Ceux qui ont tué Charlie veulent détruire Israël

Publié le 12 janvier 2015 - par
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Affiche-18-janvierDire la vérité : après les meurtres  de Cabu, de Charb, de Wolinski, de Tignous, de Bernard Maris, de deux policiers, de plusieurs  membres du personnel de Charlie Hebdo dont j’ignore le nom et à qui je rends hommage, c’est la leçon donnée par Philippe Val, lui  qui eut le courage de publier  la charte du Hamas en place à Gaza. Dire la vérité, c’est cesser pour les politiciens de s’aveugler et pour les journalistes d’aveugler sur la fabrication  de l’idéologie islamiste, sur son expansion, sur sa finalité : détruire les démocraties, détruire  Israël, tuer les Juifs, installer la charia dans le monde entier et croire au précepte coranique « face à l’armée ennemie »… « Ce n’est pas vous qui les tuez, c’est Dieu».

Dire la vérité, c’est cesser  de diaboliser Israël, de confondre le peuple palestinien avec les islamistes qui les dirigent, de ne faire aucun lien entre les multiples feux génocidaires allumés par l’Islam radical non seulement aux portes d’Israël mais au Yémen , au Nigéria, au Mali, en Lybie , au Pakistan, en Irak , en Syrie, en Algérie, en Afghanistan , en Indonésie, mais aussi par l’islamisme chiite au Liban avec le Hezbollah, en Iran  des ayatollah, un pays rythmé par ses deux pendaisons quotidiennes. Il est temps de rétablir les faits : le conflit israélo-palestinien est né du fait même de l’islamisme qui dès 1948 refusait  tout Etat juif sans même songer à faire le sien. Islamophobie ? Alignons les victimes de l’islamisme radical depuis les trois mille morts des Tours de New York, non seulement aux Etat-Unis , en Australie, au Canada, en France, en Europe : les victimes de Merah, de Nemmouche, du gang des Barbares : une idéologie totalitaire et conquérante se fabrique devant nous comme s’est fabriquée il y a moins d’un siècle  le totalitarisme nazi inséparable de l’extermination des Juifs et le totalitarisme bolchevique et ses myriades de camps. L’ « islamophobie » n’a d’autres sources que les crimes commis au nom de l’Islam. L’importance des populations d’origine musulmane en Europe ne témoigne pas d’une arabophobie raciste.

Il est de temps de voir, et d’agir. Il est temps de dire la vérité, temps de désigner l’islamisme au cœur de l’Islam sans qu’aucune frontière hermétique ne les sépare. Ce n’est pas rendre service aux musulmans que de cacher que l’islam est source de violence, d’intolérance, de mépris tout comme  la chrétienté le fut à l’époque des croisades et de l’inquisition jusqu’au jour où elle accepta de ne plus s’imposer à la société civile et de renier son ambition politique. Jusqu’au jour où elle accepta de se réformer lors de Vatican II, éprouvant de la culpabilité et prenant conscience d’une certaine responsabilité dans la fabrication des idéologies antisémites de droite et de gauche.

Alors cessons de ne pas désigner les choses par leur nom, cessons de nous aveugler sous prétexte fallacieux de ne pas «  stigmatiser » les populations musulmanes en France et en Europe à moins comme il semble que le souci de ménager les électeurs l’emporte sur la vérité. Cessons de voir des malades mentaux au lieu de voir des terroristes au volant de voitures-béliers ici quand on décrète que là-bas à Jérusalem, il n’y a que  des conducteurs « victimes ». Exiger de l’Islam en France qu’il prenne le chemin du concordat, sévir contre tout déni de la France, cesser les immigrations porteuses d’islamisme, adopter des juridictions  contraignantes s’il le faut, pour éradiquer le terrorisme ne doit pas rester un vœu pieux.

Enfin, ouvrir dans les écoles des réflexions sur les cultures  religieuses pour neutraliser les violences  et les volontés hégémoniques qu’elles peuvent induire. La laïcité telle qu’elle est conçue aujourd’hui est une hypocrisie.  Sous prétexte de respecter les croyances, elle ne soumet pas à critique les matrices culturelles qui formatent les individus, en dehors même des textes, dans leur inconscient et par les gestes du quotidien. Procéder à la psychanalyse des matrices culturelles, cela  veut dire démonter les schémas familiaux et la gestion de la sexualité par les mythologies qui inaugurent les religions ayant fait ou faisant preuve de violence. La mythologie de la mère vierge et du fils pur suscitait le tabou sur l’acte de chair et favorisait une pulsion de mort  contre le Juif symbole du diable confondu avec le père absent et contre les femmes libres, déclarées sorcières et épouses de ce même diable. Le schéma familial latent dans l’islam engendre aussi une telle pulsion source d’une certaine jouissance, la découvrir pour la neutraliser, c’est aussi aider à respecter la spiritualité commune à toutes les religions et les inciter à converger vers une morale pacifique de la solidarité. Les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, c’était déjà le refus de cette violence. Honorer la mémoire des journalistes assassinés, c’est perpétuer cette démystification.

Claude Berger

 

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