Cévennes : catastrophe naturelle ou folie des écolo-dingos ?

Publié le 6 octobre 2020 - par - 25 commentaires - 3 300 vues

L’écologie est tout comme le patriotisme : il ne faut surtout pas abandonner ces éléments essentiels à un ou quelques partis politiques ! L’écologie et le patriotisme sont l’affaire de tous, et même de ceux qui ne s’y intéressent pas. Si par paresse ou inconscience on les délègue aux politiciens, ce n’est bien sûr pas le bien commun qui sera considéré mais des intérêts partisans.
L’actualité politique et sociale de ces derniers mois nous le rappelle chaque jour. Les dirigeants des partis politiques se comportent TOUS comme des hommes et des femmes de parti, de pouvoir, et non pas comme des hommes et des femmes d’État. C’est un fait.

Il en est ainsi de l’abandon de tout bon sens en matière d’entretien des rivières, lesquelles furent surveillées, soignées et dégagées par nos anciens durant tant de siècles où ils observèrent les variations de leurs débits et de leurs emprises. Ils en mesurèrent les crues et les étiages, leurs périodes et durées, la force des courants, appréhendèrent les variations soudaines et leurs causes (1).

Jusqu’à aujourd’hui les « écologistes » qui, tout comme les gauchistes, avaient surtout pratiqué l’entrisme pour imposer leurs idées folles, ont justement instillé l’idée à la mode qu’il faut toujours laisser faire la nature et ne pas la contrarier. Comme ils viennent de remporter nombre d’élections dans des métropoles en plus de celles qu’ils détenaient déjà avec les résultats que l’on connaît, on a du souci à se faire. Parce que le résultat de leurs considérations prétendant préserver la nature, nos Cévennes viennent d’en faire les frais. En effet, contrairement à ce que faisaient nos anciens, nous n’entretenons plus les rivières comme eux, mais seulement à la mode écolo-dingo, c’est-à-dire en n’y faisant plus rien ou presque.

Plus le droit d’enlever les arbres, de récupérer le sable, de réguler artificiellement les débits. Ils voudraient même imposer que soient supprimées les pensières (2) construites par les anciens Cévenols, lesquels avaient appris, souvent à leurs dépens, à réguler autant que possible les débits des rivières, notamment en cas d’épisode particulier. Pour cela ils avaient aussi installé des canaux, des écluses et des vannes qu’ils savaient manœuvrer au bon moment et selon des initiatives concertées. Ces travaux et installations avaient d’autant plus d’importance qu’ils préservaient les ponts, édifiés avec art selon des mesures et calculs précis.
Ces ponts avaient résisté aux siècles, il n’est que de voir leur style harmonieux et leurs précautions de construction pour comprendre qu’ils ne dataient pas d’hier. Mais c’était avant l’ère écolo-dingo !

L’avant-dernier épisode cévenol de grande envergure datait des années cinquante, les ponts avaient résisté. Pas en 2020. L’idéologie écolo-dingo est passée par là, dans les coulisses du pouvoir politique de gauche comme de droite prêt à écouter tout ce qui peut ruiner la France, faire oublier les connaissances de nos anciens, détruire notre civilisation, nos us et coutumes, notre mode de vie et le progrès séculaire issu du bon sens paysan. Ce que le petit maCrON appelle « progressisme ».


Et voici le résultat : les masses sableuses, les arbres et divers végétaux pullulant sur le lit des rivières ont formé d’énormes embâcles venant rudement buter contre les ponts de pierres construits sur et pour des rivières entretenues. L’eau ne pouvant passer entre les arches a débordé et contourné les ponts, détruisant tabliers et chaussées, effondrant culées et rampes d’accès, emportant tout dans un mélange de boue et de gravats. Un paysage de désolation s’est ainsi formé, recouvrant des potagers, des champs, des constructions… des milliers d’arbres morts dont on ne pourra plus rien faire jonchent le lit des rivières. Des épaves et vestiges de toutes sortes sont emmêlés dans des végétaux enfoncés dans des masses sableuses où il est dangereux de s’aventurer. Les bords des rivières ont changé d’aspect et le nouveau n’est pas le plus beau.

Là où s’étendait quelque plage sableuse, il ne reste que des rochers à vif. Là où la roche s’imposait depuis longtemps, la vase chargée de détritus l’a remplacée. Quant aux ponts, il faudra les reconstruire, et auparavant faire passer le courant électrique et l’eau potable qui circulaient sous ces constructions. Ceux qui habitent du mauvais côté de la rivière doivent laisser leur voiture et aller à pied. Les propriétaires de ponts privés, pas forcément assurés, ont des chances quasiment nulles de pouvoir les reconstruire, autant à cause des finances que de l’administration. Toute la population, l’économie et la vie sociale riveraines sont touchées. Il faudra payer pour cela. Les moyens de l’État sont les nôtres, c’est nous qui payons, ce n’est pas gratuit quand c’est l’État qui paie, n’en déplaise à l’infâme Hollandouille.


Nous allons donc tous payer pour les élucubrations des écolo-dingos, les riverains qui vont devoir patienter y perdront encore plus que les autres. Deux d’entre eux sont morts, emportés par le déluge d’eau boueuse. Mais les écolo-dingos germanopratins qui refont le monde en divaguant sur les voies sur berges parisiennes que la Hidalgo a volées aux conducteurs s’en foutent puisque leur idéologie progresse électoralement en s’étant déjà imposée dans le quotidien.

Nous payons aussi pour les installations provisoires que le génie civil doit édifier dans l’attente de la reconstruction des ponts. Les photos de cet article sont éloquentes. Nous payons aussi toutes ces taxes et surtaxes qu’ils ont imposées dans le domaine automobile et qui furent pour partie à l’origine du mouvement des Gilets jaunes. Ils nous font payer une « écotaxe » lorsque nous achetons le moindre appareil, ils voudraient interdire la chasse, pour demain ils projettent de nous faire payer les voitures au poids et les péages plus chers pour les voitures à essence, et plus encore sans doute puisque comme l’a dit l’une d’entre eux récemment, ils ont « une idée à la con par jour ». Si on taxait la connerie, ils seraient ruinés ! Jusqu’à quand allons-nous les laisser faire ?

Daniel Pollett

1 Lire à ce sujet l’excellent et très documenté livre de Gérard Boutet Du puits à la rivière, métiers d’eau et professions riveraines, Jean-Cyrille Godefroy, 1998, 190 pages.

2 Chaussée construite afin de réguler le débit d’une rivière. Il en reste peu aujourd’hui mais elles sont toujours efficaces.

3 Des volontaires de la Ligue du Midi, dont je suis, ont nettoyé les rives de l’Hérault à Saint-Julien-de-la-Nef. Quelques rares et dérisoires petits biens d’une amie dont la maison a été submergée ont été récupérés pour lui être rendus. Il ne reste plus rien dans sa maison que la boue et la désolation.

Print Friendly, PDF & Email
Notifiez de
Olivier

Je trouve un peu facile de mettre ça sur le dos des écolos. C’est impopulaire de mettre de l’argent publique pour ces entretiens “à fonds perdus” et les citoyens ne comprennent pas la nécessité de ces travaux sur le long terme ou en cas de catastrophe. Du coup soutenir la mise à disposition d’argent pour des travaux dont le résultat est difficilement chiffrable – voire impossible -, ça ne rapporte pas de voix, c’est impopulaire [bis] et n’a donc pas d’intérêt pour un parti, une femme/un homme politique.

Les seuls qui en parlent un peu sont en effet les écolos mais sans opposition, sans dialogue entre personnes d’Etat pour trouver des solutions adéquates, point de balance et place à “l’extrême”. Et comme d’habitude, les extrêmes sont rarement le bon chemin!

Comete

C’est pour cela que sans la Monarchie, rien n’est possible que le tout juste médiocre.

POLLET

Merci pour cet article cher (presque) homonyme.

André LÉO

Les zécolos vont se réjouir. Une horde de 8 loups “errants” vient d’être repérée dans le secteur, sans doute à la recherche de quelque cadavres à dévorer.
Et puis l’on apprend (Reuters) plusieurs cas d’une variole nouvelle viennent d’être découverts en Alaska, chez des mémères à chats. Ces bestioles détestables, qui tuent pour le plaisir les oiseaux de nos jardins, communiquaient déjà la COVID 19 à leurs propriétaires. Là, les zécolos vont se faire une ligne supplémentaire de coke, voilà que les chats refilent la variole-bis aux humanoïdes.

Olivia

J’ai honte de partager avec vous le même espace sur un site patriote. Vous êtes volontairement dans la provoc. Je me bornerai à vous répondre, pour ne pas tomber dans votre jeu, que vous ne faites pas honneur à votre intelligence en écrivant de telles bêtises… Et je conclurai en vous disant qu’ayant des chats depuis l’enfance, toujours des chats récupérés de la rue, je n’ai jamais rien attrapé (pourtant pas faute de les caresser !). Par contre des enfants “humanoïdes” m’ont refilé la coqueluche, la rubéole, les oreillons.

Olivia

Daniel, vous avez raison de souligner que l’Ecologie ne doit être appropriée par aucun parti car la Nature est le bien de tout le monde. Et j’ignorais que ceux que vous nommez des “zécolos” interdisent l’entretien des cours d’eau. Depuis le temps qu’il y a des inondations en France, on aurait pu et dû en tirer les leçons et remédier aux causes… Que font ceux qui ont des pouvoirs décisionnels ? Ceux qui occupent les administrations concernées sont-ils tous écologistes ? Je me permets de vous dire que l’ancrage de l’Ecologie dans l’appareil d’Etat est trop récent pour qu’on puisse lui imputer toute la mauvaise gestion de ces dernières années….

Miryna

Et la solidarité internationale ou tout au moins européenne elle est où ? Suis-je bête nous sommes en France un pays dit riche où avais-je la tête !

meulien

les francais sont devenus des moutons….il faut etre a la mode

Hagdik

Je connais un paysan qui a été poursuivi en justice par une bande d’écolos-dingos-talibans parce qu’il avait curé un ruisseau traversant ses prés dans une zone inondable.
C’est un exemple mais il faut savoir que ces gens sont des terroristes de la pensée, des activistes néo communistes extrêmement dangereux pour notre pays. Ils sont infiltrés partout, exactement comme leurs copains les muz.

Clovis

Daniel, votre édito est très opportun ! Ayant habité un petit village de montagne durant de nombreuses années en Savoie, il y a une dizaine d’années ma maison a été inondée suite à la rupture d’un barrage dit “naturel” (!…), sur un tout petit cours d’eau en amont.
Il y a 40 ans que je dénonce cet abandon irresponsable “à la nature” de la sécurité des populations.
Je m’en étais entretenu avec notre Maire qui m’avait opposé le coût que cela représentait !
Je l’avais contré avec le coût représenté pour les victimes, mais également pour les assurances… qui ne sont pas gratuites, d’autant moins lorsqu’elles doivent faire face à des catastrophes…
Je lui avait aussi parlé des moyens dérisoires dont bénéficiaient nos ancêtres comparativement à nous !
Rien n’y fit… et se reproduit !

zéphyrin

il est évident qu’une réflexion multi spécialités doit être menée.
le nettoyage des rivières et des régulateurs de débit pourrait être facilité par les travaux d’intérêt général, le service civique, voire des prisonniers “courtes peines” . Les nouveaux permis de construire devront être revus complètement, ainsi que la construction de réserves hydrauliques utilisables par les pompiers lors des incendies , et par les agriculteurs lors des étés secs.
ceci dit il y a bien des raisons qui ont poussé les anciens habitants à trouver du travail en plaine….le centralisme poussé à l’extrême en est une parmi d’autres.

Paskal

En effet, des permis de construire ont été délivrés n’importe où, notamment dans des zones inondables et pas seulement dans l’arrière pays niçois, loin de là. Je ne suis pas sûr que les écolos y soient pour grand chose.

Les ROUGES

Les Rivières ne sont plus nettoyée d’ou le résultat lorsqu’il pleut un petit peu !Merci les Zécolos !

Bernardo de la Vega

Cet abandon de l’entretien des cours d’eau est général en France. J’habite dans le Loir et Cher, où le canal de Berry est laissé à son “évolution naturelle”, c’est-à-dire envahi par la vase et les nénuphars qui, en s’étalant en surface, asphyxient poissons et plantes aquatiques, mais aussi par les arbres qui, faute d’entretien eux aussi, s’abattent dans le canal à chaque tempête… Ce canal, qui autrefois était navigable sur toute sa longueur, pourrait être un important atout touristique pour la région, mais non, car tout le monde s’en fout !

Rosalie

Idem dans la Drôme où, autrefois, les riverains étêtaient les arbres. Les écolos, au prétexte de ne pas toucher à l’habitat sauvage (voir le site protégé des Ramières du Val de Drôme) ont interdit cette pratique. Maintenant, à chaque coup de vent (omniprésent dans cette région), des arbres tombent en détruisant les berges… alors que des maisons très anciennes existent dans le lit de la rivière…

D. Lajoie

à Bernardo. : Il y a même des endroits où le Canal de Berry a été comblé pour y mettre un parking de supermarché ou une installation sportive .

s finie!

En parlant d’arbres morts, je connais un maire qui va faire des cauchemars avec tous ces arbres décédés!!! Pauvre type!!

Hagdik

OUARF ! Le triste sire de Bordeaux ne veut pas d’arbre mort pour Noël … mais le vin de Bordeaux vieillit dans des fûts de chênes … morts, non ?

Georges Favier

l’écologie est une science… les écolos politiques sont donc des usurpateurs de capacité en attendant de l’être de pouvoir !

patphil

y a pas qu’au bord des rivières que les écolos nous créent des ennuis, c’est partout, surtout depuis que les gaulois réfractaires ne vont plus voter

FCC Cercle Légitimiste de France

Les photos auraient gagnées à être datées et localisées. Outre les écolos-dingos, il y a un autre problème très grave: plus personne ne veut travailler, encore moins bénévolement… surtout pour la collectivité… car le simpôts locaux sont déjà très lourds… alors qu’ un peu d’ entretien régulier… individuel ou collectif écarterait bien des dangers…

evain

Le gros des problèmes viennent des embâcles et des constructions en zones inondables.

1/Néo-ruraux et retraités veulent tous la maison au bord de l’eau contrairement à la séculaire ferme voisine qui a prise ses précautions et évidemment dès que le cours d’eau veut reprendre son lit naturel c’est la panique.

2/Les embâcles sont un problème récurent et insurmontable en France…Chaque riverain part du principe que la rivière lui appartient et qu’étant chez lui il fait ce qu’il veut et ceci au mépris total du code rural en matière de circulation et d’entretien le long des berges.

zéphyrin

d’accord avec vous…un petit bémol en ce qui concerne les maisons au bord de l’eau.
certaines sont très anciennes et étaient habitées par les pauvres, et les travailleurs qui officiaient près de la rivière.
les néo ruraux et retraités “aisés” privilégient plutôt les “vues imprenables” ou la proximité de petits commerces. On voit encore des commerces construits sur des zones inondables.

evain

Nous n’habitons pas au même endroit et ne visitons pas le mêmes lieux…

zéphyrin

c’est ma foi vrai…mais ce sont bien des vieilles maisons que j’ai vues emportée par le courant. comme vieilles maisons vous avez sans doute remarqué les minoteries anciennes avec un barrage .
on aurait pu les installer aux sommets, mais ….

Lire Aussi