C’était pourtant évident que la piste islamiste était la plus probable, messieurs les journalistes !

Publié le 21 mars 2012 - par - 1 328 vues
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Lundi soir, aux alentours de 11 h 30 du soir, alors que la France entière est tétanisée par l’horreur….

Édition spéciale sur une chaîne d’information en continu , « plus gauchiste et plus politiquement correct que moi, tu meurs » !

Une présentatrice effectue l’interview d’un haut responsable de la communauté juive de France.

Question de la présentatrice : pensez-vous qu’il y ait un rapport entre ce crime et la polémique sur le casher-halal ?

Le responsable de la communauté juive, visiblement déstabilisé par l’imbécillité de la question, botte plus ou moins en touche.

Et voilà le politiquement correct à l’œuvre dans tout son délire. De quoi a-t-elle l’air maintenant, cette présentatrice, soit au cerveau de la taille d’une noisette, soit maître en manipulation ?

Ainsi donc, c’était un salafiste ! Que c’est embêtant pour toute notre classe mediatico-politique, et tous nos pseudo intellectuels !

Et ils se sont tous précipités sur le thème de l’anti-racisme ! Carton rouge à notre « raisonnable » Bayrou qui s’est dépêché de dénoncer la politique de division de la droite,  faisant ainsi avancer ses pions, en pleine horreur.

C’était pourtant évident (bien qu’il faille toujours être prudent dans ces cas-là) que les soupçons devaient s’orienter plutôt vers les islamistes… l’association de meurtres de militaires (et en plus d’origine maghrébine pour la plupart) et du meurtres de juifs désignait les coupables. Car tuer ces militaires signifiait que le meurtrier les considérait comme des traîtres à sa cause, et par ailleurs, il haïssait les Juifs.

Un meurtrier d’ultra-droite aurait tiré sur un groupe quelconque de musulmans comme sur un groupe quelconque de juifs. Bizarre quand même qu’un citoyen de base se tienne ce  raisonnement mais pas notre classe mediatico-politique, tellement elle sautait de joie à l’idée d’un meurtrier d’ »ultra-droite ».

Et voilà que maintenant il n’est plus question sur les médias que d’un « forcené »… Non, messieurs les soi-disant journalistes, ce n’est pas un forcené, c’est un militant Islamiste, aux motivations politico-religieuses.

Un forcené est un fou qui perd brusquement les pédales. Ici c’est un militant ayant séjourné en Afghanistan.

L’exploitation de l’horreur a battu son plein sur télévisions et radios, jusqu’à décréter qu’il y a trop de liberté de parole en France !

A quelles galipettes vont-ils tous se livrer pour se retrouver sur leurs pieds, ces ennemis farouches de la moindre liberté d’expression ? Eux seuls sont les « élites » et eux seuls ont le droit de s’exprimer et de « guider » la pensée de ce peuple méprisable et évidemment raciste que sont les Français.

Nous vivons dans un pays muselé depuis les années 1950 et la période stalinienne. Les procès continuent au moindre pas hors du sentier balisé du politiquement correct. Mais ce n’est pas encore assez, selon eux. Haro sur les quelques voix qui commencent à peine à arriver à percer, bien difficilement, contre la pensée unique.

On a assisté, pendant les « printemps » arabes durant lesquels nos médias déliraient d’enthousiasme, à une extraordinaire manipulation, en direct. Un jour à midi, reprenant certainement une dépêche d’agence, toutes les chaînes de télévision annoncent l’attaque d’un pipe-line reliant l’Égypte à… la Jordanie. Mais une ou deux chaînes oublient de supprimer le mot qui fâche : un pipe-line reliant l’Égypte à Israël et à la Jordanie. Le soir, toutes les chaînes annonçaient un pipe-line reliant l’Égypte à la Jordanie. Plus question d’Israël nulle part. Il ne fallait pas que la révolution égyptienne soit déjà entachée d’actes d’hostilité à Israël ! Et quel intérêt, je vous demande, auraient eu les révolutionnaires égyptiens à faire sauter un pipe-line vers la Jordanie ? Depuis, nous voyons comment tourne cette magnifique révolution islamiste, dans laquelle les quelques malheureux démocrates du début n’ont plus qu’à se taire !

Voilà le genre de médias que nous avons, maîtres en manipulations. Et, depuis lundi, ils ont continué à tourner à plein, au milieu de l’horreur. C’est une constante. Notre presse est totalement muselée.

Messieurs de la presse, bouffis de politiquement correct, messieurs les politiques qui nous servent sans cesse la même soupe, vous voilà à nouveau totalement pris à contre-pied.

Clothilde Delarive

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