Cette diaspora malienne, si chère à la France

Publié le 25 mars 2013 - par - 2 497 vues
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Quelle splendide unanimité et quel magnifique élan !

A la première alarme, tous les Maliens présents en France (120 000 ? 200 000 ? davantage ?) ont fait bloc. Ils ont dépassé divergences politiques et différences ethniques pour affirmer, d’une seule voix, leur volonté de sauver leur patrie envahie. En outre, ils n’ont pas voulu laisser passer une occasion d’affirmer, face aux horribles islamophobes français, leur attachement à l’islam authentique, modéré et laïque (ou presque) : ils tenaient à affronter, fût-ce au péril de leur vie, les affreux islamistes, qui défigurent leur religion.

Nous ne sommes pas près d’oublier ces longues files d’hommes, au visage à la fois préoccupé et résolu, stationnant dès l’aube devant la mairie de Montreuil, la deuxième ville malienne par le nombre d’habitants après Bamako. Ils demandaient, réclamaient, revendiquaient, exigeaient d’être engagés immédiatement dans l’armée de résistance ; ils voulaient se battre aux côtés de leurs frères qui, au pays, faisaient preuve d’un courage et d’une discipline dignes des guerriers du très illustre Mansa Mousa (justement et amplement célébré par les manuels d’histoire des classes de cinquième dans les écoles de France). Et que dire de ces défilés, si dignes, de femmes, souvent enceintes, parfois accompagnées d’un ou plusieurs enfants portés en bras ou empilés sur des poussettes, suppliant qu’on mît à la disposition de leurs vaillants hommes, de toute urgence, les avions de transport qui les achemineraient sur le champ de bataille ?

Les immigrés maliens dans l’hexagone ont donné au monde entier une leçon de courage et d’honneur ; ils ont montré ce qu’un peuple libre et fier peut faire quand la liberté est menacée chez lui ; ils ont aussi démontré que les vrais Musulmans, modérés et laïques (ou tout comme), étaient déterminés à s’opposer aux abominables islamistes. Gloire à eux !

Quant à la communauté musulmane de France dans son ensemble, elle a eu l’attitude qu’attendaient d’elle tous les bons Français qui savent à quel point elle est attachée aux valeurs de la République et à la paix : manifestations de masse de nos Croyants dans les grandes villes pour dénoncer le méchant islamisme, si différent de notre islam DE France ; prêches de nos imams dans nos mosquées pour appeler au djihad contre les abominables islamistes qui s’en prennent à nos musulmans, modérés et laïques (enfin, plus ou moins) ; communiqué de notre CFCM dans le même sens…

Même sursaut en faveur de la paix, de la démocratie et de l’islam authentique à l’étranger : les dirigeants des cinquante-sept pays de l’Organisation de la coopération islamique se sont réunis de toute urgence pour affirmer leur volonté inébranlable d’engager le djihad contre l’islamisme, qui n’a rien de commun avec l’islam réel, si pacifique, si tolérant (et même quasiment laïque). Ils ont mis à la disposition de cette lutte des armées parmi les mieux équipées au monde (avions, drones, fusées, chars…), des montagnes de dollars, des mobilisables par centaines de millions. De quoi donner à réfléchir à quelques automobilistes et motocyclistes qui font teuf teuf ! dans le désert en exhibant des pétoires et des machettes !

Les hommes politiques français, eux aussi, furent exemplaires. A droite comme à gauche, beaucoup de nos concitoyens appelaient le gouvernement à agir pour soutenir la démocratie et les droits de l’homme, comme il l’avait fait avec les succès que l’on sait en Tunisie, en Libye, en Egypte, comme il s’apprête à le faire en Syrie. Le chef de l’Etat, les ministres et les parlementaires de l’UMPS, suivis unanimement par les grands médias, ont eu la sagesse de ne pas mêler notre pays à cette affaire. Alors qu’il avait été envisagé que des soldats français, des non-Musulmans, des Infidèles impurs, intervinssent sur cette terre musulmane sacrée – une souillure que rien n’aurait pu effacer aux yeux des Croyants –, nos dirigeants ont su garder leur sang-froid. Avec les mots qu’il fallait, Messieurs Hollande, Fabius, Juppé-Oubrou et Botul-Henri Lévy ont expliqué pourquoi la France serait stupide de se mêler de ce nouvel épisode des guerres intramusulmanes, commencées dès la mort du Prophète (Qu’Allâh fasse répandre sur Lui la prière et le salue) en 632 et qui, selon la volonté d’Allâh (Il est puissant et auguste) n’ont jamais cessé.

Ils ont invité nos compatriotes à regarder les combats comme un spectacle dans une arène, soulignant notamment que les Marocains, premiers producteurs et exportateurs de hashish au monde, et les Algériens,  transitaires de drogues toutes catégories, ne manqueraient pas de mettre en œuvre leurs puissants moyens militaires s’ils se sentaient réellement menacés sur leurs frontières dans les trafics dont ils profitent largement et que, en peu de temps, ils seraient capables de réduire une dizaine de bandes sur un terrain qu’ils connaissent et maîtrisent mieux que des Européens. Une vision géopolitique réfléchie et prospective nous a ainsi épargné le sacrifice de vies humaines, des dépenses lourdes et, certainement, un jour ou l’autre, ici ou là, des accusations de néocolonialisme, d’impérialisme, d’islamophobie et de haine des musulmans…

A ce moment-là, je me suis réveillé. J’avais fait un rêve.

C’était il y a deux mois. En prenant mon petit déjeuner, j’ai parcouru le dernier numéro du journal Le Monde, réputé auprès des gens qui comptent, nul ne l’ignore, pour sa compétence sur les questions touchant à l’islam en général et aux Musulmans présents en France en particulier (La preuve : ses articles sur ces sujets n’ont jamais été contestés par les associations antiracistes devant la 17e chambre).

Voici ce que je lus dans un article intitulé : Qui sont les maliens de France ? daté du 18 janvier 2013 et signé Elise Vincent.

« La voie traditionnelle d’arrivée des Maliens en France n’est pas la traversée de la Méditerranée à bord d’embarcations de fortune. La plupart viennent par avion avec de faux documents ou avec des visas de tourisme d’une validité de trois mois. A leur arrivée, ils vont généralement gonfler la surpopulation des foyers de travailleurs. Dans ces foyers, à chaque étage, chaque chambre correspond souvent à un village d’origine. […]

« Pour gagner leur vie quand ils n’ont pas de papiers, les migrants en France travaillent souvent avec ce qu’on appelle des « alias ». Ils « louent »la carte de séjour d’un parent proche qui leur ressemble. L’employeur – à son insu ou pas – déclare alors la fausse identité du candidat. Les migrants partagent ensuite à la fin de l’année les impôts sur le revenu qui incombent à celui qui a prêté sa carte. Avec la crise et l’augmentation des contrôles cette pratique tend toutefois à se raréfier.

« Les Maliens travaillent comme de nombreux sans-papiers dans la restauration, le bâtiment, la sécurité et le nettoyage. Les femmes elles, peuvent trouver à gagner leur vie comme nounou ou cuisinière dans les foyers. Ceux qui sont régularisés montent ensuite parfois leur propre petite société. Un certain nombre ont aussi intégré la fonction publique.

« Comme toutes les diasporas, les Maliens sont organisés autour d’une myriade d’associations aux noms souvent semblables et plus ou moins marquées politiquement par rapport à l’échiquier malien. »

Je traduis et résume :

« La plupart » des Maliens entrent (« traditionnellement », selon Le Monde) dans notre pays en violant nos lois, et cela avec la tolérance des pouvoirs publics. Ils séjournent chez nous tout aussi illégalement, trafiquant de faux papiers et de fausses déclarations de revenus ou travaillant au noir (« avec la crise et l’augmentation des contrôles », les déclarations de revenus – fausses, bien entendu – « tendent à se raréfier », dit le quotidien de référence.)

En faisant du dumping sur les salaires et les conditions de travail, ils occupent des emplois où des Français sans qualification (plus d’un tiers des chômeurs) pourraient trouver à gagner leur vie.

(J’apprends que certains ont « intégré la fonction publique », mais le journal ne précise pas à quel titre !)

En me versant une grande rasade de café noir pour me réveiller tout à fait de mon rêve de la nuit, je me suis interrogé :

Combien coûte à la France la diaspora malienne en frais de scolarité, de soins médicaux, de logements sociaux, d’impôts et de charges sociales non perçues, d’indemnités de chômage… ?

Combien dépensons-nous pour entretenir des fraudeurs et des parasites qui, à la première menace sur leur patrie, ne savent se conduire qu’en couards, en déserteurs, en fuyards, en collabos de bandes barbares ?

Pourquoi gardons-nous chez nous des illégaux étrangers qui ne méritent aucun respect et nous pillent ?

Juvénal Hérisson

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