaite. « Il s’agissait d’interroger, un demi-siècle plus tard, les formes que peut prendre l’aspiration à l’utopie ».

Nous ne sommes effectivement plus très loin de Thomas Moore et d’Aldous Huxley, la science en moins.

Dans une entrevue accordée au quotidien fondé par Sartre, peu de temps après que Taubira a commis son méfait oratoire, l’indépendantiste guyanaise le martèle : « Il est temps maintenant que les hommes fassent l’expérience de la minorité ».

Ceux qui doutaient encore des projets orwelliens de cette caste de malades mentaux peuvent ranger leur douce espérance. Taubira révèle son projet : elle ne veut pas l’égalité, mais la claire réduction des hommes à une sous-catégorie d’être humains.

« Les morts gouvernent les vivants », disait Auguste Comte. C’est la vision biaisée d’une prétendue oppression masculine pluriséculaire qui autorise l’ancienne garde des Sceaux à souhaiter le malheur de ses souffre-douleur. Et de préconiser leur abaissement pour bâtir un monde meilleur.

En outre, l’ex-ministre hollandienne prescrit pour nos contrées occidentales une véritable loi du Talion, œil pour œil et dent pour dent, à travers laquelle l’oppression de la femme par l’homme ne peut trouver de réponse adaptée qu’en sa réciproque. Un principe législatif propre aux sociétés primitives, que nos civilisations européennes ont éradiqué depuis bien longtemps.

Lou Mantely