C’est pas facile d’être un homme progressiste !

Publié le 9 janvier 2020 - par - 7 commentaires - 914 vues

Je suis une femme libérée.
Je me sentais mal dans mes escarpins. Je les ai changés contre des baskets.
Comme je me sentais mal dans mes baskets, j’ai changé ma garde-robe pour qu’elle soit assortie à mes nouvelles chaussures.

Comme je me sentais mal dans mon nouveau look, j’ai changé de lunettes pour avoir un nouveau regard sur moi et sur le monde.
Comme je me sentais toujours mal, j’ai changé de mari pour mettre de la couleur dans ma vie.
Comme je me sentais encore mal, j’ai changé un homme contre une femme.
Me sentant toujours mal, j’ai pris un traitement hormonal pour changer de genre.
Avec mon nouveau genre, j’ai changé de conjoint.
Avec ma barbe, j’ai masculinisé ma garde-robe.
Avec mon nouveau genre, je ne séduis plus ni les hommes ni les femmes ni moi même : je me sens mal sans mâle.
Je vais changer de traitement hormonal, remettre des escarpins, changer ma garde-robe…
C’est pas facile d’être une femme libérée, ne me laissez pas tomber !

Je suis un homme progressiste.
J’étouffais dans ma religion avec un Dieu moralisateur. J’ai remplacé Jésus par Marx et ses prophètes Mao, Staline, Pot… Je suis devenu un Homme nouveau du genre humain. Avec ma religion sans Dieu, j’ai lutté pour libéré le prolétariat de l’asservissement du patronat capitaliste. À la chute de l’Union des républiques socialistes soviétiques, j’ai appris que le paradis communiste était en fait un enfer !
Alors de coco je suis devenu bobo. Fini la lutte finale pour des lendemains qui chantent, je suis devenu socialiste. Toujours sans Dieu, j’ai interdit d’interdire. J’ai pu jouir de tout, tout de suite. Je me suis esbaudi devant la pédophilie, les immigrés qui sentent bon le sable chaud, le libéralisme marchand qui m’a permis d’acheter des tas de choses dont je n’avais pas besoin, les voyages au bout du monde. Pas de pot, les populistes n’ont pas compris le bonheur que je leur apportais.

Je suis resté bobo, mais j’ai changé la couleur de mes oripeaux roses que j’ai mis au vert. Fier de ma couleur nature, j’ai un regard nouveau sur ce que j’admirais : la pédophilie, les grands voyages et le commerce mondialisé qui réchauffent le climat… Je milite pour qu’il soit interdit d’interdire mes interdits. J’exige que tout le monde soit végan, recycle, roule à l’électricité sans centrales de production bien sûr… je lutte pour que les générations futures connaissent après après-demain la paix et l’amour d’Allah le miséricordieux !

Mon drame c’est d’être un génie incompris. Les populistes sont jaloux de ma supériorité intellectuelle. Ils contestent mon idéocologie, ils voudraient que je retourne dans l’église de mon quartier pour y vénérer leur Dieu alors que je suis moi même un dieu !

C’est pas facile d’être un homme progressiste, ne me laissez pas tomber !

Serge Grass

Print Friendly, PDF & Email
Notifiez de
Torpillator

Bravo pour votre article Serge Grass !!!!!!!!!

Joe de Navarre

Superbe article Serge Grass !!! :-)))))
Bravo pour ce premier numéro.

POLYEUCTE

Je parlais récemment du “Génie et de la Folie” de Brenot.
Vous associez les deux !
Superbe !

Carole

Un article plein d’humour, bravo.

.Dupond1

BHL futur président de la république française ….ça aurait de la gueule ? qu’en pensez vous ?

unknown

* Ouais pas mal BHL dans un futur islamique ! ;-))
Nan je déconne …

Paskal

Au point où on en est…

Lire Aussi