Cette étrange union entre spécialistes et illettrés est du pain bénit pour la dictature

« L’honnête homme », tel que le définissait l’acception du mot au XVIIe siècle, et qui bien sûr pouvait aussi être une femme, était une personne cultivée qui, sans être spécialiste dans un secteur particulier, possédait néanmoins une bonne culture générale dans quasiment tous les domaines. Ainsi cet honnête homme avait les moyens intellectuels de se forger lui-même une opinion et, éventuellement, de résister aux manipulations. Or, et cela est une évidence, cet honnête homme a quasiment disparu de la scène. À sa place nous avons désormais dans nos sociétés modernes plus que deux catégories d’individus : les illettrés et les ultra-spécialistes savants.

Par « illettré » j’entends ici non pas, bien sûr, les analphabètes mais l’Occidental moyen qui tout en se prenant pour un intellectuel n’est en réalité qu’un produit formaté par les médias. Ainsi l’homme post-moderne, se croyant érudit parce qu’il aura assisté à un long débat à la télé ou bien parce qu’il aura lu un article « de fond » (sic !) dans le journal « Le Monde » sur le communisme, le nazisme ou le catholicisme (sans avoir lu « Mein Kampf », « le Manifeste du parti communiste » ou la Bible), se croira néanmoins en droit de donner son opinion avec autorité, et qui plus est, il le fera avec l’assurance de l’imbécile qui n’est pas assez intelligent pour comprendre qu’il ne sait rien. Il va de soi que cet individu sera en dernière analyse – comme nous le constatons hélas tous les jours – une proie facile et docile à toute dictature de la pensée.

À l’autre bout de l’échiquier nous avons « le savant spécialiste », comme par exemple les médecins spécialistes virologues ou les physiciens, pour ne donner que deux exemples. Or, et même si cela peut paraître paradoxal de prime abord, ces spécialistes ne sont pas mieux armés que notre « illettré post-moderne » pour résister aux lavages de cerveau organisés en permanence par le système. C’est notamment pour cette raison que les scientifiques se sont toujours laissé manipuler par la pression du moment. On l’a vu avec les médecins eugénistes sous Hitler, les psychiatres enfermant les dissidents sous Staline, on l’a vu aussi avec leur acceptation servile du meurtre des enfants à naître dans les années 70, et on le voit maintenant avec leur suivisme face au diktat corona.
Quant aux physiciens, ce n’est pas mieux ; eux, qui ont fabriqué l’arme nucléaire. Certes, ces physiciens, Einstein en tête, l’ont probablement fait avec bonne conscience. C’est qu’ils croyaient devoir sauver l’humanité contre la menace du moment qui était alors l’Union soviétique. Ils n’ont pas compris cependant que l’histoire des hommes est intrinsèquement parsemée de « menaces du moment » et qu’en réalité, pour régler un problème passager (puisque aucune civilisation n’est éternelle), ils ouvraient une boîte de Pandore permettant dorénavant d’éradiquer l’espèce humaine « pour toujours » sous le feu nucléaire.

Si l’humanité est devenue si facilement manipulable, c’est certes, en premier lieu, parce qu’elle s’est déchristianisée, ayant ainsi perdu tout repère sérieux lui permettant de distinguer le Bien du Mal, mais c’est aussi parce qu’elle regorge de spécialistes (spécialistes qui demeurent illettrés dans tout ce qui n’est pas leur domaine) d’un côté, et d’illettrés        « tout court » de l’autre.

Notre époque souffre d’une terrible pénurie d’esprits généralistes et d’honnêtes hommes de (vraie) bonne culture générale. En réalité, pour comprendre la culture de mort actuelle, il est préférable d’avoir de simples bonnes bases en théologie, en biologie, en médecine, en histoire, en sociologie, en philosophie que d’être un imminent spécialiste dans un seul domaine. De cela, la dictature maçonnique planétaire en est parfaitement consciente. C’est ce qui explique sa volonté de ne plus vouloir enseigner aux élèves certaines matières comme l’histoire, et surtout, c’est ce qui explique que l’élève, avant même qu’il ne devienne étudiant, doit choisir le plus tôt possible sa « spécialisation ». C’est que plus sa spécialisation sera précoce, moins il aura de chance de parvenir à une vision globale des choses plus tard dans sa vie. C’est qu’il convient de l’armer à être dès le début un bon « toutou » aveuglé par l’objet même de sa spécialisation.

Non, si le salut ne viendra bien évidemment pas de l’illettré qui s’ignore et qui lit son article « de fond » dans le « torchon en vogue » du moment, il ne viendra pas non plus du côté des savants spécialistes. En ces temps de ténèbres, il devient essentiel que chacun essaye de se former en autodidacte. Cela, et c’est la seule bonne nouvelle, devient maintenant possible grâce à internet. En effet, qui donc peut sérieusement se battre contre l’avortement s’il ne sait pas ce qu’est un zygote, s’il n’a aucune notion en génétique, s’il n’a aucune base éthique chrétienne pour pouvoir différencier le Bien du Mal ? Qui peut résister à la désinformation de notre dictature de l’hygiène actuelle s’il ne connaît pas la différence entre une bactérie et un virus, s’il n’a pas quelque bonne base en biologie ? Qui peut comprendre la finalité de notre dictature, sans avoir de (vraies) bonnes connaissances en histoire ?

Oui, cette étrange union « de fait » entre ultra-spécialistes d’un côté et illettrés « tout court » de l’autre est du pain bénit pour la pensée unique satanique qui écrase la planète. Cette sécheresse intellectuelle régnante n’est pas le fruit du hasard, c’est elle qui l’a organisée. Il convient au moins d’en être conscient.

Jean-Pierre Aussant

auteur du « complot inconscient » et de « l’instrumentalisation du corona ».

 

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13 Commentaires

  1. Dommage pour la faute d’orthographe « pain bénit » en titre et dans le texte car la complémentarité spécialistes et illettrés est fort bien analysée.

    • Ah, Monsieur ! Curieux qu’un homme comme vous se laisse prendre à un piège aussi grossier de notre langue ! « Pain bénit », comme « eau bénite » = consacré par un humain, à l’inverse de « béni », consacré par Dieu…
      L’erreur de la remarque est toutefois bien à propos, et là, on reconnaît le journaliste curieux et à l’affût ! 🙂

      Modération : merci pour ce petit cours d’orthographe… 😉

  2. Très bonne analyse, et très bonnes déductions derrière :-)))

    Je reconnais ne jamais m’être posé de question concernant la connaissance, ne voyant qu’une chose, le fait que la fabrique du crétin tourne à plein régime !!!

    Je suis autodidacte dans énormément de choses, c’est sans doute pour ça que j’ai été à même de comprendre qu’il fallait « croiser » les événements, afin de voir comment tout cela s’articulait…

    Merci pour cet article, il me permet d’encore mieux préciser mes analyses, et mes pensées …

    Je « collectionne » pas mal de livres, parce que, quand le pays va s’effondrer, ainsi d’ailleurs que tous les autres, en Europe, et ailleurs, il n’y aura plus d’internet…

    Ce qui signifie, surtout après les coupures électriques, que seuls ceux sont qui auront certains livres, avec ce que vous savez, s’en « sortiront » d’autant plus facilement …

    • BELLE ANALYSE….tellement vraie qu’il a fallu en faire un article….
      mais il reste encore des gens dont le bon sens et la « logique » suffisent…. ils n’ont pas besoin d’approfondir les choses pour constater qu’elles sont fausses, erronées, ou justes…. ces gens là, sont prêts au final, et ne se feront pas avoir…..

    • ce ne sont pas ceux qui lisent le plus qui s’en sortiront le mieux, ce sont ceux qui auront préparé leur fuite ou leur planque et qui vendront s’il le faut chèrement leur vie…. quand à lire quand il n’y aura plus d’électricité, il y aura plus urgent à faire, à commencer par se nourrir…..

  3. Précisions :
    1) ce n’est pas parce que les physiciens ont fait péter une bombe atomique qu’ils étaient manipulés… dans le domaine ceux-ci sont plutôt à mettre dans la catégorie des « Mozart ».. et voyez-vous souvent des physiciens sur les plateaux TV ? Ça ferait pourtant du bien.

    2) L’équation décrivant l’égalité « énergie/matière » a été crée par AE en 1905 et c’est 40 ans plus tard qu’une petite bombe frappait le Japon. Contrairement aux idées reçues AE n’est pas le père de la bombe, et il a dû se faire violence pour écrire sa lettre à Roosevelt en 1939 sous la pression de trois physiciens juifs Hongrois. A cette époque, les briques étaient posées, il a juste « peut-être » accéléré la construction du légo.
    .. suite

  4. .. suite
    3) Une partie de l’uranium pour la fabrication venait de l’Allemagne nazie.
    Sources :

    Cet excellent doc de arte : « Hiroshima la véritable histoire » qui , dans le contexte actuel nous montre bien l’état d’esprit des USA qui a fait de ces habitants de formidables cobayes :

    https://www.dailymotion.com/video/x30itan
    Pour la lettre d’ AE :
    https://lacoupole-france.com/centre-de-ressources-et-de-recherches/los-alamos-et-la-bombe-atomique/lettre-einstein-a-roosevelt/#:~:text=Voici%20un%20extrait%20traduit%20de,nouveau%20type%20et%20extrêmement%20puissantes.

  5. ah les ultra spécialistes, on en voit sur tous les plateaux télé, même sur cnews, il n’y a que sudradio qui sauve l’honneur des madias

  6. seuls les gens de bon sens et de « logique » s’en sortiront…. et il y en a ,peut être pas beaucoup, mais ils existent…… et pour ça, pas besoin de livres… une personne débrouillarde s’en tirera mieux, qu’une qui passe son temps à lire….

  7. Très bon article cependant pain béni serait mieux.Par rapport à la Bible je vous invite à la vivre plutôt que d en avoir uniquement une connaissance intellectuelle.

  8. « C’est ce qui explique sa volonté de ne plus vouloir enseigner aux élèves certaines matières comme l’histoire, et surtout, c’est ce qui explique que l’élève, avant même qu’il ne devienne étudiant, doit choisir le plus tôt possible sa « spécialisation ». C’est que plus sa spécialisation sera précoce, moins il aura de chance de parvenir à une vision globale des choses plus tard dans sa vie. » Que c’est bien dit, et je peux en parler en temps qu’ancien enseignant scientifique.

  9. Je suis agrégée, j’ai donc un certain savoir dans un domaine, loin d’être exhaustif, et un minimum de culture générale. Je suis extrêmement choquée de lire que seule la Bible donnerait la notion du bien et du mal : Dieu aurait puni toutez la descendance d’Adam et Eve. Si punir les enfants pour les crimes des parents représente votre notion de la justice et du Bien, je ne regrette pas de n’être pas chrétienne !

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